La Veuve

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 Lucien Morisset, un poète assassin

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Adelayde
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MessageSujet: Lucien Morisset, un poète assassin   Mar 14 Fév 2017 - 17:31

LUCIEN MORISSET, UN POÈTE ASSASSIN

*******

Nous sommes le 17 juin 1881, à Tours. C'est le soir. Une des plus belles journées de l'année se termine. Il fait doux et encore clair. Aussi les promeneurs sont-ils nombreux dans les rues, ils s'attardent, ils flânent. Et, parmi eux, qui remarquerait un tout jeune homme qui, lui aussi, marche tranquillement ?
Car, en apparence, ce jeune homme n'a rien de spécial. Il est correctement vêtu, il fait un peu plus que ses seize ans, il est plutôt joli garçon, malgré son air timide et renfermé. Et pourtant, dans quelques minutes, il va devenir un assassin. Il le sait, il l'a décidé et rien ne pourra l'en empêcher... Il presse la main sur la crosse du revolver qu'il a dans sa poche. Il est toujours aussi calme.

Si le crime qui va se produire a frappé les contemporains par son aspect insolite hors du commun, il est plus remarquable encore par ses motivations. Des motivations complexes, profondes, troubles. Pour les comprendre il va falloir pénétrer dans l'intimité d'un adolescent du siècle dernier, celui des romantiques...

Lucien Morisset est né en 1864, dans une famille de la petite bourgeoisie du Loir-et-Cher. L'enfant n'a pas connu sa mère, qui est morte en lui donnant naissance. C'est donc le père qui s'est chargé de l'élever et qui lui a fait donner une bonne éducation. Une bonne éducation, primaire s'entend, car à l'époque, dans ce milieu, on ne pouvait songer à autre chose.

Au cours de ses études, le jeune Lucien se montre brillant. Son instituteur fait tout pour le pousser. C'est son meilleur élève. II est d'une intelligence très au-dessus de la moyenne, sa mémoire est exceptionnelle et son imagination très vive. Si on ajoute à cela qu'il est très travailleur, qu'il a une véritable passion pour l'étude et plus particulièrement une soif de lecture incroyable, l'hésitation n'est plus permise : il faut que Lucien aille plus loin, qu'il entre au lycée, qu'il fasse des études littéraires sérieuses. Mais, malgré l'insistance de l'instituteur, le père ne veut rien entendre. L'instruction primaire, c'est bien suffisant pour devenir clerc de notaire. Car Lucien Morisset sera clerc de notaire ! Et, à treize ans, après son certificat, il est placé à Tours, dans l'étude de maître Morn, pour faire des écritures.

Lucien, qu'on vient d'arracher à ses chères études, ne se révolte pas. Ce n'est pas son caractère. Il se soumet : il sera bon clerc de notaire comme il a été bon élève... Il se montre même un employé modèle : toujours ponctuel, poli et travailleur. Mais en lui-même, et sans que personne s'en doute, il s'est fixé un grandiose programme d'avenir qu'il va commencer dès cet instant à mettre en application dans le plus grand secret. Il lui faut d'abord continuer à s'instruire. II ne sera jamais bachelier, bien sûr, mais, du moins, il veut aller plus loin. Et il se met à dévorer tous les livres qui lui tombent sous la main : de la poésie, des romans, de la philosophie. Il lit le soir, en rentrant du travail, et tôt le matin, avant de s'y rendre. Personne ne remarque rien, car Lucien est toujours à l'heure. Non, personne ne peut se douter que cet enfant de quatorze ans a entrepris une tâche presque impossible : continuer ses études jusqu'à la limite de ses forces, tout seul, sans maître, sans orientation, sans guide...

Deux ans ont passé. Lucien Morisset vient juste d'avoir seize ans. Et il décide alors de passer à la seconde partie de son programme. Après avoir étudié, il va pouvoir créer, il va devenir poète. Il va égaler et même dépasser tous ceux qu'il a admirés au cours de ses innombrables lectures. Et chaque nuit, dans sa chambre, à la lumière d'une bougie, Lucien fait des vers. Il en fait des milliers et des milliers. Il a découvert sa vocation...

(À suivre...)

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MessageSujet: Re: Lucien Morisset, un poète assassin   Mar 14 Fév 2017 - 19:53

Cela dure six mois de fièvre enthousiaste pendant lesquels il a la sensation de faire l'œuvre de sa vie. Et, au bout de ces six mois, Lucien se relit. Il se juge sans complaisance, car l'esprit critique est aussi une de ses qualités intellectuelles... Non, franchement, il n'est pas Victor Hugo, Musset ou Lamartine. Il n'est même pas poète du tout ! Et Lucien jette ses vers au feu.
Alors, tout à coup, il se sent terriblement seul. Et il n'a pas tort... C'est vrai qu'il est seul depuis le début ! C'est seul qu'il a entrepris de continuer ses études. C'est seul encore qu'il a voulu devenir poète, alors que personne ne lui demandait rien. Et c'est seul qu'il a échoué...

Lucien reprend sans goût, sans joie, le chemin de l'étude. Et c'est alors qu'il se souvient d'une de ses lectures. Ce n'était qu'un petit livre parmi tous les autres, mais ce livre l'a tellement marqué qu'il ne parvient pas à l'oublier. Il s'intitulait Les Mémoires de Lacenaire.

Pierre François Lacenaire est une figure bien étrange. Né en 1800, il a été guillotiné en 1836 pour le meurtre sordide d'un homosexuel et de sa mère. Dans sa courte existence, il a fait tous les métiers : avoué chez un notaire, écrivain public, joueur professionnel, journaliste, chansonnier. Mais il s'est senti rejeté par la société, et, un jour, il a décidé de se faire connaître, de s'imposer par le crime. Peu lui importait la victime. Il a tué presque au hasard, tué pour tuer, tué uniquement pour devenir un assassin. Entre sa condamnation à mort et son exécution, Lacenaire a eu le temps d'écrire ses Mémoires. Il y dit par exemple :
« Croyez-vous que c'est l'appât de l'or qui m'avait poussé au crime ? Oh, non ! C'était une sanglante justification de ma vie, une sanglante protestation contre cette société qui m'avait repoussé. »

Parmi ses contemporains, et même dans la génération qui a suivi, Les Mémoires de Lacenaire ont eu un grand retentissement et ils ont exercé sur beaucoup une incontestable fascination.
Comment ne pas comprendre alors que Lucien Morisset, dont l'intelligence a grandi trop vite et d'une manière désordonnée, ne soit pas lui aussi fasciné par Lacenaire ? Bien sûr, si quelqu'un était là pour le conseiller, le mettre en garde, tout pourrait encore être évité. Mais Lucien est seul. Et, malgré les connaissances qu'il a accumulées, entassées, son jugement est encore celui d'un enfant.

Comme son idole Lacenaire, Lucien se met, lui aussi, à écrire ses idées sur le crime. Voici ce qu'on lit à cette époque dans son journal :
« Je suis dégoûté de cette ignoble et rampante société. On peut verser son sang à flots : il est trop pâle pour tacher les maisons... Il n'y a pas de Dieu, il y a la force universelle... Je crois que le bien est la conséquence du mal, que l'homme n'est pas responsable de ses actions et que les conséquences du crime sont avantageuses à la société. »

C'est ainsi que, dans l'esprit de Lucien Morisset, une idée finit par s'imposer : non, il ne sera ni poète, ni prosateur. Il sera... assassin ! A partir de ce moment, Lucien se met à voler. Ce sont d'abord de petites sommes qu'il prélève dans l'étude de maître Morin. Puis, comme tout se passe bien, il s'enhardit. Il ouvre les tiroirs à l'heure du déjeuner. Il dérobe ainsi, en toute impunité, jusqu'à 5 000 francs…

(À suivre...)

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MessageSujet: Re: Lucien Morisset, un poète assassin   Mar 14 Fév 2017 - 21:40

Il ne faut pas croire que Lucien vole pour voler. Tout cet argent, il ne sait qu'en faire. Il se hâte de le dépenser n'importe comment au cours de folles nuits dans les cabarets de Tours. Tout cela ne lui plaît pas, ne l'amuse même pas. Il en revient chaque fois avec un sentiment de vide et de dégoût. En fait, Lucien vole pour se faire découvrir pour se faire prendre par son patron, maître Morin. Et, ce jour-là, il le tuera. Il a d'ailleurs acheté un revolver qui ne le quitte plus. Il attend donc l'explication avec maître Morin, le moment où il pourra sortir son revolver et le tuer.

Lucien s'est fait une telle réputation d'honnêteté que trois mois se passent sans qu'on songe à l'inquiéter. Qui pourrait raisonnablement soupçonner ce garçon si tranquille, si timide, si travailleur ? A la fin, pourtant, on commence à se poser des questions. Et, au début de juin 1881, on congédie Lucien, sans toutefois l'accuser formellement. On invoque un prétexte : on lui laisse le bénéfice du doute. Sans un mot, Lucien s'en va. Dès cet instant, sa décision est prise. Il ne cherchera pas d'autre place. Il va dépenser tout ce qui lui reste de ses vols et quand il n'aura plus rien, il ira tuer maître Morin.
Le 17 juin 1881, n'ayant plus que 70,35 francs en poche, Lucien Morisset prend le chemin de l'étude de maître Morin... C'est le soir. Il se dirige sans hâte vers la maison de son ancien patron. Il est calme. Il est même tranquille, il n'a pas encore dix-sept ans et il va tuer !

Tel est le passé de ce jeune homme qui parcourt les rues de Tours, telles sont les pensées qui l'habitent, en cette belle soirée de juin... Mais, en chemin, il se passe quelque chose d'imprévu... Lucien croise une bande de jeunes gens. Ils ont déjà bien commencé la soirée, ils sont d'excellente humeur et ils chantent une chanson en vogue : « Le beau Nicolas », dont le refrain est « Ah, ah, le voilà ! » Lucien, qui n'est calme qu'en apparence, se sent tout à coup pris de panique. Comment ont-ils découvert que c'était lui ? Ils savent tout et, en plus, ils se moquent de lui !
Alors Lucien sort son revolver. Et il tire, il tire encore. Deux jeunes gens sont blessés : Raphaël Monsnier, menuisier, d'une balle dans la cuisse gauche, son frère Hervé, sabotier, d'une balle au mollet.

Lucien s'enfuit et parvient à s'échapper. Mais, maintenant, tout a changé. Il a bien vu qu'il n'avait que blessé. Il n'est donc pas encore un assassin. Et on lui court après, le temps presse. Il faut donc tuer tout de suite, avant qu'on ne l'arrête. Tuer n'importe qui, la première personne qu'il rencontrera. Tant pis pour maître Morin ! Maître Morin qui ignore en ce moment que le hasard vient de lui sauver la vie.

La première personne que Lucien rencontre est un comptable aux chemins de fer de trente et un ans, M. Dormier. Lucien tire deux fois. Les deux balles sont mortelles. L'homme est tué sur le coup... Cette fois, c'est fait. Lucien Morisset est devenu un assassin. Un agent de police l'arrête...

(À suivre...)

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MessageSujet: Re: Lucien Morisset, un poète assassin   Mer 15 Fév 2017 - 19:16

Dès son premier interrogatoire, Lucien avoue tout : son plan, ses idées sur le crime, la façon minutieuse avec laquelle il a tout prémédité. Devant les policiers, il parle encore de Lacenaire. Il s'enthousiasme, il s'enflamme.
« C'était un homme splendide, une puissante individualité ! Son œuvre conduit à des déductions énormes. J'ai, comme lui, de grands élans de sensibilité et je ne vois jamais sans émotion un veau conduit à l'abattoir ou un chien lancé dans la Loire. Mais, comme Lacenaire, je déteste la société. »

Et Lucien prend des poses. Il joue un rôle, il fait du théâtre. Il semble dire à tout le monde :
« Regardez-moi bien, je ne suis plus Lucien Morisset, le petit clerc de notaire, le poète raté, je suis Lucien Morisset, le grand assassin ! »

Dans sa prison, Lucien écrit beaucoup. Pas des lettres, bien entendu. A qui écrirait-il ? Il écrit pour lui-même, comme il l'a toujours fait. Et, là encore, il pose. Il évoque avec complaisance son destin tragique. Voici ce qu'il consigne dans son journal :
« Finirai-je comme Lacenaire ? Quand j'interroge fortement ma conscience, elle me répond : c'est possible. Poète, voleur, assassin : la gradation est singulière ! Et je me dis tout bas, bien bas : j'ai déjà fait la moitié du chemin. »

Il va sans dire que, dans ces conditions, l'instruction ne dure pas longtemps. Il n'y a même pratiquement pas d'enquête. Un coupable qui est pris sur le fait et qui passe des aveux complets : que demander de plus ?

Un seul point cependant reste à éclaircir, et c'est le point capital : l'état mental de Lucien Morisset. L'expertise est confiée à l'illustre psychiatre de la Salpêtrière, le professeur Legrand du Saule. Le rapport qu'il dépose quelques semaines plus tard entre les mains du juge d'instruction mérite qu'on s'y attarde :
« Lucien Morisset n'est pas fou, commence le professeur. Il n'est pas prédisposé héréditairement à la folie. Il a toujours été sobre : il n'est ni épileptique, ni halluciné, ni délirant, ni impulsif Aucun médecin en France ne le garderait dans un asile d'aliénés. Il est donc conscient et responsable.
Toutefois, ajoute-t-il, Morisset a manqué d'éducation morale. Il n'a jamais connu sa mère. Il a été livré trop tôt à lui-même et s'est mal orienté dans la vie. En voulant acquérir un degré d'instruction auquel il n'était pas préparé, il s'est surmené intellectuellement. Il est intelligent, mais ambitieux et orgueilleux. Il a vécu d'illusions et n'a pas supporté de les voir s'écrouler. De plus, sous l'influence de lectures détestables, il s'est forgé une morale à son propre usage. Il est devenu un pervers. »


Et Legrand du Saule conclut :
« En considération de la fatigue cérébrale que Morisset s'est imposée, des exagérations passionnelles auxquelles il s'est laissé conduire et des circonstances insolites des actes commis, il se peut réellement que la responsabilité de l'accusé ait été atténuée. »

Aujourd'hui, il n'est pas du tout certain que les spécialistes ne concluraient pas à l'irresponsabilité. Cette coupure progressive avec la réalité, qui se manifeste chez le jeune criminel, laisse soupçonner une évolution vers la schizophrénie. En outre, la réaction au "Ah, ah, le voilà !" de la chanson « Le beau Nicolas » semble indiquer un délire de persécution... Il n'en reste pas moins que le rapport du professeur Legrand du Saule est empreint d'une grande humanité...

(À suivre...)

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MessageSujet: Re: Lucien Morisset, un poète assassin   Jeu 16 Fév 2017 - 19:01

Le procès de Lucien Morisset s'ouvre au début du mois de septembre 1881.

Dès la première séance, le public, les juges, les jurés sont frappés par l'attitude de l'accusé. Il est hautain, arrogant et cynique même. On dirait qu'il fait tout pour se rendre antipathique et odieux. En fait, il continue à jouer le rôle qu'il s'est imposé. Comme Lacenaire, il est devenu un assassin ; maintenant, comme Lacenaire, il doit être condamné à mort et exécuté.

Lucien contemple avec une froideur voulue le défilé de ses victimes. Il n'a pas un mot de regret ni un regard de pitié pour les deux jeunes gens blessés, ceux qui chantaient la chanson du « Beau Nicolas ». Il manifeste la même indifférence envers la famille de M. Dormier, qui a eu le malheur de se trouver en face de lui un soir de juin.
Mais, quand le professeur Legrand du Saule est appelé à la barre, Lucien s'anime. Il sait que le professeur veut le sauver. Alors, dans un sursaut de désespoir, il repousse cette main qui se tend vers lui, la première, peut-être, et la dernière, peut-être aussi.
- Monsieur le président, je réclame la parole !

Le président la lui donne.
- Je déclare que je ne cherche ni atténuation ni excuse. Ce que j'ai fait, je l'ai parfaitement voulu. J'ai trop conscience de mes actes pour revendiquer la folie. Morisset juge condamnerait Morisset assassin. J'ai tué M. Dormier, la loi a prévu le cas. Il n'y a pas d'hésitation à avoir !

Malgré tout, le professeur Legrand du Saule fait sa déposition. Le président s'accroche avec lui. Il ne comprend pas ce que signifie la notion de « responsabilité atténuée ». Un dialogue très serré s'engage entre les deux hommes.
Dans la salle, tout le monde se tait. Chacun a la sensation que c'est dans cet échange de répliques que se joue la tête de l'accusé.

Legrand du Saule ne modifie en rien sa déposition et il conclut avec fermeté :
- Je persiste à voir dans les travaux intellectuels exagérés de l'accusé, dans les anomalies de son jugement, dans les tentatives d'assassinat sur des inconnus et dans le meurtre même de M. Dormier, également inconnu de lui, des motifs de responsabilité atténuée.

Au cours des plaidoiries, le procureur demande la peine de mort et l'avocat plaide la folie.

Le jury délibère pendant une heure et demie avant de revenir avec son verdict : l'accusé est coupable sans circonstances atténuantes. Il est condamné à mort... Pour la première fois, Lucien sourit. Il s'incline et salue les juges.

Lucien Morisset a été gracié par le président de la République et sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité, soit en raison de son jeune âge, soit en raison des doutes qui subsistaient sur son état mental. Il n'aura pas eu le destin de Lacenaire...

On ne sait pas ce qu'il est devenu et c'est dans l'anonymat le plus complet que s'achève son histoire. Une histoire tragique, qui n'était, au fond, que celle d'une solitude.

Source : http://www.djazairess.com/fr/

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MessageSujet: Re: Lucien Morisset, un poète assassin   Sam 18 Fév 2017 - 14:44



Tribunal de 1ère instance de Tours - Dossier de Lucien Morisset

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MessageSujet: Re: Lucien Morisset, un poète assassin   Hier à 13:56

Condamné à mort en 1881 mais gracié, Lucien Morisset a purgé une peine perpétuelle au bagne de Nouvelle-Calédonie. Il n'y est décédé qu'en 1913, soit trente-deux ans plus tard : extraordinaire !


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