La Veuve

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 Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796

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fred89100
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MessageSujet: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Sam 22 Avr 2006 - 11:29

http://www.mtholyoke.edu/courses/rschwart/hist255-s01/thenardier/renee/lesurques.htm

Un lien vers l'histoire du courrier de Lyon, une des plus grosses erreurs judiciaires française.
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Nemo
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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Lun 24 Avr 2006 - 13:28

Rien à dire sur cette déplorable affaire. Décidément, le témoignage humain est bien une des choses les moins fiables qui soient...

Quand au juge de l'époque, il devait être du genre juge Burgaud...

Lamentable.

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MessageSujet: En souvenir de Lesurques...   Lun 20 Juil 2009 - 12:07


Par Archange - 16/12/2011

Joseph Lesurques à la Conciergerie, avant d'être conduit en place de Grève.
Cliché probablement extrait du film d'Abert Capellani Le courrier de Lyon (1911), avec Louis Ravet dans le rôle de Lesurque



Par Archange - 16/12/2011


Exécution de Joseph Lesurques, le 30 octobre 1796, en place de Grève.
Oeuvre de Hilaire Ledru, peintre et dessinateur, qui témoigna vainement en faveur de Lesurques.





Par Archange - 16/12/2011

Étienne Couriol et Joseph Lesurques.
Couriol « Je suis coupable, mais Lesurques est innocent ».
Lesurques avait demandé de se revêtir en blanc, symbole de l'innocence.





Par Archange - 16/12/2011

Une autre version. L'Affaire du courrier de Lyon, de Maurice Lehmann et Claude Autant-Lara (1937).



Par Archange - 16/12/2011

Cénotaphe de Joseph Lesurques au cimetière du Père Lachaise (8ème division).
Inhumé après son exécution au cimetière de Sainte-Catherine, rue du fer à Moulin (Paris 5ème), ses restes ne furent pas retrouvés lorsque ce dernier fut désaffecté. En sa mémoire, son nom figure donc sur sa fausse sépulture du Père-lachaise. [/b][/font]

D'autres images découvertes par Archange :


Par Archange - 16/12/2011


Les adieux de Lesurques à sa famille.



Par Archange - 16/12/2011

Lesurques et Guesnot dans la salle d'attente de la préfecture.
[/b]
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piotr
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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Dim 10 Jan 2010 - 14:57

http://www.executedtoday.com/2009/10/30/1796-lesurques-couriol-the-lyons-mail/
http://www.valdyerres.com/portail/L-affaire-du-courrier-de-Lyon.html


http://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=472
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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Ven 30 Avr 2010 - 0:38

Document d'époque, Javier, toujours Bon détective. C'est triste de penser que Lesurques n'a jamais été réhabilité.
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Javier
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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Ven 30 Avr 2010 - 13:30

Merçi Mercattore. A-t-on prouvé que Lesurques a été victime d'une erreur judiciaire?

Je viens de trouver, sur Gallica, "Le Moniteur Universel" du 10 Brumaire (31 octobre) 1796, le jour après l'exécution. Sous le titre "Conseil des Cinq Cents", "Séance du 5 Brumaire" (deuxième page), il y a une discussion sur un rapport sur la réclamation de Lesurques, que je vous poste ici :

http://img52.imageshack.us/img52/7757/lesurques1.jpg

http://img97.imageshack.us/img97/3147/lesurques2.jpg

http://img688.imageshack.us/img688/8944/lesurques3.jpg

http://img704.imageshack.us/img704/9020/lesurques4.jpg
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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Ven 30 Avr 2010 - 14:02

Sa veuve s'est battue pour essayer d'obtenir une réhabilitation, d'autres aussi, mais sans résultat. Couriol (Courriol ?), et d'autres il me semble, a toujours affirmé que Lesurques n'était pas présent à Leusaint, pour l'attaque de la dilligence. Les témoins ont joué un rôle capital dans la condamnation de Lesurques en le reconnaissant formellement, alors que c'était Dubosc, qui était ressemblant à Lesurques, qu'ils ont vu. Voir l'affaire Miss et Thiennot, du XXème siècle, affaire assez peu connue, qui n'ont jamais réussi à se faire réhabiliter. La non réhabilitation de Miss et Thiénnot est une HONTE pour la justice française.
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Adelayde
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MessageSujet: L'affaire du courrier de Lyon   Dim 17 Avr 2011 - 16:16



« L’heure du crime »

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/ecouter/l-heure-du-crime-du-23-mars-2011-l-affaire-du-courrier-de-lyon-7671186020

Jacques Pradel revient sur l’affaire du courrier de Lyon dans l'émission du 23 mars dernier.

Bonne écoute !

**************************************************************************

L’attaque du courrier de Lyon


LES BRIGANDS DE GRANDS CHEMINS

L'attaque du courrier de Lyon entre Lieusaint et Melun (Seine-et-Marne) Avril 1796
A propos du vol à main armée qui fait le sujet de notre gravure de première page, un fait d'actualité rétrospective s'imposait tout naturellement à l' esprit : cette attaque fameuse du courrier de Lyon qui eut lieu en 1796, sur la route de Paris à Fontainebleau, entre Lieusaint et Melun.
A la composition si pittoresque, si exacte dans ses détails et si mouvementée de notre dessinateur, nous avons voulu joindre le récit de cette agression fameuse dont la mémoire s'est perpétuée, après plus d un siècle écoulé, et qui, par l'effroyable erreur judiciaire qui en fut le résultat, inspira l'un des drames les plus fameux qui aient jamais ému l'âme populaire.

VARIÉTÉ : BANDITS DE GRANDES ROUTES ET DÉTROUSSEURS DE TRAINS

Du courrier de Lyon au rapide de Toulouse
Voyages d'autrefois. - Les routes livrées aux malandrins. - Une attaque de diligence au temps du Directoire. - Le courrier de Lyon. - Les assignats de l'armée d'Italie. - Le juge Daubenton, le bandit Dubosq et l'innocent Lesurques. - Sur l'échafaud. - Un jugement réformé par l'opinion publique.
Vers 1840, Gérard de Nerval étant allé en diligence de Paris à Genève, se plaignait plaisamment que ce voyage eût manqué d' imprévu.
« Quand on fait route, disait-il, dans une bonne chaise de poste ou dans un bon coupé, bien entortillé de manteaux et de paletots, de caoutchouc, coiffé d' une casquette à oreilles, avec une chancelière aux pieds et un rond sous soi, en se prend à regretter ces bons voyages difficiles de la France, comme on les trouve peints dans Cyrano, dans le Chevalier d’Assoucy et même dans la Tournée gastronomique de Bachaumont et de Chapelle ; voyages pleins de péripéties, comme celui de ce gros coche de Bordeaux, qui mettait trois semaines pour venir à Paris, versait cinq ou six fois en route et subissait au moins deux attaques de larrons...
Ah ! les voleurs, ajoutait-il, personne n' y croit plus, aujourd'hui ; les voleurs n'existent nulle fart, et chacun sait que l' on est obligé de payer des malheureux pour se déclarer criminels, afin que les magistrats, les procureurs du roi, les avocats et la gendarmerie départementale aient quelque raison d' exister et de toucher leurs traitements... »
Le poète plaisantait... Mais il n'empêche que les routes de France étaient, au temps du bon roi, Louis-Philippe, plus sûres que ne le sont aujourd'hui nos chemins de fer. Pourtant, cette sécurité, due à la régularité des services de transports, ne datait pas de si loin, et, sans remonter jusqu' à d'Assoucy et à Cyrano, si le poète eût parcouru les grands chemins un peu plus de quarante ans auparavant, il y eût trouvé, sans nul doute, toutes les péripéties et tous les dangers qu'il regrettait si fort.
En aucun temps, la France ne fut aussi complètement livrée aux malandrins qu'à l'époque du Directoire. Lisez les premières pages du bel ouvrage de M. Albert Vandal sur l' Avènement de Bonaparte, celles où l'auteur fait le navrant tableau du pays profondément troublé par l'anarchie jacobine et le brigandage politique, vous y verrez qu'il n'était alors question, du Nord au Midi et de l'Est à l'Ouest, que de « brigands royaux », de diligences arrêtées, de courriers dévalisés.
« Un voyage en France, dit M. Vandal, est alors périlleuse aventure. La chaise de poste est un luxe rare et dangereux. La diligence part, sale, délabrée, sonnant la ferraille, tirée par des haridelles attelées de cordes ; péniblement elle s'avance par les chemins affreux, coupés de ressauts et de fondrières... Soudain, à l'un des détours de la route, des fusils braqués luisent, et de sataniques figures surgissent de la broussaille, hommes au visage couvert d'un crêpe ou noirci à la suie. Ces masques d'épouvante environnent la voiture. Les chevaux se cabrent ; le postillon et le conducteur, couchés en joue, doivent s'arrêter sous peine de mort. Les brigands fouillent la voiture, retirent des coffres défoncés l'argent appartenant à l'État, les papiers, les sacs chargés de dépêches... »
Quant aux voyageurs, on les dépouille de leur argent et, s'ils font mine de résister, on les exécute... C'est là l'ordinaire exploit des bandits qui courent les grands chemins.
Pendant plusieurs années, les attaques de diligences se succédèrent sans interruption sur les routes de France. Plus d'un an après l'établissement du Consulat, on arrêtait encore une voiture publique aux portes mêmes de Paris, à Charenton.
Il fallut la main de fer de Bonaparte pour mettre un terme à ce régime de brigandage qui ruinait la France et la terrorisait.
***
Mais, de toutes ces attaques de grands chemins, un seul souvenir est demeuré dans la mémoire populaire, celui du courrier de Lyon. Le fait en lui-même, comme tant d'autres du même genre qui se produisirent alors sur les routes de France à cette époque, serait depuis longtemps tombé dans l'oubli s'il n'avait été la cause d'un procès des plus tragiques et d'une erreur judiciaire que le théâtre devait exploiter dans un drame dont le succès n'est pas encore épuisé.
C'est le 8 Floréal an IV ( 27 Avril 1796 ), au soir, que le courrier de Lyon fut attaqué par quatre hommes embusqués au pont de Pouilly, une lieue avant Melun.
La voiture n'était pas, comme on pourrait le croire, une diligence, mais un simple fourgon d'osier à deux roues, couvert d'une bâche. Elle était attelée de trois chevaux, sur l'un desquels était monté un postillon et, outre le courrier, un nommé Excoffon, qui devait la piloter de Paris à Lyon, elle n'emmenait qu'un voyageur, un certain Laborde, qui se disait marchand de vins à La Tour-du-Pin.
Par contre, si les voyageurs étaient rares, la voiture était abondamment chargée de numéraire : elle emportait une somme de sept millions en assignats destinée à l'armée d'Italie.
A cinq heures du soir, le courrier de Lyon quittait l'hôtel du Plat-d' Etain, rue Saint-Martin, et prenait la grand'route de Paris à Fontainebleau.
Or, ce même jour, quatre hommes à cheval avaient été remarqués sur la même route, entre une heure de l'après-midi et huit heures du soir. Ils avaient dîné à Montgeron, à l'entrée de la forêt de Sénart, dans une auberge qui existe encore et qui a gardé à peu près le même aspect qu'à cette époque, l'auberge de la Chasse.
Puis ils étaient partis dans la direction de Melun. A cinq heures, ils avaient mangé un morceau dans un cabaret du village de Lieusaint, et on les avait vus, ensuite, musant sur la route et semblant attendre quelqu'un.
Le lendemain matin, au croisement de la route de Melun et du chemin de Pouilly on trouvait la malle de Lyon dans un champ de blé. Les assignats qu'elle contenait avaient été volés. Au bord du chemin gisait le cadavre du postillon, littéralement déchiqueté à coups de sabre. Plus loin, celui du courrier Excoffon, portant également un coup de sabre à la gorge et trois coups de poignard dans la poitrine. Un des trois chevaux, celui que montait le postillon, avait disparu. Les deux autres furent retrouvés, près de la voiture, attachés à un arbre.
***
II fut facile de reconstituer l'attentat. Au passage de la voiture, les quatre bandits embusqués s'étaient jetés à la tête des chevaux ; le postillon, précipité à bas de sa monture, avait été tué par l' un d' eux, tandis que le pseudo-Laborde, qui n' était autre que leur complice, avait frappé Excoffon à coups de poignard. Le même Laborde avait dû prendre le cheval du postillon pour rentrer à Paris avec les autres. A quatre heures du matin, tous les cinq repassaient la barrière et s'en allaient, chez l'un d'eux, faire le partage des sommes volées.
Un drame terrible devait se greffer sur ce fait-divers si commun à cette époque troublée. Ce drame, il n'est personne qui n'en connaisse au moins les grandes lignes et les figures principales : celles du juge Daubenton, du bandit Dubosq et de l'infortuné Lesurques, le condamné innocent.
Les assassins du courrier de Lyon s'appelaient Vidal, Dubosq, Roussy et Couriol; le pseudo-Laborde avait nom Durochat.
De ces cinq hommes, le juge Daubenton, chargé de l'affaire, n'arrête d' abord que Couriol. Mais, comme Couriol est en relations avec les nommés Guénot, Lesurques et Richard, le juge ordonne l'arrestation de ceux-ci. En vain protestent-ils : on les garde en prison et on leur adjoint un certain Bernard, convaincu d'avoir prêté à Couriol les quatre chevaux sur lesquels les assassins se sont rendus près de Melun. Tous les témoins cités, paysans de Montgeron et de Lieusaint qui ont vu les assassins, s'accordent à reconnaître Lesurques, et pourtant celui-ci nie énergiquement et fournit des alibis dont on ne tient pas compte.
Vient le jour du jugement : Lesurques, Couriol et Bernard sont condamnés à mort. Alors, Couriol avoue sa culpabilité et déclare spontanément que Lesurques et Bernard sont innocents. Trop tard !... On n'attache pas d'importance à cet aveu. Il le renouvelle pourtant le lendemain, nomme les vrais coupables et explique qu'une ressemblance extraordinaire entre Lesurques et Dubosq a pu seule causer, chez tous les témoins, la terrible méprise.
Mais le juge passe outre... Les trois condamnés furent exécutés. Lesurques fut guillotiné le troisième, et, jusqu' à la dernière minute, il ne cessa de protester de son innocence.
***
L'avenir devait en faire la preuve. L'année suivante, Durochat, le faux Laborde, était arrêté et condamné à mort. Avant d'aller à l'échafaud, il confirmait les dires de Couriol et déclarait Bernard et Lesurques innocents.
Quelque temps après, on mettait la main sur Vidal et Dubosq. A l'audience, une femme de Lieusaint, dont la déposition formelle avait fait condamner Lesurques, reconnaît qu'elle s'est trompée et que l'homme qu'elle a vu le jour du crime est bien Dubosq. La preuve est faite de l'erreur judiciaire. Dubosq et Vidal montent à l'échafaud. Voilà six hommes exécutés pour un crime qui n'a été commis que par cinq complices. Il y a donc au moins un innocent. Et pourtant la justice ne veut pas reconnaître sa faute. Pendant plus de soixante-dix ans les héritiers de Lesurques luttent pour obtenir sa réhabilitation... En vain !... La chose jugée est intangible... Lesurques n'a jamais été réhabilité.
Mais ce que la justice n'a pas voulu reconnaître, le bon sens populaire l'a proclamé de toute sa voix. Le vieux drame de Moreau, Siraudin et Delacour a popularisé la figure de Lesurques, et c'est l'opinion publique qui s'est chargée de réformer le jugement qui condamnait à mort un innocent.
Telle est l'histoire exacte de l'attaque du courrier de Lyon. Au moment où tout le monde, en France, est encore ému par l'agression commise par d'audacieux bandits contre le rapide de Toulouse, il m'a semblé curieux d'en évoquer, pour nos lecteurs, le tragique souvenir.

Ernest LAUT - Le Petit Journal illustré du 8 Décembre 1907

L’auberge du courrier de Lyon





Dernière édition par Adelayde le Ven 16 Déc 2011 - 19:33, édité 2 fois
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poulain
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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Dim 17 Avr 2011 - 19:15

Nemo a écrit:
Rien à dire sur cette déplorable affaire. Décidément, le témoignage humain est bien une des choses les moins fiables qui soient...

Quand au juge de l'époque, il devait être du genre juge Burgaud...

Lamentable.
extrait du site suivant:
http://www.courdecassation.fr/colloques_activites_formation_4/2007_2254/intervention_m._lamanda_11187.html?idprec=10861&_Imp=1

Parallèlement, nous dit Gaillard, « le juge Daubanton, si ferme dans sa conviction de la culpabilité de Lesurques avant le verdict du jury, en conçut quelques doutes après la condamnation. Autant cette conviction s’était formée en un instant, autant elle s’évanouit rapidement. Il se mit à réfléchir, reconnut en lui-même qu’il avait été bien léger en s’en tenant à la seule reconnaissance des témoins de la route, bien négligent en ne scrutant pas la vie de Lesurques, bien prompt à se forger une conviction en ne consacrant que douze jours à son instruction. Malgré sa qualité de magistrat, Daubanton s’était donc joint au défenseur de la famille pour tenter, au dernier moment, de sauver la tête du malheureux. Après l’exécution, des scrupules de conscience l’envahirent, il fut pris de vifs remords, se considéra comme l’auteur involontaire de la mort de Lesurques et envisagea comme un devoir l’obligation de venger sa mémoire. » Sa volte-face fut peut-être également accélérée par l’obligation de se dessaisir au profit des magistrats de Melun, d’autant plus que c’est encore le cas après l’arrestation de Dubosq qui survient le 14 mai 1797 : il a juste le temps d’interroger Dubosq avant que celui-ci soit conduit à Melun. Amer, il donne sa démission de sa charge de juge de paix et se consacre désormais à l’arrestation des vrais assassins puis à la réhabilitation de Lesurques.

BURGAUD ? PAS VRAIMENT ! il reconnait son erreur lui !!


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MessageSujet: Courrier de Lyon   Dim 17 Avr 2011 - 20:50

Les doutes du juge Daubanton à propos de la culpabilité de Lesurques sont bien tardifs... Il a reconnu son erreur a posteriori mais cela n'a rien changé à l'affaire puisque Lesurques a été exécuté. Daubanton ou Burgaud, pour moi c'est kif-kif : des incompétents qui n'ont pas leur place au sein de la magistrature.
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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Dim 17 Avr 2011 - 22:22

une difference tout de meme et de taille! ni empreintes,ni photos de suspects,ni adn et des temoins qui confondent un homme blond et un autre qui porte une perruque blonde..
deux epoques differentes Crying or Very sad
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MessageSujet: Courrier de Lyon   Dim 17 Avr 2011 - 23:20


Les empreintes, les photos de suspects et l'ADN n'étaient d'aucune utilité dans l'affaire d'Outreau.
Dubanton et Burgaud ont tous deux mené leur instruction "à charge" : le premier en s’en tenant aux déclarations des témoins de la route, le second à celles d'enfants fortement perturbés et d'une mythomane dépravée.
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MessageSujet: Courrier de Lyon   Dim 22 Mai 2011 - 16:36


Deux images de la Malle-Poste, ancêtre de nos fourgon blindés


Malle-Poste type courrier de Lyon destinée au transport de courrier vers 1793




Malle-Poste en service lors de l'affaire du Courrier de Lyon 27 avril 1796
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MessageSujet: Courrier de Lyon   Dim 19 Juin 2011 - 19:39


Deux affiche du film de 1937 avec Pierre Blanchar dans le rôle de Lesurques






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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Dim 19 Juin 2011 - 20:55

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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Dim 19 Juin 2011 - 21:41



De très belles affiches
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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Sam 13 Aoû 2011 - 18:39

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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Sam 13 Aoû 2011 - 20:47

Une belle découverte, Piotr : c'est un document d'époque
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MessageSujet: La scène de crime   Sam 13 Aoû 2011 - 21:02

Reconstitution topographique de l'affaire


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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Sam 13 Aoû 2011 - 21:32

On comprend mieux pourquoi la Justice française est si peu encleinte à reconnaître ses erreurs. Liberer un innocent, d'accord, mais comment recoller un tête ?
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MessageSujet: Lesurques-adieux   Jeu 15 Déc 2011 - 20:20

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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Ven 16 Déc 2011 - 14:54

Bonjour Piotr, ancien et à tous

Il est écrit ceci :


Pénibles adieux de Joseph Lesurques à sa famille


" Malheureux ! quel effort s'impose ta tendresse !
Crois-tu garder long-tems le secret de ton sort ?
Tu peux de tes enfans abuser la jeunesse,
Mais dans tes yeux leur mère a déja lu la mort."


Gravure d' Auguste-Gaspard Desnoyers, d'après une oeuvre d'Hilaire, mettant en scène les adieux à sa famille de Joseph Lesurques, accusé de complicité dans l'affaire du courrier de Lyon (27-28 avril 1796) avant son exécution. La scène très romantique se passe dans la cellule de sa prison. Au centre, Lesurques serre dans ses bras ses trois enfants, tandis que son épouse, dans la partie droite de la gravure est sur le point de défaillir. Un gardien, détenteur des clefs, veille sur ces adieux. Une lettre écrite par Lesurques "à sa veuve" se trouve sous la table-bureau à droite et informe sur la fin inévitable de la tragédie.



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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Lun 19 Nov 2012 - 14:24

La feuille de route de la malle-poste




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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Dim 11 Jan 2015 - 18:33

L'échafaud pour Joseph Lesurques.

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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   Dim 1 Fév 2015 - 20:39

permettez moi je ne veux en aucune façon rouvrir le débat sur la peine de mort, mais cette affaire du courrier de Lyon , que j'ai conne jadis en lisant le livre de maitre floriot a très marqué mon opposition à la peine de mort devrait se suffire pour donner raisons aux abolitionnistes !
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MessageSujet: Re: Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796   

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Joseph Lesurques - l'attaque du courrier de Lyon - 1796
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