La Veuve

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 Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier

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MessageSujet: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Lun 17 Nov 2008 - 2:47

C'est une terrible et lamentable histoire, oubliée aujourd'hui. On l'a nommé :«L'Affaire des patriotes de 1816».
Nous sommes donc en 1816. Louis XVIII est au pouvoir, succédant à l'Empereur Napoléon, déchu et exilé dans l'île de Sainte-Hélène.
Chaque soir, à Paris, trois hommes s'attablent dans un cabaret pour discuter entre eux. Tolleron, 30ans est ciseleur, Carbonneau, 34ans, maître d'écriture et Pleignier, cambreur (travail sur tiges de bottes). Ils rejettent la souveraineté des Bourbons dont ils veulent le départ et font partie d'une société, «Les patriotes de 1816», fondée par des anciens fédérés des Cent-jours sous l'Empereur Napoléon. Selon les rapports de police, cette société a pour buts de préparer les esprits à la révolte et de faire naître des occasions favorables à l'insurrection par l'intermédiaire d'un comité dont les membres les plus actifs sont précisément ces trois hommes.
Le Ministre de la police, Élie Decazes, est régulièrement informé des activités de la société et à ce stade peut les faire cesser. Il n'en fait rien. C'est tout le contraire qu'il exerce, notamment par l'intermédiaire d'un agent provocateur nommé Schllestein (nom de circonstance) infiltré dans la société dès sa création et qui Manipule Pleignier, lui-même entraînant pour le pire, mais à son corps défendant, Tolleron et Carbonneau. Encouragé, aidé par Schellstein, Pleignier et ses amis fabriquent et font imprimer des milliers de petites cartes, siglées d'un triangle, et portant la devise UNION - HONNEUR - PATRIE. Elles sont distribuées dans les cafés, boutiques, cabarets etc. par des membres de la société mais aussi par des anciens partisans de l'empereur agissant aujourd'hui pour la police de Louis XVIII. Leur but est de servir de signe de ralliement, en cas de soulèvement par exemple, et il est intéressant pour la police qu'un grand nombre de ces cartes soit distribué.
Sur ordre de sa haute hiérarchie, Schllestein va alors procéder à une manipulation encore plus importante pour diriger les patriotes vers une opposition antigouvernementale plus radicale.

Il les incite à rédiger un manifeste où figure une phrase compromettante qui va peser très lourdement sur leur destin :
« Nous nous sommes empressés de prendre les mesures les plus sages et les plus certaines pour la chute entière des Bourbons. ».

Le 25 avril, accentuant la manipulation, Schllestein leur fait croire que l'on peut accéder sans la force au Palais des Tuileries (résidence du Roi) par l'intermédiaire d'un égout dont il a le plan, et que quelques barils de poudre, bien placés dans le palais, suffiront à le faire sauter avec tous ses habitants. Il a même apporté ce plan, qu'il incite à faire recopier par un partriote. Il y a ce soir là, dans le cabaret, une assistance plus nombreuse que d'habitude mais il n'y a guère d'auditeurs à prendre au sérieux la proposition de Scheltein, qualifiée de «projet n'ayant pas l'ombre du sens commun», et un fin observateur, Gonneau, plus avisé que les autres participants, ancien membre des représentants de la chambre des Cent-jours, et venu pour la première fois en observateur, devine que Schllestein est un agent provocateur et qu'il tend un piège aux patriotes.

Mais, dès le lendemain, 26 avril, Tolleron, Carbonneau et plaignier sont arrêtés, ainsi que 25 personnes. Certaines n'ont fait que de détenir un carton ou en ont donné à des connaissances qui, elles aussi, ont été perquisitionnées et arrêtées. La défense de Pleignier est assurée par Maître Charles Mauguin, un très bon avocat qui a défendu ,de façon magistrale, le général de La Bédoyère rallié à Napoléon lors de son retour des Les Cent-jours (mais qu'il n'a pu sauvé), fusillé en août 1815, dans la plaine de Grenelle, à 29 ans.

Tolleron, Carbonneau et Plaignier sont mis au secret et subissent brimades et mauvais traitements.

L'instruction dure deux mois et le 27 juin 1816 s'ouvre le procès des patriotes aux assises de Paris. Les chefs d'accusation sont : non dénonciation de complot, distribution d'une proclamation contenant des provocations directes au renversement du gouvernement, distribution d'un signe de ralliement non autorisé par le roi et en outre pour Tolleron, Carbonneau et Pleignier complot et crime de lèse majesté.

Le jury est ainsi composé :

- 2 Banquiers
- 3 Propriétaires,
- 3 Avoués,
- 1 Agent de change,
- 1 Sécrétaire général de l'administration des postes,
- 1 Avocat,
- 1 Imprimeur.

Les douze jurés sont issus d'une liste de soixante jurés, choisis (de façon sûre) par le prefêt du département, selon le loi en vigueur sous la Restauration.

Malgré la récusation que peut exercer la défense, il est d'évidence qu'aucun de ces douze jurés n'est favorable a une équité de jugement.
D'emblée, le ton du procès est donné : le président qualifie la plupart des inculpés de «lie de la société».
Les Inculpés demandent la comparution de M. Schellestein comme témoin. Il ne viendra jamais. Le président les informe que malgré les recherches effectuées il n'a pas été possible de le joindre !

Après les plaidoiries des avocats des inculpés, et les réponses des jurés, le verdict des juges est prononcé le 6 juillet. Vingt peines sont prononcées : huit inculpés sont condamnés à la déportation, huit autres à six, huit et dix années de détention et, pour tous, à la peine du carcan.
Le père Cartier, vieux militaire, aux multiples blessures de guerre, écope de cinq années d'emprisonnement (pour distribution de cartes).
Tolleron, Carbonneau et Plaignier sont condamnés à la peine de mort.
En outre, la totalité des frais de justice sont portés à la charge des condamnés.
Tous les condamnés se pourvoient en cassation, mais tous les pourvois sont rejetés. Carbonneau fait un recours à la clémence de Louis XVIII, arguant qu'il est père de trois enfants en bas-âge. En vain.

Le samedi 27 juillet*, en fin d'après-midi, Tolleron, Carbonneau et Pleignier sortent de la prison de la Conciergerie par la cour de May. Ils sont vêtus d'une longue chemise blanche, un voile noir recouvre leur tête, retombant largement sur leurs épaules et ils marchent pieds nus. C'est spécifiquement le rituel imposé aux parricides, qualificatif sous lequel le tribunal les a condamné. A quelques centaine de mètres de là, place de Grève, l'exécuteur Henri Sanson les attend avec sa machine. Sur tout le parcours, que les condamnés suivent à pied, une foule nombreuse s'est massée en bord de Seine.

Une chose est ignominieuse (rapport de police, J. Reuchet) : on a fait croire à ces hommes qu'au pied de l'échafaud annonce sera faite de de leur grâce. Probablement pour éviter toute vélléité de mauvais comportement de leur part. A leur grande surprise rien ne se passe et on les oblige à monter sur la plate-forme où lecture est faite de leur condamnation à mort. Puis, Tolleron reste seul, les deux autres redescendant sur le terre-plein. Tolleron est alors contraint de poser sa main droite sur un billot sur lequel vient s'abattre un damas qui lui sectionne la main. Il est ensuite vivement empoigné par les aides du bourreau, collé sur la planche de la guillotine et le couperet de Sanson fait son office.
Carbonneau subit ensuite le même sort et Plaignier est le dernier « des patriotes de 1816 » à monter sur l'échafaud.

Quatre jours après les exécutions, les condamnés au carcan sont exposés sur un échafaud, place du Palais de Justice. Chaque condamné est attaché à un poteau par des liens, un collier de métal lui enserre le cou, et un écriteau, où l'on peut lire nom, profession, domicile, peine cause de la condamnation est placé au dessus de sa tête. Selon le code pénal de 1810, les condamnés resteront fixés ainsi pendant une heure.




La place du Palais de justice où furent exposés les condamnés à la peine du carcan.
Derrière elle, la cour de May d'où partirent les trois condamnés pour la guillotine.
______________________________________________________________________

* Le gouvernement ne cacha même pas qu'il avait manipulé ces hommes et qu'il les savait incapables de renverser le régime.
Article du journal gouvernemental LE MONITEUR, du 11 mai 1816.

« Pendant qu'une poignée de factieux et de brigands cherchaient à révolutionner quelques communes des environs de Grenoble, des hommes, non moins insensés et non moins coupables, ourdissaient à Paris des complots dont le but était l'anarchie, le brigandage et le retour de l'exécrable régime de 1793.
La police veillait sur tous les mouvements et suivait jusqu'aux moindres traces de ces misérables et obscurs agitateurs. Tous ont été arrêtés en même temps, les tribunaux en feront prompte justice.
Ce sont, pour la plupart, des hommes de la dernière classe du peuple, des insensés QUI N'AVAIENT AUCUNS MOYENS D'EXÉCUTION, qui étaient bien convaincus de leur nullité, mais pour qui l'ordre et la tranquillité sont un tourment insupportable. Nous pouvons assurer dès aujourd'hui que cet obscur complot, dont la police A CONSTAMMENT TENU TOUS LES FILS, n'a jamais donné moindre alarme au gouvernement.

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* Après leur exécution, Tolleron, Carbonneau et Pleignier ont été inhumés au cimetière Sainte-Catherine, (disparu, ParisVème) dans la tranchée réservée aux suppliciés (dont : Les quatre sergents de la Rochelle, 1822 (conspirateurs!)), Louis-Pierre Louvel, 1820 ((assassin du duc de Berry), Joseph Lesurques,1796 (Affaire du courrier de Lyon), Pierre Robineault et François Jean (attentat de la rue Saint-Nicaise contre Bonaparte) etc. Antérieurement à la Révolution, les suppliciés ne pouvaient pas être inhumés dans un cimetière public. C'est l'Assemblée nationale constituante qui leur accorda ce droit, le 20 janvier 1790. Avant le vote de ce droit, c'est un terrain attenant au deuxième gibet de Montfaucon désaffecté), rue de Meaux (Paris XIXème), qui recevait leurs corps.

Par la suite, les restes des patriotes ainsi que ceux des quatre Quatre sergents de la Rochelle, ont été transférés dans la nouvelle tranchée des suppliciés du cimetière du sud (dit du Montparnasse), ouvert en 1824. A partir de cette date, les condamnés à mort par la cour d'assises de Paris seront inhumés dans ce cimetière, et ce jusqu'en 1882, (1874, selon Sywan, mais même probablement avant date à laquelle leur nouveau lieu d'inhumation sera le cimetière d'Ivry parisien (Régi par la ville de Paris), dans le Val de Marne).


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Sources principales :

1. A. Fouquier Armand, Drames judiciaires, causes célèbres de tous les peuples, Lebrun et Cie, éditeur à Paris. 1858-1867.

2. J. Reuchet - archiviste de la police - Archives de la police de Paris, depuis louis XIV jusqu'à nos jours.
Mémoire pour servir à l'histoire de la morale de la police,
tome V, Bournancé, éditeur à Paris. 1838.
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* Le PALMARÈS indique le 22 juillet.


Dernière édition par mercattore le Dim 19 Déc 2010 - 1:21, édité 4 fois
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CARNIFEX
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Mar 18 Nov 2008 - 12:56

Oui, triste histoire qui ne concourre guère à réhausser le peu de prestige de Louis XVIII.

On cherchait certainement à faire un exemple dissuasif pour des conspirateurs potentiels plus dangereux.

Paix à leur âme. Sad

Pour moi, la monarchie s'est éteinte définitivement le 21 janvier 1793 par la mort du roi martyr.

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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Mer 19 Nov 2008 - 19:25

Le Ministre la police Élie Decazes manipulait d'une manière subtile le Roi Louis XVIII, même si ce dernier n'était pas exempt de vives critiques.
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foudurail
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Mer 19 Nov 2008 - 22:47

C'est vraiment une abominable histoire Neutral
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Titus_Pibrac
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Jeu 20 Nov 2008 - 0:10

Il faut replacer cette histoire dans son contexte.
Après quelques millions de morts suite à la révolution, on peut comprendre que les autorités aient commencé à faire gaffe.

Napoléon avait laissé un pays désastré de chez Désastre (économie bien foutue en l'air, bandes armées en pagaille courant les campagnes et bien entrainés par 20 ans de pratique comme chauffeurs tant en France - Vendée et autres chouanerie - qu'à l'Etranger).

Comme disait La Palice, il vaut mieux pendre un assassin un quart d'heure avant qu'il ne commette un crime qu'un quart d'heure après qu'il l'ait commis. Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Jeu 20 Nov 2008 - 0:45

Bonsoir,
Hum, votre explication n'est pas vraiment convaincante, c'est le moins que l'on puisse dire. Je crois que vous auriez fait un excellent avocat général dans ce procès.
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Titus_Pibrac
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Sam 22 Nov 2008 - 5:03

Je croyais que ceux qui ont le plus guillotiné des innocents c'était les républicains et non pas Louis XVIII.

Par rapport à la grande terreur, la "terreur blanche" fut une plaisanterie.

Les grandes exécutions multiples avec + de 4 "guest stars", c'est sous la République ou le Consulat.

Alors les gens qui cherchaient à remettre ça comme les 3 en question, bouh, pour le moins je les aurais mis en prison pour terrorisme.

Je dois revoir mes cours de maths.
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Jeu 11 Fév 2010 - 12:40

Titus_Pibrac a écrit:
Je croyais que ceux qui ont le plus guillotiné des innocents c'était les républicains et non pas Louis XVIII.

Par rapport à la grande terreur, la "terreur blanche" fut une plaisanterie.

Les grandes exécutions multiples avec + de 4 "guest stars", c'est sous la République ou le Consulat.

Alors les gens qui cherchaient à remettre ça comme les 3 en question, bouh, pour le moins je les aurais mis en prison pour terrorisme.

Je dois revoir mes cours de maths.

Il y eut moins de guillotinés pendant toute la révolution que pendant une seule année d'ancien régime antérieur, où l'on pendait, rouait, pour vol, fausse monnaie, contrebannde de sel, en plus des assasinats.
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Jeu 11 Fév 2010 - 17:52

benjamin a écrit:
Il y eut moins de guillotinés pendant toute la révolution que pendant une seule année d'ancien régime antérieur, où l'on pendait, rouait, pour vol, fausse monnaie, contrebannde de sel, en plus des assasinats.

Question

D'où tenez-vous cette "information"?

Certes, on pendait facilement sous l'ancien régime (la liste des crimes passibles de la peine de mort était fort longue), mais votre comparaison me parait très...Marseillaise. Wink

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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Jeu 11 Fév 2010 - 18:49

Citation :
Benjamin a écrit :Il y eut moins de guillotinés pendant toute la révolution que pendant une seule année d'ancien régime antérieur, où l'on pendait, rouait, pour vol, fausse monnaie, contrebannde de sel, en plus des assasinats.

Tout à fait d'accord avec Carnifex. Je ne crois pas un seul instant qu'une seule année de l'ancien régime ait été plus exterminatrice en matière d'exécutions capitales que sous la terreur.
Et pourtant je suis un farouche républicain.
Quant à "excuser" l'ancien régime pour la sévérité de certaines de ses condamnations, là il y a un grand pas que je ne franchirai pas.
Ces pauvres bougres ne méritaient pas le sort qu'on leur a destiné.
Et il est vrai que tous les régimes sous tous les siècles nous ont offert leur lot de martyrs.
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Jeu 11 Fév 2010 - 20:05

J'ai bien parlé des guillotinés, pas des victimes des différentes guerres civiles ni des massacres irrationnels comme ceux de septembre.

Le Tribunal révolutionnaire a envoyé moins de 3000 personnes à la Veuve.
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Ven 12 Fév 2010 - 7:38

Citation :
benjamin
Jeu 11 Fév - 20:05
J'ai bien parlé des guillotinés, pas des victimes des différentes guerres civiles ni des massacres irrationnels comme ceux de septembre.

Le Tribunal révolutionnaire a envoyé moins de 3000 personnes à la Veuve.

Hmm scratch d'après d'autres sources cela monte à bien plus de 13.000
http://les.guillotines.free.fr/victimes.htm
Et je doute toujours que sous l'ancien régime il y ait eu autant de "brigands" à être exécutés en une seule année pour leur méfait.
Mais bon je ne suis pas spécialiste :-)
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MessageSujet: Re: Une triple exécution en 1816 : Tolleron - Carbonneau - Plaignier   Ven 12 Fév 2010 - 10:10

Relisez Delarue! Et Philippe Aries qui explique dans "l'homme devant la mort" que la condamnation à la peine capitale était une des premières causes de mortalité chez les sujets jeunes!

J'ai bien parlé de condamnés par le tribunal révolutionnaire. Évidemment il y avait aussi les condamnations de droit commun, mais elles étaient nettement moins nombreuses qu'avant.

Rappelez vous que des bourreaux, il y en avait quasiment partout sous l'ancien régime. Rien que dans l'actuelle Seine et marne, au moins à Melun, Meaux, Brie comte Robert, Provins, Chateau landon, Coulommiers, La ferté, etc.

D'accord, ils ne faisaient pas les 3x8, d'accord ils ne faisaient pas que rouer et pendre, mais ils n'étaient pas inactifs

On pendait pour vol simple, on a pendu sous Louis XV pour le braconnage d'une... truite (et les moments d'exécution étaient les meilleurs pour les "vide gousset" et ceux qui coupaient les cordons de bourse... preuve s'il en est que l'exemplarité était relative)

____________________

Ne vous imaginez surtout pas que je suis un admirateur de la Terreur révolutionnaire. Robespierre a tourné fichu tyran psychopathe (c'est d'autant plus "drôle" qu'il était initialement adversaire farouche de la peine de mort et qu'il déposa un projet de loi en ce sens...) , c'est incontestable. Mais il n'est nul besoin de travestir les chiffres pour noircir telle ou telle période de l'histoire
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