La Veuve

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 Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890

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Monsieur Bill
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MessageSujet: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Mer 3 Déc 2008 - 17:39

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Nemo
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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Mer 3 Déc 2008 - 19:21

Merci Bill !

Grrr : il a déjà été vendu !!!! Je croyais que c'était une vente prévue en juin 2009.

_________________
"Je suggère qu'on lui coupe la tête sans ménagement dès dimanche prochain, mais si possible après 17 heures, afin que j'aie le temps d'aller aux vêpres. (Pierre Desproges)"
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MessageSujet: Crimes en série : L'assassin à la pélerine   Dim 27 Mar 2011 - 23:22

PONT-À-MOUSSON.
1889.

En ces premiers jours de février cette petite ville de Meurthe-et-Moselle vit dans l'inquiétude. Jour et nuit, des patrouilles effectuent des rondes. C'est qu'en à peine trois mois, quatre de ses habitants ont été assassinés :
Le 17 décembre 1888, ce sont les époux Sulzer, brocanteurs, au 5 rue des Murs.
Le 5 février 1889, Mme Ferry, marchande de bois et de charbon, rue du Centre.
Le 7 février suivant , Mme François, dans son auberge du 1 rue de la Corderie.
Un fait est remarqué : la façon dont les victimes ont été tuées présente des similitudes troublantes. Assommées par un objet contendant (marteau, etc.) elles ont ensuite été achevées au couteau, ou au rasoir. Il ne reste alors guère de doute : un seul assassin est probablement l'auteur de tous ces crimes dont le vol est le mobile. Dans la ville, les arrestations se succèdent. Plus de 25 suspects sont interrogées à la gendarmerie. Sans succès. L'enquête piétine. Les autorités font alors appel à la police de sûreté de Paris. Son chef, le commissaire Goron, dépêche un de ses meilleurs limiers, l'inspecteur principal JAUME (1). Il arrive à Pont-à-Mousson le 8 février. Ce policier, rompu aux grandes enquêtes criminelles, Anastay, Campi, Géomay, Eyraud (malle à Gouffé) etc. est doté d'une grande sûreté de jugement et d'une patience à toute épreuve. Deux jours après son arrivée "le lièvre est levé", et l'assassin de Pont-à-Mousson se fait cueillir par Jaume, au 21 rue des Petites-Écuries, à Épinal. Il se nomme Jean DAUGA. Jaume est porté en triomphe par les habitants de Pont-à-Mousson.

Qui est Jean Dauga ?

Fils d'un métayer, il est né le 8 mars 1849 à Larée, petite commune du Gers. Son service militaire effectué comme sous-officier, il s'engage dans la gendarmerie mobile qui l'affecte dans différents forts des Vosges, Razimont (Epinal), de la Mouche (Epinal), du Parmont (Remiremont). C'est dans cette ville qu'il rencontre Eugénie Delpierre, 18 ans, dont il s'éprend. Il quitte alors l'armée et se marie en 1876. Deux enfants naitront de leur union. Le couple s'installe à Paris puis retourne à Remiremont. D'abord bon mari, Dauga devient paresseux. La gène s'installe au foyer. Le couple se sépare, mais continue à se voir.
En janvier 1880, Dauga entre comme ouvrier d'imprimerie dans la maison Mougin, à Remiremont et il sera ensuite employé chez Adt, imprimeur à Pont-à-Mousson, ville où il vivra jusqu'à son arrestation. Au fil du temps, Dauga fait des dettes. L'imprimerie Adt le licencie. Sa femme lui réclame de l'argent pour entretenir la famille — les enfants ne mangeant pas à leur faim tous les jours — mais Dauga le lui refuse le plus souvent. Il lui en donnera le soir de l'assassinat des époux Sulzer ! Dauga fréquente les estaminets, les lupanars et les rouleuses de trottoir. Elles le surnomment « l'homme à la pélerine » le rencontrant, rodant dans les rues de Pont-à-Mousson, revêtu de cette tenue. Chose curieuse : certaines d'entre elles remarqueront qu'il dissimule un objet dans l'une de ses manches. L'une d'elle le décrira comme une sorte de bouteille en métal, très lourde... Après l'arrestation de Dauga l'enquête se développe et l'on découvre que son passé est rattaché à des faits troublants :
— Le dimanche 3 octobre 1869, un ouvrier meunier, Jean Ducrucq, 18ans avait été trouvé assassiné au moulin de Larée. Des habitants soupçonnèrent Dauga, 20 ans, présent au moment du drame, et qui connaissait la victime. Mais l'affaire resta sans suite.

— On découvrit également qu'une dame Courrèges, 68ans, avait été assassinée, crâne fracassé, le 13 avril 1881, dans le hameau de Cutxan, près de Cazaubon (Gers). Le vol était le mobile. A cette date Dauga était présent dans la région, revenant d'une période militaire effectué à Toulouse, et des témoins de Cutxan apportèrent leur témoignage. Dauga fut soupçonné et arrêté. Après huit mois de préventive, il comparut devant les assises du Gers pour les crimes de Larée et Cutxan. Le maire de Larée, M. Pellefigue, déposa à la barre et déclara qu'il ne croyait pas du tout à la culpabilité de Dauga. Le procureur général demanda la peine de mort, mais l'acquittement fut prononcé, les jurés ayant voté à égalité de voix sur les questions posées. Cette égalité détermina l'acquittement par les juges.

— En avril 1887, les époux Pernod, fermiers à Golbey, près d'Epinal (Vosges), étaient découverts, le crâne enfoncé et égorgés. Le vol était le mobile. Dauga se trouvait dans la région à cette époque.

— Le 15 mars 1888, ce sont les époux Martin, buralistes, à Saint-Nabord, prés de Remiremont (Vosges), qui furent retrouvés, le crâne enfoncé et égorgés. Le vol était le mobile. Des témoins déclarèrent avoir aperçu ce jour-là un homme près du lieu du crime et signalèrent qu'il était vêtu d'une pèlerine. Dauga fut de nouveau soupçonné et arrêté (2). Mais il s'ensuivit un non-lieu, faute de charges suffisantes.

* Le docteur Emile Laurent relate cet évènement tragique à propos de DAUGA, gendarme (le docteur Laurent qualifie Dauga d'homme peu scrupuleux, froid, égoïste, versatile, cruel avec sa femme, génital, alcoolique, sans remords)
:

« Au fort de Remiremont, près d'Epinal, une discussion survint entre des ouvriers avinés et un cantinier qui leur refusait leur porte. Dauga qui se trouvait en tournée, accourut au cabaret et somma les ivrognes de se retirer. Ceux-ci répondirent par des menaces et des cris de mort. Posément, Dauga visa l'un deux avec son révolver et le tua raide. Il paraît que, pour ce fait, il fut mis à l'ordre de l'armée.

Au point de vue discipline, on eut raison, car cet homme fit son devoir. Mais pour nous, qui nous plaçons à un tout autre point de vue, il nous sera permis d'apprécier le fait d'une manière aussi toute différente. Je comprendrais que Dauga, dans une bagarre, ou dans un moment d'emportement, eût tué l'ivrogne qui le menaçait. Mais ce fut froidement qu'il ajusta et fit feu. Un homme dont le coeur est sensible ou au moins accessible à des sentiments charitables, eût hésité avant de commettre un tel acte, il eût peut-être songé à l'inconscience de ce misérable abruti par l'alcool, et à la misère de ceux qu'il allait laisser derrière lui.
Dauga ne vit rien de tout cela et, sous la protection de la discipline et de la consigne, il tua. Pourquoi ? Parce que c'était un de ces hommes dont le sentiment est muet comme la conscience, un de ces hommes atteints d'analgésie, c'est-à-dire d'insensibilité morale, en un mot un égoïste renforcé. »



— Le procès de Jean Dauga s'ouvrit aux assises de Nancy le dimanche 26 novembre 1889. Des milliers de personnes affluèrent dans la ville, espérant assister au procès. La troupe, 250 soldats, et 25 hussards, encadrait solidement la place Stanislas sur laquelle donnait le Palais de Justice.

Dauga nia jusqu'à sa fin être l'auteur des assassinats. Au tribunal, ce n'est pourtant pas les témoignages à charge qui manquèrent mais, contre les évidences, il opposa toujours des dénégations continuelles : « c'est faux », « ce n'était pas moi » « je n'y étais pas » etc. Parfois ébranlé, Dauga ne céda jamais. Des pièces à conviction furent exposées au tribunal mais l'arme qui servit à assommer ou à fracasser la tête des victimes ne fut jamais retrouvée. Une seule chose : le procureur général Sadoul fit saisir dans les ateliers de la maison Adt, où Dauga avait travaillé, une sorte de pilon en fer à arrêtes vives, ayant absolument la forme et la dimension d'une bouteille. Des spécimens en furent montrés au tribunal. Plusieurs témoins affirmèrent que c'était bien ce genre d'objet que Dauga portait sous l'une des manches de sa pèlerine. La défense contesta la présentation de cet objet, en faisant observer qu'elle venait après l'instruction.

Le samedi 2 décembre, dernier jour du procès, la troupe occupa la place Stanislas afin d'éviter les manifestations intempestives, successibles de se produire avec l'annonce du verdict. Après quarante-cinq minutes de délibération les jurés répondirent par l'affirmative aux vingt questions, ignorant les circonstances atténuantes, et les juges prononcèrent la condamnation à mort de Jean Dauga. Il resta impassible à l'annonce du verdict.

Après le rejet de son pourvoi en cassation, et dans l'attente d'une possible grâce présidentielle, Dauga ne parla plus que rarement et son sommeil, quand il parvenait à dormir, était nerveusement troublé. Sa femme écrivit au président de la République, Sadi Carnot, pour le supplier d'accorder la vie au père de ses enfants. La grâce fut rejetée. Le condamné laissa une dernière lettre à sa femme, qui se terminait ainsi : « je meurs assassiné par la justice».

L'exécution fut prévue pour le jeudi 23 janvier. Le 22 janvier, par le train de 10h. du matin, les bois de justice arrivaient à Nancy.

L'EXÉCUTION

Nuit du 22 au 23 janvier 1890.

La foule, retenue par la troupe dans les rues adjacentes, reste assez calme, hormis quelques « à mort Dauga », proférés de temps à autre.

3h.30 — L'échafaud est dressé devant la prison, à environ deux mètres cinquante de l'entrée, et non pas sur le lieu habituel des exécutions, devant la porte du cimetière sud, Louis Deibler ayant demandé le changement du lieu d'exécution. La guillotine est montée sous une pluie battante et par une tempête du sud-ouest des plus violentes. (3)

6h.15 — M. Deibler vient essayer le jeu du couteau et remonte celui-ci dans la rainure du haut.

6h.55 — Dauga est réveillé par le directeur de la prison, M. Bapt, accompagné du substitut et de plusieurs représentants de la presse.

Dauga, dit M. Bapt, c'est l'heure.
Dauga se lève aussitôt, s'habille rapidement, puis demande à écrire à sa femme. Sa main ne tremble pas. L'abbé lit des prières. Dauga communie et demande ensuite à fumer une cigarette. Jusqu'à la porte de la prison son courage ne se dément pas.

7h.22 — La lourde grille s'ouvre à deux battants, laissant passer un groupe de fonctionnaires et derrière eux, d'une pâleur livide, le condamné. Il chancelle. Soutenu par les aides et l'abbé Didelot, précédé par M. Deibler, Dauga s'avance, courbé en deux, puis devant la machine il embrasse l'abbé. Tout se déroule alors très vite : deux aides le couchent sur la bascule et la décapitation s'effectue ensuite de manière foudroyante.

« Jamais la lumière ne se fût faite dans cette conscience obscurcie, jamais on n'eût amolli cette âme inaccessible à la pitié. Pour guérir Dauga, il eût fallut éteindre les passions ou mieux les vices qui habitaient en lui. Et, pour cela, il n'y avait qu'un procédé : il fallait tuer Dauga. »
(Docteur Emile Laurent)

* D'après la presse, environ 200 personnes se trouvaient dans le cercle restreint autour de la guillotine, dont beaucoup d'officiers.

___________________________________________________________________________________________

(1) Jaume faisait partie de la brigade spéciale de la police de sûreté de Paris, brigade composée de policiers d'élite, chargés notamment de la recherche des grands criminels et des escrocs d'envergure. Ils pouvaient être exceptionnellement détachés en province ou à l'étranger lors des crimes à sensation (exemple de Jaume, à Pont-à-Mousson).

(2) Dauga avait été arrêté par l'inspecteur Jaume, après plusieurs semaines d'enquêtes dans la région mais, comme on l'a vu, l'acquittement allait suivre. Dix ans après, la musique n'allait plus être la même.

(3) Ce jour-là, une violente tempête se déchaîna sur une grande partie de la France et fit d'importants dégâts.


2012-05-27 par Adelayde


La prison de Nancy devant laquelle fut exécuté Dauga.


Si l'on en croit L'UNION — Voir le post de BILL, du 3 décembre :
http://guillotine.cultureforum.net/t815-jean-dauga-1890
Le cerveau de Dauga aurait fait ensuite l'objet d'études anatomiques. En effet, la tête d'un condamné guillotiné a été mise en vente aux enchères à Charleville-Mézières (Ardennes), le 7 juin 2008. Elle portait cette simple inscription : « Crâne de Dauga, exécuté à Nancy en 1890 ».


2012-05-27 par Adelayde

Le commissaire-priseur et le crâne de Dauga.


JAUME [/b] Paul-Fortuné (Paris, 1846 — Vanves, 1915).

D'abord enfant de troupe, Jaume fera ensuite carrière dans l'armée. A 27 ans, il entre dans la police de sûreté (1). Son supérieur, le commissaire Goron, relate qu'il était d'une bravoure à toute épreuve. Rusé, finaud, d'une patience infinie, Jaume devient l'un meilleurs agents de la sûreté et intégre la brigade spéciale. Au vu de ses résultats, il est nommé inspecteur principal. Petit bonhomme replet, jovial, doué d'un prodigieux don de transformiste, il se meut comme un « poisson dans l'eau » dans tous les milieux, devenant tour à tour, lors de ses enquêtes, paysan, bourgeois nanti, voyou, ouvrier, homme du monde, camelot parisien, clochard etc. Il prend des accents différents, jacte l'argot, et même le louchebem (argot des bouchers). Des amis, le connaissant parfaitement, se laissent même abusés et ne le reconnaissent pas lors de ses transformations.

Au fil du temps, son nom est de plus en plus de plus cité au cours des grandes affaires criminelles, et dans la dernière décennie du XIXème siècle Jaume est devenu le plus célèbre des policiers de la sûreté. Sa notoriété avait franchi les frontières, atteignant même les USA. Mais en 1894 il est mis à la retraite d'office, ainsi que d'autres agents de la sûreté, pour des motifs mal définis, peut-être à cause de la comptabilité concernant leurs notes de frais. A leur suite, leur supérieur Goron fut muté dans un commissariat de quartier. Il y resta peu de temps, demandant sa retraite anticipée, en 1895. Goron avait 48 ans, Jaume 49ans. Tous deux ouvriront une agence de police privée.


Jean-Marie Goronfut un grand commissaire de la police de sûreté, entouré d'une équipe d'agents remarquables, qui n'aura plus d'équivalent dans l'avenir, comme Rossignol, Gaillarde, Houlier (qui dénicha Eyraud à la Havane) etc. et bien sûr le jovial Paul Jaume.

(1) A ne pas confondre avec la Sûreté générale, service politique, qui dépendait du Ministère de l'intérieur alors que la police de Sûreté de Paris dépendait du préfet de police.

* En 1893, une vente aux enchères se déroula à Nancy. Elle concernait la vente de pièces à conviction ayant figuré dans plusieurs procès jugés à la cour d'assises et au tribunal correctionnel. Parmi ces objets se trouvait la pèlerine de Dauga, ainsi que son chapeau et d'autres effets. Ces pièces furent achetés par une personne déléguée par la famille de Dauga, dans le but de les détruire.


Dernière édition par mercattore le Lun 28 Mar 2011 - 21:16, édité 2 fois
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Lun 28 Mar 2011 - 21:11


Extrait de l'acte de mariage de Jean DAUGA et Eugénie DELPIERRE, le 6 décembre 1876 à Remiremont

L'an 1876, le 6 décembre à onze heures du matin, par devant nous, Hippolyte Vuillemin, adjoint au Maire de la commune de Remiremont et délégué par lui pour remplir les fonctions d'officier de l'Etat Civil, étant à l'Hôtel de Ville, sont publiquement comparus

Jean DAUGA, âgé de 27 ans, célibataire, ancien militaire, domicilié avec son père à Cazaubon (Gers), né à Larée (Gers) le 8 mars 1849, fils majeur, de Blaise DAUGA, âgé de 55 ans, propriétaire cultivateur, non présent mais consentant à ce mariage, le 15 novembre dernier, ainsi qu'il résulte du brevet en bonne forme ci-joint, et de Catherine BARES, son épouse, décédée à Cazaubon le 2 janvier 1870 ainsi que le tout est constaté par les actes de naissance du comparant et de décès de sa mère, délivrés par extraits en bonne forme, ci-joints, d'une part,

et Eugénie DELPIERRE, âgée de 18 ans, célibataire, repasseuse, domiciliée à Remiremont, où elle est née le 1er janvier 1858, ainsi qu'il résulte de son acte de naissance rédigé et vérifié, fille mineure de Simon Marie DELPIERRE, âgé de 56 ans, plâtrier, et de Légère MOUTOT, âgée de 56 ans, son épouse, tous deux domiciliés en cette ville, ici présents et consentants, d'autre part.
....

Pierre Marie Eugène DELPIERRE, 31 ans, plâtrier ; Emile Joseph Paul DELPIERRE, 30 ans, plâtrier ; témoins, frères de l'épouse
Ernest ARNOULD, 23 ans, mécanicien ; Jean Cayrau, 30 ans, gendarme ; témoins non parents avec l'époux.



Léon DAUGA, né le 8 mai 1880 à Remiremont, fils de Jean DAUGA, imprimeur, et d'Eugénie DELPIERRE, sans profession.

Paule Emilie DAUGA, née le 3 juillet 1888 à Remiremont, fille de Jean DAUGA, imprimeur (absent lors de la naissance) et d'Eugénie DELPIERRE, sans profession.


Six mois après l'exécution de Jean DAUGA, Eugénie obtenait du Président de la République l'autorisation d'abandonner le nom maudit et de reprendre pour elle et pour ses enfants son nom de jeune fille.

Mention faite sur les actes de naissance des enfants :



Par jugement civil de Remiremont en date du 30 juin 1892, il a été ordonné que l'enfant dénommé dans l'acte de naissance ci-contre porterait désormais le nom patronymique de DELPIERRE au lieu de DAUGA

Sources : Registres de l'Etat Civil de Remiremont



Jean DAUGA




Portrait de Jean DAUGA (bibliothèque municipale de Nancy)

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Gaëtane
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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Lun 28 Mar 2011 - 21:27


Hôtel de Ville de Remiremont, fin 19ème siècle



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Javier
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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Lun 28 Mar 2011 - 23:59

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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Mar 29 Mar 2011 - 8:28




Faubourg du Val d'Ajol à Remiremont, où résidaient les époux DAUGA et leurs enfants, au numéro 14.



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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Mar 29 Mar 2011 - 13:34

Smile Merci à Gaëtane et à Javier pour les nouveaux documents mis sur ce post.
J'ai rectifié le mois de naissance de Dauga, j'avais mentionné mai au lieu de mars. La source était fausse, ou j'au mal lu ?
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Adelayde
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MessageSujet: Jean Dauga, l'assassin à la pèlerine   Mar 29 Mar 2011 - 16:06

Pour enrichir cet excellent dossier, un lien qui permet de réécouter l'émission "Café crimes" du 03/08/2010 consacrée aux Crimes de Meurthe-et-Moselle. Frédérique Volot et Jacques Pradel évoquent, entre autres, l'assassin à la pèlerine.

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Cafe-crimes/Sons/Les-crimes-de-Meurthe-et-Moselle-245788/

Bonne écoute !
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Mer 30 Mar 2011 - 17:52



Merci Adelayde sunny
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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Jeu 31 Mar 2011 - 17:10

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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Dim 27 Nov 2011 - 11:10

Le crime de Jean Dauga


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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Dim 15 Avr 2012 - 11:00


Exécution de Jean DAUGA le 23 janvier 1890 à Nancy



http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k610386d/f2.zoom
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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   Jeu 26 Sep 2013 - 21:13

Portrait de Jean Dauga, l' homme à la pèlerine. D'après une photo de M. Marin de Pont-à-Mousson -1889





Les crimes de Pont-à-Mousson - Une patrouille dans les rues


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MessageSujet: Les crimes de Pont-à-Mousson   Lun 30 Mar 2015 - 15:55


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MessageSujet: Re: Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890   

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Jean Dauga - l'assassin à la pèlerine - 1890
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