La Veuve

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 Victor-Alphonse Daumas-Dupin - 1829 & Jean-Baptiste Élie Robert - 1831

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Adelayde
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MessageSujet: Victor-Alphonse Daumas-Dupin - 1829 & Jean-Baptiste Élie Robert - 1831   Lun 3 Juil 2017 - 17:52

VICTOR-ALPHONSE DAUMAS-DUPIN & JEAN-BAPTISTE ÉLIE ROBERT
LES ASSASSINS DE LA VALLÉE DE MONTMORENCY

LES FAITS
-------

Victor Alphonse Daumas-Dupin - 39 ans, sans profession. Condamné à dix ans de travaux forcés le 8 septembre 1815 par les assises de la Seine pour crime de faux en écriture authentique. A Attainville, à l'auberge de la Croix-Verte, le 24 janvier 1829, assassina à coups de hache dans la tête les propriétaires, Nicolas-Guillaume Prudhomme, 25 ans, et Marie Duru, épouse Prudhomme, 16 ans, mariés depuis trois mois, pour leur voler 300 francs d'économies, une montre en or, un complet noir et d'autres biens. Arrêté à Milan par la police autrichienne. Son complice, "Saint-Clair" Robert, restera en fuite près de deux ans. Condamné en première instance à Versailles, arrêt cassé, recondamné à Paris.

Condamnations : 19 août 1829, 31 octobre 1829 ;
Exécution : 3 décembre 1829, 16h 15, Paris.

Jean-Baptiste Élie "Saint-Clair" Robert - 43 ans, sans profession, ancien forçat. Avec son complice Victor-Alphonse Daumas-Dupin, 39 ans, ancien forçat également, à Attainville, à l'auberge de la Croix-Verte, le 24 janvier 1829, assassina à coups de hache dans la tête les propriétaires, Nicolas-Guillaume Prudhomme, 25 ans, et Marie Duru, épouse Prudhomme, 16 ans, mariés depuis trois mois, pour leur voler 300 francs d'économies, une montre en or, un complet noir et d'autres biens. Daumas-Dupin, appréhendé le premier à Milan, est condamné par les assises de la Seine-et-Oise le 19 août 1829, et suite à la cassation de l'arrêt, condamné à nouveau à Paris le 31 octobre 1829, où il est guillotiné le 3 décembre 1829. Arrêté à Genève en 1830.

Condamnation : 13 février 1831;
Exécution : 9 juin 1831, 13h, Versailles.

Source - Le site de Sylvain Larue - Nemo :

http://laveuveguillotine.pagesperso-orange.fr/Palmares1811_1831.html



ASSASSINS DE LA VALLÉE DE MONTMORENCY
-------

Prudhomme et Marie Duru, sa femme, mariés tout récemment, tenaient un cabaret dans une maison isolée dite la Croix-Verte commune d'Attainville, arrondissement de Pontoise. Prudhomme était âgé de vingt-cinq ans ; sa femme en comptait à peine seize. Le 24 janvier 1829, ils étaient restés seuls avec deux individus qui devaient coucher dans le cabaret ; la nuit se passa et couvrît de ses ombres un horrible forfait.

Le lendemain 25, Duru, beau-père de Prudhomme, plâtrier à Mont-Sonil, vint à la Croix-Verte, pour y prendre un chapeau qu'un de ses gendres avait laissé chez ses enfans. Il trouva tout fermé ; les portes furent enfoncées, et l'infortuné vieillard vit sa fille et son gendre renversés près d'un poêle et horriblement mutilés. Tous deux avaient le crâne fracassé. Une hache engagée sous le cou de la femme, avait servi aux assassins ; il y avait encore après le fer ensanglanté quelques cheveux bruns et blonds des deux victimes. On avait brisé et déchiqueté le doigt annulaire de la main gauche de la femme, pour lui arracher son alliance. Tous les meubles avaient été fouillés ; et l'on avait enlevé de l'argent, une montre et un habillement noir complet.

Les soupçons s'arrêtèrent sur deux individus ; c'étaient Jean-Baptiste Robert, dit Saint-Clair, dit Guibert, dit Fremol, dit Oudot, né à Chantilly (Oise), forçat évadé, et Victor-Alphonse Daumas-Dupin, né à Paris, autre forçat évadé.

Le premier fut vainement recherché ; on ne put saisir sa trace que longtemps après ; le second avait fui au-delà des Alpes ; il était à Milan. Bientôt on obtint quelques données sur sa résidence ; la police apprit que de l'argent était envoyé à Milan par les mêmes personnes, mais adressé à quatre noms différens.
Un jour qu'un dépôt venait de s'effectuer, on fit suspendre l'envoi de quatre jours ; un agent de police intelligent prit la poste et arriva à Milan. Le jour de la réception, Daumas-Dupin ne tarda pas à s'y présenter :

— Avez-vous reçu de l'argent pour M... ? dit-il.
— Non.
— Pour M....?
— Non.
— Et pour M.... ?
— Oui.
— Eh bien ! c'est moi.
— Non, ce n’est pas vous ! dit alors l'agent de police ; c'est moi qui ai ce nom.
— Vous êtes un menteur ! s'écria Daumas.
— Et vous aussi ! répondit l'agent de police.


Tous deux furent arrêtés, car l'un des deux devait être un fripon. On déclara qu'ils seraient renvoyés en France. L'agent de police fut bientôt relaxé, comme on le pense bien, et Daumas fut conduit en France.

Daumas-Dupin comparut devant la Cour d'assises de la Seine, le 31 octobre. Le regard de l'accusé était immobile ; la même immobilité régnait sur toute sa physionomie. Son teint était jaune et presque cadavéreux : pourtant sa contenance était calme. Dans son interrogatoire, il ne nia aucun des faits, mais il chercha à les faire retomber à la charge de son complice absent. A l’entendre, c'était Saint-Clair qui avait tout fait ; c'était lui qui avait anéanti l'homme, puis la femme ; lui, Daumas-Dupin, au contraire, aurait été irrité contre Saint-Clair, et voulait l'anéantir aussi. Les détails que donna l'accusé sur l'assassinat firent plusieurs fois frissonner d'horreur tout l'auditoire. « Il a suffi, disait-il, d'une seconde pour anéantir le mari qui dormait, et puis la femme ; ils étaient si petits tous deux !.... c'étaient des enfans ! » Du reste, c'était Saint-Clair qui avait tout emporté ; Daumas-Dupin n'avait pris qu'une veste de chasse couleur bronze et un chapeau pour se déguiser.

Après cet interrogatoire, dans lequel l'accusé montra une étonnante habileté et un sang-froid imperturbable, on procéda à l'audition des témoins. La présence de Duru père, appelé comme témoin, excita un vif mouvement d'intérêt dans l'assemblée. Ce vieillard s'avança, en détournant ses regards du banc où était assis l'accusé. Il fut saisi d'un mouvement d'horreur quand il vit sur le bureau les pièces de conviction, la hache énorme encore teinte de sang, les vêtemens ensanglantés.... Ce malheureux père raconta dans quel état il avait trouvé les cadavres de ses enfans ; les dépositions des autres témoins furent dans le même sens.

L'accusé prit la parole après son défenseur, et prononça, d'une voix lente et ferme, un factum écrit, qui était rédigé avec autant d'adresse que de perversité.
Toutefois l'éloquence de Daumas-Dupin ne porta qu'une seule conviction dans l'esprit de ses juges, celle de sa culpabilité. Le jury résolut affirmativement les questions qui lui furent posées, et Daumas fut condamné à la peine capitale.

Daumas-Dupin s'étant pourvu en cassation, un vice de forme fit casser, le 17 novembre, le jugement rendu par la Cour d'assises de la Seine ; et, par arrêt de la Cour suprême, la procédure fut portée devant la Cour d'assises de Seine-et-Oise séant à Versailles. Les débats eurent la même couleur, offrirent les mêmes détails que ceux qui avaient eu lieu à Paris. Daumas-Dupin y prononça un nouveau plaidoyer qui attestait les ressources de son esprit et la facilité de son élocution pleine d'ailleurs d'adresse et de convenance : « Quelle que soit votre décision, disait-il aux jurés en terminant ; elle ne peut être que juste ; je m'y résigne d’avance ; et quel que puisse en être le résultat, rappelez-vous toujours que je n'ai d'autre partage qu'un tombeau ! »

Après une heure et demie de délibération le jury résolut affirmativement toutes les questions d'homicide, de préméditation, de vol, qui lui avaient été soumises ; Daumas entendit son arrêt de mort sans froncer le sourcil.

Cet homme, qui venait d'être condamné comme un féroce assassin, était entré au service fort jeune ; à seize ans, il avait combattu à Austerlitz ; à vingt-quatre, il portait l’épaulette ; il était payeur au 144e régiment d'infanterie de ligne et chevalier de la Légion-d'Honneur, avant sa première condamnation. Pour s'évader du bagne de Rochefort, il lui avait fallu franchir un rempart de la hauteur de quarante pieds. Ses égaremens commencèrent en 1814, au moment de la chute du gouvernement impérial, époque à laquelle il avait été chargé de la caisse et de la comptabilité de son régiment. Ses dépenses inconsidérées l'avaient amené insensiblement à faire des faux pour lesquels il avait été successivement condamné par les Cours royales de Paris et de Douai.

Daumas-Dupin fut exécuté à Paris, le 3 décembre 1829. Pendant les tristes préparatifs de la toilette, il ne proféra pas une seule parole. Au départ pour le lieu de l'exécution, il était tellement maître de lui, qu'il eut l'attention de fixer l'échelle qui allait lui servir à monter sur la charrette. Arrivé au pied de l'échafaud, il s'agenouilla, et se releva bientôt, en disant : Mon Dieu, sauvez mon âme ! puis il se livra à l'exécuteur.

Daumas-Dupin n'avoua pas positivement son crime, mais quand on lui adressait des questions à ce sujet, il disait aussitôt : Ne parlons pas de cela.... oublions le passé !

Quant au fameux Robert Saint-Clair, complice de Daumas-Dupin, les poursuites les plus actives furent long-temps infructueuses à son sujet. On apprit qu'il avait traversé le Piémont, puis la Suisse, puis l'Allemagne et s'était arrêté sur les frontières de la Turquie. Là, on sut qu'il avait été incorporé dans un régiment destiné à protéger les deux empires. Au bout de quelque temps, des rapports positifs et officiels apprirent que, dans un combat soutenu contre les hordes de pillards qui infestent ces contrées, ce misérable, après avoir fait des prodiges de valeur, était mort sur le champ de bataille.

Mais, pour compléter ce récit, nous allons extraire de la Gazette des Tribunaux une anecdote fort piquante que ce journal a publiée récemment :

« En 1830, par une belle journée d’automne, une nombreuse société était réunie dans la grande salle du principal hôtel de Valence dans le Dauphiné. A Valence comme dans toutes les villes du Midi, il n'existe pas d'autres restaurans que les hôtels garnis et d'autre table que la table d'hôte. Ces riantes contrées sont toujours parcourues, à cette époque de l'année, par de nombreux voyageurs ; aussi comme je viens de le dire, une société nombreuse se pressait, ce jour-là, autour de la table d'hôte de l'hôtel de l'Europe, à Valence.
.  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  
» Celui qui remplissait ce rôle (celui d'orateur) était un homme de moyen âge, qui, si on en excepte la facilité de son élocution et l'ascendant avec lequel il se faisait écouter, n'avait rien qui le distinguât, si ce n'est peut-être que, malgré la chaleur de la saison, il était vêtu de noir des pieds à la tête, comme le sont encore les médecins, les avocats et les savans dans toutes les villes de l'Europe.

» La conversation était tombée sur le système de Lavater et sur les nouvelles doctrines phrénologiques. Le monsieur noir, c'est ainsi que les convives se le désignaient entre eux, disait que Lavater, malgré le charlatanisme de sa doctrine, avait fait une multitude d'observations pleines de justesse et d'intérêt ; il soutenait que les principaux faits qui affectent notre vie, laissaient des traces profondes sur le visage des hommes, cet infaillible miroir de l'ame ; que le retour des mêmes pensées, que l'obsession des remords ou des passions fortes contractaient d'une manière constamment uniforme les traits de la figure. Il ajoutait que ces traces, jointes aux observations phrénologiques désormais irrévocablement acquises à la science par les travaux de Gall et de Spurzheim, suffisaient pour révéler à l'observateur les penchans que la nature ou l'habitude avait donnés à chaque homme, et les actions auxquelles il avait dû se laisser entraîner.
« Quant a moi, dit-il en terminant, je ne m'y suis jamais trompé. »

» On comprend qu'à ces mots plus d'une voix s'éleva tout-à-coup pour sommer le monsieur noir de donner des preuves de sa science.
Il fit sur plusieurs convives l'expérience de son art devinatoire. Les graves pièces de procédure où je puise tous ces détails ne disent pas si quelques-uns eurent à s'en repentir, si plus d'une jolie voyageuse ne sentit pas son front rougir aux réponses qu'avaient provoquées ses questions indiscrètes. Tout ce que j'ai pu savoir, c'est que la conviction fut complète, et que la science du monsieur noir ne trouva pas d'incrédule.

» Je me trompe pourtant : un des convives refusa nettement de se rendre ; c'était un homme, qui jusqu'à ce moment, n'avait pris aucune part à la conversation générale, et n'avait encore été remarqué de personne.
« Je soutiens, dit-il en jetant sur l'auditoire un indéfinissable regard, que tout est faux dans ce système ; que les pensées de l'homme ne se lisent pas plus sur son visage que ses penchans ne se casent dans sa cervelle en bosselant la boîte osseuse de son crâne. Peu d'existences furent plus agitées que la mienne, ajoutait-il avec un sourire amer ; peu de pensées ont dû laisser des traces plus profondes que les miennes, et je vous porte le défi de dire qui je suis. »

» Pendant que l'inconnu parlait, le monsieur noir avait constamment les yeux attachés sur cet étrange interlocuteur, et il paraissait agité d'une émotion pénible. Il garde le silence ; alors de toutes parts on l'excite à répondre, et l'inconnu surtout répétait avec un accent de colère et d'insulte :
— Je vous défie de dire qui je suis !
— Eh bien ! dit enfin le monsieur noir, toujours plus agité, et comme dominé par une pensée impérieuse et puissante qui le faisait parler malgré lui, vous avez raison, cette science n'est pas infaillible, et vous êtes heureux qu'on puisse le dire, car si elle l'était, vous seriez un dès plus grands scélérats que la terre ait portés : vous avez en vous tous les signes auxquels on reconnaît l'assassin....


» A ces mots, prononcés d'une voix altérée, il se fit dans la salle une sourde rumeur, puis un profond silence.
L'inconnu se leva avec une impétuosité terrible : sa figure était bouleversée par l'indignation et la colère ; dans ce moment, il était affreux à voir. Tous les assistans pâlirent ; tout-à-coup une grande rumeur se fit entendre au dehors ; le maître de l'hôtel entra tout effaré dans la salle, et annonça qu'un vol d'argenterie avait été commis dans un village voisin ; que l'homme soupçonné du crime était au milieu d'eux, et que les agens de la justice venaient faire perquisition.

» Tous les regards se portèrent vers l'inconnu, dont la colère, à cette nouvelle, parut soudain se glacer. Les objets volés furent trouvés dans sa malle ; on l'arrêta. Après quelques jours d'un obstiné silence, il fit des aveux horribles. Cet homme, c'était Robert Saint-Clair, le complice de Daumas-Dupin, l'assassin de Montmorency.

» Il n'était pas mort, comme on l'avait cru ; mais, après bien des vicissitudes, poussé par une irrésistible fatalité, il était revenu apporter dans sa patrie sa tête promise à l'échafaud. »

Chronique du crime et de l'innocence – J.- B. J. CHAMPAGNAC

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MessageSujet: Re: Victor-Alphonse Daumas-Dupin - 1829 & Jean-Baptiste Élie Robert - 1831   Lun 17 Juil 2017 - 16:51

Un arrêt intéressant



Journal des audiences de la Cour de cassation

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MessageSujet: Re: Victor-Alphonse Daumas-Dupin - 1829 & Jean-Baptiste Élie Robert - 1831   Lun 17 Juil 2017 - 20:51

Quelque part, un innocent à était exécuté ?
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MessageSujet: Re: Victor-Alphonse Daumas-Dupin - 1829 & Jean-Baptiste Élie Robert - 1831   Lun 17 Juil 2017 - 22:01

Heureusement non : la culpabilité de Daumas-Dupin et de Robert est avérée.

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MessageSujet: Re: Victor-Alphonse Daumas-Dupin - 1829 & Jean-Baptiste Élie Robert - 1831   

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