La Veuve

Forum consacré à l'étude historique et culturelle de la guillotine et des sujets connexes
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Les chauffeurs d'Orgères - 1800

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Gaëtane
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 916
Age : 61
Localisation : Vosges
Date d'inscription : 04/08/2010

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Ven 14 Oct 2011 - 10:34




Comment procédaient les bandits d'Orgères ?










Comment procédaient les bandits de la Drôme ?









Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaëtane
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 916
Age : 61
Localisation : Vosges
Date d'inscription : 04/08/2010

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Sam 15 Oct 2011 - 20:45




michel-j a écrit:
Nous avons eu dans la région (frontière Belge) un triste sire de cet accabit resté célèbre aussi; Moneuse. Il y a quelques années (je ne suis plus passé par là depuis) un "relais de Moneuse" existait sur la nationale Valenciennes-Maubeuge.

Bonsoir Michel,

Le relais existe toujours, voici le lien... Wink


http://www.tourisme-avesnois.com/fiche-1188.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2420
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Dim 16 Oct 2011 - 7:53

http://www.jcbourdais.net/journal/26nov06.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2420
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Dim 16 Oct 2011 - 8:15

http://www.tresors.net/ddm0899_new.htm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5595
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Dim 16 Oct 2011 - 12:23


Un autre site, également bien documenté


http://www.angerville91.fr/h_orgeres/chauffeurs%20d%27orgeres.htm

Un fait divers défraya la chronique de la Beauce à la fin du XVIIIème siècle : les Chauffeurs d'Orgères. Il s'agissait d'un groupe de brigands organisés que l'échec économique et les désordres de la Révolution avait jeté sur les routes. Leurs exactions ont largement alimenté la mythologie des vastes plaines de la Beauce.


Les plaines de la Beauce

Nul doute que la peur aidant, des faits avérés ont été grossis ou déformés par la rumeur pour constituer l'épisode le plus atroce, mais aussi le plus fantastique du folklore de cette région.
Véritable grenier à blé, les plaines de Beauce, du Gâtinais et d'Hurepoix, attirèrent certains d'entre eux. A cette époque, les campagnes n'étaient sûres pour personne et les chemins étaient parcourus par une population d'errants, de colporteurs, ou de ramoneurs.
Les bouleversements avaient jeté dans la clandestinité beaucoup de monde et, souvent sous couvert de prétendues convictions politiques, un grand nombre de bandes de malandrins s'étaient organisées un peu partout en France, attaquant diligences, voitures de poste, caisses et convois militaires ou fermes isolées. La horde des Chauffeurs d'Orgères était composée d'hommes et de femmes, de vieillards et d'enfants dont le nombre s'élevait de quatre à cinq cents.
Ce n'était pas là une bande ordinaire, mais une véritable organisation de plusieurs dizaines de personnes qui, toutes, de jour, pratiquaient d'honorables métiers.
Il y avait là des forgerons, des ouvriers agricoles, des tonneliers, des vignerons, des marchands, des bouchers, des aubergistes...et même un garde champêtre !
Le chef des Chauffeurs d'Orgères était un certain Beau François, secondé par un homme de main d'une cruauté inouïe dit le Rouge d'Auneau. "Cette horde était composée d'hommes et de femmes, de vieillards et d'enfants que l'habitude du crime, l'oisiveté et le dérèglement rassemblaient" lit-on dans l'ordonnance de prise de corps.
C'est en 1798 que la bande des "Chauffeurs d'Orgères" commença à semer la terreur en attaquant de nuit les riches logis isolés.
La technique de supplice des Chauffeurs d'Orgères était généralement bien éprouvée et imparable : elle consistait à s'emparer du chef de maison, et de lui faire dire l'emplacement de son magot en lui chauffant les pieds. On les arrosait préalablement d'eau de vie, après quoi on les glissait dans l'âtre, ravivé pour la circonstance.


La chauffe

Cette méthode valut à ces bandits un peu particuliers ce surnom de chauffeurs. Généralement, après quelques crépitements et hurlements, les malheureuses victimes cédaient et révélaient le secret de leur cache. La bande des Chauffeurs d'Orgères terrorisa ainsi bourgeois, fermiers, châtelains et gendarmes pendant près de deux années. On pourrait facilement, sur une carte, cerner leur principale zone d'activité entre Orléans, Chartres, Pithiviers et Marchenoir.


L'attaque de la ferme du Millouard

Dans la nuit du 15 au 16 Nivôse de l'an VI de la République (du 3 au 4 janvier 1798) une vingtaine de brigands appartenant à la bande des Chauffeurs d'Orgères attaquent la ferme de Millouard une très riche exploitation, entre Pourpry et Sougy (Eure-et-Loir) gérée et dirigée par le père Nicolas Fousset. Lors de cette attaque, même les pieds brûlés il ne dit rien. Les brigands s'acharnent sur lui et le torturèrent si bien que celui-ci succomba quelques jours après les faits. Le fermier Nicolas Fousset était très honorablement connu et apprécié dans la région. Cet épisode suscita un immense émoi tellement grand que la police fut obligée de s'y mettre : le juge de paix d'Orgères, Amand-François Fougeron, propriétaire du château de Villeprévost, prend l'affaire en main et y place son honneur personnel. Il met sur l'enquête un type qui n'a peur de rien : le commandant de brigade Vasseur, né à Nogent le Rotrou et qui du haut de son 1 mètre 80, n'a pas froid aux yeux. Sa bravoure est légendaire depuis qu'il avait démantelé une autre bande dans la forêt de Senonches.


L'arrestation

Le hasard se chargea de mettre un terme à la sanglante équipée des chauffeurs. Quelques semaines après l'attaque de la ferme du Millouard, deux gendarmes procédèrent à l'arrestation d'un vagabond qui, interrogé, révéla appartenir à la fameuse bande des chauffeurs. Le 10 Pluviôse (30 janvier), le Maréchal des Logis Vasseur, de la gendarmerie de Janville arrête deux particuliers et les amène au chateau de Villeprévost devant le Juge de Paix. Il s'agit de Germain Bouscant dit le Borgne de Jouy et de la femme Bire. Sans difficulté, le Borgne de Jouy livre les noms de la bande, des chefs, (jusqu'ici absolument inconnus), des complices, leurs habitudes, leurs codes. Parmi lesquels : Fleur-d'Epine, Nicolas Tincelin dit Jacques de Pithiviers ou le Père des Mioches, Robert Jean-Bernard dit Jean le Canonnier, François Ringuette dit le Rouge d'Auneau.



La traque et l'arrestation.


Le procès

L' instruction de cette affaire fut conduite sur la commune d'Orgères en Beauce et c'est de là que les bandits prirent définitivement leur nom de Chauffeurs d'Orgères. L'instruction de l'enquête fut confiée au Juge de Paix du canton d'Orgères en Beauce. Ce juge, Armand-François Fougeron, était un ancien conseiller de Louis XVI et qui, à sa libération des geôles révolutionnaires, était venu se réfugier dans ses terres au château de Villeprévost. Pour les besoins de l'enquête plus de trois cent brigands furent enfermés dans les caves de Villeprévost...

... A cet effet un détachement de gendarmerie et deux pelotons du 2ème Régiment de Hussards assuraient alors la garde de Villeprévost et l'escorte des prisonniers. Le juge Fougeron les interrogea la plupart des prisonniers dans le salon du château entre le 30 janvier au 2 mai 1798. L'interrogatoire de leur chef Beau François s'y déroula la 10 février 1798. Le Rouge d'Auneau, second du Beau François, avait à lui seul, accumulé treize condamnations à mort et cent soixante dix-huit années de bagne !
En plein consulat, la France sortait avec peine des tourments de l'époque révolutionnaire et, dans le cadre d'une puissante volonté des autorités d'un retour à la paix civile, le procès des Chauffeurs d'Orgères se voulait exemplaire. Le 12 vendémiaire de l'an IX, soit le 4 octobre 1800, vingt-trois bandits revêtus de la camisole rouge des parricides montaient un à un les degrés de l'échafaud dressé, pour la circonstance, sur la place des Épars, à Chartres.
C'est avec des soupirs de soulagement et au milieu de cris d'allégresse que des centaines de beaucerons, venus là tout spécialement depuis les fermes les plus reculées, assistèrent au supplice de la guillotine. Ces vingt-trois condamnés étaient les plus durement châtiés parmi les bandits qui avaient été interpellés un peu plus d'un an auparavant. Mais Beau François, le chef de la bande, réussit à s'évader de la prison de Chartres et disparut à jamais.


Le jugement


Les masques mortuaires

Après l'exécution publique des vingt-trois condamnés, la justice fit réaliser des masques mortuaires qui furent exposés au chateau de Villeprévost, lieu initial de leur arrestation. Pourquoi avoir fait une empreinte de ces guillotinés ? Dans un soucis d'édification de la population devant une exécution à caractère social plus que politique, ou pièces à conviction du jugement rendu après le procès ? Après cette exposition propre à frapper les esprits, les masques mortuaires furent déposés à la Société Archéologique, société qui les confiera bien plus tard au Musée des Beaux-Arts de Chartres. Durant les années 70, le Musée des Beaux-Arts fit appel à un médecin pour identifier les masques mortuaires. le médecin révéla ainsi le visage vérolé de Richard Jacques dit le Borgne du Mans, la face vigoureuse de Madeleine Barruet dite la Grande Marie, ou encore le curieux faciès de François Théodore Pelletier a qui on avait enserré la tête dans un carcan lorsqu'il était enfant afin de diminuer l'ampleur de ses maxillaires. Parmi ces masques mortuaires, tous identifiés, on peut également relever les noms de : François Ringuette dit le Rouge d'Auneau et celui de Robert Jean-Bernard dit Jean le Canonnier, etc.


Le château de Villeprévost



Le château de Villeprévost fut ouvert à la visite en 1982. Il possède un petit musée consacré à l'histoire des Chauffeurs d'Orgères. Les visites du château ont lieu de Pâques à fin octobre, le samedi de 14h00 à 18h30, le dimanche et jours fériés de 14h 00 à 18h 30, en semaine sur rendez-vous pour groupes.
Château et Parc de VILLEPRÉVOST 28140 Tillay-le-Peneux. Tél. :02 37 99 45 17.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5595
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Dim 16 Oct 2011 - 14:57


J'ai pu retrouver les textes qui se rapportent aux très belles images que Gaëtane a postées.


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Les « Chauffeurs »

À propos des bandits de la Drôme. - Malandrins d'autrefois. - La bande d'Orgères. - Comment on « chauffait » une victime. - L'expédition du Millouard. - Le Beau-François et le Rouge-d'Auneau. - L'arrestation et le procès de la bande. - La France débarrassée des brigands. - L'audace des assassins est la conséquence de la faiblesse des répressions.

Il y a donc encore des chauffeurs ?... Je ne parle pas des honnêtes gens qui vont en automobile et qui feront bien, s'ils veulent éviter des confusions fâcheuses, de se désigner dorénavant d'un autre nom. Les chauffeurs dont il s'agit sont ces brigands qui, sous le Directoire, terrorisèrent la province, et dont la spécialité était de « chauffer » leurs victimes pour les forcer à dévoiler les cachettes où était enfermé leur argent.

Les sinistres bandits qu'on vient d'arrêter dans la Drôme, et qui, en trois ans, n'ont pas commis moins de douze assassinats, sont les héritiers directs et les imitateurs serviles de ces terribles malandrins dont la France entière fut infestée pendant les dernières années du dix-huitième siècle.
Comme leurs devanciers, ils pénétraient par escalade dans les maisons isolées et habitées de préférence par des vieillards, s'emparaient des malheureux, les ligotaient et leur brûlaient les pieds à petit feu pour les amener à donner leur argent. Après quoi, ils assommaient leurs victimes et incendiaient le logis pour faire disparaître toute trace de leur crime.

Les bandes qui, voici quelque cent dix ou douze ans, semaient la terreur et le crime par les campagnes, n'agissaient pas autrement. L'époque était favorable à leurs entreprises. Le règne de la Terreur était passé, mais le gouvernement du Directoire qui lui succédait se montrait incapable de réparer les misères et de relever les ruines que la Révolution avait causées. Les hommes qui le composaient n'étaient que des théoriciens impuissants et bavards, esclaves de leurs ambitions mesquines et de leurs jalousies.
Constamment divisés entre eux, et bien plus occupés de leur propre conservation que de la bonne administration du pays, ils abandonnaient la France à tous les désordres, afin de retenir le pouvoir.
L'autorité était, à leur exemple, sans force et sans énergie. La police n'existait plus. Et l'audace des malfaiteurs croissait sans cesse, en conséquence directe de l'impunité qui leur était accordée.

Voulez-vous savoir comment se composaient ces bandes de brigands de grands chemins, de « chauffeurs » de dévaliseurs de diligences, lisez ces lignes de M. Albert Vandal, l'un des historiens qui ont le mieux étudié cette époque tourmentée.
« Ces bandes comprennent tout ce qui vit hors la loi ; d'abord, le déchet de l'ancien régime, fraudeurs, maraudeurs, faux-sauniers ; puis des réfractaires de tout genre à la Révolution, réfractaires à l'impôt du sang, réquisitionnaires et conscrits fugitifs, soldats déserteurs, survivants des révoltes fédéralistes et des insurrections vendéennes, émigrés rentrés et jetés au crime par l'exaspération ou la misère, aventuriers attirés de l'étranger par la terre de désordre ; enfin, les criminels de métier, galériens en rupture de chaîne, voleurs échappés des prisons, gens en guerre de tout temps avec les lois, s'attaquant aujourd'hui à la Révolution, parce qu'elle figure la légalité établie et s'acharnant à la détruire en détail.
« Selon les pays, les bandes sont plus ou moins nombreuses, varient leurs procédés, opèrent à pied ou à cheval ; parfois, quatre ou cinq hommes seulement, vivant d'ordinaire au milieu de la population paisible et paraissant exercer un métier, mais s'associant de temps à autre pour le coup à tenter ; ailleurs, de véritables troupes armées de bons fusils, de munitions et tenant continuellement la campagne ; des bandes vagabondes, d'autres gîtées en quelque endroit de difficile accès et s'y faisant un permanent abri. Dans les Alpes, on voit des villages entiers peuplés de brigands, sans aucun contact avec l'administration publique et la loi. Aux environs d'Orgères, en Eure-et-Loir, on découvre une véritable tribu de brigands parfaitement organisée, avec chefs, sous-chefs, gardes-magasins, espions, courriers, barbier, chirurgien, couturières, cuisiniers, précepteur pour les enfants et curé... »

Cette fameuse bande d'Orgères est, de toutes les bandes de « chauffeurs » qui désolèrent alors la France, celle dont le souvenir est resté le plus longtemps dans la mémoire populaire. Ses méfaits inspirèrent des romans-feuilletons, des mélodrames sinistres dont le plus célèbre, signé des frères Coignard, était encore représenté souvent en province, il n'y a pas plus d'une trentaine d'années. Je suis sûr qu'il y a encore au pays beauceron des vieillards qui ont ouï raconter dans leur enfance les tragiques histoires des « chauffeurs » d'Orgères, le sac de la ferme du Millouard, les assassinats de la ferme de Montgon, de la ferme Boutet et maints autres exploits de Fleur-d'Epine, du Beau-François, du Rouge-d'Auneau, tous ces chefs redoutés de la bande.
Il y avait, dans la bande d'Orgères, au moins cent cinquante brigands en activité, sans compter les francs, c'est-à-dire les indicateurs et les receleurs affiliés, et sans compter les femmes, presque aussi nombreuses que les hommes.
Ces gredins tenaient toute la plaine de Beauce, depuis la grande route d'Orléans à Paris jusqu'à la grande route de Château teaudun à Epernay ; la plaine du Gâtinais, depuis la route d'Orléans jusqu'à Etampes et à Pithiviers ; La plaine de Gomert, derrière Etampes, d'Epernon à Jouy, entre Versailles et Paris ; la plaine du Berry, depuis Orléans et Pithiviers jusqu'à Bourges, ainsi que la petite plaine de Sologne ; la plaine du Perche, depuis Epernon jusqu'à Chartres, Bonneval, Dourdan, Dreux, Verneuil et Brou ; enfin, la plaine de Picardie.
Sur une immense étendue de pays régnait l'épouvante…

Dans l'intervalle des grandes expéditions, les brigands, par petits groupes, battaient l'estrade, couchant dans les granges des fermes où l'on n'osait pas les repousser, volant et maraudant à droite et à gauche, en attendant que l'ordre du chef les réunît pour quelque profitable aventure.
Le lieu de rassemblement était presque toujours en pleine forêt, dans quelque clairière peu accessible, où la troupe recevait les instructions du maître. Les dispositions prises, on se dirigeait vers la ferme dont le chef avait décidé le pillage.

Vous plaît-il de savoir comment opéraient les bandits d'Orgères ?... Ouvrons le compte rendu de leur procès, qui fut jugé à Chartres en l'an VIII. Voici le récit de l'attaque de la ferme du Millouard, l'un de leurs plus retentissants exploits.
Sous les ordres du Beau-François, leur chef, les brigands sortirent, à neuf heures du soir, du bois de Goury et gagnèrent la ferme. Quelques jours auparavant, l'un d'eux, grimpé sur un arbre, avait vu le fermier, le père Fousset, compter de l'argent qu'un notaire lui apportait de la ville. Il s'agissait de s'emparer du magot.
Des sentinelles ayant été placées à toutes les issues de la ferme pour empêcher toute évasion, six hommes de la troupe s'emparèrent d'un rouleau à avoine qui gisait dans un champ voisin, et, le balançant sur des mouchoirs, s'en servirent comme d'un bélier pour enfoncer la porte charretière. La porte céda et les bandits se répandirent dans la ferme.
Les habitants, à la première alerte, s'étaient enfuis au fond de l'écurie.
Dix hommes s'y précipitèrent derrière eux et les forcèrent à sortir des tas de paille où ils s'étaient cachés en les piquant avec la pointe de leurs sabres et de leurs coutelas.
Quand on les eut ligotés, on songea à « faire jaser » le fermier.
Le père Fousset, plus mort que vif, fut amené de l'écurie dans la salle basse ; on lui avait enfoncé son bonnet de coton jusque sur le nez pour qu'il ne pût reconnaître personne. Arrivés dans la salle, on lui lia les jambes et on le coucha par terre. Deux des gredins allumèrent des brandes de paille et les promenèrent sur la figure du bonhomme.
Alors, le Beau-François s'avança :
- Où est ton argent, vieux richard ? Avoue tout de suite, si tu ne veux pas être mis à la broche.
Le pauvre homme, tout meurtri, suffoqué par la fumée et par la flamme, ne répondait pas. L'un des bourreaux lui releva les jambes, tira les bas et retroussa la culotte. Puis ces misérables flambèrent les pieds de leur victime. La douleur arracha des hurlements au vieillard.
- Crie tant que tu voudras, ricana le Beau-François, mais dis où est l'argent !
- Il y a trois cents francs dans l'armoire de la cuisine.
Un homme y courut et rapporta le sac.
- Et le reste ? dit le chef. Tu ne vas pas nous faire accroire que c'est tout ce que tu possèdes. Il y a ici au moins vingt mille francs.
Le martyr fit un geste de dénégation désespérée.
- Et les écus du notaire ? reprit le Beau-François.
Le vieux se tut.
- Ah ! tu ne veux pas parler... Eh bien, chauffez, vous autres !...
Et les brigands ravivèrent la flamme. La peau du malheureux vieillard se fendait : une horrible odeur de chair brûlée emplissait la salle. Le père Fausset ne répondait à l'épouvantable question que par des gémissements étouffés.
- Ah ! tu ne veux pas avouer, vieux scélérat ? s'écria l'un des bourreaux... Attends un peu...
Et, tirant une forte aiguille de sa poche, il se mit à percer la plante des pieds du pauvre vieux qui hurlait de douleur.
Un autre tortionnaire promenait la flamme sur les blessures saignantes.
Pendant ce temps, le reste de la bande fouillait la maison, brisait les meubles, sondait les matelas. Mais les bandits ne trouvèrent rien de plus. Force leur fut de se contenter des trois cents francs du bonhomme. Ils s'en allèrent à minuit, après un véritable sac de trois heures, laissant le pauvre fermier râlant, à demi carbonisé sur le carreau de la salle.
Et, parvenus dans la clairière du bois de Goury qui leur servait de lieu de réunion, le Beau-François, ayant fait le partage, résuma d'un mot l'expédition de la ferme du Millouard.
- Ce vieux gueux de Fausset, dit-il, nous a volés.

D'autres expéditions de la bande d'Orgères furent plus fructueuses. A la ferme Boutet, la fille du fermier fut chauffée jusqu'à ce que, vaincue par la douleur, elle avouât sept cents francs cachés dans la paillasse.

Mais les brigands eurent aussi, parfois, des désillusions. A la ferme des Grillons, le fermier tué, on s'aperçut que l'argenterie était en étain et que la maison ne contenait pas un assignat. On avait assassiné pour rien.
On assassinait, d'ailleurs, pour supprimer des témoins dangereux. A la ferme Lejeune, à Montgon, bien que les fermiers eussent livré tout leur argent, le Rouge-d'Auneau, qui commandait la bande, fit tuer tout le monde, jusqu'aux valets et aux charretiers.
Le farouche gredin avait pris ce parti après le sac du château de Gautray, près d'Orléans, où, ayant trouvé plus de 25 000 francs, il avait commis l'imprudence de laisser la vie au gardien. Celui-ci, quelque temps après, avait reconnu deux des brigands et les avait fait arrêter. Ils furent condamnés à mort et exécutés, et si la justice avait su les faire parler, la bande entière eût été prise... Mais la justice elle-même tremblait devant les bandits d'Orgères. Néanmoins, le Rouge-d'Auneau, instruit par cette fâcheuse expérience, évita désormais de laisser derrière lui des témoins de ses crimes. Et tout habitant d'une ferme envahie fut impitoyablement massacré.

Pendant plusieurs années, les brigands pillèrent et assassinèrent à peu près librement. L'autorité, trop faible, reculait devant eux. On ne les prit qu'en 1798. Et c'est un brave sous-officier de gendarmerie, le maréchal des logis Vasseur, qui mena toute l'affaire à lui seul. Ayant réussi à s'emparer d'un des principaux gredins de la bande, il parvint à obtenir de lui des indications précieuses qui lui permirent de capturer d'un coup quatre-vingt-deux bandits dans les bois de Mériville, où ils tenaient leurs assises.
Le procès eut lieu à Chartres. Près de six cents témoins y étaient convoqués. Peu manquèrent à l'appel. C'étaient presque tous des laboureurs, des vignerons, des fermiers, des garçons et des filles de ferme, des aubergistes.
Ils osaient parler enfin. La terreur que les « chauffeurs » avaient si longtemps répandue sur le pays ne leur liait plus la langue. Et ce fut, pendant tout le temps que dura le procès, un récit ininterrompu d'épouvantables atrocités.
Vingt-trois bandits, dont trois femmes, furent condamnés à mort et exécutés à Chartres, le 12 Vendémiaire an IX. Les autres furent envoyés au bagne.
Enfin, le pays respirait.

À la faiblesse du Directoire succédait l'énergie du gouvernement consulaire. Quelques débris de la bande d'Orgères s'étaient reconstitués dans la banlieue de Paris, au Petit-Bicêtre, sous les ordres d'un scélérat nommé Ménissier. On les prit d'un seul coup de filet, et Ménissier, avec deux de ses principaux complices, fut guillotiné.
Dans le Lyonnais, dans l'Ardèche, dans les Cévennes, des bandes couraient la campagne, « chauffaient » les fermiers, attaquaient les diligences. La gendarmerie envoyée contre elles ne tarda pas à s'emparer de leurs chefs qui furent exécutés à Bourg.
Dans le Cantal, des villages entiers se soulevèrent contre les bandits, et, magistrats communaux en tête, allèrent les prendre et les fusiller jusque dans leurs repaires, au milieu des montagnes.
Dans le Nord, Moneuse, le fameux chef de « chauffeurs » qui avait terrorisé tout le Hainaut pendant plus de trois ans, fut pris enfin et guillotiné en 1798.

Le « meg » des brigands d'Orgères, le terrible Beau-François, après la capture de la bande dans la forêt de Mériville, avait réussi à s'échapper. Réfugié dans les Deux-Sèvres, on le retrouva, l'année suivante, au milieu d'une bande de détrousseurs de diligences. Et le gredin fut fusillé sur place.
En moins de deux ans, par l'énergie du gouvernement, par l'activité de la justice et de l'autorité, la France fut débarrassée de toutes les bandes de brigands qui la souillaient et la terrorisaient.
L'exemple n'est-il pas bon à rappeler à une époque où l'impudence des apaches et l'audace des assassins ne sont faites, en somme, que de la faiblesse de la répression ?

Ernest LAUT.


Les « chauffeurs » d’autrefois

Comment procédaient les bandits d'Orgères
Nous avons consacré notre « Variété » à l'histoire de cette terrible bande de « chauffeurs » qui, à la fin du dix-huitième siècle, terrorisa pendant plusieurs années la Beauce et les provinces voisines. Le souvenir de ces redoutables bandits n'est pas encore éteint dans la tradition populaire de ces régions. Il nous a paru intéressant et curieux de le ranimer à propos de la découverte des crimes abominables des brigands de la Drôme.


Comment procédaient les bandits de la Drôme

Après les bandits du Nord, les bandits de la Drôme. Les crimes de David, de Liotard, de Berruyer, les trois misérables arrêtés à Romans, ne le cèdent en rien comme horreur à ceux de la bande Pollet.

Les trois gredins, aidés d'un quatrième complice qu'ils tuèrent parce qu'il avait la langue trop longue, n'ont pas commis moins de douze assassinats en trois ans. Ils s'attaquaient surtout aux vieillards vivant seuls dans des maisons isolées, et, pour forcer leurs victimes à leur indiquer l'endroit où était déposé leur argent, ils employaient le même moyen que les terribles « chauffeurs » d'autrefois, et leur brûlaient les pieds.

Voici, d'ailleurs, entre les douze ou treize crimes commis par la bande, le récit d'un de leurs exploits bien fait pour montrer les procédés de ces misérables.
En Janvier 1907, à Alixan, M. Delaye, un vieillard de soixante-dix-sept ans, s'entendit appeler dans la nuit par quatre individus qui lui demandèrent à boire. Il refusa.
Berruyer et ses acolytes passèrent alors par le toit, se saisirent du vieillard, le ligotèrent et, après l'avoir déchaussé, lui mirent les pieds sur le feu ardent de la cheminée ; fou de douleur, le malheureux indiqua à ses bourreaux l'endroit où se trouvaient ses économies. Les bandits le dévalisèrent, soupèrent joyeusement à côté du vieillard qui s'était évanoui et s'enfuirent. Le lendemain, M. Relaye expirait.

Le Petit Journal du 15 Novembre 1908

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5595
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Sam 4 Fév 2012 - 11:05

Une belle découverte, Niavlys ! king

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
niavlys1980
Bourreau de village


Nombre de messages : 79
Age : 36
Date d'inscription : 02/09/2011

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Sam 4 Fév 2012 - 11:27

Le lien donné par konvoi, le 9 janvier 2009 (voir en page 1 de ce fil) étant mort, en voici un autre qui devrait fonctionner.

http://bsb3.bsb.lrz-muenchen.de/~db/pdf/1328345296bsb10322185.pdf

Faire un clic droit avec votre souris sur le lien, choisissez "enregistrer la cible du lien sous", et vous n'avez plus qu'à enregistrer le fichier.

Bonne lecture Wink


Dernière édition par niavlys1980 le Jeu 5 Juil 2012 - 7:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
poulain
Exécuteur cantonal
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 53
Localisation : france
Date d'inscription : 08/10/2010

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Sam 4 Fév 2012 - 19:43

niavlys1980 a écrit:
Le lien donné par konvoi, le 9 janvier 2009 (voir en page 1 de ce fil) étant mort, en voici un autre qui devrait fonctionner.

http://bsb3.bsb.lrz-muenchen.de/~db/pdf/1328345296bsb10322185.pdf

Faire un clic droit avec votre souris sur le lien, choisissez "enregistrer la cible du lien sous", et vous n'avez plus qu'à enregistrer le fichier.

Bonne lecture Wink


[an error occurred while processing this directive] L'URL requise n'a pu etre trouvée sur ce serveur. La référence sur la page citée semble être erronée ou perimée. Nous vous prions d'informer l'auteur de cette page de cette erreur. [an error occurred while processing this directive]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
niavlys1980
Bourreau de village


Nombre de messages : 79
Age : 36
Date d'inscription : 02/09/2011

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Sam 4 Fév 2012 - 19:52

Le lien donné par konvoi, le 9 janvier 2009 (voir en page 1 de ce fil) étant mort, en voici un autre qui devrait fonctionner.

http://bsb3.bsb.lrz-muenchen.de/~db/pdf/1328345296bsb10322185.pdf

Lien mort


Faire un clic droit avec votre souris sur le lien, choisissez "enregistrer la cible du lien sous", et vous n'avez plus qu'à enregistrer le fichier.

Bonne lecture Wink


Dernière édition par niavlys1980 le Jeu 5 Juil 2012 - 7:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaëtane
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 916
Age : 61
Localisation : Vosges
Date d'inscription : 04/08/2010

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Sam 4 Fév 2012 - 20:52

niavlys1980 a écrit:
Le lien donné par konvoi, le 9 janvier 2009 (voir en page 1 de ce fil) étant mort, en voici un autre qui devrait fonctionner.

http://bsb3.bsb.lrz-muenchen.de/~db/pdf/1328345296bsb10322185.pdf

Faire un clic droit avec votre souris sur le lien, choisissez "enregistrer la cible du lien sous", et vous n'avez plus qu'à enregistrer le fichier.

Bonne lecture Wink

J'ai bien suivi le procédé, mais une fois enregistrer le fichier PDF, rien ne s'ouvre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5595
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Sam 4 Fév 2012 - 21:33

Je ne comprends pas. Avec un clic gauche, le lien s'ouvrait sans problème ce matin et à présent : rien.

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5595
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Lun 20 Aoû 2012 - 16:38

Jugement rendu par le Tribunal Criminel du Département d'Eure-et-Loir contre les brigands de la bande d'Orgères

Quatre-vingt-deux accusés : grandiose !!


http://books.google.fr/books?id=KYhEAAAAcAAJ&pg=PP4&lpg=PP4&dq=jugement+tribunal+eure+et+loir+org%C3%A8res&source=bl&ots=D6nrtWXyyZ&sig=al_pY-gRBfuLxDRIzA5BfAyl3DI&sa=X&ei=OkgyUNSdFpCChQfVgIHICQ&ved=0CC8Q6AEwBg#v=onepage&q=jugement%20tribunal%20eure%20et%20loir%20org%C3%A8res&f=false


_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5595
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Au cœur de l'Histoire   Jeu 5 Déc 2013 - 20:27


Franck Ferrand revient sur l'affaire des chauffeurs d'Orgères dans l'émission "Au cœur de l'Histoire" d'aujourd'hui.
Bonne écoute ! santa 
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Au-coeur-de-l-histoire/Sons/L-INTEGRALE-Les-chauffeurs-de-la-Beauce-1732419/

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mike45
Condamné à mort
avatar

Nombre de messages : 2
Age : 68
Date d'inscription : 15/05/2015

MessageSujet: La Loi de la Guillotine et la Bande d'Orgères   Ven 12 Fév 2016 - 13:08

Bonjour,

Je reprends le débat sur la Bande d’Orgères.
En effet, Alain BOUZY, ancien journaliste notamment Rédacteur en Chef à l'Echo Républicain à Chartres puis à Première et Paris-Match et écrivain, vient d'écrire "La loi de la Guillotine" qui va paraître le 21 février prochain.
En replaçant l’histoire dans son contexte politique et socio-économique troublé de l’époque, il fait revivre cette France qui se cherche, entre Révolution et Empire, liberté et dictature. Il démonte les rouages d’une justice encore balbutiante dont l’ultime loi est, plus que jamais, celle de la guillotine.
Surtout, il corrige nombre de contre-vérités sur cette affaire qui a fait fantasmer les feuilletonistes et les historiens du dimanche, au risque d’en altérer la vraie dimension sociale et politique. En redonnant aux protagonistes leur identité, et donc leur humanité, il revisite en journaliste ce fait divers sanglant qui se lit comme un roman.

L’exécution des vingt et un protagonistes le 12 Vendémiaire An IX (4 Octobre 1800) y tient une part importante.

Le bon de souscription peut être demandé à

bande_dorgeres@hotmail.com

On peut suivre également dès événements liés au crime en Eure et Loir et particulièrement à la Bande d’Orgères sur la page Facebook

https://www.facebook.com/La-Bande-dOrgères-1679548685668061/?ref=hl






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5595
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: La véritable histoire de la bande d’Orgères   Jeu 25 Fév 2016 - 19:04

Jacques Pradel et son invité Alain Bouzy, journaliste auteur du livre "La loi de la guillotine" retracent l’histoire de la "Bande d’Orgères".

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/la-veritable-histoire-de-la-bande-d-orgeres-7782051379

Bonne écoute !  queen

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2420
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Jeu 25 Fév 2016 - 23:36

http://marc.renou.pagespro-orange.fr/chauffeurs.htm

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mike45
Condamné à mort
avatar

Nombre de messages : 2
Age : 68
Date d'inscription : 15/05/2015

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Ven 26 Fév 2016 - 14:05

Une exposition sur le crime en Eure-et-Loir et notamment sur la Bande d’Orgères aura lieu jusqu’à la fin de l’année à la Maison de la Beauce à Orgères-en-Beauce (28).

Une autre exposition, mais celle-là, réservée à la Bande d’Orgères, va avoir lieu de Mars à Septembre à la Médiathèque l’Apostrophe, Place Maurice Viollette à Chartres avec présentation des originaux des masques mortuaires des suppliciés, des peintures d’époque des Juges, des croquis d’audience, ainsi que des documents originaux du procès.

Alain BOUZY y fait une conférence le Vendredi 11 Mars.

D'autres conférences auront lieu dans l'année.

Quelques photos de l'exposition à la Maison de la Beauce















Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5595
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   Ven 26 Fév 2016 - 18:29

De belles découvertes, Piotr et Mike45.  

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les chauffeurs d'Orgères - 1800   

Revenir en haut Aller en bas
 
Les chauffeurs d'Orgères - 1800
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Les chauffeurs d'Orgères - 1800
» Les chauffeurs du Hainaut - 1805-1806
» Système de basculement des corps
» Les Chauffeurs de la Drôme - 1909
» vend grue LTM 1800

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Veuve :: LES CONDAMNÉS À MORT-
Sauter vers: