La Veuve

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 Sante Caserio - 1894

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Adelayde
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Sam 22 Oct 2011 - 21:37


Ces documents rares m'ont été adressés aujourd'hui. Smile

Caserio – Ses dernières pensées.


Le 13 août – Santé Caserio est toujours dans les mêmes dispositions, mêmes insomnies, mais toujours aussi calme, simulé et calculé.
Nous lui conseillons d'écrire, d'exprimer "ses impressions", ses "pensées". C'est ce qu'il fait.

En voici la traduction textuelle :

« Ma pensée,

Pour moi je crois que tous ceux qui sont en prison et qui ont commis un assassinat, pour moi, je les considère comme de pauvres gens, malheureux et ne crois pas qu'ils aient mauvais cœur, ni qu'ils soient cruels et féroces, mais que c'est la faute de la société, mal organisée, qui les a fait devenir assassins ! S'ils n'avaient rien à penser pour leur existence, ils n'auraient pas commis un assassinat, parce qu'on voit bien que sur cent prisonniers, il y en a quatre-vingt-dix qui sont des pauvres ouvriers et dix sont des bourgeois ! Et que ces dix ne sont pas en prison pour assassinat, mais pour faux.

Comme moi à présent je le dis, cela ne vaut pas la peine que je parle ou que j'écrive ; non, mais c'est mon cœur.

J'ai passé ma vie toujours bien quand j'étais enfant, aimé de tous, de mes connaissances et des inconnus ; je n'ai jamais haï personne, mais j'ai toujours souffert de voir les pauvres ouvriers souffrir de la misère !

Je ne puis vous décrire mon cœur qui est si gentil et si bon ! Mais si je pouvais l'enlever et vous le donner dans la main, le mettre dans les mains de ceux qui m'ont condamnés, moi, un jeune comme j'étais sans cœur, comme si j'étais une bête féroce, un sans-cœur, un assassin, je suis sûr qu'ils ne m'auraient pas condamné, mais ils auraient accusé le société de lâche !

Quand on pense que je n'avais même pas le courage de tuer une mouche !!
Je veux vous dire un exemple : quand je prenais une mouche avec mes mains, ou bien je lui enlevais les ailes ou je la tuais ; et quand j'avais fait cela, le cœur me pleurait et je restais un peu pensif pour cette pauvre mouche !

Un autre exemple : je n'avais jamais de questions avec personne, mais une seule fois, j'ai donné un soufflet à un garçon qui travaillait avec moi ; eh bien ! Mon cœur a pleuré plus que lui qui a reçu la gifle !

Mais à présent, je ne pouvais plus voir cette infâme société qui, tous les jours, fait mourir des centaines de pauvres ouvriers dans la plus noire misère ; alors mon cœur fut celui qui a pris le poignard et s'est vengé contre un de ceux qui sont la cause des infamies infinies et d'injustices contre les pauvres ouvriers.
FIN. »

Caserio


(Source : Revue criminelle – Santé Caserio en prison – 1903)

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La mort de Sadi Carnot – Parution dans la presse du matin des funérailles nationales (Recherche Presse 1894)

Il est impossible de s'abstraire encore de l'effroyable nouvelle : le Président de la République lâchement assassiné en plein cortège triomphal, après une journée qui était une apothéose. Il n'existe pas de termes pour flétrir un aussi criminel attentat, dont rien ne vient expliquer ou atténuer l'horreur.

Ce triste souvenir restera inoubliable pour toute la population lyonnaise ; combien plus impérissable encore il restera dans la mémoire et dans le cœur de ceux qui furent les témoins les plus proches du drame.

Si quelque chose pouvait cependant réconforter les esprits au milieu de ce sombre événement, c'est l'unanimité qu'a témoigné dans sa douleur notre belle cité si profondément atteinte dans son patriotisme et dans son honneur national. La consternation était générale, l'indignation universelle ; et comme si la nature eut voulu se conformer au deuil public, des phénomènes qu'on voit rarement se produisaient. Le soleil, à son coucher, au moment où le cercueil de l'infortuné Président sortait, le lundi, de la Préfecture, n'était plus le disque de feu des jours précédents. C'était un globe sanglant d'un rouge vif, qui, dans l'azur du ciel, semblait rappeler l'effroyable crime et le sang versé.

Cette fin tragique a suscité dans l'Europe entière de consolants témoignages de compassion et de sympathie. Elle a montré combien plus grande qu'on ne le pensait était la place que dans la France et dans le monde tenait Carnot. Sa disparition a fait un vide immense ; elle a été comme une calamité générale. La mort a grandi le Président en lui faisant rendre justice par ses adversaires eux-mêmes ; la vérité a parlé devant le cercueil.

L'histoire a le secret de ces réparations solennelles qui sont la justification des uns, le châtiment des autres, et qu'elle sait faire sortir de l'horreur même des catastrophes.

Devant une tombe qui n'est pas encore fermée, il n'est pas permis de tirer des événements aucune conjecture; on peut cependant proclamer, en se plaçant au point de vue des considérations générales, que le Président de la République est mort, comme un vaillant soldat, dans l'exercice de ses fonctions, dans l'accomplissement de son devoir, au champ d'honneur.

Cette journée, qui fut une suite d'ovations, l'a fait entrer vivant dans l'immortalité. Il apparaîtra désormais comme une des figures vénérées de la République, comme un doux martyr qui la scella de son sang, qui donna pour elle les plus grands et les plus hauts exemples, dans l'intégrité de sa vie et dans le stoïcisme de sa mort ; il fut digne de sa famille et l'égal de son aïeul.

Sa gloire est désormais indiscutable et indiscutée. Elle appartient à l'histoire et nul ne touchera à ce glorieux dépôt que ne viendront atteindre ni les défaillances de l'âge ni les incertitudes de la politique. Elle plane au-dessus de toutes les attaques et le nom qu'elle a consacré restera pur entre tous ceux dont nous gardons le souvenir pieux.

Cela ne peut adoucir la douleur intime et présente de la malheureuse famille que la mort de son chef vénéré et tendrement aimé laisse dans le deuil et les larmes ; plus tard cependant, cette douleur ne sera pas sans quelque fierté qui en atténuera l'amertume quand elle fera songer qu'un jour ce grand mort personnifia la France et la République et que l'âme de la Patrie un instant parut en lui.

Pour nous tous qui avons été les témoins de l'inoubliable triomphe et les spectateurs altérés de la catastrophe, le souvenir de Carnot ne s'effacera jamais de notre mémoire ; nous sommes donc assurés d'avoir répondu au sentiment public en réunissant dans un numéro spécial tout ce qui a rapport à cette fatale et tragique journée, tout ce qui contribuera à perpétuer le souvenir du deuil national et spontané qu'elle fit naître.

Henry Noël.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Acte de décès : (document faisant suite à l'article précédent)

Voici l'acte de décès du Président de la République qui a été dressé, à deux heures un quart, à la Préfecture, où les registres avaient été portés :

MAIRIE DE LYON
3° arrondissement

ACTE DE DÉCÈS
Extrait du registre du 3e arrondissement de la ville de Lyon. Année 1894.
Le 25 juin 1894, à deux heures du soir, par devant nous, adjoint au maire de Lyon, officier de l'état-civil, délégué au 3e arrondissement, ont comparu les sieurs Carnot (Sadi), lieutenant du 27e d'infanterie, à Dijon (Côte-d'Or), âgé de vingt-neuf ans, et Rivaud (Georges-Hilaire), commandeur de la Légion d'honneur, préfet du Rhône, cinquante ans, qui ont déclaré que Carnot (Marie-François-Sadi), ingénieur des ponts et chaussées, grand-maître de l'ordre national de la Légion d'honneur, président de la République française, domicilié à Paris, palais de l'Élysée, né à Limoges (Haute-Vienne) le 11 août 1837, fils de feu Lazare-Hippolyte et Grâce-Claire Dupont, époux de Marie-Cécile-Pauline Dupont-Withe, père du premier déclarant, est décédé à Lyon, hôtel de la Préfecture, ce matin, à minuit quarante.

Le décès constaté les déclarants ont signé avec nous après lecture.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le procès de Caserio

Source : Les causeries de Lyon du 7 août 1894 – parution dans la presse Lyonnaise

Le procès de Caserio a été l'événement de la semaine. On a suivi avec passion les comptes rendus de cette cause célèbre, où le plus exécrable des crimes a été commis par un homme de vingt ans, presque un enfant. Les débats en eux-mêmes ont été assez ternes.

Rien de nouveau n'a surgi dans l'interrogatoire et les dépositions des témoins. La genèse du crime comme son exécution étaient connues d'avance par les révélations de l'assassin qui s'était complu à en dire froidement tous les détails, avec le cynisme tranquille d'une âme invulnérable à toute émotion humaine.

Désormais, la personnalité de Caserio apparaît clairement dans sa mentalité monstrueuse. C'est un fanatique, un illuminé farouche, un aveugle instrument de meurtre, comme les Séides du Vieux de la Montagne ou mieux encore comme Ravaillac.

Il y a même entre l'assassinat d'Henri IV et celui du président Carnot de frappantes analogies qui montrent comment se renouvellent, presque pareils, les événements les plus inouïs de l'histoire. Ravaillac était un fanatique religieux, dont le bras fut armé par les sermons des prêtres ligueurs dénonçant Henri IV comme l'ennemi de la religion, répandant le bruit qu'il allait faire la guerre au pape et le déposer.

Ravaillac, frère convers aux Feuillants d'Angoulême, prit au mot ces prédications enragées. Il crut sincèrement offrir en holocauste à Dieu et à l'Église un sacrifice qui leur serait agréable. Et c'est ainsi qu'il se mit en route à pied, et sans ressources, d'Angoulême à Paris, le jour de Pâques 1610, et qu'il tua à coup de poignard le bon roi Henri le 14 mai, après avoir entendu la messe. Il y avait dans le carrosse du Béarnais, rue de la Ferronnerie, les ducs d'Épernon et de Montbazon, les maréchaux de la Force, de Roquelaure, de Lavardin et le marquis de Mirabeau. Aucun ne vit le meurtrier donner le coup mortel. Ravaillac fut arrêté par des gentilshommes de la suite qui eurent mille peines à le soustraire à la vengeance de la foule.

Quel étrange rapprochement, au bout de deux siècles et demi, entre le 14 mai 1610 et le 24 juin 1894 !

On ne saurait imaginer entre deux crimes de plus entière similitude. Il n'y a que les noms et les dates à changer. Le mobile lui-même est identique : J'ai tué pour mon idéal a dit en cour d'assises Caserio avec son éternel sourire. J'ai tué au nom de Dieu affirmait Ravaillac. L'idéal mystique est seulement remplacé par l'idéal anarchiste. Et cet idéal a été prêché à Caserio par les ligueurs du jour, par les écrivains et les orateurs de l'anarchisme qui ont jeté dans ce cerveau ignorant les germes funestes dont l'évolution naturelle a été l'attentat de Lyon. Ah ! combien Me Dubreuil, l'éloquent bâtonnier, a eu raison de maudire ces éducateurs du crime social, lâches apologistes des plus vils forfaits dont ils ont soin de laisser à d'autres l'exécution et l'expiation !

L'expiation ! Elle est proche pour Caserio. Va-t-il, aux approches de la guillotine, sur les marches de « l'abbaye de Monte-à-Regret » renier son acte infâme comme le fit Ravaillac dans les affres de l’écartèlement ? Peut-être. Mais sa quiétude presque heureuse entre les deux gendarmes des assises, sa vanité satisfaite au milieu de l'appareil solennel de la justice qui lui semblait une apothéose, font plutôt pressentir qu'il recevra le couperet fatal aussi froidement qu'il a entendu le verdict de mort Ce n'est plus un homme accessible aux sentiments de l'humanité. C'est un monstre artificiellement fabriqué par l'anarchisme, et jeté pour toujours en dehors de la nature.

Nous apitoyer sur cette brute inconsciente, jamais ! Mieux vaut transmettre une fois de plus notre tribut de respect et de pitié à la Veuve de l'auguste victime qui dort au Panthéon. C'est à elle, à son deuil injuste porté avec tant de noblesse, à ses souffrances imméritées si profondément ressenties, que va l'hommage de la France et du monde...

Jacques Mauprat
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Dim 23 Oct 2011 - 6:15

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Adelayde
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Dim 23 Oct 2011 - 13:02

Une très belle image de l'attentat, Piotr. Plus réaliste que toutes celles que j'ai pu voir jusqu'à présent.
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Adelayde
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MessageSujet: Préparatifs pour l’exécution de Sante Caserio   Dim 23 Oct 2011 - 16:04


Ces documents m'ont été transmis.

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La Presse, dans son numéro du 17 août 1894, consacre plusieurs articles à l'exécution de Sante Caserio.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k547443n

Préparatifs pour l’exécution de Sante Caserio

Le montage de la Guillotine :

A quatre heure du matin, Deibler prend la guillotine à la garde de Perrache ; On y attelle les chevaux du service des prisons ; un piquet de gendarmerie à à cheval entoure la voiture qui se dirige vers le cours Charlemagne. Dans le fourgon ont pris place les trois aides. Sur le lieu du supplice la voiture fait halte. Deibler en descend. A l'intérieur apparaîssent les aides qui commencent le montage du sinitre instrument.

On pose d'abord sur le sol et on ajuste de solides pièces de bois qui doivent supporter la guillotine. Des montants d'une hauteur de quatre mêtres maintenus par des crampons en fer y sont emboités. Les montants sont écartés de 37 centimètres et ils sont reliés à la cîme par un chapeau en bois.
Puis c'est la lunette que l'on assujettit, elle est à un mètre au dessus du sol.
La partie supérieure se lève au moyen d'une poignée et s'abaisse en frappant sur un ressort.
Au tour du couperet maintenant. C'est une lame d'acier triangulaire enmanchée dans une masse de plomb de 160 kilogrammes.
Verticalement, devant l'appareil est disposée la bascule. A droite, le panier rouge et, sous l'horrible machine, une auge oblongue où roulera tout à l'heure la tête du supplicié.
Deibler fait jouer le couteau en manœuvrant le couperet dans ses coulisses.
Tout va bien !
Une dernière fois le couperet est levé, les galets de la planchette sont savonnés et deux seaux d'eau préparés pour laver la machine après l'exécution.

Deibler monte avec ses aise, Berger Alexandre et son fils dans le fourgon et on va chercher Caserio à la prison de Saint Paul...


Quelques mots sur Deibler :
Un mot de Deibler, le second héros du terrible drame qui va se dérouler sous nos yeux dans un instant. Une tête insignifiante, l'air d'un bon bourgeois. La figure est anguleuse, l'oeil atone, la barbe taillée en pointe et assez clairsemée.
L'exécuteur des hautes oeuvres est âgé de 71 ans, on ne lui en donnerait guère que 60. Il paraît bien moins âgé que son premier aide, M. Berger, dont la barble et les cheveux sont d'une blancheur neigeuse.
Sans paraître trop préoccupé, il surveille les apprêts de la sinistre besogne. Il n'est point affairé, ainsi qu'il convient à un homme qui en a bien vu d'autres...
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Dim 23 Oct 2011 - 20:53

Citation :
Masse de plomb de 160kg pour le mouton...
Laughing

Son aide Alexandre BERGER est-il le père de l'exécuteur d'Alger?

_________________
Potius mori quam foedari
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Lun 24 Oct 2011 - 9:45

CARNIFEX a écrit:
Citation :
Masse de plomb de 160kg pour le mouton...
Laughing

Son aide Alexandre BERGER est-il le père de l'exécuteur d'Alger?
Bonjour, Carnifex !
Alphonse-Léon BERGER (et non pas Alexandre...) est bien le père d'André Berger, dont la mère était Olympe Roch, fille de Nicolas Roch, successeur d'Heidenreich et prédécesseur de Louis Deibler.Son oncle maternel,(donc le fils de Nicolas), Henri Roch, fut exécuteur d'Alger de 1928 à 1945, date à laquelle il fut mis à la retraite d'office, car il était devenu plus ou moins gâteux .Henri Roch était le parrain de F. Meyssonnier.
Pour en revenir au compte-tendu de l'exécution de Caserio mis en ligne par Adelayde, il est fait mention de 3 aides : Berger, Anatole et X
Je n'ai pas trouvé trace d'un aide nommé Alexandre, et ce qui précède montre qu'il n'y a pas d'Alexandre Berger...
Jourdan, auriez-vous des lumières à ce sujet Idea Question
Bonne journée !
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Adelayde
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Mar 25 Oct 2011 - 12:06

Un peu d’humour dans cette affaire tragique...

Ce document surprenant m’a été transmis.



Le Journal du Dimanche, 5 août 1894

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tsasapala
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Mar 25 Oct 2011 - 12:42

Adelayde a écrit:

Ces documents m'ont été transmis.

Le montage de la Guillotine :[/b]
A quatre heure du matin, Deibler prend la guillotine à la garde de Perrache ; On y attelle les chevaux du service des prisons ; un piquet de gendarmerie à à cheval entoure la voiture qui se dirige vers le cours Charlemagne. Dans le fourgon ont pris place les trois aides. Sur le lieu du supplice la voiture fait halte. Deibler en descend. A l'intérieur apparaîssent les aides qui commencent le montage du sinitre instrument.

On pose d'abord sur le sol et on ajuste de solides pièces de bois qui doivent supporter la guillotine. Des montants d'une hauteur de quatre mêtres maintenus par des crampons en fer y sont emboités. Les montants sont écartés de 37 centimètres et ils sont reliés à la cîme par un chapeau en bois.
Puis c'est la lunette que l'on assujettit, elle est à un mètre au dessus du sol.
La partie supérieure se lève au moyen d'une poignée et s'abaisse en frappant sur un ressort.
Au tour du couperet maintenant. C'est une lame d'acier triangulaire enmanchée dans une masse de plomb de 160 kilogrammes.Verticalement, devant l'appareil est disposée la bascule. A droite, le panier rouge et, sous l'horrible machine, une auge oblongue où roulera tout à l'heure la tête du supplicié.
Deibler fait jouer le couteau en manœuvrant le couperet dans ses coulisses.
Tout va bien !


un mouton de 160 kg Shocked quand il tombe, tout s'écroule......

Le pêcheur magnifie tuojour ses poissons
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Mar 25 Oct 2011 - 13:39

Citation :
Un mouton de 160 kg, quand il tombe, tout s'écroule...

Non, mais il s'enfonce d'un metre dans le trottoir. C'est pour ca qu'il y a toujours une lame rechange.
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Mar 25 Oct 2011 - 16:23




Le Progrès Illustré, 26 août 1894
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MessageSujet: Giovanni Caserio    Mer 26 Oct 2011 - 11:02

Dans un article du journal "Le Progrès" en date du 7 décembre 1895.... quelques mois après l'assassinat par Santo Caserio du Président Sadi Carnot.... on pouvait y lire :

"Nous lisons dans le "Courriere della serra" :

Giovanni Caserio, frère cadet de Santo, est un jeune homme de 23 ans. Aussitôt après l'assassinat du Président Carnot, la police italienne commença contre lui une série d'investigations et d'enquêtes le tenant en surveillance incessante dans la crainte que les idées anarchistes de son frère ne fussent partagées par ou lui ou que, encore, il ne fut le dépositaire du secret de quelques complots.

Giovanni Caserio, qui était valet de chambre, perdit successivement sa place à Turin et à Milan, ses patrons ne voulant pas supporter à chaque instant de voir leur domicile exposé aux perquisitions de la police.

Le pauvre diable ne sachant plus à quel saint se vouer se fit frère capucin. Il entra dans un couvent, à Borgo-San-Donino, en qualité de novice. Il était à la veille d'être admis au titre de régulier lorsque le père provincial des capucins, qui est français, apprenant qu'il était le frère de l'assassin de Monsieur Carnot refusa de le garder plus longtemps.

Giovanni Caserio vient de demander à changer de nom".


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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Mer 26 Oct 2011 - 12:04

Article paru dans le journal "Le passe-temps" de 2 juillet 1894 dans la rubrique "Par çi, par là" rédigé par Maurice P.

"Depuis huit jours, je ne peux ouvrir un journal sans y trouver toutes les dix lignes le nom de Santo Caserio et j'avoue bien sincèrement que cela me fait honte.

Que la justice s'occupe de l'ignoble assassin de M. Carnot, que le bureau du juge Benoist soit surchargé de ses photographies, que le télégraphe joue dans toutes les directions à son endroit, c'est parfait et bien naturel. Il appartient à la justice, et en s'en occupant, elle ne fait que son devoir.

Mais que sous prétexte de renseigner le public, on lui consacre chaque jours plusieurs colonnes, dont celles du lendemain ne sont généralement que la répétition de celles de la veille, que son nom soit crié à chaque carrefour avec un sous-titre plus ou moins engageant et que sa face de lâche soit reproduite en première page, ces procédés me font de la peine pour nous, car je n'y vois qu'un sujet de réclame répugnant autour duquel nous devrions maintenant faire le silence, jusqu'au jour de l'expiation.

Que les journaux dont le tirage ne brille que de ces boniments macabres en usent et en abusent, nous n'y pouvons rien, ils sont plutôt à plaindre qu'a blâmer, d'en être réduits là, mais que la presse sérieuse cesse enfin de faire une sorte d'apothéose à tous ces cabotins du crime, dont les complices s'enorgueillissent de cette réclame et en éprouvent une malsaine satisfaction.

Laissons une bonne fois de côté, dès que le crime est accompli et que nous en avons instruit nos lecteurs, tous ses assassins vulgaires que nous retrouverons dans les bras de la "veuve" et occupons nous seulement des victimes, qui sont toujours intéressantes et dignes des biographes.

Dans le cas présent, le public ne s'en plaindrait certes pas !


Photographie de Jules Sylvestre, 18 x 24 cm - Départ du corps du Président Sadi Carnot, assassiné à Lyon le 24 juin 1894



http://collections.bm-lyon.fr/BML_01ICO001014ccb24b8dc3a8/Source0.jpg
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Mer 26 Oct 2011 - 12:56

Des documents rares et de grande qualité
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Mer 26 Oct 2011 - 14:53

tsasapala a écrit:

un mouton de 160 kg Shocked quand il tombe, tout s'écroule......
Le pêcheur magnifie tuojour ses poissons
Il s'agit manifestement d'une coquille, Tsasapala. Les recherches ont commencé...
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Mer 26 Oct 2011 - 14:53

[quote="Archange"]Dans un article du journal "Le Progrès" en date du 7 décembre 1895.... quelques mois après l'assassinat par Santo Caserio du Président Sadi Carnot.... on pouvait y lire :

"Nous lisons dans le "Courriere della serra" :

lorsque le père provincial des capucins, qui est français, apprenant qu'il était le frère de l'assassin de Monsieur Carnot refusa de le garder plus longtemps.
Giovanni Caserio vient de demander à changer de nom".

[quote]


un bon exemple de la charité chrétienne Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil


"Vous aurez à pardonner votre frère non 7 fois....... mais 70 fois 7" dit un gars avec les cheveux longs ....

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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Mer 26 Oct 2011 - 17:04

Adelayde a écrit:
tsasapala a écrit:

un mouton de 160 kg Shocked quand il tombe, tout s'écroule......
Il s'agit manifestement d'une coquille, Tsasapala. Les recherches ont commencé...
Les recherches ont abouti… study

« Au tour du couperet maintenant. C'est une lame d'acier triangulaire enmanchée dans une masse de plomb de 160 kilogrammes. »



L’article en cause est tiré du journal « Le Nouveau Lyon », n° 22 du 17 août 1894.
http://collections.bm-lyon.fr/PER00312121/PAGE0_View

Une... lourde coquille journalistique.
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Jeu 27 Oct 2011 - 0:22





Musée Henri-Malartre à Rochetaillée-sur-Saône qui conserve ce véhicule (inv. 1972-01-16). La voiture, décorée aux armes de la ville de Lyon, est probablement celle dans laquelle fut assassiné le président Sadi Carnot, le 24 juin 1894


Dernière édition par Archange le Lun 31 Oct 2011 - 18:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Jeu 27 Oct 2011 - 9:49

[quote="Adelayde"][quote="Adelayde"]
tsasapala a écrit:



L’article en cause est tiré du journal « Le Nouveau Lyon », n° 22 du 17 août 1894.
http://collections.bm-lyon.fr/PER00312121/PAGE0_View

Une... lourde coquille journalistique.[/b][/color]



vous êtes un enquêteur implacable



Brava
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MessageSujet: Au Cimetière   Ven 28 Oct 2011 - 14:19

L'acte de décès de Caserio a été dressé à la Mairie du 2ème arrondissment. A 6h40 - Caserio a été inhumé au cimetière de la guillotine dans l'ossuaire situé derrière le carré D11.

Le commissaire de police du quartier Saint-Louis, M. Moine-Picard, assistait à la mise en bière faite par les soins des employés des hospices civils de Lyon. L'autorité administrative a fait choix de cet emplacement dans le but d'éviter les incidents qui se sont produits à Paris sur la tombe de l'anarchiste Vaillant.

Dans le trajet de la prison au cimetière, aucun incident ne s'est produit. Le fourgon qui contenait les restes du supplicié n'a été l'objet d'aucune manifestation. Quelques rares curieux formaient la haie sur le passage.

Dernier détail : la section de la tête a été faite immédiatement au dessus du cervelet : du noeud vital au menton.


Article paru dans "la presse" n°811 du 17 août 1894
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piotr
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Sam 29 Oct 2011 - 5:57

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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Lun 31 Oct 2011 - 22:53

caserio4 par michel-j, sur Flickr

Désolé; la photo faisant l'objet d'une restriction ne peut être reproduite... Alors que rien ne le signale avant.
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MessageSujet: Obsèques de S. Carnot   Mar 15 Nov 2011 - 11:39

1894 Obsèques de Sadi Carnot.

Sadi Carnot fut nommé président à la suite de la démission de Jules Grevy, mis en cause dans l’affaire des décorations. C’est au moment du vote des « lois scélérates », visant à réprimer l’agitation syndicale et anarchiste, qu’il se fit poignarder par l’anarchiste italien Géronimo Casério.



Les trois photos qui suivent sont attribués, sous réserve par leur propriétaire, aux funérailles de Sadi Carnot :







Source : http://www.attelage-patrimoine.com/article-musee-des-carrosses-char-funebre-louis-xviii-86491397.html
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Dim 27 Nov 2011 - 12:54

http://collections.bm-lyon.fr/presseXIX/PER00312121?page=1&highlight=deibler
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MessageSujet: Re: Sante Caserio - 1894   Dim 27 Nov 2011 - 14:21

ancien a écrit:
j'aimerais bien qu'on se penche dessus .

Il suffit de se pencher sur les pièces d'instruction, les interrogatoires de Caserio et des témoins ou encore de lire les propos des gardiens qui ont assistés à ces derniers jours pour se rendre compte que le procès a été baclé. Tout était joué d'avance, à la seconde même ou Caserio s'est fait arrêter. Il était condamné à mort bien avant que le délibéré tombe... pour la simple raison qu'il fallait apporter une réponse rapide à un acte qui avait fortement touché l'opinion publique. Les violences qui ont suivi cet assassinat à l'encontre de la population Italienne en sont une preuve. Aujourd'hui... j'ignore si Santé Caserio serait considéré comme irresponsable de son acte... mais quoiqu'il en soit il aurait sans douté été reconnu que son discernement était altéré... ce qui lui aurait sans doute sauvé la tête.
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MessageSujet: Caserio était-il fou ?   Dim 27 Nov 2011 - 19:48

En 1894, il y a une vraie volonté d'exemplarité de la part des autorités qui se caractérise d'abord par la rapidité de l'instruction (d'une durée moyenne de 6 mois, celle de l'affaire Caserio sera de 40 jours). En outre, on note des irrégularités de procédure flagrantes : initialement prévues pour les 25 et 26 juillet, le procès de Caserio fut reporté à la dernière minute aux 2 et 3 août par lettre du procureur général, afin que l'on puisse y appliquer les dipositions de la loi du 28 juillet réprimant les menées anarchistes, et cela au mépris du principe de non rétroactivité de la loi.
On est en présence d'une volonté de punir le crime à tout prix et la sanction doit être à la mesure de l'exceptionnalité du crime. Le procureur générl évoquera la nécessité du "châtiment suprême".

D'ou ce refus de reconnaître la folie du criminel afin de le soustraire au jeu des circonstances atténuantes puisque, en vert de l'article 64 du code pénal, "il n'y a ni crime, ni délit si le prévenu était en état de démence au moment de l'action ou lorsqu'il a été contraint par une force à laquelle il n'a pas pu resister".

La responsabilité de Caserio fut invoquée et affirmée sans que l'on puisse recourir au concours objectif d'experts psychiatres.

Aucune expertise psychiatrique ne fut effectuée sur Caserio et le président des Assuses ainsi que le Procureur général s'efforcèrent, tout au long du procès, de souligner le caractère conscient et lucide du crime, en minimisant l'épilepsie supposée du père de l'assassin, et en insistant sur la préméditation du meurtre. Cette occultation de la folie de l'assassion se retrouve également dans la presse. L'unique parole criminologique a être publiée fut celle de Lacassagne, seul savant autorisé a rencontrer l'assassin, et farouche partisan de la responsabilité. Quant à Lombroso et Régis, voyant dans l'acte de Caserio un acte d'aliéné, ils ne purent exposer leur oinion que dans les journaux étrangers. Il est par ailleurs intéressant de noter que ces avis divergents ne seront publiés qu'en 1895 dans les revues criminologiques, alors que le livre de Lacassagne paraîtra dès 1894.

Aucune disposition n'existant dans le droit pour qualifier l'assassinat du Président de la République, on retrouve également de la part des autorités, déterminées à assurer au crime un châtiment exemplaire, le même refus de l'assimilation pénale au crime politique, soustrait à la peine de mort depuis 1848. Cette démarche était d'autant plus aisée que la notion même de crime politique n'avait jamais été définie par la loi. En 1894 c'était ainsi, respectivement à la théorie anarchiste dont se réclamait Caserio, dans la catérgorie des "infractions sociales" que l'on avait rangé le crime, l'excluant par conséquent de la catégorie du crime politique.

Son geste pénalement relégué à un simple homicide, Caserio allait pouvoir payer de sa vie l'offense qu'il avait faite à l'Etat.



Source : Cette analyse est fortement et librement inspirée de cet ouvrage : Crime, History & societies, par international association for te history of crime and criminal justice.
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