La Veuve

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 Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898

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benjamin
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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Ven 26 Juil 2013 - 23:40

On a quand même nettement l'impression que "l'expertise psychologique" faite sur Vacher s'appuie essentiellement sur des critères qui relèvent de la morale, davantage que sur l'existence possible d'une pathologie mentale causée ou non par un désordre organique. De toute façon, vu ce qu'on savait à l'époque des pathologies mentales...

Il serait intéressant de savoir si lors des innombrables autopsies pratiquées sur les condamnés, les légistes n'auraient jamais trouvé quelque chose de troublant (une tumeur au cerveau, un cancer, etc.) qui aurait pu expliquer des gestes de sauvagerie les ayant mené sur la bascule.
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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Sam 27 Juil 2013 - 13:59

benjamin a écrit:

Vous parlez des bacheliers. Que dire des futurs enseignants?
Je ne souhaite pas engager un débat sur la pauvreté de l’enseignement tel qu’il est dispensé aujourd’hui, Benjamin. Ceci étant, je partage votre avis : un enseignant incapable de transmettre le savoir pose un grave problème…

Les copies que j’ai eu l’occasion de corriger (culture générale, droit privé, droit public …) n’étaient pas celles de simples bacheliers (la quasi totalité des élèves de terminale) mais d’étudiants niveau Bac + 3 minimum (licence) qui se présentaient au concours d’admission à l’ENI (École Nationale des Impôts), en qualité d’inspecteur (cadre A, le plus élevé de l’administration).

Bien entendu, Vacher ne possédait qu’une culture primaire. Il était incapable de raisonner au niveau de l’abstrait, d’analyser ou de synthétiser des concepts. Mais, sauf exception, les élèves du primaires savaient au moins lire, écrire, compter et comprendre le "basique".

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Sam 27 Juil 2013 - 14:36


benjamin a écrit:

On a quand même nettement l'impression que "l'expertise psychologique" faite sur Vacher s'appuie essentiellement sur des critères qui relèvent de la morale, davantage que sur l'existence possible d'une pathologie mentale causée ou non par un désordre organique. De toute façon, vu ce qu'on savait à l'époque des pathologies mentales... .
Vacher s’échinait tant à justifier le pourquoi et le comment de ses crimes par sa propre folie qu’il a été considéré comme étant un simulateur, soucieux avant tout d’échapper à la guillotine.
J’ai pris pas mal de notes de lecture sur ce point. Je les posterai quand j’aurai le temps de les mettre on ordre : c’est un gros travail.

benjamin a écrit:

Il serait intéressant de savoir si lors des innombrables autopsies pratiquées sur les condamnés, les légistes n'auraient jamais trouvé quelque chose de troublant (une tumeur au cerveau, un cancer, etc.) qui aurait pu expliquer des gestes de sauvagerie les ayant mené sur la bascule.
C’était précisément le but des autopsies pratiquées sur les corps des exécutés, Benjamin. On trouve sur le forum pas mal de cas. Le premier qui me vient à l’esprit est celui d’Antoine Léger :

http://guillotine.cultureforum.net/t2076-antoine-leger-le-loup-garou-de-la-grotte-charbonniere-1824

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Dernière édition par Adelayde le Dim 28 Juil 2013 - 10:22, édité 3 fois
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benjamin
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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Sam 27 Juil 2013 - 14:42

Citation :
Bien entendu, Vacher ne possédait qu’une culture primaire. Il était incapable de raisonner au niveau de l’abstrait, d’analyser ou de synthétiser des concepts. Mais, sauf exception, les élèves du primaires savaient au moins lire, écrire, compter et comprendre le "basique".

Cette culture qui fut le socle commun des générations qui assirent, en quelques décennies, la République.

Avec le service militaire, qui était là-encore infiniment plus égalitaire que plus tard. Le fils du Marquis, dans un canton de province reculée, était à poil au milieu de ses "manants" (dans la même tenue) lors du conseil de révision. Idem pour le fils d'une famille du comité des forges mêlé à de jeunes mineurs.

Et le Saint-Cyrien (rarement issu de la mine ou des champs) une fois reçu au concours, commençait avant tout par faire son service comme militaire du rang, le temps règlementaire, avant d'intégrer l'école.

Nous dédions ce forum à la Veuve qui fut un instrument plus... agressif que persuasif, on va dire, pour instaurer la République  
Ayons une pensée pour l'Ecole qui la consolida de manière plus pacifique... quoique pour instituer l'Instruction publique, laïque et obligatoire il fallut pas mal se bagarrer. Rolling Eyes 
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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Sam 27 Juil 2013 - 14:54

Citation :
Vacher s’échinait tant à justifier le pourquoi et le comment de ses crimes par sa propre folie qu’il a été considéré comme étant un simulateur, soucieux avant tout d’échapper à la guillotine.
J’ai pris pas mal de notes de lecture sur ce point. Je les posterai quand j’aurai le temps de les mettre on ordre : c’est un gros travail.

Ça je l'avais aussi remarqué. Il n'empêche, dans les rapports "d'experts" de l'époque il y a des considérations d'ordre moral qui n'auraient plus cours de nos jours même si au final (c'est possible) dans ce cas les contemporains auraient aussi conclu à un discernement entier ou seulement altéré (dans ce cas, le sujet est "jugeable": il faut qu'il y ait abolition du discernement pour qu'il ne le soit point)
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MessageSujet: Assassinat Marie Mussier   Sam 27 Juil 2013 - 15:39


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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Lun 7 Oct 2013 - 20:14

Sur Planète Justice ce soir à 22H35 retour sur l'affaire Vacher avec un documentaire

Résumé:

Alors qu'à la fin du XIXe siècle, un tueur sanguinaire, décrit comme un «vagabond» dans les villes où il sévit, sillonne la France, le juge Emile Fourquet se penche sur l'affaire non élucidée du petit Victor Portalier. Après un long travail de profilage, il parvient à identifier le coupable : un certain Joseph Vacher, qui reconnaît tous les meurtres. Cette affaire marque un tournant dans l'histoire de la police française : c'est en réaction à l'inefficacité de ses hommes sur ce dossier que Georges Clemenceau crée les célèbres «Brigades du Tigre».

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Sam 19 Oct 2013 - 21:11

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MessageSujet: Moqué par sa fiancée, le sergent Vacher sème les cadavres et les viols   Jeu 31 Oct 2013 - 16:04


25 juin 1893 - Moqué par sa fiancée, le sergent Vacher sème les cadavres et les viols derrière lui
Le sergent Joseph Vacher du 60e régiment d'infanterie de Besançon, 23 ans, s'est amouraché d'une bonne absolument délurée nommée Louise Barrand. Il en est dingue au point d'en négliger son service. Le 25 juin 1893, bénéficiaire d'une permission, il court la retrouver. Mais la belle ne l'a pas attendu, elle s'est entichée entre-temps d'un autre militaire. Cruelle, elle lui jette la "bonne" nouvelle à la figure, s'amusant de son désarroi. Mais Joseph ne désarme pas. Il pose un genou à terre pour la demander en mariage. Louise explose de rire. Il se prend peut-être pour le Bachelor... Épouser ce simplet avec ses allures minables ? Jamais de la vie ! Il est tombé sur la tête !

Joseph se retire, la mort dans l'âme. Le soir même, il revient avec un bouquet de fleurs ramassées sur son chemin pour réitérer sa demande. Louise reprend ses moqueries de plus belle. Cette fois, la coupe est pleine pour le sergent Vacher. Il sort un revolver de sa poche pour lui tirer quatre balles dessus, avant de retourner l'arme contre lui. Non seulement il est cocu, mais il ne sait pas tirer. En effet, tous deux réchappent à leurs blessures. Dommage pour ses futures victimes.

Mutilant et violant

En fait, le chirurgien ne parvient à extraire qu'une des deux balles logées dans le crâne. Joseph se retrouve avec la face balafrée, le côté droit du visage paralysé, sa bouche tordue quand il parle, l'œil droit toujours injecté de sang et son oreille droite suppure en permanence. En le regardant, même Ribéry aurait un mouvement de recul... Inculpé de tentative d'assassinat, Vacher est interné à l'asile de Dole dans le Jura pour y subir un examen psychiatrique afin de déterminer sa responsabilité pénale. En septembre 1893, le psychiatre Guillemin rend son rapport : "Le sieur Joseph Vacher est atteint d'aliénation mentale caractérisée par le délire des persécutions. Il est irresponsable de ses actes." Par conséquent un non-lieu est prononcé et Joseph est transféré à l'asile Saint-Robert dans l'Isère. Au début de son séjour, il est comme une bête en cage, pris d'accès de fureur, de crises de démence, de paranoïa ; il tente même de s'évader. Et puis, comme par enchantement, il devient doux comme un agneau à tel point que, le 1er avril 1894, il est considéré comme guéri !

Une fois dehors, le mouton se transforme vite en loup. Il erre dans les campagnes françaises, trouvant des jobs ici et là dans les fermes tout en tuant, massacrant, mutilant et violant des femmes, des enfants, sans que personne ne le soupçonne. Il parle comme un illuminé et, avec son allure, il inspire surtout la pitié. Vacher est inépuisable, il parcourt jusqu'à 70 kilomètres dans la même journée pour assouvir sa soif de sang. Il sème les cadavres aussi vite que le Petit Poucet ses cailloux, avec toujours le même rituel atroce : il croise un jeune berger ou une jeune bergère, l'assaille, l'étrangle, le met à terre, l'égorge, l'éventre, lui incise les parties génitales, va même jusqu'à planter ses dents dans sa chair et, ultime gâterie, se livre à un acte sexuel post mortem.

Il simule la démence

Celui qui va mettre fin à cette mortelle randonnée est un jeune procureur nommé Émile Fourquet. En 1897, venant de prendre son nouveau poste, son attention est attirée par un dossier en attente particulièrement horrible : le meurtre de Victor Portalier, égorgé, éventré, ses parties génitales tranchées et violé après sa mort. Les témoins décrivent un vagabond, un Quasimodo tout droit sorti d'une foire, mais à cette époque la France compte des milliers de vagabonds, impossible de le trouver ! Fourquet fait le rapprochement avec un autre meurtre commis la veille de l'assassinat de Victor à 100 kilomètres de là, la même boucherie. Dans ce cas aussi, les témoins rapportent avoir croisé un rôdeur au visage déformé... Et si c'était le même homme ?

Fourquet entame une enquête d'envergure malgré les faibles moyens de communication de l'époque et contacte tous ses homologues de l'Hexagone pour vérifier qu'ils n'ont pas de dossiers non élucidés similaires. Au total, il en retrouve une vingtaine. Comment mettre la main sur un vagabond qui change sans cesse de département ? Fourquet fait réaliser un portrait type qu'il adresse à ses confrères, le profilage est né ! Le 4 août 1897, Vacher est arrêté alors qu'il s'apprête à passer à l'attaque. Le procureur à qui on le présente se souvient de l'alerte de Fourquet, l'éventreur est démasqué.

Interrogé par Fourquet, le sergent Joseph Vacher nie les meurtres. Le procureur le harcèle chaque jour pour qu'il avoue. Rien à faire. Le 8 octobre enfin, le tueur se décide à parler, mais exige de publier une lettre à la France dans les journaux. Le procureur accepte. "Tant pis pour vous si vous me croyez responsable... Votre seule manière d'agir me fait prendre pitié pour vous... Si j'ai conservé le secret de mes malheurs, c'est que je le croyais dans l'intérêt général, mais vu que peut-être je me trompe, je viens vous faire savoir toute la vérité : Oui, c'est moi qui ai commis tous les crimes que vous m'avez reprochés..., et cela, dans des moments de rage", écrit Vacher avant d'avouer finalement onze meurtres d'impulsion, sans mobile.

Bien sûr, il met tout sur le compte de la folie. Enfant, il aurait même été mordu par un chien porteur de la rage, et sa démence viendrait de là, selon lui. Fourquet s'adresse au docteur Alexandre Lacassagne, l'un des légistes les plus réputés, l'un des fondateurs de l'anthropologie criminelle, pour étudier la personnalité du tueur. Son diagnostic est sans appel, Vacher est sain d'esprit. Ses crimes sont prémédités. Il les commet systématiquement dans des lieux isolés, il porte toujours un couteau sur lui, et change de département après chacun de ses crimes. Ses crimes ne sont pas ceux d'un fou ! Il simule la démence. Bref Vacher se retrouve aux assises.

Coupable de 11 meurtres

Le procès de Vacher s'ouvre à Bourg-en-Bresse, en octobre 1898. Le tribunal est pris d'assaut par la foule curieuse de voir le tueur. Elle n'est pas déçue. Vacher débarque avec une toque en poils de lapin blanche sur la tête, une pancarte autour du cou sur laquelle il a inscrit : "J'ai deux balles dans la tête." Il chante à tue-tête des airs à la gloire de Jésus et de Jeanne d'Arc. Cependant, il retrouve ses esprits par moments pour expliquer qu'il commet ses crimes lors de crises de démence. "À chaque fois, je suis pris d'une espèce de fièvre, d'un tremblement nerveux, je ne veux pas tuer, ni violer, mais il faut que je le fasse", raconte-t-il. Bah, voyons !

Les témoins défilent pour décrire son enfance. Terrible. Depuis qu'il est gosse, Vacher est la risée de son entourage. Avant-dernier d'une famille de quinze enfants, son père est souvent pris de délires et n'hésite pas à le cogner. Sa mère, elle, baigne dans le mysticisme et a régulièrement des apparitions divines, sans parler de l'une de ses sœurs maniaco-dépressives et d'une autre qui mourra à l'asile. Pour ne rien arranger, il chope très jeune une fièvre typhoïde qui lui laisse des séquelles physiques et psychologiques. Lorsqu'il a 14 ans, sa mère meurt, il devient ouvrier agricole, puis est accueilli chez sa sœur, prostituée à Grenoble. Il fait la fête, profite des charmantes collègues de sa sœur pour attraper une maladie vénérienne qui lui fait perdre un bout de testicule. À 21 ans, il est incorporé dans l'armée. Tous les autres soldats se moquent de lui, il est bizuté autant qu'on peut l'être, chambré à longueur de temps. Malgré tout, il parvient au grade de sergent et se venge sur ses camarades. Lorsqu'il tombe amoureux de Louise, il croit enfin sortir de son enfer quotidien. Mais elle est, comme les autres, odieuse avec lui ! C'est alors qu'il démarre sa carrière de tueur en série.

Le 28 octobre 1898, Vacher est déclaré coupable de onze meurtres avec préméditation et condamné à mort. Son palmarès est probablement bien plus étoffé. Les experts lui attribuent une trentaine de meurtres dans toute la France, certains vont même jusqu'à avancer le nombre de cinquante. C'est simple, tous les meurtres non élucidés deviennent les siens. Mais Joseph Vacher a été exécuté pour onze meurtres, point barre, les familles des autres victimes ne sauront jamais si elles ont croisé la route du monstre sanguinaire. Le 31 décembre, la guillotine tranche la tête de Vacher. Au prêtre venu le confesser, le condamné déclare : "J'embrasserai Jésus-Christ tout à l'heure. Vous croyez expier les fautes de la France en me faisant mourir. Cela ne suffira pas, vous commettrez un crime de plus. Je suis la grande victime de cette fin de siècle." Cause toujours. Couic !

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/25-juin-1893-il-eventre-emascule-et-viole-post-mortem-c-est-joseph-vacher-notre-premier-tueur-en-serie-24-06-2012-1477148_494.php

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MessageSujet: Joseph Vacher, le « Jack l'Éventreur du Sud-Est »   Mar 10 Déc 2013 - 18:19


Joseph Vacher, le « Jack l'Éventreur du Sud-Est »

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/mardi-10-decembre-joseph-vacher-le-jack-l-eventreur-du-sud-est-7767624701

Jacques Pradel revient sur le parcours criminel de Joseph Vacher dans l'émission "L'heure du crime" d'aujourd'hui.

Bonne écoute !
santa

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MessageSujet: Des crimes presque parfaits - Joseph Vacher tueur en série   Mar 31 Déc 2013 - 15:28

Des crimes presque parfaits - "Joseph Vacher, tueur en série"

Une vidéo intéressante à voir rapidement avant que le lien disparaisse :

http://www.tagtele.com/videos/voir/122119/

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Mar 31 Déc 2013 - 20:59

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MessageSujet: Émile Fourquet, juge d'instruction   Sam 18 Jan 2014 - 16:35



Émile Fourquet, juge d’instruction de Belley, comprit que le même individu assassinait partout en France

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Lun 7 Avr 2014 - 17:49

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Lun 7 Avr 2014 - 19:21

Une belle découverte, piotr   

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Mer 30 Avr 2014 - 4:41

Son petit revolver Lefacheux 7 mm.

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Mer 30 Avr 2014 - 17:19

Merci Adelayde pour ce lien...  Very Happy 
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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Mer 30 Avr 2014 - 18:53

dayli yt... pfff je m'y perds...   
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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Mer 30 Avr 2014 - 19:20

J'ai rectifié mon message initial pier : le lien youtube permet de voir l'intégralité du documentaire alors que le lien dailymotion permettait d'en voir une partie seulement.  queen 

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Mer 30 Avr 2014 - 19:38

Merci Mme l'administratrice...   
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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Lun 1 Sep 2014 - 17:24

http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r29983-des-crimes-presque-parfaits/4058004-joseph-vacher-le-tueur-de-berger/

Rediffusion ce soir(si le lien n'est plus valable)
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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Jeu 11 Sep 2014 - 11:49

Adelayde a écrit:
Des crimes presque parfaits - "Joseph Vacher, tueur en série"

Une vidéo intéressante à voir rapidement avant que le lien disparaisse :

http://www.tagtele.com/videos/voir/122119/

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MessageSujet: Anormalité psychique et responsabilité pénale   Lun 6 Oct 2014 - 14:57

Anormalité psychique et responsabilité pénale : le cas Joseph Vacher

Joseph Vacher (1869-1898) est un cas judiciaire à plusieurs titres. « Tueur en série » au sens commun du terme mais non juridique (car il ne fut condamné que pour un seul meurtre), Vacher a fait l’objet, de la fin du XIXe siècle à nos jours, de nombreux travaux relatifs à ses crimes, à sa personnalité, à ses écrits et à l’enquête qui a permis son arrestation. Cette enquête et la relation établie entre Joseph Vacher et le juge d’instruction Émile Fourquet a d’ailleurs été très bien rendue dans l’excellent film Le juge et l’assassin de Bertrand Tavernier (1976).

L’un des points remarquables du traitement judiciaire du criminel que la presse de l’époque appelait « l’éventreur du Sud-Est » est la succession d’expertises médico-légales relatives à son état mental. Le rapport final des docteurs Lacassagne, Pierret et Rebatel illustre une évolution majeure de la pratique expertale de cette fin de siècle.
Alors que Vacher aurait probablement été, dans le premier tiers du XIXe siècle, considéré par les médecins aliénistes comme un irresponsable ; les experts de 1897 ont concilié dans leur appréciation le diagnostic de l’anormalité psychique avec un constat de responsabilité pénale.
Cette position préfigure un processus de responsabilisation des malades mentaux qui sera constaté et mis en débat… un siècle plus tard

Vacher, criminel irresponsable

Joseph Vacher est né en 1869 dans une famille de cultivateurs. Il a effectué son service militaire au 60e régiment d’infanterie à Besançon où s’est fait remarqué par sa violence auprès de ses compagnons de troupe. En juin 1893, après avoir obtenu le grade sergent, il est envoyé en convalescence. Durant ce congé, il tente vainement de convaincre une jeune femme de maintenir sa promesse de mariage, la blesse à la tête en lui tirant trois coups de revolver et tente de se donner la mort en retournant l’arme contre lui. Il en garde une surdité complète de l’oreille droite et une paralysie du nerf facial droit. Vacher est placé à l’asile d’aliénés de Dôle en juillet pour observation et définitivement réformé de l’armée pour troubles psychiques. Requis par le juge d’instruction, le docteur Guillemin, médecin-adjoint de l’asile, rédige un rapport médico-légal portant sur l’état mental de Vacher et le déclare « atteint d’aliénation mentale caractérisée par le délire des persécutions. Il est irresponsable de ses actes » (Rapport cité par Charbonnier, Documents sur l’état mental de Vacher, s.l., s.d., pp.10-17).

L’instruction pour tentative d’homicide avec préméditation est arrêtée par une ordonnance de non-lieu. Vacher est libre mais interné suivant la procédure administrative de la loi du 30 juin 1838, et transféré comme aliéné dangereux à l’asile de Saint-Robert, en Isère, le 21 décembre 1893. Là est commise « l’erreur » contre laquelle tant de psychiatres luttent : Vacher est libéré le 1er avril 1894 avec un certificat de complète guérison. Vacher va dès lors mener une vie de chemineau (vagabond), travaillant ici et là comme journalier, vivant d’expédients, pratiquant une mendicité agressive qui le fait correspondre au stéréotype du vagabond dangereux de son époque. Cette déviance presque banale cache une réalité autrement sanglante. Le 19 mai 1894, soit quarante-neuf jours seulement après sa sortie d’asile, il est à Beaurepaire, en Isère, où il assassine et mutile une femme de 21 ans. Le 20 novembre, à Vidauban, dans le Var, il égorge et mutile une jeune fille de 18 ans. Ces crimes sont d’autant plus abominables qu’ils sont perpétrés dans circonstances qui suscitent une forte réprobation morale (mutilation des parties génitales, lacération, éventration).

Vacher va ainsi perpétrer onze attentats jusqu’au 4 août 1897, date de son arrestation en flagrant délit sur la commune de Champis, en Ardèche, alors qu’il s’attaquait à une femme de 27 ans. Lors de cette nouvelle instruction, le rapprochement est fait entre le signalement de Vacher et celui d’un vagabond recherché dans le cadre d’une procédure ouverte pour l’assassinat de Victor Portalier à Bénonces, en août 1895. Vacher est transféré de la maison d’arrêt de Tournon à celle de Belley, dans l’Ain, où le juge Émile Fourquet, en charge de l’affaire, espère avoir enfin arrêté « l’éventreur du Sud-Est ». Le premier interrogatoire a lieu le 10 septembre 1897. Le 19 septembre 1897, le docteur Bozonnet, médecin de la prison de rédige à la demande du juge un bref rapport d’expertise affirmant que Vacher « est atteint de débilité mentale, d’idées fixes voisines des idées de persécution, de dégout profond pour la vie régulière [...] La responsabilité de Vacher est très notablement diminuée » (Cité par Charbonnier, op. cit., p. 32. - lire le rapport complet du docteur Bozonnet). S’achemine-t-on alors vers un nouveau non-lieu, vers un nouveau placement d’office à l’asile ? (Lire sur Criminocorpus l’acte d’accusation paru dans les Archives d’anthropologie criminelle)

L’affaire défraie la chronique, d’autant que Vacher offre début octobre ses aveux au juge Fourquet en échange de la publication de l’explication de ses crimes par lui-même, dans Le Petit Journal, le Lyon républicain, Le progrès de Lyon et La Croix. Ayant transmis la demande au procureur général de la République, ce dernier répond au procureur de la République près la cour d’appel de Belley, le 11 octobre, « [...] que l’état mental de l’inculpé doit dès maintenant attirer toute votre attention et que, s’il est établi que nous sommes en présence d’un fou, il sera très suffisant d’être fixés sur sa participation aux différents crimes, sans qu’il soit nécessaire de pousser au-delà l’information, qui ne deviendrait nécessaire qu’autant que la responsabilité pénale du détenu pourrait être affirmée ».

Le 16 octobre, la lettre d’aveu en forme de déclaration « Á la France » parait dans Le Petit Journal (Lire deux extraits).

Tandis que l’instruction suit son cours, les grands quotidiens s’emparent de l’affaire, et de la question criminelle qu’elle soulève. Thomas Grimm juge ainsi dans Le petit journal qu’il existe dans la criminalité récidivante une part d’impulsion native, irrésistible, qui devrait autoriser la société à séquestrer de tels individus à vie ; mais il existe aussi, à côté de cette criminalité irréductible et rare, une criminalité d’origine sociale, notamment chez les jeunes délinquants, dans laquelle la responsabilité des parents devraient être engagée, plutôt que de faire peser la sanction pénale sur le seul mineur (Lire l’article complet). Jean Frollo signe dans Le Petit parisien un article plus inquiet en concentrant son propos sur le cas des criminels aliénés : que faut-il en faire ? Ne serait-ce pas prendre un risque énorme et inconsidéré de récidive que de déclarer Vacher irresponsable et de voir ordonner un nouveau non-lieu ? Que diraient les familles qui crient vengeance ? Et quelle serait l’alternative à la peine de mort, si la folie était avérée ? Mettant au jour la peur collective du crime, le propos de Frollo résonne aussi avec le débat contemporain sur la question. Le journaliste se fait en effet l’écho des discussions savantes sur la question, et propose qu’il revienne à un jury spécial composé de juristes et d’aliénistes de se prononcer sur le sort de ces « fous dangereux ». Que l’incarcération se fasse en établissement plutôt asile ou plutôt prison, l’essentiel est de les soumettre « à une observation constante et de ne les relaxer que toutes sûretés acquises contre le retour des méfaits commis ». La tentation du « risque zéro » était déjà là (Lire l’article complet).

L’expertise punitive

L’affaire Vacher allait être conclue par une sanction qui interdisait toute récidive. Le juge d’instruction n’ayant jamais été contraint en droit français par les conclusions des experts, le rapport de Bozonnet n’eut aucune incidence sur la procédure car le juge Fourquet, manifestement insatisfait, commet le 12 décembre 1897 trois nouveaux médecins, et non des moindres : Lacassagne, Pierret et Rebatel. Alexandre Lacassagne, alors professeur de médecine légale et chef de file de l’école criminologique française, Auguste Pierret est professeur de clinique des maladies mentales et médecin-chef de l’Asile départemental d’aliénés de Bron et Fleurey Rebatel, directeur de la maison de santé de Champvert (beau-père d’Édouard Herriot). Ces médecins se transportent à la prison de Belley puis à la prison Saint-Paul (Lyon) pour dresser un long rapport récapitulant dans le détail la vie de Vacher et sa série d’assassinats. Pour ces experts, il ne fait pas de doute que Vacher a été atteint d’une aliénation mentale transitoire lors de sa première tentative de meurtre mais il en était guéri, lorsqu’il sortit de l’asile de Saint-Robert. Reste donc à savoir s’il a commis ses crimes par impulsion morbide ou s’il s’agit d’un criminel responsable. Reprenant chaque affaire, détaillant à chaque fois le mode opératoire et les mutilations pratiquées sur chaque victime, les médecins s’attachent à démontrer que « Vacher choisissait le moment et le lieu du crime, préférait les jeunes bergers ou bergères, les tuait suivant une méthode infaillible et dans des conditions qui font de l’événement une suite d’actes réfléchis » (A. Lacassagne, Vacher l’éventreur et les crimes sadiques, Lyon, Storck, 1899, p. 49.).

Par son dialogue avec les médecins, fait d’entretiens et d’écrits, Vacher escompte un rapide retour à l’asile mais Lacassagne et ses collègues ne l’entendent pas ainsi. Ils savent que des conclusions affirmant l’irresponsabilité pour aliénation mentale peut être pour certains criminels « un brevet d’impunité ». Cette expression forte a plus d’un demi-siècle. Elle fut prononcée pour la première fois en 1846 par un confrère, l’aliéniste Alexandre Brierre de Boismont, pour critiquer précisément la décision d’acquittement qui suit la reconnaissance de l’irresponsabilité pénale (Lire l’article original en ligne sur la bibliothèque Medica).

Pour Lacassagne, Pierret et Rebatel, Vacher est un assassin sadique, un simulateur qui a été, autrefois, atteint d’une aliénation passagère. La conclusion du rapport, en date du 22 juillet 1898, est un certificat d’aptitude à une condamnation :
« Vacher n’est pas un épileptique, ce n’est pas un impulsif. C’est un immoral violent, qui a été temporairement atteinte de délire mélancolique avec idées de persécution et de suicide. L’otite traumatique dont il est porteur semble n’avoir eu jusqu’à présent aucune influence sur l’état mental de l’inculpé. Vacher, guéri, était responsable quand il est sorti de l’asile de Saint-Robert. Ses crimes sont d’un anti-social, sadique sanguinaire, qui se croyait assuré de l’impunité, grâce au non-lieu dont il avait bénéficié et à sa situation de fou libéré. Actuellement, Vacher n’est plus un aliéné : il simule la folie. Vacher est donc un criminel, il doit être considéré comme responsable, cette responsabilité étant à peine diminuée par les troubles psychiques antérieurs ».

Vacher comparaît devant la cour d’assises de l’Ain du 26 au 28 octobre 1898. Charbonnier, son avocat, affirme l’aliénation mentale et dépose une demande de contre-expertise dès le premier jour du procès (Lire la demande). Celle-ci est rejetée. Les débats durent trois jours, durant lesquels Vacher manifeste une attitude incongrue simulant maladroitement, au dire des experts lyonnais, des troubles mentaux. Vacher est condamné, le 29 octobre, à la peine de mort. La sentence est mise à exécution par le bourreau Deibler à Bourg, le 31 décembre 1898. (Voir la Une du supplément illustré du Petit Journal dans l’exposition virtuelle « La peine de mort en France, de la Révolution à l’abolition »)

A l’époque des grandes querelles de la criminologie naissante, il est symbolique que Vacher ait divisé la communauté savante, après sa mort. Sa dépouille fut l’objet d’investigation et d’analyses aux conclusions contradictoires. Le crâne resta à Lyon ainsi qu’une partie du cerveau mais l’autre partie fut envoyée à l’asile de Villejuif où le docteur Toulouse divisa les restes pour examen histologique entre différents médecins, dont Laborde et Manouvrier qui l’étudièrent avec Papillault et Gellé (ils reçurent une partie de l’hémisphère gauche) et Lombroso (qui obtint probablement une copie du moulage et des fragments de l’hémisphère droit). Lacassagne vit en Vacher un aliéné sans anormalités organiques. Cesare Lombroso repéra des anomalies tissulaires et diagnostiqua un criminel-né à tendance épileptique. Manouvrier vit bien dans le cerveau quelques déviations, mais il les qualifia de « normales », quant à Laborde, il affirma que Vacher était un « dégénéré héréditaire constitutionnel ».
(Lire les réflexions de Lombroso, Lacassagne et Toulouse sur le cerveau de Vacher)

La mort de Vacher n’endigua point le flot d’encre suscité par ses actes. Entre exploitation commerciale et réflexion interprétative, la mémoire du criminel était appelée, elle, à rester bien vivante.

Marc Renneville

http://m.renneville.free.fr/?p=235

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Lun 22 Déc 2014 - 18:45

Ce documentaire retrace le parcours criminel de joseph Vacher. Il est plus long que celui que j'ai posté le 31/12/2013  :

https://www.youtube.com/watch?v=Ss91KH5Cb7A

Bonne écoute ! santa

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   Mer 4 Fév 2015 - 15:34



Les bagages de Vacher dans lesquels se trouvent les armes de ses crimes

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MessageSujet: Re: Joseph Vacher - le tueur de bergers - 1898   

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