La Veuve

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 Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892

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Adelayde
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MessageSujet: Charles Achille SIMON, dit Biscuit, dit Ravachol II   Mar 13 Déc 2011 - 15:04

Charles Achille SIMON, dit Biscuit, dit Ravachol II



Une très belle photo qui nous vient de Testou sunny

Le 11 mai 1873, naissance de Charles Achille SIMON (dit Biscuit, dit Ravachol II) dans le Loiret.
Anarchiste, adepte de la "propagande par le fait".
Jeune apprenti verrier, révolté par l'injustice lors du procès de Decamp, Dardare et Léveillé, il devient complice de Ravachol en l'aidant à faire sauter l'appartement du président de la Cour d'Assises Benoît et du substitut Bulot.
Le 26 avril 1892, le tribunal le condamne, pour sa participation aux attentats, aux travaux forcés à perpétuité. Envoyé au bagne, il y retrouve d'autres compagnons, comme l'anarchiste Clément Duval.
Le 22 octobre 1894, faisant suite à la "révolte des Iles du Salut", il se réfugie dans un arbre, et est abattu par les gardiens après avoir crié "Vive l'anarchie".

http://www.ephemanar.net/mai11.html
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MessageSujet: Joseph Marius Beala, Rosalie Soubert et Charles Ferdinand Chaumentin    Mer 14 Déc 2011 - 12:38

D’autres très belles photos de Testou. Merci à lui ! I love you



De gauche à droite :

- Joseph Marius Beala, dit « Jas Beala » ;

- Rosalie Soubert, dite « Mariette » : c'est elle qui cacha la bombe sous sa jupaille (les femmes sont cachottières c'est bien connu...)* ;

- Charles Ferdinand Chaumentin dit « Chaumartin ».
* lol!

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MessageSujet: Ravachol par Costantini http://www.atelierdecreationlibertaire.com/al   Ven 20 Juil 2012 - 18:52


Ravachol par Costantini






Des dessins sobres mais réalistes et très "vivants". J'aime beaucoup.


http://www.atelierdecreationlibertaire.com/alexandre-jacob/2012/04/ravachol/

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MessageSujet: Re: Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892   Mer 25 Juil 2012 - 15:41



Ravachol face à la guillotine par Charles Maurin

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MessageSujet: La Ravachole   Mer 25 Juil 2012 - 15:59


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MessageSujet: Jules Lhérot   Mer 25 Juil 2012 - 16:02



Jules Lhérot, garçon du restaurant Véry, dont la dénonciation permit l'arrestation de Ravachol

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MessageSujet: Re: Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892   Mer 25 Juil 2012 - 16:08



Ravachol face à la guillotine - dessin d'époque par un témoin
Je n'aurais pas fait pire...

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MessageSujet: Dégâts causés par la bombe au domicile de M. Bulot,   Mer 25 Juil 2012 - 16:14



Photographie des dégâts causés par la bombe posée par Ravachol au domicile de l'avocat général Bulot.

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MessageSujet: Explosion du restaurant Véry   Ven 27 Juil 2012 - 17:54

Un agent du service des Garnis se fait "allumer" dans un rapport de l'un de ses collègues, à propos de l'attentat contre le restaurant Véry (ce n'est pas un fac-similé, mais la teneur du rapport est respecté).

______________________________

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
__________________________

PRÉFECTURE DE POLICE
Paris le 7 avril 1892
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
RAPPORT

CABINET DU PRÉFET

_________________________

SERVICE DES GARNIS

***********************

Divers journaux d'hier et d'aujourd'hui ont publié une lettre de M. Pelletier, président de la Chambre syndicale des hôteliers logeurs, disant en substance que la dame Allemoz, logeuse boulevard de Magenta n° 22, avait contribué à l'arrestation de Ravachol en allant elle-même requérir des gardiens de la paix, et appelant sur elle (un peu tardivement) l'attention des « pouvoirs publics » J'ai fait consulter immédiatement la dame Allemoz, et voici ce qu'elle a déclaré et ce qui parait être la vérité :

« Je suis propriétaire, en même temps que du fonds de l'hôtel que j'exploite, du débit de vin et restaurant situé dans la même maison.
Le 28 janvier dernier, j'ai placé dans le débit, à titre d'essai et pour trois mois. M. Véry, avec promesse de vente à l'expiration des trois mois. M. Véry se trouvait donc en quelque sorte mon employé.
Le 30 mars, un peu avant midi, M. Véry est venu tout effaré dans le bureau de mon hôtel situé au premier étage et m'a dit que son neveu venait de reconnaitre, d'après le signalement, le dynamiteur Ravachol en la personne d'un client qui déjeunait dans le débit.

M. Véry m'a demandé ce qu'il fallait faire. " Comment, ce qu'il faut faire ? ai-je répondu, mais le faire arrêter tout de suite. " Et comme Véry me disait que Ravachol finissait de déjeuner et qu'il serait peut-être parti avant l'arrivée des agents, j'ai ajouté : "Amusez-le, offrez lui au besoin un verre de bière pendant que je cours chercher les gardiens de la paix. "
Et immédiatement je suis parti à la recherche d'agents. Dans la rue j'ai rencontré mon voisin M. Baptiste Lescure, concierge boulevard de Magenta n° 16, qui, mis brièvement au courant du fait, est venu avec moi jusqu'à la Bourse du travail où nous avons trouvé le gardien n° 334, qui, à mon récit, paraissait hésiter et parlait d'avertir le commissaire de police.

Heureusement, à ce moment est survenu un sous-brigadier qui, mis au courant, est parti de suite au commissariat pendant que l'agent 344 venait avec moi. Pour le reste, les détails donnés par la presse sont exacts. Un instant après l'arrestation est arrivé chez moi tout essouflé l'inspecteur des Garnis Lanaud qui visite mon hôtel, lequel venait d'apprendre l'arrestation et il m'a dit : "Ravachol qui vient d'être arrêté n'a pas couché chez vous au moins ?"
J'ai répondu négativement en ajoutant que c'était moi qui était allé chercher les gardiens de la paix. Le lendemain, quand cet inspecteur est venu faire sa tournée habituelle, ma fille et moi lui avons raconté les détails de l'affaire, et j'ai encore répété que c'était moi qui était allé chercher les gardiens de la paix. »


L'inspecteur Lanaud, dont il est question ci-dessus, en sortant de chez la dame Allemoz, a couru au poste où l'on examinait l'individu arrêté et quand il a entendu M. Dresch affirmé que c'était bien Ravachol, il est venu au pas de course au service des Garnis me prévenir de l'incident dont j'ai aussitôt rendu compte. MaisLanaud n'a nullement parlé de l'intervention de la logeuse Allemoz dans l'affaire ; il s'est borné à dire que Ravachol venait d'être arrêté sur la réquisition d'un marchand de vin du boulevard Magenta.
Cet oubli est très explicable pour le premier jour, où tout le monde était ému ; mais le lendemain ; le surlendemain et les jours suivants, il n'a pas parlé davantage du rôle de la logeuse qu'il connaissait et qui, en somme, valait bien la peine d'être signalé, étant donné l'importance de la capture.

Lanaud lui-même pouvait en quelque sorte s'enorgueillir du rôle joué dans cette affaire par l'une de ses logeuses, à qui il avait communiqué le signalement du malfaiteur. Mais il n'a rien compris de tout cela et il a fallut la protestation de la Chambre syndicale des logeurs pour apprendre à l'administration ce que l'un de ses agents connaissait dès le premier jour.
Lanaud est un ancien gardien de la paix, venu au service des Garnis, comme beaucoup d'autres, pour avoir un poste tranquille.
Il compte près de dix ans de service, dont cinq ans aux Garnis.


Service des Archives et du Musée de la Préfecture de police (Série Ba, carton n° 1132).
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MessageSujet: L'attentat chez Véry, par Ernest Raynaud   Dim 5 Aoû 2012 - 18:16

Ernest Reynaud (1864-1936).


Enfants, nous lisions quelques-uns de ses textes à l'école communale, car c'était un poète, et à cette époque Ernest Reynaud figurait encore dans les choix de lecture. Il a été l'un des animateurs de l'école romane, courant poétique qui traça un sillon intéressant, rompant avec la poésie symboliste. Des années après, surprise ! je le découvrais en tant que commissaire de police. Dans « Souvenirs d'un commissaire de police - Au temps de Ravachol » où il évoque l'attentat à l'explosif au café-restaurant Véry. Dînant non loin de là, il fut sur les lieux de l'explosion peu de temps après. Son récit commence après l'arrestation de Ravachol.

« Dans la semaine qui suivit, je me trouvais un soir chez Milent, ce débit dont parlé et qui, prenant jour sur la rue de la Chapelle, communiquait avec la cour du commissariat, où j'étais secrétaire, commodité qui me l'avait fait choisir pour y recevoir mes amis et où, les jours de presse, je prenais mes repas. J'achevais d'y dîner, à la table des patrons, lorsque, sur le coup de neuf heures, un monsieur à moustache brune, donnant l'illusion de la trentaine, de tournure agréable, vêtu d'un complet veston gris-clair, tout battant neuf, fit son entrée en ami et vint leur serrer la main. On me le présenta. C'était leur compatriote, le restaurateur Véry, celui-là même que la capture de Ravachol avait rendu célèbre. On voulut le faire asseoir. Il déclina l'offre, pressé de rejoindre des camarades, au théâtre voisin des Bouffes-du-Nord. Il s'était échappé durant un entr'acte ; c'était si près qu'il n'avait pu résister à la tentation de venir s'enquérir de leurs nouvelles. On le félicitait de sa chance. L'homme jubilait. « Croyez-vous? s'extasiait-il, quel coup de réclame ! » Il avait fait graver, sur le marbre de la table où le bandit s'était assis, une inscription commémorative. Cette étourderie m'effrayait. C'était, à mon sens, appeler les représailles et gravement s'exposer.
— Mais non ! répliquait-il, je ne risque rien. La maison est bien gardée... Des agents, jusque dans la cave !...

La clientèle depuis lors affluait. Sa boutique était inscrite sur la liste des curiosités de Paris. Des trôlées de touristes amenés par les guides s'y succédaient. Et c'était un va-et-vient de journalistes se disputant ses bonnes grâces, en vue d'un reportage fructueux, le choyaient lui prodiguaient des billets de faveur, des cartes d'entrée gratuite aux expositions, aux théâtres. Il en avait plein son portefeuille. Il en offrit à ses hôtes, qui, pour n'être pas en reste d'amabilités, le convièrent à dîner, pour le plus prochain jour. On ferait, en son honneur, une soupe aux choux, renommée de la maison.
— Oui, je sais que tu la fais bonne, dit-il à Milent, et je m'en régale d'avance, mais je m'appartiens si peu ! On me relance de toutes parts... Et comme on insistait, il déclara, après avoir consulté minutieusement un carnet tiré de sa poche :
— Pas possible avant le 26...
Eh bien, va He bien, va pour le 26, consentit Milent, j'inscris la date…Et surtout n'oublie pas !
— Sois sans crainte !

Depuis lors nous attendions cette date du 26 avec impatience. Je devais assister au repas et je me promettais d'ausculter à fond mon bonhomme que j'avais eu à peine le temps d'entrevoir. Sa présence constituerait une «attraction» pour le débit. Déjà tout le quartier en était informé et Mme Milent, décidée à traiter, selon son rang, cet invité de marque, en perdait la tête et s'effrayait de ses responsabilités d'amphytrionne. Véry prenait à ses yeux figure de héros national.

E. Raynaud s'écarte alors du sujet qui nous intéresse.

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Au soir du 25 avril

E. Reynaud est attablé avec des amis. Mme Kuhlen, épouse d'un conducteur de fiacre qui travaille occasionnellement pour lui, s'adresse aux convives :

« Chouette alors!... On rigolera!
Elle n'avait pas achevé que la porte de la rue s'ouvrait avec une violence insolite qui nous dressait tous debout. Presque aussitôt Kuhlen parut, la tunique en désordre, ébouriffé, tête nue, avec une expression de figure terrifiée. ll voulait dire quelque chose. L'émotion le paralysait. Le pressentiment d'un malheur était entré avec lui. Nous brûlions de savoir : « Qu'y a-t-il ?...Parlez!» Il s'était écroulé sur une chaise, la main à la gorge comme pour nous manifester que les parole s'y étranglaient. Enfin, dans un suprême effort il jeta :
La boite à Véry vient de sauter!
Pas possible!
Aussi vrai que je vous l'dis!
Puis, avec des mots entrecoupés qu'il s'arrachait au fur et à mesure, il fit comprendre à qu'il passait devant l'établissement, revenant à vide, lorsque l'explosion s'était produite. Il avait failli être atteint par l'éclatement formidable de vitres et de plâtras qui s'en était suivi. Il n'avait échappé à la mort que par miracle. Son cheval s'était emballé et abattu cinq cents mètres plus loin.

Je courus sur le trottoir. Une rumeur sinistre montait de Paris. Je revins prendre mon chapeau, décidé à me rendre sur les lieux. Mes amis tinrent à m'accompagner et nous gagnions prestement le faubourg Saint-Denis que nous descendions à toutes jambes. Plus nous avancions, plus l'ambiance se chargeait d'une oppression tragique. Des gens couraient affolés et, le dernier barrage de police franchi, nous restions cloués de stupeur devant le spectacle qui s'offrait. La force de l'explosion avait coupé les conduites de gaz, éteint les lumières. Un long espace noir bâillait sous nos yeux comme le vestibule du néant. Seul, là-bas, près des murailles éventrées et fumantes, qui évoquaient l'image d'une ville prise d'assaut et mise à sec, le groupe des sapeurs-pompiers s'agitait dans le halo fantastique des torches comme une hallucination de fantômes. On sortait les cadavres des décombres.

Partout c'était l'image de la désolation et de la mort. Nous apprîmes d'un agent que Véry se trouvait parmi les victimes. On l'avait ramassé sous les débris de son comptoir, les jambes broyées. A quoi bon pénétrer plus avant ? Les sauveteurs étaient en nombre. Nous ne pourrions leur être d'aucun secours. Loin de les soulager, notre présence risquait de leur apporter une gêne inopportune. D'ailleurs nous étions suffisamment saturés d'angoisse et il devenait de plus en plus difficile de nous diriger sur la chaussée, transformée en marécage et où nous trébuchions dans la manoeuvre des tuyaux, courant à terre, et les gerbes d'eau jaillies de leurs fissures.

Nous revenions sur nos pas, sans une parole, le cœur serré, et nous rentrions dans la foule, maintenue péniblement à distance par le service d'ordre qu'elle s'efforçait derompre. Cette foule se faisait bruyante et agitée à mesure que nous la traversions. On y dévisageait des mines patibulaires. On y coudoyait l'écume des rassemblements nocturnes, la populace descendue des faubourgs, ces pêcheurs en eau trouble, toujours à l'affût d'un coup de chien, d'une bousculade, et qui traînent partout, avec eux, le spectre et les grondements de l'émeute. Des loustics pour qui tout attroupement est sujet de liesse, chantaient à pleine voix des lazzi, chahutaient les femmes. Ce n'est qu'au prix de mille difficultés que nous arrivions à nous dégager de cohue où de grands blousards ivres se congratulaient de l'événement comme d'une bonne farce jouée à la police ennemie : « Ah ! disait l'un, parlant des victimes, encore quelques vaches de moins ! On en a marre des flics et des cognes. Le rêve, mon vieux, ça serait qu'ils y passent tous, jusqu'au dernier. Tu parles, alors, d'une nouba !

_________________

Source : gallica.bnf.fr

Quelques ouvrages d'Ernest Reynaud.

Souvenirs de police - Au temps de Ravachol
, Payot, Paris, 1923.
En ligne sur gallica.

Souvenirs de police - Au temps de Félix Faure, Payot, Paris, 1925.
En ligne sur gallica.

Souvenirs de police - La vie intime des commissariats, Payot, Paris, 1926.
Plutôt décevant
En ligne sur gallica.

Réédition au Mercure de France, 2012, Paris.
Bénéficie de bonnes critiques !!!




Réédition 2012




Chez Véry, après l'explosion




M. Véry et un client y laissèrent leur vie




L'immeuble où se trouvait Véry, au 22 bd de Magenta, est toujours là. Un Phone-Discount
a remplacé les succulences et les liquides qui vernissaient les palais assoiffés


Source : Google Maps.


Dernière édition par mercattore le Lun 22 Avr 2013 - 8:56, édité 2 fois
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MessageSujet: La Ravachole   Mar 7 Aoû 2012 - 12:23


La Ravachole - 1893

Pour l'écouter, c'est ici :

http://www.dailymotion.com/video/xbmavd_la-ravachole-1893-chansons-historiq_webcam

Paroles: Sébastien Faure sur l'air de ''La Carmagnole'' et du ''Ah ! ça ira''. Chanson anarchiste publiée pour la première fois dans l'Almanach du Père Peinard en 1894.
Interprétation : groupe inconnu sur 33 tours.

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MessageSujet: Re: Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892   Sam 11 Aoû 2012 - 16:04



Rapport sur l'agent X.2, indicateur de police.
La lettre est manuscrite et porte la signature de l'officier de police G. Fédée.

Source : Préfecture de police / Jean Maitron.

L'indicateur, x.2, une femme, avait permis l'identification de Ravachol comme auteur de l'attentat contre le conseiller Benoit, bd Saint-Germain, à Paris, le 11 mars 1892. Charles Chaumentin — arrêté, un des complices de Ravachol — n'avait fait que confirmer à la police l'identification de Ravachol déjà établit par X.2. Qui était x.2 ?
Le 27 mars, Ravachol dépose une bombe dans l'immeuble de l'avocat général Bulot. C'est ce même Bulot qui siégera au même titre, en avril 1894, au procès d'Émile Henry.



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MessageSujet: Flavio Costantini - Ravachol   Sam 11 Aoû 2012 - 17:13

Ravachol par Flavio Costantini





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MessageSujet: Propagande...   Dim 16 Sep 2012 - 19:09




Image de propagande anarchiste extraite du Péril anarchiste (Félix Dubois).
Légende : L'anarchie, c'est l'avenir de l'humanité. La propriété, c'est le vol. (Pierre-Joseph Proudhon)






Des propos empreints d'une rare tolérance...

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MessageSujet: Re: Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892   Dim 16 Sep 2012 - 22:07

ah joseph Proudhon , un homme sage ...
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MessageSujet: Re: Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892   Mar 18 Sep 2012 - 15:19

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MessageSujet: Re: Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892   Sam 6 Oct 2012 - 8:11

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MessageSujet: Panique rue de Clichy - Pièces à conviction   Mer 27 Mar 2013 - 17:19




27 mars 1892 - Panique aux abords de la rue de Clichy à Paris après l'attentat contre l'avocat général Bulot qui avait requis la peine de mort contre deux anarchistes. Les secours évacuent les victimes.






Objets trouvés chez Ravachol à Saint-Mandé après l'attentat de la rue de Clichy le 27 mars 1892. Il s'agit essentiellement de matériel pour fabriquer des explosifs.

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MessageSujet: Re: Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892   Ven 29 Mar 2013 - 11:20

salut,et merci pour ce travaille de recherche,sujet tres intéréssant
a+
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MessageSujet: Le jeu Ravachol   Jeu 25 Avr 2013 - 22:29

Quand les hommes s'amusent !

Un jeu de circonstance.

Tous les ans, à l'occasion du 14 juillet, une petite fête foraine est installée dans le jardin du palais de la Bourse.
Parmi les attractions de cette année, on remarque un jeu de tir qui attire une foule de curieux. Cela s'appelle l'exécution de Ravachol. La scène représente la prison de la grande Roquette. La guillotine est dressée sur la place. De chaque côté se tiennent le bourreau et l'aumônier. Un factionnaire monte la garde devant la porte du dépôt des condamnés. Il s'agit de faire sortir Ravachol.

On y arrive en lançant, au moyen d'une carabine à air comprimé, un petit projectile sur une petite plaque. Si le but est atteint, les deux battants de la porte s'ouvrent et Ravachol apparaît, tête nue, escorté de deux aides de M. Deibler. Le cortège s'avance devant la guillotine. Ravachol est poussé sur la bascule et sa tête vient se poser dans la lunette. A ce moment, le couteau s'abaisse rapidement et la tête de Ravachol tombe dans un seau.
Justice est faite.

L'inventeur de ce jeu faisait, hier, un boniment à la foule :
— C'est demain, disait-il, qu'on exécute Ravachol. Venez voir fonctionner la terrible machine.
Et chacun s'exerçait à faire sortir Ravachol.

Journal Le Gaulois, du 11-07-1892.
(source : gallica. bnf.fr)
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MessageSujet: L'attentat du 39 rue de Clichy    Mar 14 Mai 2013 - 17:00


Le 27 mars 1892, Ravachol dépose une bombe 39 rue de Clichy à Paris




La bombe (reconstituée)

Source : archives de la préfecture de police



Elle détruit une partie de l'immeuble où demeure le substitut Léon-Jules Bulot




Aspect extérieur de la cage d'escalier aux 1er et 2ème étages


Source : archives de la préfecture de police


Léon Jules Bulot, substitut du procureur général puis avocat général de Paris, est une figure bien connue des anarchistes. Le 28 août 1891, il requiert trois condamnations très lourdes, dont une à mort, contre les militants ouvriers Decamps, Dardare et Léveillé suite à un échange de tirs avec la police de Clichy, le 1er mai 1891.
Le 27 mars 1892, l’immeuble dans lequel il réside est la cible d’un attentat retentissant. Ravachol pourra dire lors de son procès avoir « voulu faire comprendre à tous ceux qui ont à appliquer des peines qu’il fallait à l’avenir qu’ils soient plus doux ».
Pierre Bouchardon, conseiller à la cour de cassation dresse de Bulot le portrait suivant : « Sous sa robe rouge, avec son profil de vautour chauve et l’air glacial qu’il savait prendre à l’heure du réquisitoire, il donnait le frisson »

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MessageSujet: 136 boulevard Saint Germain - La bombe de Ravachol   Mer 15 Mai 2013 - 14:35




La marmite explosive (reconstituée)

Source : archives de la Préfecture de police





136 boulevard Saint Germain - le palier du 2ème étage après l'explosion


11 mars 1892, 136 boulevard Saint Germain à Paris - Ravachol dépose une bombe au domicile de Benoît, président de la cour d'assises, qui s'était illustré par sa férocité le 28 août 1891, lors du procès des anarchistes Henri Decamps, Charles Dardare et Louis Leveillé. L'explosion endommage sérieusement une partie de l'immeuble (dégâts évalués à 40 000 francs), mais ne fait aucun blessé.


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Adelayde
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MessageSujet: Beau visage   Sam 25 Mai 2013 - 21:10




Un beau visage

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MessageSujet: Ravachol debout   Mer 5 Juin 2013 - 16:20




Une photo rare. Elle montre un Ravachol romantique et doux...

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AleKempire
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MessageSujet: Re: Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892   Mer 3 Juil 2013 - 16:23

Merci pour ces informations, complémentaire à bon nombre de mes recherches personnelles. Ce forum est une source qui va me devenir incontournable dans mon projet d'écriture.
un roman uchronique ou bien des intéressés sont présent dans ces pages, a commencé par Ravachol, ses compères, ses "descendants", mais aussi Vacher... évidemment les pères et fils deibler... et même si je ne cherche pas la réalité exhaustive, mes années de recherches tendent à rendre mon texte approchant des faits historique. Après viendra la licence littéraire qui risque de "désappointer les pointus".
Je ne viens que ponctionner, je m'en désole, mais sachez que vous avez mon intérêt et si je trouve des informations lacunaires, je me ferai une joie de les compléter.  

les mémoires de Ravachol expose assez clairement le meurtre de l'ermite BRUNEL, retranscrit sur un wiki (je ne peux pas mettre le liens mais une simple recherche sous le terme "mémoire de Ravachol" devrait aboutir.
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MessageSujet: Re: Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892   

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Francois Koenigstein dit "Ravachol" - 1892
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