La Veuve

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 Les 46 ecclésiastiques angevins guillotinés pendant la Révolution.

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Parleseul
Condamné à mort


Nombre de messages : 2
Age : 59
Date d'inscription : 27/08/2018

MessageSujet: Les 46 ecclésiastiques angevins guillotinés pendant la Révolution.   Mer 5 Sep 2018 - 10:33

Pierre-Hippolyte Pastourel, curé de Saint-Hilaire-l'Abbaye (près Saumur), guillotiné à Paris le 23 octobre 1793.

Jean-Michel Langevin, curé de Briollay, guillotiné à Angers le 30 octobre 1793.

Louis-Marin Bascher, vicaire à Sarrigné, guillotiné à Angers le 4 novembre 1793.

Charles-André Bretonnier, vicaire au Vieil-Baugé, guillotiné à Angers le 4 novembre 1793.

René-Pierre Bellier de la Chauvelais, vicaire au Pin-en-Mauges, guillotiné aux Ponts-de-Cé le 1er décembre 1793.

Pierre Picherit, aumônier de l'Hôtel-Dieu Saint-Jean l'Évangéliste d'Angers, guillotiné aux Ponts-de-Cé le 1e décembre 1793.

Jean Perronneau, prieur-curé d'Artannes, guillotiné à Saumur le 20 décembre 1793.

Jean-Marie Allard, curé de Bagneux, guillotiné à Paris le 25 décembre 1793.

Pierre-Raoul Doguereau, prieur-curé de Saint-Aignan d'Angers, guillotiné à Angers le 31 décembre 1793.

Nicolas-Charles Chesneau, curé de Montreuil-Belfroy, guillotiné à Angers le 31 décembre 1793.

René-Mathieu-Augustin Lego, vicaire au Plessis-Grammoire, guillotiné à Angers le 1e janvier 1794.

Jean-Baptiste Lego, prêtre, instituteur au Plessis-Grammoire, guillotiné à Angers le 1e janvier  1794.

Pierre Hermenot, aumônier de l'Hôtel-Dieu Saint-Jean l'Évangéliste d'Angers, guillotiné à Angers le 1e janvier 1794.

Laurent Bastard, curé de Notre-Dame de Chalonnes-sur-Loire, guillotiné à Angers le 2 janvier 1794.

Guillaume Repin, curé de Martigné-Briant, guillotiné à Angers le 2 janvier 1791.

Pierre-Jean-Gabriel-Toussaint Rué
, vicaire à Bourgueil, guillotiné à Poitiers le 3 janvier 1794.

René-Jean Bourjuge, vicaire à Saint-Léonard-lès-Angers, guillotiné à Angers le 5 janvier 1794.

Jacques Davy, curé de Sorges, guillotiné à Angers le 5 janvier 1794.

Louis Lacoudre, vicaire à Andigné, guillotiné à Angers le 5 janvier 1794.

Jacques-Charles-Mathurin Ledoyen, vicaire à Contigné, guillotiné à Angers le 5 janvier 1794.

Joseph-Etienne Morinière, desservant de la chapelle du château du Coubourreau (Torfou), guillotiné à Angers le 5 janvier 1794.

François Pelletier, curé de Sceaux, guillotiné à Angers le 5 janvier 1794.

Pierre Tessier, vicaire à la Trinité d'Angers, guillotiné à Angers le 5 janvier 1794.

Julien Lemonnier, chapelain et maître d'école à Corzé, guillotiné au Mans le 7 janvier 1794.

Louis-Pierre Barat, chanoine de Saint-Martin d'Angers, guillotiné à Angers le 11 janvier 1794.

André Duliou, naquit à Saint-Laurent-des-Mortiers le 19 juillet 1727, d'honorable homme André Duliou, maître chirurgien, et de Jacquine Brion. Etudiant au collège de Châteaugontier, il passa ensuite au grand séminaire d'Angers. D'abord vicaire à Saint-Aubin-de-Luigné(1752), puis à Miré (1765), M. Duliou devint curé de Saint-Fort en 1773. Il n'avait accepté de l'héritage paternel qu'une rente viagère, qu'il employait en bonnes œuvres. L'horreur du schisme donna à ce prêtre simple et timide une éloquence qu'on ne lui connaissait pas pour protester contre le serment à la constitution civile du clergé. Obligé de quitter sa paroisse le 27 juin 1791, il fut emprisonné à Châteaugontier le 24 septembre, écroué à Laval le 14 octobre 1792 et traduit le 21 janvier 1794 devant la commission révolutionnaire. Sa seule réponse à toutes les propositions qui lui furent faites, fut un non énergique (1). C'est avec une énergie extraordinaire aussi que, tout infirme qu'il était, il marcha à l'échafaud d'un pas assuré et le visage rayonnant.

Pierre Thomas, né le 3 mars 1729 au Ménil-Rinfray (Manche), d'abord vicaire à Peuton, puis confesseur des pauvres à l'hôpital Saint-Julien de Châteaugontier, avait la réputation d'un prêtre vertueux et d'un prédicateur éloquent. Malgré son âge avancé et l'affaiblissement de ses facultés, il fut interné à Laval dans le couvent de Patience le 14 octobre 1792 et traduit le 21 janvier 1794 devant la commission révolutionnaire. Il répondit avec fermeté à l'interrogatoire et marcha à l'échafaud sans faiblir.

Jean Triquerie, né à Laval le 1er juillet 1737, suivit ses parents à Nantes, fit profession chez les Cordeliers d'Olonne, fut gardien de ce même couvent, en 1778, puis aumônier dans plusieurs maisons de Franciscaines : Nantes, Montmorillon et enfin le Buron, près de Châteaugontier. Interné à Laval, puis emprisonné à Patience, il parut devant la commission révolutionnaire le 21 janvier 1794, fit une ardente confession de foi catholique (2), se trouva mal un instant à la fin de son interrogatoire, mais marcha avec courage à l'échafaud.

(1) « As-tu fait le serment ? — Non. — Est-tu dans la résolution de le faire ? - Non - Tu ne le feras donc pas ? — Non. »

(2) On demande le serment au P. Triquerie. Il demanda quel était le serment qu'on exigeait de lui, disant que personne jusque-là ne le lui avait imposé. Alors le président lui dit : «  Le serment que nous exigeons de toi, c'est d'être fidèle à la République, de ne professer aucune religion, pas même la catholique qui est sans doute la tienne. » Le vieillard, à cette demande, répond avec le zèle le plus ardent : « Ah ! vraiment non, citoyen : je serai fidèle à Jésus-Christ jusqu'au dernier soupir. » (Récit d'un témoin oculaire.)


Charles-Marie-Joseph Huau de la Bernardrie, né au Mesnil-en-Vallée vers 1744. ordonné prêtre en 1767, prit ses grades en théologie à l'Université d'Angers, pendant qu'il résidait en cette ville comme aumônier de l'hôpital des Renfermés. Après deux ans de ministère à Alençon dont un compétiteur lui disputait la cure, il obtint le 27 décembre 1782 la cure de Saint-Clément de Craon et s'y fit remarquer par sa charité. Tous les dimanches, à l'issue de sa messe, il faisait une distribution de pain aux pauvres. Le 23 janvier 1791, il déclara refuser tout serment et protesta qu'il n'abandonnerait point ses paroissiens, l'Assemblée Nationale et le département n'ayant pas le droit de lui enlever son titre et ses pouvoirs. Il resta à son poste jusqu'au 30 juillet 1791, se tint à Angers jusqu'au mois de juin 1792, puis se cacha de retraite en retraite, malade et infirme ; il fut enfin arrêté le 1er janvier 1794 à Maumusson, et conduit à Ancenis, puis à Angers devant la commission militaire. Accusé d'avoir « enfreint la loi relative à la déportation, provoqué au rétablissement de la royauté et entretenu des intelligences avec les brigands de la Vendée », il s'entendit condamner à mort, puis affirma hautement qu'on pouvait le faire mourir comme prêtre catholique, mais non pour aucune des causes politiques qu'on invoquait. Porté immédiatement à l'échafaud, il eut la tête tranchée sur la place du Ralliement, le 26 janvier 1794.

Sébastien Mondot, desservant du prieuré de Cunault, guillotiné à Paris le 14 février 1794.

Noël Pinot, curé du Louroux-Béconnais, guillotiné à Angers le 21 février 1794.

Antoine-Luc Morin, recteur de Freigné, guillotiné à Angers le 5 mars 1794.

François-Louis Chartier, vicaire à Soeurdres, guillotiné à Angers le 22 mars 1794.

Louis Gauron, vicaire à Mazé, guillotiné à Angers le 28 mars 1794.

Joseph Moreau, vicaire à Saint-Laurent-de-la-Plaine, guillotiné à Angers le 18 avril 1794.

François-Jean Girard, curé de Neuillé, guillotiné à Angers le 5 mai 1794.

Louis-Jacques Delacroix, curé de Saint-Macaire-en-Mauges, guillotiné à Angers le 10 juin 1794.

Claude-Henri Tabart-Mazière, diacre, bénédictin de l'abbaye Saint-Serge d'Angers, guillotiné à Paris le 5 juillet 1794.

François Chabanel, prieur des Bénédictins de Lesvière-lès-Angers, guillotiné à Angers le 10 juillet 1794.

Mathurin Pasquier, séminariste, de Sainte-Gemmes-d'Andigné, guillotiné à Angers le 10 juillet 1794.

Alexandre Baudouin, clerc minoré, de Congrier, guillotiné à Craon le 21 juillet 1794. — Il avait fait ses études au collège de Châteaugontier où il avait laissé les meilleurs souvenirs et terminait son cours de philosophie à Angers, quand la Révolution le força de rentrer dans sa paroisse natale. M. Royné, curé de Congrier, venait d'être chassé et remplacé par un intrus. Le jeune clerc s'efforça, autant que possible, de suppléer au défaut de pasteur légitime en instruisant les enfants et visitant les malades : ministère périlleux, qu'il put remplir pendant longtemps en se cachant de retraite en retraite, surtout à l'Ange-baudière. Ne pouvant le saisir, on emprisonna à Craon son père et sa mère avec menaces de mort si leur fils ne se présentait. Il ne se fit pas attendre, et la commission se hâta aussi de le condamner à mort comme « initié au sacerdoce, et comme instituteur à Congrier ». Il marcha à l'échafaud, le front rayonnant, en chantant d'une voix sonore le Credo.

Claude Gilberge, naquit à Bécon, le 6 avril 1726, de René Gilberge et de Marie Bedouet. D'abord vicaire à Saint-Maurille des Ponts-de-Cé, il devint curé de Châtelain le 16 janvier 1773. Malgré la présence d'un intrus, M. Gilberge resta dans sa paroisse jusqu'au 18 juillet 1792. Interné au couvent de Patience, à Laval, le 13 octobre 1792, il fut transféré à Rambouillet, puis à Chartres et ramené à
Châteaugontier en juillet 1794, sur les instances de la commission révolutionnaire. Des lettres saisies chez sa mère et dans lesquelles il l'engageait à ne pas communiquer avec les prêtres schismatiques, et lui faisait espérer le triomphe de l'Eglise, le firent condamner à mort dans la séance du 9 août 1794. Il fut exécuté le jour même, à l'âge de 68 ans.

André Fardeau, vicaire à Briollay, guillotiné à Angers le 24 août 1794.

Alexandre Guerrier, religieux Fontévriste, curé de Fontevrault, guillotiné à Paris le 8 octobre 1794.

Hilaire-François Guillon du Plessis, prieur de Saint-Jean de l'Habit à Foutevrault, guillotiné à Paris le 8 octobre 1794.

Jacques Laigneau de Langellerie, aumônier des Carmélites d'Angers, guillotiné à Angers, le 14 octobre 1794.

(l’Anjou Historique n°3)
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MessageSujet: Re: Les 46 ecclésiastiques angevins guillotinés pendant la Révolution.   Sam 8 Sep 2018 - 8:32


Très interessant, Merci
Je peux te demander......Êtes-vous un prêtre ?
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Parleseul
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MessageSujet: Re: Les 46 ecclésiastiques angevins guillotinés pendant la Révolution.   Dim 9 Sep 2018 - 14:36

Aucunement, bien au contraire je suis athé et ne rentre jamais dans un lieu de culte .
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MessageSujet: Re: Les 46 ecclésiastiques angevins guillotinés pendant la Révolution.   Dim 9 Sep 2018 - 19:25

Il ne faisait pas bon de vivre à Anger
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MessageSujet: Re: Les 46 ecclésiastiques angevins guillotinés pendant la Révolution.   

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