La Veuve

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 Georges Gauchet - 1931

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MessageSujet: Georges Gauchet - 1931   Ven 11 Jan 2008 - 14:45




FÉVRIER 1931. Arrivée de GEORGES GAUCHET pour la reconstitution de son crime (chapeau blanc)), assassin d'un bijoutier, avenue Mozart, à Paris, le 19 novembre 1930.

Il sera condamné à la peine de mort par les Assises de la Seine le 15-10-1931 et exécuté boulevard Arago le 26-12-1931 (le lendemain de Noël !) par Anatole Deibler.

* A Noter : Georges Gauchet avait refusé de signer sa demande de grâce, demandant à être exécuté au plus vite.


Légende du cliché : «Telles furent les clameurs de la foule lorsque Geoges Gauchet, escorté et protégé par la police, apparut»



« Faites hâter mon exécution, demande Georges Gaucher à son avocat. »
_____________________________________________________________

Gauchet figure sur les «Carnets d'exécutions» d'Anatole DEIBLER avec les annotations :

Samedi, brouillard. 7h10.
342-246.

_____________________________________________________________


C'était le 32ème guillotiné sur le bd Arago (XIVème), après l'arrêt des exécutions sur la place de Roquette (XIème).


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Nemo
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Ven 11 Jan 2008 - 14:58

Petit Deibler Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec ta guillotine montée
N'oublie pas d'aiguiser le couperet...

Je sais qu'il est possible de faire mieux, mais là, je n'ai pas assez de temps !

_________________
Je ne suis pas un poisson. Je ne suis pas un capitaine. Nemo n'est personne. Mais il compte le devenir.
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Ven 11 Jan 2008 - 17:27

Mais avant de partir
Il faudra bien te couvrir,
Dehors , tu vas avoir si froid,
C'est surtout à cause de moi.
Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m'as apportées
Toutes les belles têtes que je vois en rêve
Et que je vais découper.
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Jeu 23 Avr 2009 - 10:56



Journal LE FIGARO, du 27 décembre 1931.

L'exécution de Georges Gauchet, assassin de M. Dannenhoffer, le bijoutier de l'avenue Mozart, a eu lieu hier matin. Dès trois heures, environ trois mille curieux stationnaient aux abords de la prison de la Santé et boulevard Arago, maintenus derrière un important service d'ordre que dirigeait MM. Marchand, directeur de la police municipale, et Siraud, commissaire divisionnaire. A 6 h. 20, MM. Lacour, substitut du procureur général Gaudel, Brosson.................(illisible), Xavier Guichard, directeur de la police, Bodin, commissaire de la police judiciaire, Maître Campinchi, défenseur du criminel, et ses secrétaires, MM. Delaunay et Guyonnet, le docteur Paul, MM. Marchand, Guilbert, directeur de la Santé, l'aumonier; et le gardien-chef de la prison pénétraient dans la cellule du condamné. Gauchet dormait profondément. Le substitut Lacour lui frappa sur l'épaule et l'exhorta à avoir du courage. Gauchet s'habilla sans aide. S'adressant à son, avocat, Maître Campinchi, il lui dit « Je voudrais, maître, que ma mère et ma sœur ne sachent rien. Remerciez pour moi Maître Delaunay et Guyonnet. Je vous remercie également de tous vos efforts; il aurait fallu un miracle pour que j'échappe au châtiment que j'ai mérité. »

Gauchet refusa le verre de rhum et la cigarette qu'on lui offrait et entendit la messe. A 7 heures exactement, le fourgon sortait de la prison, escorté d'agents cyclistes, et venait se ranger au pied de la guillotine. Gauchet descendit sans soutien les aides le firent basculer sous le couperet. A 7 h. 6, justice était faite. Le corps a été inhumé au cimetière d'Ivry.
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Bill
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MessageSujet: Campinchi   Jeu 23 Avr 2009 - 18:23

mercattore a écrit:


Gauchet s'habilla sans aide. S'adressant à son, avocat, Maître Campinchi, il lui dit « Je voudrais, maître, que ma mère et ma sœur ne sachent rien. Remerciez pour moi Maître Delaunay et Guyonnet. Je vous remercie également de tous vos efforts; il aurait fallu un miracle pour que j'échappe au châtiment que j'ai mérité
Gauchet refusa le verre de rhum et la cigarette qu'on lui offrait et entend[/b]


César Campinchi , grand ténor du barreau, était également un homme politique radical en vue. Il fut notamment Garde des Sceaux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_Campinchi
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piotr
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Ven 16 Juil 2010 - 16:56

http://news.google.com/newspapers?id=8W8bAAAAIBAJ&sjid=S0sEAAAAIBAJ&pg=3153,1975004&dq=guillotine&hl=en
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Sam 7 Aoû 2010 - 17:18

EXÉCUTION DE GEORGES GAUCHET




(Louis BERRINGS)
***


Transcription du Petit Journal.



Toute la place Pigalle et toute la place d'Italie s'était donnée rendez-vous, la nuit dernière, boulevard Arago. La TSF avait annoncé (( (plutôt étonnant !) que Georges Gauchet serait exécuté à l'aube. Le « On y va ?… On y va ?…» interrogatif et entraînant tout à la fois, avait couru de bouche en bouche, de bar en bar, les femmes avaient donné le signal de départ. Pour voir mourir celui qui avait été des leurs, les habitués des boîtes interlopes n'avaient pas hésité à quitter leur milieu. Les gouapes en casquette des Gobelins et de la Zone s'étaient rués là, abandonnant pour une fois l'attaque nocturne.

Il était à peine dix heures du soir que déjà les agents cyclistes de ronde signalaient que le boulevardd Arago grouillait de monde. Le long des trottoirs les taxis s'alignaient en longues files sous les arbres et jusque sur la chaussée, des hommes trop élégants, des femmes trop fardées allaient et venaient, ailleurs on ne croisait que des visages inquiétants, épaules carrés, coiffures caractéristiques évocatrices. Des rires, des lazzis fusaient de tous les coins.


LA POLICE DÉBORDÉE

La police prit rapidement les mesures nécessaires : des escouades d'agents vinrent faire circuler les groupes qui stationnaient. Ce fut alors l'envahissement de tous les bars voisins, les initiés prirent possession du débit de " A la Bonne Santé " (1), véritable fauteuil de balcon face à la porte de la prison, de là, ils verraient au moins sortir le noir fourgon menant au supplice le condamné. Derrière les glaces jaunies, dans les lumières d'un bal musette, des hommes à foulards rouges et des filles en cheveux s'attablèrent, attendant l'instant de plaquer aux vitres leurs visages glabres, défaits et crispés, de ces physionomies qui font frissonner.

A deux heures du matin, ordre fut donné de former les barrages. Il fallut déblayer, repousser cette foule interlope qui résistait.
— Allez, plus vite que çà ! cria le commissaire de police. Les agents foncèrent, ce fut la bousculade. Le boulevard fut dégagé, les barrages établis, derrière eux la foule compacte se massa. Les taxis eux aussi refoulés, furent pris d'assaut, leurs sièges et leurs toits étant autant d'estrades. La statue d'Arago (2) fut, elle aussi, escaladée et les grappes humaines s'y accrochèrent. Dans le brouillard gris et humide enveloppant tout Paris, de Montmartre, de Montparnasse, les voitures continuèrent d'arriver toute la nuit, augmentant encore la cohue.
— Plus de quatre mille personnes, monsieur le commissaire divisionnaire, annonçait un agent à son chef, et il n'était pas encore cinq heures du matin. Depuis Liabeuf, (1910) l'homme aux brassards de fer, le boulevard Arago n'avait revu pareille affluence. Retour en arrière, vision d'autrefois, lorsqu'on guillotinait encore devant la Petite-Roquette et que fêtards en habits et femmes décolletées venaient de mêler aux rôdeurs et aux filles.


DEVANT LA GUILLOTINE

L'humidité froide de cette nuit de brume pénètre tous ceux qui sont là professionnellement. La guillotine vient d'être montée, sous l'éclatante lumière d'un puissant lampadaire, son bois sombre, ses rainures de cuivre brillent étrangement. Devant la répugnante machine, on bat la semelle. Un aide de Deibler accroche le couteau. Sur le toit d'un taxi, une femme, les bas flasques, et ruisselants, se refait les lèvres au bâton de rouge. Devant le débit « A la Bonne Santé », un cordon de police interdit toute circulation, on ne peut y entrer, on ne peut en sortir. A l'intérieur, les têtes peignées « à la chien » se sont collées aux vitres et y restent figées.

Six heures : policiers, magistrats et avocats arrivent les uns après les autres, ils s'attendent dans la prison.

Six heures un quart : tout le monde est là : Maître Campinchi, ses secrétaires, le procureur de la République, son substitut, le juge d'instruction, la police judiciaire, le docteur Paul, l'aumônier…
On va réveiller le condamné.


LE RÉVEIL

Dort-il encore lorsque entre dans sa cellule ? Il est couché, c'est tout ce que l'on peut dire. Un gardien enlève les vêtements de bure, uniforme de la prison, un autre apporte les effets civils du condamné. Gauchet commence à s'habiller, puis il cherche quelque chose qu'on a oublié
— Et mes chaussettes ? réclame-t-il avec son calme habituel, un peu effrayant.
Ce seront ses seules paroles.
— Vos dernières volontés ? demandera le procureur, sans succès.
— Gauchet, j'ai tenu à être à vos côtés en ce terrible moment, si vous avez quelque chose à dire, confiez-le moi, pour votre famille, pour votre mère… Gauchet, répondez-moi ? insistera l'avocat sans faire desserrer les lèvres muettes.
Seul l'aumônier obtient un « oui » en réponse à sa question : « Voulez-vous entendre la messe ? »
Gauchet fut alors conduit à la chapelle de la prison et pendant tout l'office, durant vingt longues minutes, il resta impassible sur son banc.
Maître Campinchi lui parla encore de sa mère, de sa famille, de ceux qu'il aima. Gauchet n'ouvrit pas la bouche et c'est d'un simple geste qu'il refusa le verre de rhum traditionnel qu'on lui tendit au greffe, après l'échancrure de la chemise, comme si le couteau ne devait pouvoir trancher, en plus du cou, une mince étoffe.

Cet homme, véritable énigme, dont on ne sait encore si les regrets étaient sincères, ce fils de bonne famille devenu assassin pour continuer sa vie de débauche, qui déclara aux assises : « Le châtiment est juste », qui refusa de signer son pourvoi en cassation et son recours en grâce, (3) qui fit tant de difficultés pour accepter de recevoir, il y a quelques jours, la visite de sa mère, était-il aussi calme lorsqu'il défonça le crâne de sa victime à coups de clé anglaise.


L'EXPIATION

Les portes de la prison viennent de s'ouvrir. Le fourgon noir comme un corbillard, dans son habituel tintamarre de ferraille disloquée, passe lentement. en face, derrière les glaces du « bistro », les faces glabres se sont un peu plus crispées. Le véhicule qui tient à la fois de la voiture cellulaire et du fourgon des pompes funèbres, vient de s'arrêter devant la guillotine, les portes s'ouvrent.
Sans sa chemise blanche plaquée sur sa poitrine puissante, Gauchet semble un torse de plâtre blanc, casqué de noir. Bientôt, on ne voit plus que ses abondants cheveux d'ébène, le condamné baisse la tête pour descendre la petite échelle raide.
Doucement, il s'avance vers la machine. Le classique sursaut, en apercevant le couteau que le lampadaire fait étinceler, les aides le poussent, le corps tombe en avant, le couteau se déclenche, l'habituel bruit sourd, ses deux longues jambes disparaissent dans le panier plein de sciure de bois. Gauchet ne tuera plus de bijoutiers.


UNE SCÈNE IGNOBLE

Brutale bousculade, des gens arrivent en trombe, le barrage de la rue de la Glacière vient de céder. Des casquettes, des foulards rouges glissent, passent, insaisissables, une demi-douzaine de rôdeurs sont déjà au pied de la guillotine, des femmes viennent les rejoindre et trempent leur mouchoir dans le sang du supplicié.
Pendant que les agents les chassent à coups de pied, le fourgon encadré de gardes à cheval file vers la banlieue. Peu après, dans la paisible cimetière d'Ivry, où aucun curieux n'avait songé à venir, en la seule présence de policiers et de journalistes, le cadavre sans tête de l'ancien beau brun des boîtes de nuit de Montmartre, était placé dans un cercueil de sapin et descendu dans la fosse creusée au centre du carré des suppliciés.

RENVOIS :

*** Louis BERRINGS : « Gauchet, poussé vers la guillotine par deux aides du bourreau ». Ce dessinateur est l'auteur de plusieurs croquis sur des exécutions de condamnés, notamment de Landru. Voir : http://guillotine.cultureforum.net/les-condamnes-a-mort-f2/landru-va-etre-execute-t318.htm?highlight=landru)


Le dessinateur Louis Berrings.



Aperçu de l'emplacement de la statue d'Arago (huit points gris, à droite du petit logo rouge A). On voit la distance qui séparait les spectateurs, juchés sur la statue, du lieu d'exécution [b] situé non loin de l'angle bd Arago / rue de la Santé
, d'après les écrits de certains journalistes et qui sont sujets à caution.





(1) Bistro " A LA BONNE SANTÉ ". Il existait encore dans les années soixante. De nouvelles constructions l'ont fait disparaitre.
Document SYWAN, que je remercie encore, car quartier cher à ma jeunesse.




(2) Statue en bronze de François ARAGO. Soclée en bordure du boulevard Arago, elle était située à environ 300 mètres de l'angle Arago/Santé. Son escalade permettait l'observation, plus ou moins bonne selon divers paramètres, de l'activité du boulevard, et sur une grande longueur. Lors de l'exécution de Georges Gauchet, le défeuillement des marronniers du bd Arago, du à la saison d'hiver, offrait une meilleure vue pour les spectateurs, nonobstant le brouillard.





Aujourd'hui (place de l'île de Sein). Destinée à la fonderie, sur ordre de l'occupant allemand, la statue est retirée de son socle en 1942. Elle fut donc présente pendant toute la durée des exécutions capitales du bd Arago (1910-1939).

(3) Le refus de la grâce de la part du condamné ne peut empêcher son avocat de demander une audience au président de la République pour la solliciter. C'est un devoir pour lui.

__________________________________________________________________________________________________________________________________________





* Pour la première exécution sur le boulevard Arago (Henri Duchemin, parricide, le 06-08-1909), le quotidien Le Petit Parisien indiquait que celle-ci devait se dérouler à l'angle du bd Arago et de la rue de la Santé (voir plan ci-dessous).




Il est peu probable que l'exécution se soir déroulée à cet endroit, en partie à découvert, un déplacement de quelques mètres en remontant le bd Arago, au milieu des arbres, étant plus justifié. D'ailleurs, la troisième exécution (Arthur RENARD, 20-01-1912) s'est déroulée à plusieurs mètres de l'angle Arago/ Santé, ainsi qu'en témoigne le document publié par le journal La Presse, où une masse grise (emplacement du cheval) prolongeant la hauteur du mur d'enceinte atteint le bord haut du cliché. L'angle est hors de vue. Il est probable que cette masse est une partie d'un bâtiment cellulaire, ce qui donne une indication pour situer l'emplacement probable de l'exécution de Renard.
En effet, seule une partie du mur d'enceinte de la prison est longée sur le boulevard Arago par des bâtiments cellulaires.




Après l'exécution de Renard.




On voit sur ce cliché que la partie figurant avec des pointillés ne comporte pas de bâtiments cellulaires près du mur d'enceinte. Il faut les trouver plus haut, en remontant le bd Arago. Si l'interprétation de la photo de Renard est bonne, ce dernier a été exécuté à hauteur du début des bâtiments cellulaires, soit à environ 100 mètres de distance de l'angle Arago/Santé.



— Au cours d'exécutions ultérieures, des journalistes notent l'installation de la guillotine à hauteur du cinquième arbre, décompté à partir de l'angle Arago/ Santé ?




Contemporain.


À la suite du départ de l'invité, les images contenues dans ce message avaient disparu. Merci à Archange qui les a pratiquement toutes retrouvées (16/12/2011).









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fouche
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Dim 8 Aoû 2010 - 7:51

La question mérite d'être approfondie...

La Veuve se trouvait elle à proximité de cette Vespasienne que l'on voit au bord du Boulevard ? Et sait on à quelle époque cet édicule d'aisances fut mis en place ?

En tous les cas on pouvait supposer l'existence à cet endroit d'un point d'arrivée d'eau, que A. Deibler a pu estimer utile pour le nettoyage des bois et des lieux...

Qu'en pensent les experts ?
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Boisdejustice
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Dim 8 Aoû 2010 - 13:12

Remarquable etude de cette execution... Merci Mercattore!
D'ou provient la photo prise apres l'execution d'Arthur Renard en 1912? Etait elle dans La Presse? Je ne l'avais jamais vu. Ce n'est que la deuxieme photo de la Veuve prise Boulevard Arago si je ne me trompe et donc une photo assez rare la premiere etant celle prise apres l'execution de Gorguloff en 1932.
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Dim 8 Aoû 2010 - 18:20

Boisdejustice, comme j'ai examiné plusieurs journaux d'époque je vais rechercher la source du cliché. Le problème que j'ai eu pour ce cliché est que Gallica a changé la façon de procéder pour en effectuer un agrandissement et comme je me suis un peu énervé j'ai laissé tomber. Je suis certain que vous pourrez agrandir et améliorer ce cliché quand vous aurez le lien du journal que je vais vous donner.
Autrement, je suis allé cet après-midi boulevard Arago et je me suis aperçu de certaines choses qui posent des interrogations quant à l'endroit des exécutions.
C'est peut être plus compliqué qu'il n'y parait.
A bientôt.
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Dim 8 Aoû 2010 - 21:17

C'est pas bien mieux avec une capture grand format et un peu d'ajustement du contraste... toujours tres mediocre:

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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Dim 8 Aoû 2010 - 21:24

Un autre document, pas fameux non plus mais un peu meilleur, concernant l'exécution de Renard. Vous pourrez peut-être l'améliorer un peu plus.



Après l'exécution.
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Adelayde
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MessageSujet: Georges Gauchet, futur guillotiné du boulevard Arago   Dim 8 Aoû 2010 - 21:58

Bravo Mercattore pour cet excellent exposé !
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MessageSujet: Re: Georges Gauchet - 1931   Lun 9 Aoû 2010 - 13:26

fouche a écrit:
La question mérite d'être approfondie...

La Veuve se trouvait elle à proximité de cette Vespasienne que l'on voit au bord du Boulevard ? Et sait on à quelle époque cet édicule d'aisances fut mis en place ?

En tous les cas on pouvait supposer l'existence à cet endroit d'un point d'arrivée d'eau, que A. Deibler a pu estimer utile pour le nettoyage des bois et des lieux...

Qu'en pensent les experts ?



La Veuve n'était pas positionnée à proximité de cette vespasienne (située à environ 20 mètres de l'angle) car elle était montée nettement au-delà de celle-ci. En tous cas, c'est mon opinion. Le peu de documents que l'on a sur quelques exécutions le laissent penser. (recherches en cours). Une indication est donnée par un journaliste du quotidien l'Humanité qui situe l'emplacement de la Veuve plus haut que l'angle rue de la Santé/bd Arago pour l'exécution de RENARD (1912), au même emplacement que les deux premières exécutions, celle de DUCHEMIN(1909), et celle de LIABEUF(1910). Un journaliste du Matin relate un même emplacement pour les trois premières exécutions, et précise que celle de RENARD s'est déroulée à un soixantaine de mètres de distance de l'angle Arago/Santé.

Il est possible qu'au cours du temps l'emplacement du lieu d'exécution ait été modifié, par exemple l'exécution de Mohamed ben DRISS(1931) a du se dérouler plus haut que la soixantaine de mètres indiquée par le journaliste : estimation d'un minimum de 100 mètres à partir de l'angle Arago / Santé (recherches en cours). Ce qui est sûr, c'est que la multitude de blogs et de livres qui indiquent que les exécutions capitales du bd Arago se déroulaient à l'angle Arago/Santé commettent une erreur (une des plus grosses se trouve dans le Dictionnaire Historique des rues de Paris, de Jacques Hillairet, où l'on lit : Les exécutions capitales ont eu lieu de 1899 à 1909, à l'angle du boulevard Arago et de la rue de la Santé, elles ont lieu, depuis lors, à l'intérieur de la prison).

En ce qui concerne le nettoyage de la Veuve etc, c'est un sujet que l'on avait abordé sur un autre topic, principalement avec Pierrepoint, je crois. Une borne fontaine avait été évoquée, mais jamais aucun document, aucune relation, aucun souvenirs d'anciens, n'apparait pour lui donner une existence.
Une explication plausible pourrait-être celle-ci (sans en exclure d'autres, évidemment) : sur le document visible ci-dessous (bd Arago) à coté de la plaque de descente d'égouts, on voit une bouche de nettoyage. Elle permettait aux employés de la voirie parisienne de faire couler de l'eau dans les caniveaux. Normalement, ces bouches étaient situées en bordure de trottoir (l'employé ouvrait et fermait l'arrivée de l'eau avec une clef). Il était possible, comme je l'ai vu, d'adapter à ces bouches un système permettant de capter l'eau et de la puiser avec l'ajout d'un raccord (aujourd'hui le système de nettoyage est devenu automatique). Il est donc curieux qu'un bouche de ce type se trouvait à cet emplacement, loin du trottoir du bd Arago, mais la forte déclivité du boulevard nécessitait peut être une installation à cet endroit. Comme on le voit sur le document, le couvercle est enfoncé (bloqué) et le soulever m'a été impossible. L'employé n'intervient donc plus sur la bouche, le système automatique est passé par là.





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pierrepoint
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MessageSujet: la borne-fontaine fantôme   Mar 10 Aoû 2010 - 13:17

Ma bibliothèque est toujours partiellement en cartons...De mémoire, ladite borne est mentionnée dans le récit fait par Léon Daudet de l'exécution des 3 protagonistes de la bande, qui se trouve dans ses souvenirs parisiens Question

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