La Veuve

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 Exécutions en Algérie

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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Mar 8 Avr 2014 - 9:57

* Après la condamnation de Zaoui  un pourvoi en cassation est déposé.
                                                                                                       
Il fut présenté par maîtres Mayer et Pluyette.
Ce dernier développa oralement deux des six moyens du mémoire écrit.  
Il expliqua que la défense avait, devant la cour criminelle, déposé des conclusions tendant à l’audition immédiate du professeur Girard et que la Cour avait répondu par un arrêt déclarant « qu’il n’y avait pas lieu au renvoi sollicité et, qu’en conséquence, il devait être passé outre aux débats ». D'où maître Mayer concluait que les magistrats n'avaient pas répondu aux conclusions, qui ne demandaient nullement un renvoi de affaire, mais une audition au cours des débats, se prolongeant pendant plusieurs audiences, C'est donc la cassation de l'arrêt du 28 juin que demandait le défenseur.
Le rapport du conseiller Léon Ducom et les réquisitions de l'avocat général Carrive concluaient, au contraire, au rejet du pourvoi.
Le 26 octobre, la Chambre criminelle rend son arrêt : le pourvoi d'Aaron Zaoui est rejeté.


(d’après le Journal des débats politiques et littéraires, du 28-10-1938).

* Le recours en grâce

Le 19 décembre 1938, Maître Tabet est reçu par le président Albert lebrun. 
                                                             
__________________________
Quotidien l’Echo d’Alger, du 30 décembre1938.
(source : gallica.bnf.fr)                                       

Les exécutions

TROIS TÊTES TOMBENT A ORAN

HENRI ZAOUI  A ÉTÉ GUILLOTINÉ HIER MATIN


L'assassin de Jules Aubertin
a marché courageusement à la mort

 " Je meurs innocent ! "
a-t-il clamé en face du couperet


Son exécution a été immédiatement précédée                                                            
de celles de deux indigènes

Une foule énorme maintenue au loin par le service d'ordre
aux derniers moments du condamné


[DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL]

La nouvelle du rejet de la grâce de Zaoui avait été officiellement tenue rigoureusement secrète, de même que celle du jour de son exécution qui ne fut communiquée aux autorités Oranaises que mercredi vers le milieu de l'après-midi.

Si l'information sur le dernier acte du drame de Noisy-les-Bains avait cependant transpiré parmi la population algéroise, aucune précision n'était généralement connue à Oran. On savait bien que deux indigènes, Fakrar Mohamed ould  Abdelkader, dit «Tayeb», et Nour Taher ben Saïd, dit «Djir Tahar», agresseurs et voleurs notoires du quartier nègre et auteurs, le 10 mai 1936, de deux assassinats dont l'un leur avait rapporté 15 francs et l'autre 3 francs, devaient, en vertu d'un arrêt de la cour criminelle d'Oran, être probablement exécutés le lendemain, rien de précis n'était encore ébruité sur le sort de Zaoui.

Les bois de justice étaient arrivés le matin même et les desservants de la « veuve » quelques heures après ; mais rien encore, en ville, dans l’attitude et les conversations des citadins, ne permettait de soupçonner l'imminence du tragique événement. Le soir, à la sortie des magasins et des bureaux, les nombreuses et belles filles qui font la parure chatoyante du boulevard Séguin accomplissaient, comme à l'accoutumée, dans des cascades de rires, leur vespérale promenade sous le rutilement multicolore des annonces lumineuses et l'éclat flamboyant des vitrines.

La nouvelle se répandit assez tard que trois têtes et non plus deux seulement seraient remises à M. d'Alger et à ses aides. Ce fut alors comme une traînée de poudre. Dans les cafés, où la vie se poursuit, ici, suivant la coutume espagnole, jusqu'à une heure avancée de la nuit, elle fit bientôt l'objet unique et général des conversations.
Aucune fièvre cependant dans des controverses quelquefois animées entre interlocuteurs de races différentes et qui s'opposent parfois. La justice populaire avait prononcé son verdict, toutes les voies légales de recours avaient été épuisées; plus rien ne pouvait différer l'échéance inéluctable.

Aussi, dès minuit, à pas feutrés et conversant à mi-voix, des groupes nombreux se dirigent vers la nouvelle prison civile qui, au-haut du boulevard Paul-Doumer, face à un ancien champ de manœuvre, à l'intersection des routes de Valmy et du cimetière de Tamaschouet, dresse la blanche et froide nudité de ses bâtiments neufs.

Une foule hétéroclite

Un peu plus tard les salles de spectacles, et plus tard encore les dancings apportèrent leur appoint de gens curieux et aussi de fêtards blasés avides de sensations nouvelles. Tous ceux qui déjà sur place veillaient par devoir professionnel ne virent pas sans inquiétude les terrains avoisinants progressivement envahis par une foule où se remarquaient des couples trop élégants. D'aimables personnes mieux faites pour étinceler aux lumières d'une réunion mondaine exhibaient des fourrures audacieusement parfumées. Des autos, aux phares brutaux, amenaient cette foule frivole, jacassante et indifférente à l'angoisse du moment.

M. le Commissaire central, les colonnes de tirailleurs sénégalais, de tirailleurs algériens, de zouaves, de gardes mobiles, qui occupaient un carré d'environ quatre cents mètres de côté, mirent bon ordre à cette regrettable invasion dès 3 heures du matin.
S'il n'avait fallu que montrer patte blanche, les belles de cette nuit eussent été sauvées. Mais il était nécessaire de justifier d'une obligation professionnelle et d'une rigoureuse identité préalablement contrôlées par les services préfectoraux. Et la police sut dénicher les plus audacieuses tapies au fond de voitures, en d'invraisemblables recoins et jusque sur les murs d'un cimetière voisin.

Plusieurs milliers de personnes sont là (*), maintenant refoulées et maintenues par un double barrage jumelé, à plusieurs centaines de mètres du lieu de l'exécution, dont elles n'apercevront probablement rien. Mais elles demeurent pressées les unes contre les autres en plusieurs rangs, stoïques sous la froideur glaciale de cette nuit de décembre, dont l'aube tarde à dissiper dans le ciel les myriades d'étoiles qui y scintillent d'un admirable éclat.

(*) Un blog consacré au Maghreb cite le chiffre de 10 000 personnes. On sait que le nombre de spectateurs rapporté dans des articles de journaux, des rapports de police, n’était pas toujours fiable, parfois très exagérément grossi. Cette petite note ne préjuge pas de l’inexactitude du nombre avancé ci- dessus.

A quatre heures, les soubassements de la sinistre machine sont assemblés sur le macadam de la route, à vingt-cinq mètres environ de la porte de la prison. La mollesse de la terre 
meuble qui y donne immédiatement accès n'offrant point assez de garanties pour assurer une stabilité suffisante pendant les trois opérations qui doivent se succéder à un rythme accéléré.
                                                                                                                                 
Sur la route

A quatre heures trente, les barrages massifs n'encadrent plus qu'une cinquantaine de témoins, tandis que la foule, dans le lointain, forme une haie d'ombre indécise violemment trouée à un moment par un large éclat de magnésium. C'est un photographe qui a essayé d'opérer à l'aide d'un encombrant appareil à pied que la police a tôt fait de saisir.

Les préparatifs de M. d'Alger
                                                                                                                     
M. Roques (Henri Roch), coiffé de son melon réglementaire et vêtu d'un imperméable mastic et ses aides, affublés de cottes bleues, se mettent au travail. La déclivité du sol de la route rend difficile la besogne accomplie en silence, à la lueur de deux lampes électriques placées à cet effet entre deux poteaux télégraphiques. Aidé de son niveau d'eau, comme un bon ingénieur, M. d'Alger rectifie l'équilibre de sa machine qui dresse bientôt ses deux bras noirs vers les étoiles.

Sur une place maintenant dégagée, face aux murs blancs du bâtiment pénitentiaire, la « Veuve » donne l'illusion d'une extraordinaire hauteur.
Des arroseuses municipales s'arrêtent qui serviront tout à l'heure au nettoyage rapide de la chaussée, ensanglantée, puis deux fourgons des pompes funèbres qui transporteront les corps à leur cimetière respectif. Une voiture de tourisme, vide, est placée non loin de là; elle servira tout à l'heure de vestiaire aux aides lorsqu'ils endosseront leurs costumes noirs.

Il est 6 heures. Le jour tarde encore à paraître. Déjà cependant l'on reconnaît les officiels arrivant par groupe :
MM. Regismanset, procureur de la République ; de Viniout, substitut ; Rocca, juge d'instruction ; Mes Brizon et Bourlaud, défenseurs de Fakrar et de Nour ; M. le bâtonnier Tabet et Me. Murtula, défenseurs de Zaoui ; MM. Herréra, greffier d'instruction ; Louet, greffier d'assises ; Askinadzi, grand rabbin ; Abordgel, du consistoire ; Bourek-bah Abdbelkader, cadi ; le muphti Ben Khalfat el Abib ben Abdelkader, etc.

Attente angoissante

A 6 h.15, les lumières sont éteintes. Brusquement, à droite, imposante, se détache la lourde masse du rocher du Santa-Cruz surmontée de son frêle oratoire.  
La vaste esplanade apporte dans cette subite pénombre son immense et lourd mystère dominé par le moutonnement confus des rumeurs de la foule, traversé par des bruits divers : piétinement des chevaux, l'activité quotidienne qui s'éveille dans les gares et les usines environnantes, roulement produit sur le sol par les hommes du service d'ordre qui frappent du pied pour se réchauffer.
                                                                                                                               
Une étoile filante irradie le ciel. Des commandements se font entendre dans une caserne toute proche. Dehors, les rares assistants sont étroitement groupes près de la machine justicière. Très pure, l'aube commence à éclaircir l'horizon. Il fait froid. On peut maintenant voir l'ensemble des masses humaines contenues par les barrages et des grappes de spectateurs agrippés aux arbres, perchés sur les murs, les toits et les terrasses environnantes.

Le réveil du condamné

Six heures trente, c'est l'instant du réveil. On se regarde sans mot dire.
Les magistrats pénètrent dans la prison. Ils vont aux cellules des condamnés. Arrivés à celle de Zaoui, ils le trouvent éveillé, étendu sur son lit.
M. Regismanset s'avance :
— Zaoui, ayez du courage, votre recours en grâce est rejeté.
Qui êtes-vous ? lui demande le condamné de la même voix sourde que nous avons entendue aux audiences.
                                                                                                                           
M. Regismanset se fait connaitre et l'homme auquel il ne reste plus que quelques minutes à vivre dit au procureur de la République :
Je n'ai qu'une déclaration à faire ; sur la tête de mes trois enfants je jure, au moment où je vais mourir, que je suis innocent du crime dont on m'accuse.
Le coupable c'est
(et il cite ici un nom) qui connaissait bien le regretté Aubertin et sa veuve. C'est après la première autopsie, après le départ des trois médecins et avant l'arrivée, une heure plus tard, du commissaire Mathieu, qu'il a tiré les trois balles dans le cadavre pour toucher la prime d'assurance de trois cent mille francs.
» J’adjure la justice de faire toute la lumière sur cette affaire, de rechercher et de punir le vrai coupable
. »
                                                                                                                               
Cette déclaration, dont nous avons respecter autant que possible l'intégrité du texte, a été faite d'une voix calme et posée par Zaoui, au procureur de la République, qui l'a recueillie et consignée. Puis, rapidement, ce sont les prières, la lugubre toilette, la satisfaction des dernières volontés.

Première exécution

Dehors il fait plein jour et le soleil brûle de ses premiers et ardents rayons.
Il est 7 h. 15. Un silence subit. Les deux battants de la large porte brune s'ouvrent. L'assistance n'a plus qu'un seul regard. Fakrar apparaît le premier, exsangue, défaillant, presque porté par les deux hommes noirs. Il a cependant la force de faire, de la tête, un signe d'adieu à un gardien qu'il aperçoit sur sa droite. Le bruit sinistre du déclic se fait entendre. Un corps roule dans le panier.
Armés de seaux, d'arrosoirs et d'éponges, les aides s'activent tandis que M. d'Alger remonte le triangle d'acier, rajuste le déclic, puis fait un signe de la main droite.

Une deuxième tête tombe
                                                                                                                              
Et c'est alors, à 7 h.16, Nour Tahar qui s'encadre dans le rectangle de lumière. C'est un négroïde à la forte carrure. Il marche la tête droite. Il a aux lèvres une cigarette qu'il crache lorsqu'il voit la machine.
Et rapidement encore, justice est faite.

Zaoui marche à la mort

Il ne reste plus à Zaoui que quelques secondes de vie. Il est 7 h.17. La porte s'ouvre à deux battants pour la troisième fois. Le voici. Il n'a plus son veston bleu croisé. Son cou est nu. Le col de sa chemise blanche largement échancré jusqu'aux épaules.
Lui aussi dit un dernier adieu à des gardiens. Il est brave, mais si pâle !
Tout son large corps est tendu jusqu'aux lèvres mêmes, bandé comme une corde d'arc. Mais il marche. Il a franchi quelques mètres. Il regarde la guillotine.

Je meurs innocent !

Arrivé près de la bascule il aperçoit dans le panier l'horrifiant spectacle des deux corps qui l'y ont précédé. Il a, de tout le buste, un mouvement de recul. Il tourne la tête a gauche. Il crispe la mâchoire en un réflexe que nous lui connaissons ; et il crie très distinctement : « Je meurs en innocent ! ».
On le saisit, il est précipité sur la planche, on le pousse et le couperet tombe pour la troisième fois.

Justice est faite

Dans un silence impressionnant un seul bruit : le bruit — ce bruit terrible, unique ! — du lourd couteau déclenché. Pas un murmure, seul un halètement qui passe comme un souffle se produit dans la foule immense. A-t-on seulement vu ?
En un éclair tout est terminé. Il est 7 h. 20. Les fourgons funèbres s'approchent, les aides en descendent les cercueils qui se referment sur leur lamentable proie, et qu'ils enlèvent ensuite comme un travail de force, en athlètes.
Les fourgons repartent vers les dernières demeures, encadrés de gardes mobiles à motocyclettes. Les officiels s'en vont. La foule se disperse lentement. Me Tabet qui a suivi l’exécution, est là, devant la prison. L'éloquent défenseur est livide. Il nous dit ce que furent les derniers instants de son client.

Fernand HUGUES

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MessageSujet: Exécution à Bouira. 4 août 1909. Cherigui Mohamed ben Mohamed   Mer 9 Avr 2014 - 16:25

CHERIGHI
Mohamed ben Mohamed
: 1888
Date de la condamnation : 02/04/1909
Motif de la condamnation : assassinat suivi de vol sur la personne du sieur DUPONT, colon dans la banlieue de Bouira.
Juridiction : cour criminelle d’Alger
Date de rejet: 30/07/1909
Remarques : le condamné a été exécuté le 4 août à Bouira.

(source : Archives nationales [site de Paris] - Dossiers de recours en grâce de condamnés à mort 1900-1916, par Denis Habib).

______________________
                                                     
Revue l’Afrique du Nord Illustrée , du 21-08-1909.
(source : gallica.bnf.fr)

EXÉCUTION CAPITALE A BOUIRA

DÉCIDÉMENT, Monsieur d'Alger travaille. Après Bossuet où il a « opéré » trois condamnés, Bouïra où il a exécuté un tout jeune indigène de 20 ans à peine, accusé d'un crime abominable. Cherighi Mohamed ben Mohamed fut condamné par la Cour criminelle d'Alger, le 1 avril dernier, pour assassinat et vol qualifié. Rappelons brièvement les faits :

Le 8 avril 1908, dans la matinée, M. Claude Dupont, colon des environs de Bouïra. se rendait au marché de celle localité avec sa tille, laissant à sa ferme, pour la garder, son jeune fils François, âgé de 20 ans.
Dans l'après-midi, le jeune homme était couché dans l'aire à battre, lorsque, réveillé en sursaut par les aboiements de son chien de garde, il se trouvait, tout à coup, en présence de plusieurs indigènes, parmi lesquels était Cherigui.
Les indigènes prièrent le jeune homme de leur lire un avertissement des Contributions diverses, et, pendant qu'il était occupé à cette lecture, ils lui portaient sur la tête un violent coup de matraque qui assomma à demi le jeune homme.

Cependant, comme le fils Dupont n'était point mort, les indigènes, parmi lesquels Cherigui et un complice, Saïdi Ahmed, lui portèrent d'autres coups de matraque et finalement lui tranchèrent la tête.
Arrêtés peu de temps après le crime Cherigui et Saïdi Ahmed finirent, après quelques interrogatoires, par avouer en partie leur forfait.
La Cour criminelle, devant qui comparurent les deux inculpés, se montra impitoyable et condamna Cherigui à la peine de mort et Saïd aux travaux forcés à perpétuité.



La guillotine dressée sur la place de Bouïra. Le public attend la venue des (!…du) condamnés.
Photo H. Besson prise à 4h.10 du matin.
L'exécution a eu lieu le 4 août, à 4 heures 1/2du matin, sur la place publique de Bouïra, que représente notre photographie. L'altitude du condamné fut peu courageuse et il fallut presque le porter jusqu'à l'instrument du supplice tant était grande sa frayeur de la guillotine.

Contrairement à ce qui se passa pour l'exécution de Bossuet. les colons de la région étaient venus au nombre d'un millier environ assister à celle exécution, as un cri ne fut proféré, pas un applaudissement ne troubla le silence qui planait, lugubre, sur la petite place à peine éclairée par un jour blafard. Mais si les habitants de Bouïra et de la région ne manifestèrent pas leur satisfaction de façon bruyante et déplacée, ils firent comprendre par leur attitude la satisfaction qu'ils ressentaient d'être débarrassés pour toujours d'un bandit qui était la terreur de la région.
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Mer 9 Avr 2014 - 23:06

Relevé dans la revue l’Afrique du Nord Illustrée à propos de la triple exécution capitale du 28-06-1909, à Bossuet et de l’exécuteur Pierre Lapeyre :
Voir : http://guillotine.cultureforum.net/t937p180-la-veuve-en-algerie
[/size]
____________________

L’Afrique du Nord Illustrée, du 17-07-1909.
(source : gallica.bnf.fr)

CHRONIQUE DU MOIS

Au cœur d'une saison peu propice aux manifestations artistiques, j'ai vu travailler un grand rôle à la faveur d'une mise en scène grandiose que rehaussait la plus brillante figuration qui se puisse imaginer.
La pièce se jouait en plein air, à l'instar de celles que nous donna, Sylvain à la prière de M.René Garnier. Le soleil remplaçait avantageusement les chandelles, et les traîtres — ils étaient trois — eurent ceci de particulier que le justicier les immola pour de bon sur la lin du spectacle.

On a raconté maintes anecdotes sur le trac qui paralyse les plus grands artistes à leurs débuts. Je ne crois pas que M. Lapeyre ait échappé au sort commun lorsque sur la place publique de Bossuet, guetté par les quelques cent mille Algériens que représentait la presse, il opéra la plus sensationnelle et la plus tragique des rentrées.
Il n'est pas, en effet, de rôle en apparence plus simple, mais demandant en réalité plus de sang-froid, plus de possession de soi-même que celui de bourreau. Le jeune premier et la grande coquette peuvent à loisir « répéter » la fameuse tirade qui arrachera des larmes authentiques à l'abonné le plus endurci. La forte chanteuse peut travailler sa voix en prévision du grand soir; la prima gamba repasser ses pointes au foyer de la danse.

L'exécuteur des hautes-œuvres, quel que soit son amour du travail, en est réduit à monter, à démonter sa machine et à opérer à blanc aussi longtemps que la clémence présidentielle le relègue dans la plus obscure des coulisses. Il ne connaît pas ses futurs partenaires, ignore tout de leurs façons jusqu'à la minute où le Procureur de la République l'autorise à entrer en conversation avec eux. Or, de même qu'il existe dans l'arène autant de modes d'attaque qu'il est présenté de taureaux, de même chaque condamné a son tempérament.
On rencontre le jemenfichiste qui marche à la guillotine comme nous allons au bureau de vote: le résigné qui a hâte d'en finir ; le roublard qui fait durer le plaisir en allongeant sa confession et en buvant à petites gorgées le coup de l'étrier ; le sournois qui feint la docilité et, d'un coup de genou, casse trois dents au premier aide tandis que le camarade lui attache les chevilles.

Et, pas moyen de se renseigner à l'avance sur l'attitude du patient, impossible de prévoir sa réplique en se basant môme sur ses antécédents, sur son humeur habituelle, sur son état de santé. Témoin, ce triste Mohamed ben Sliman, rongé par la tuberculose, traînant vers la guillotine un souffle de vie et qui, entravé étroitement, trouva le moyen, en s'agrippant du ventre, de la poitrine et des genoux à la bascule, de résister durant cinq secondes aux quatre auxiliaires de Monsieur d'Alger.
M. Lapeyre fut-il ému avant d'envoyer dans l'éternité les trois bandits que M. Leclerc confia à ses bons soins ? Il est difficile d'en douter. En tous cas, il n'y parut point, tellement cet habile homme s'acquitta de sa mission délicate et redoutable avec une maestria qui n'eut d'incomparable que sa modestie.

Car cet homme de premier plan est un modeste. Il abhorre les effets de manchettes et les poses héroïques. Je l'ai vu, dans une petite salle de la mairie de Bossuet, approcher les condamnés déjà ligotés de près et corriger un faux pli, déplacer une épingle. On eut dit un maître-tailleur pour petits bourgeois essayant un complet à vingt-sept francs cinquante à la moins fortunée de ses pratiques.
Puis, quand la toilette du farouche Nour Bouchta — le dernier servi parce que le plus difficile — fut terminée, on vit M. Lapeyre traverser sous les regards avides d'un public de choix les quarante mètres qui séparaient la prison improvisée de la guillotine. Et ceux qui ne l'avaient jamais approché refusèrent, tellement son allure était quelconque, sa démarche neutre, de reconnaître en lui la grande vedette du jour.

Il se plaça à son poste, contre le bras gauche de la machine, et son attitude disait visiblement aux curieux : « Ne faites pas attention, je suis pour très peu de chose dans tout ceci ; l'intérêt est ailleurs... »
Ce fut, je le répète, du grand art.
Quand l'émouvante pièce fut jouée, et vivement jouée, je vous en réponds—quatre minutes pour façonner trois cadavres, — M. Lapeyre devint un un autre homme. Et le second valait le premier.

Le hasard —est-ce bien le hasard — me permit d'effectuer en sa compagnie une partie du voyage de retour. Je lui ai posé des questions indiscrètes auxquelles il a répondu avec honnêteté.
— Ce doit être — pensai-je tout haut — un terrible moment à passer !
Vous sentez bien qu'en m'exprimant ainsi je songeais surtout aux clients passés et futurs du bourreau. Mais Monsieur d'Alger ne songeait, lui, qu'à son art.

Oui, monsieur, reprit-il, c'est un terrible moment à passer pour nous.
Le sentiment de la responsabilité qui pèse sur mon collègue de Paris et sur moi-même, pendant la seconde d'incommensurable émotion que nous vivons entre la tombée de la bascule et la chute du couperet, est tel qu'il faut une puissance inouïe sur soi-même pour demeurer maître de sa volonté. L'appareil est d'une simplicité sans égale. Deux déclics : l'un commande la lunette, le second le couperet. Hé bien, on a beau se répéter des milliers de fois durant les nuits d'insomnie qui précèdent une opération : « Méfie-toi, pas de gaffe ; la lunette d'abord, le couperet ensuite. » quand le corps du condamné quitte la position verticale, on est tenté d'intervertir l'ordre des gestes, et, alors, c'est l'inconnu…

— Avec la révocation au bout !
Vous l'avez dit. Combien précaire est notre situation !
— Elle ne tient qu'à un fil.
Si vous faites allusion à mon prédécesseur, à ce pauvre M. Raseneu, vous ne sauriez mieux dire.
— Ah oui, le col incomplètement tranché... le couperet remontant inutilement par trois fois et puis, pour en finir, le rasoir...
Quelle légende, monsieur, légende injuste et affligeante, j'étais là et je puis, n’est-il pas vrai, en parler savamment. En réalité, la tête du condamné était parfaitement tranchée et le particulier était aussi mort à lui seul que les trois assassins de Bossuet. Mais la partie supérieure de la lunette n'ayant pas mordu sur la partie inférieure, la partie antérieure du cou ne porta pas suffisamment et la tête, après la chute du couperet, resta suspendue par une lanière de peau. C'était peu, moins que rien, mais c'était trop. M. Raseneu dut se retirer.
Pratiquement, l'exécution était parfaite. Administrativement, c'était un raté.

— Administrativement !... Combien vous dites vrai, monsieur Lapeyre !
Avant de grimper dans la voiture qui nous conduisit de Bossuet à Magenta, il m'a été possible de lire, par-dessus l'épaule du greffier qui le paraphait, le procès-verbal de la triple exécution. J’en transcris la fin :


« En conformité des articles 52 du décret du 18 juin 1811 ; 379 du code d'instruction criminelle ; 83, 79, 85 du code civil,
« Nous nous sommes rendus sur la place publique de Bossuet, désignée comme lieu d'exécution. A cinq heures du matin, nous avons vu la tête de chacun des dits Chcick ould Cheick, Mohamed ben Sliman et Nour Bouchta tomber sous le couteau de l'exécuteur Lapeyre, assisté de ses aides.
« Nous nous sommes rendus ensuite à la mairie de Bossuet pour y remettre à l'officier de l'état civil les renseignements prescrits par l'article 79 du code civil. .
« De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal que nous avons signé les jour, mois et an que dessus, à 5 h. 11 minutes du matin. Signé : Thibaud. »


Et, en marge, d'une écriture dépourvue d'émotion, cette note :
« Rayé six mots nuls ! »

[size=14]Oui, rayé six mots nuls ! Heureusement ; sans quoi l'exécution était viciée.
En termes ironiques, j'ai fait part à M. Lapeyre de ma découverte. Il n'a pas souri. J'avais eu le mauvais goût de railler l'administration. Or, il est fonctionnaire.
Pendant trois kilomètres, nous avons roulé en silence, tout à nos pensées. Puis j'ai voulu griller une cigarette, mais il me manquait le principal : les allumettes. Monsieur d'Alger avait les siennes. Poliment, il me les tendit. J'en usai, puis :
— Merci, monsieur Lapeyre.
— A votre service ! répondit le bourreau.
J'ai, vous n'en doutez point, la conscience tranquille. Et cependant, à cette offre de service, je me suis senti froid dans le cou...

F. BEUSCHER


Dernière édition par mercattore le Mer 10 Déc 2014 - 9:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Trois Arabes assassins exécutés en Algérie   Ven 18 Avr 2014 - 16:11











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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Dim 20 Avr 2014 - 21:11

 flower Bravo Adeylayde
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Dim 20 Avr 2014 - 22:19

Merci Piotr !

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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Ven 25 Avr 2014 - 19:03

Exécution de Juan Vidal, dit Figarette (parfois Figuerette), le 24 mai 1910, devant la prison civile d’Alger.

Vidal avait été condamné à la peine capitale par la cour d’assises d’Alger, le 02-03-1909, pour un triple assassinat — suivi de vol — commis à Kouba le 18-05-1909, chez la famille Coll :
- Les frères Coll, Joseph 24ans, et Pierre,15ans.
- Mme Coll, leur grand-mère, 79ans.

Grâce rejetée le 18-05-1910, par le président Armand Fallières.

° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° °  ° ° ° ° ° ° ° °
L’Afrique du Nord illustrée, du 05-03-1910.
(source : gallica.bnf.fr)
Extrait de la Chonique du mois, de Pierre.

Dans le sombre caveau de la Cour d'assises d'Alger, réchauffé par l'haleine du public qui s'y entassait, les robes rouges des magistrats mettaient autant de taches de sang qu'il, y en eut dans la ferme de Birkadem après le martyre de Joseph Coll, le massacre de la pauvre vieille et de son autre petit-fils.

Figuerette — petit figuier — ce surnom lui fut donné aux Baléares alors que, jeune pâtre insouciant, il gardait les chèvres sur les collines dont la grande mangeuse d'hommes vient battre le pied.
C'est un adolescent que l'on devine d'une souplesse féline ; immobile devant les huit gendarmes qui le gardent, il n'a pas un tressaillement, pas un geste, tandis que, durant deux longues heures, l'avocat général réclame une quatrième tache de sang qui rougira, celle-là, les montants de la guillotine.

A quoi pense-t-il, le petit figuier. Au tour de la petite ville espagnole dans lequel fut déposé, il y a quelque vingt -quatre ans, son corps nu de nouveau-né ? A la mère coupable qui peut-être vit heureuse dans l'île natale, ignorant que le fruit de sa faute a donné la mort à trois innocents ?
Pense-t-il jà Joseph Coll, lardé de vingt coups de couteau et arrosant de son sang généreux le sillon déjà fécondé par ses sueurs ? A la grand-mère dont il écarta les mains qui se joignaient vers lui pour l'immoler à quelques pas du cadavre de sa première victime ? Au petit Pierre qui dort sous sa tombe blanche entre le frère aîné et l'aïeule ?

Nul ne saura à quoi pense le petit figuier. Ni l'interprète, ni les jurés qui cherchent à lire ce qui se passe sous le crâne de l'accusé, ni son avocat dont la défense pathétique ne pouvait être qu'un simple morceau d'éloquence.  
Figuerette semble être le seul qui ne suive pas les débats dont sa tête est pourtant l'enjeu. A part un rapide battement de paupière animant de temps à -autre sa physionomie, rien ne trahit la vie et la pensée qui habitent son corps.
                                                                                                                                                   
Sur la table des pièces à conviction traînent des linges sanglants, des vêtements déchirés, des armes formidables : un long poignard kabyle, un large coutelas de boucher, un revolver de calibre moyen. Parmi cet arsenal figure un petit, un faible couteau de poche, presque un canif. Quiconque se servirait de cette arme d'apparence ridicule pour affronter le danger, prêterait à rire. Ce n'est pourtant ni avec le revolver, ni avec le coutelas, ni avec le poignard que Figuerette a fait trois victimes. C'est avec le petit couteau de poche, le débonnaire couteau qui semble fait pour tailler des pipeaux ou partager des fruits que l'assassin a ouvert la gorge à trois personnes.

Et que de paroles shakespeariennes entendues au cours de ces cinq audiences I C'est le père Coll, statue de la douleur et de la colère qui, invité à caractériser les relations qu'il entretenait autrefois avec l'assassin, déclare : « C'était un rigolo, depuis quinze ans, c'est l'homme qui m'a fait le plus rire I »

C'est la petite Jeanne qui, sans se douter qu'elle égale l'Electre aux voiles noirs appelant la vengeance des hommes et celle des dieux sur la tête des meurtriers de son père, dépose :
« Pendant que Figuerette fouillait les meubles, je trempai mon doigt dans le sang de mon pauvre petit frère et je commençai à écrire le nom de l'assassin sur le plancher de notre chambre afin que, moi égorgée, on connut l'auteur de tous ces crimes. »

En évoquant les péripéties du drame rouge que le jury d'Alger a souligné d'un verdict de mort, on croit revivre les horribles scènes de torture et de meurtre qui mettaient aux prises avec les sinistres chauffeurs les paysans de France.
Les membres rôtis à la flamme des sarments, les vieux refusaient d'indiquer la cachette où se trouvaient leurs économies et parfois se laissaient tuer sans renseigner les bourreaux.

Représentez-vous cette scène atroce éclairée par la lueur vacillante d'un cierge : l'assassin assis entre les corps de ses deux dernières victimes, retenant la petite Jeanne sur ses genoux et lui prodiguant les plus odieuses caresses dans le but de se faire désigner par elle le meuble où le ménage Coll cache son argent.
Représentez-vous cette situation effroyable. Mesurez la cruauté sadique du meurtrier, la farouche résistance de la fillette, et dites si ce n'est point l'âme des bandits célèbres et de leurs plus touchantes victimes qui revit en l'âme de Figuerette et de Jeanne Coll.

Pierre.
_________________________
Quotidien Le Petit Parisien, du 26-05-1910.
(source :gallica.bnf.fr)

__________________________________

LES BOURREAUX TRAVAILLENT.
Hier, deux têtes
sont tombées
UNE AUTRE TOMBERA VENDREDI
François Olive, à Sisteron, et Juan Vidal,
à Alger, ont payé leur dette à la société.
Après-demain, Sylvain Laroche sera
livré à M. Deibler, a Orléans.
_________________________________

L'ASSASSIN DE BIRKADEM

Alger, 24 mai.


A quatre heures, M. Bassot, procureur général, accompagné de MM. Honard, juge, et Montis, défenseur du condamné, pénètrent dans la cellule où Vidal dort profondément.

Réveillé en sursaut, le condamné ne comprend pas tout d'abord ce que lui dit le procureur général. On est obligé de lui expliquer, en langue espagnole, que son pourvoi est rejeté et qu'il doit se préparer à mourir.
C’est bon, dit-il, puisqu'il le faut, je mourrai.
Puis s'adressant à son avocat :
Tout le monde m’abandonne parce que je suis Espagnol. La voilà votre justice !  
Puis, brusquement, il pose cette question :
Et l’autre ?  

Figuerette voudrait savoir si Amrouche, l'assassin de Mme de Fleurieu, condamné à mort comme lui, va être exécuté aussi.
Après une conversation assez longue avec l'aumônier, Vidal demanda un verre de rhum qu'il but d'un trait et il se mit à la disposition des aides qui, rapidement, procédèrent à sa toilette.

A 4 h. 30 la, porte de la prison s'ouvre. Un formidable remous se produit dans la foule qui profère des cris de mort. Le condamné, l'œil hagard, fixe tout d'abord le couperet de la guillotine qui se dresse devant lui, puis brusquement il se relourne vers la foule qu'il semble délier. Mais déjà lès aides l'ont empoigné et couché sur la planche fatale qui bascule et le couperet s'abat tandis que la foule applaudit bruyamment.
Le corps du supplicié est chargé dans un fourgon qui l'a transporté à l’amphithéâtre de la faculté de médecine.

____________________

Documents L'Afrique du Nord illustrée.
(source : gallica.bnf.fr.)
                        (04-06-1910)






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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Ven 25 Avr 2014 - 19:21

Remarquable trouvaille!!!   
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Ven 25 Avr 2014 - 19:54

Sur une image, la guillotine ne semble pas droite ? c'est moi ou non ?
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Nemo
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Sam 26 Avr 2014 - 0:11

D'autres membres avaient, rappelons-le, conclu avec justesse que c'était de l'exécution de ce Figuerette que le père d'Albert Camus était revenu malade, traumatisé par le spectacle - comme le raconta son fils dans "Réflexions sur la guillotine".
Non, Pier, vous n'êtes pas le seul à trouver que la Veuve se donne des airs de tour de Pise.

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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Sam 26 Avr 2014 - 12:03

Trouvaille magnifique, Mercattore.

Ayant eu la curiosité de feuilleter ce même journal suite à votre post, j'ai trouvé ceci quelques pages plus loin:




Le lien sur gallica donnant accès à la page intitulée "Dansons la Bamboula": cliquer ici

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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Sam 26 Avr 2014 - 12:26

Justement, je relisais il y a quelques jours « Réflexions sur le guillotine » de Camus, mais je n'avais pas fait le rapprochement avec Figuerette. Il me semble notamment que Jourdan en a parlé il y a un moment.

Une explication pour la Veuve penchée ? L'était-elle réellement ? Le cliché est vraiment moche !

Je n'avais pas vu les dessins CARNIFEX, c'est une trouvaille... study 
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Benny
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Sam 26 Avr 2014 - 19:46

Peut-être un collage fait à la-va-vite de 2 photos.
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Dim 27 Avr 2014 - 8:30

Benny a écrit:
Peut-être un collage fait à la-va-vite de 2 photos.

Ou une soirée trop arrosée ? ok je sors   
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pier
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Mar 6 Mai 2014 - 13:10

Article du jeudi 24 novembre 1910 dans l'Ouest-Eclair.

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Coupe-Coupe
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Ven 23 Mai 2014 - 17:06

Modèle de la guillotine de la prison de Barberousse 

http://musee.djazair50.dz/?Modele-de-la-guillotine
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Ven 23 Mai 2014 - 17:53

Dans l'article a écrit:
Modèle de la guillotine utilisée pour l’exécution des dizaines d’Algériens au prison de Barberousse à Alger durant la guerre de libération.

Nous sommes enfin d'accord sur un mot  Smile...
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MessageSujet: Quintuple execution a Batna   Jeu 4 Sep 2014 - 18:50





http://images-00.delcampe-static.net/img_large/auction/000/274/418/776_005.jpg

http://images-00.delcampe-static.net/img_large/auction/000/274/418/776_008.jpg

http://www.delcampe.net/page/item/id,274418776,var,1893-Guillotine-a-Batna-2-photos-execution-publique-Ben-Mohamed-Bouzeraia-et-bande-assassins-des-Nezler-Legendees-dos,language,E.html

(06 septembre 1894 :Sekiou Amar ben Belkacem, Bekouchi M'Ahmed ben Mohamed, Bouzegahia ben Mohamed, Yacoub Salah ben Khen et Ben Feraï ben Saïd Ben Belkassen)

"Tuèrent quatre colons dans l'auberge de la Grande-Halte, sur la route Batna-Lambessa, le 26 septembre 1893 : M.Nessler, Eugènie Souillié, Albert Flachaine, 14 ans, et Adrienne Flachaine, 18 mois. Cherif Bouzeghaia et Mohamed ben Ahmed Bala sont grâciés. Un huitième complice qui les dénonce, condamné à perpétuité, meurt en prison."
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Jeu 4 Sep 2014 - 19:21

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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Mar 9 Sep 2014 - 22:37

L'article de mentionne pas le nom du bourreau. Qui était il ?
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Mar 9 Sep 2014 - 23:22

Ces photos sont autant de belles découvertes, Piotr

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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Dim 14 Sep 2014 - 0:25

En 1894 le bourreau ne pouvait etre que Pierre Lapeyre.
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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Mer 8 Oct 2014 - 19:09

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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Jeu 9 Oct 2014 - 12:55

Je me demande ce que viennent faire les personnes à droite de la veuve (dont un enfant).Suspect

Par ailleurs, le panier situé devant la guillotine me parait plus qu'improbable... Laughing

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MessageSujet: Re: Exécutions en Algérie   Jeu 9 Oct 2014 - 15:11

Oui, l'image est fantaisiste

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