La Veuve

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 Docteur Hawley Harvey Crippen - 1910

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pier
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MessageSujet: Docteur Hawley Harvey Crippen - 1910   Mar 6 Mai 2014 - 13:05

Article du jeudi 24 novembre 1910 dans l'Ouest-Eclair.

En recherchant un article sur la dernière exécution en Suède...




Hawley Harvey Crippen (1862-1910)

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MessageSujet: Docteur Hawley Harvey Crippen - 1910   Dim 29 Mar 2015 - 22:20

Article sur le docteur Cripenn.

A PROPOS DE L’AFFAIRE CRIPPEN

Nous lisons dans le Petit Temps, sous le titre « La pendaison de Crippen » :

Le Dr Crippen a été pendu le 23 novembre au matin, comme l'on sait, dans la prison de Pentonville. Depuis cinq semaines que Crippen attendait son exécution, il avait eu toutes facilités pour recevoir ses parents et ses amis. Il ne recevait cependant que miss Le Neve et son avocat, Me Newton. Il jouissait d'une assez bonne santé. Il était soumis au régime de l'hôpital, consistant en trois repas par jour avec de l'alcool. Crippen n'usa jamais du privilège accordé aux condamnés de fumer la pipe ou des cigarettes.

Pendant le dîner des autres prisonniers, il se promenait dans une cour spécialement réservée. Deux gardes étaient toujours près de lui. Il protesta jusqu'à la fin de son innocence. Il parut fort surpris lorsqu'on l'informa que le Ministre de l'intérieur refusait d'intervenir. Jusque-là, il avait montré assez de courage. Son énergie l'abandonna alors complètement. Un prêtre catholique visitait presque chaque jour le condamné, qui l'écoutait respectueusement. Crippen assistait à la messe quelquefois dans la chapelle de la prison. Il passait la plus grande partie de son temps dans sa cellule à lire.

Miss Le Neve alla le voir la veille de la pendaison pour la dernière fois. L'entrevue dura une demi-heure et fut très douloureuse. Crippen se laissa aller tout entier à son émotion. Après que la séparation finale se fut produite, il demeura dans un état de prostration nerveuse complète. Il se coucha de bonne heure et passa une nuit assez agitée. Il se leva, dès que l'ordre lui en eût été donné et se revêtit du complet qu'il portait lors de son jugement. II avait l'air hagard et semblait avoir perdu toute énergie.

Un déjeuner, consistant en du pain, du beurre et du thé, fut apporté dans la cellule du condamné vers 7 heures, mais ce repas resta presque intact. Comme 9 heures sonnaient, l'exécuteur Ellis, avec un aide, entra dans sa cellule. Celle entrée constituait le seul avertissement donné au condamné que l'heure du châtiment était arrivée. Crippen se leva du banc où il était assis et se soumit sans résistance quand on lui lia les bras. Le cortège, avec un prêtre en tête, se forma ensuite pour se diriger vers i'échafaud qui se trouvait seulement à quelques pas de la cellule. Tête nue, visage exsangue, Crippen fut escorté à la potence par les gardes. Il fut vivement placé sur la trappe. Il paraissait alors complètement abattu. L'exécuteur mit vivement le noeud coulant autour du cou du condamné et le bonnet sur sa tête, et, les derniers préparatifs ayant été accomplis, Eilis tira le verrou, dont le déclic fait basculer la trappe. Crippen, qui pesait 140 livres, tomba de 7 pieds de haut. La mort fut instantanée.
Nous avons pensé qu'il était intéressant de résumer en quelques mots les grandes lignes de cette histoire criminelle, si étrange au point de vue médico-légal et policier.

L'Américain Crippen était un dentiste de Londres. Il était docteur d'une de ces Universités américaines qui font un médecin en quelques mois, et surtout moyennant quelques dollars. Veuf, Crippen avait épousé en deuxièmes noces une artiste de musichall, Polonaise d'une grande beauté, la « Belle Elmore ». Le ménage n'était pas des plus unis. Un beau jour, la Belle Elmore ne paraît plus nulle part. Elle disparaît totalement. Son mari, aux questions que ses amis lui posent, répond que sa femme, après une scène de ménage, a fui en Amérique. Plus tard, il annonce même que sa femme est morte là-bas, dans l'Ouest, à San-Francisco.

Son attitude bizarre frappa tout le monde. Les soupçons commencèrent à planer. Des renseignements sont pris. On ne peut avoir confirmation ni de la présence, ni de la mort de la Belle Elmore aux Etats-Unis. Mais on ne peut formuler aucune accusation précise. Une jeune femme, miss Le Neve, qui remplissait chez Crippen les fonctions de dactylographe, prit la place de la belle Polonaise.
Un jour, à un dîner d'artistes, on remarqua que miss Le Neve portait des bijoux qu'on savait appartenir à la Belle Elmore. Les soupçons, on le conçoit, augmentaient de plus en plus, tant et si bien que la police fut prévenue. Mais aucune charge proprement dite n'existait contre Crippen. La loi anglaise a un respect profond de la liberté individuelle. La police, pour agir, dut faire part à Crippen des soupçons qui couraient. Celui-ci joua l'indignation et, pour faire cesser ces mauvais bruits, accepta qu'une perquisition fût faite en sa présence chez lui, par l'inspecteur de police Dew. On ne trouva rien.

Sans accusation formelle, Crippen ne pouvait être arrêté. Il fut laissé en liberté, mais surveillé discrètement, trop discrètement même, car, brusquement, un jour, le dentiste s'envola avec sa maîtresse. Un mandat d'arrêt fut lancé contre eux. On sait la façon dramatique dont ils furent arrêtés. Embarqués à bord du Montrose sous un déguisement, leur présence à bord fut signalée par radio-télégramme, si bien qu'arrivés au Canada, ils furent l'un et l'autre cueillis au débarcadère, par un inspecteur de police qui était arrivé à les battre de vitesse. Pendant que les ondes hertziennes volaient sur l'Atlantique au service de la Justice, une perquisition nouvelle fut pratiquée dans la maison de Crippen, à Hilldrop Crescent.

Un inspecteur de police visita minutieusement la maison des combles à la cave. Il allait partir bredouille, quand il remarqua que certains carreaux de terre rouge de la cave paraissaient d'une mobilité anormale. L'habile détective qui pratiquait la perquisition, les fît enlever. On parvint sur une cachette renfermant des débris humains putréfiés, mais, parmi eux, ni tête, ni organes génitaux.
Crippen, ramené en Angleterre, nia tout. Il affirma ignorer absolument quels étaient ces débris humains. La justice anglaise, lourde et impitoyable au coupable, veut des preuves nettes. Il fallut prouver, d'une part, que les débris trouvés chez Crippen étaient bien ceux de la Belle Elmore, et, d'autre part, que c'était Crippen qui avait dépecé sa femme; il y avait là un problème d'identification et un problème d'expertise de la cause de la mort.

Parmi les débris humains, on retint un fragment de peau à laquelle adhéraient des débris de tissu adipeux et de muscle. Ce débris, qui paraissait être une partie de la paroi abdominale, présentait une tache blanche, comme une ancienne cicatrice. Le fait était de première importance, car l'enquête avait révélé que la Belle Elmore avait subi une opération abdominale : c'était là un point fondamental dans l'identification. L’examen du fragment de peau fut confié à des histologistes qui purent affirmer deux points : 1° Il s'agissait vraisemblablement, étant donné la structure, d'une paroi abdominale ; 2° la trace blanche était une cicatrice, car, à son niveau, on ne pouvait rencontrer ni follicules pileux, ni glandes sudoripares ou sébacées.Le problème d'identification était donc, sinon résolu définitivement, du moins très avancé.

Mais comment avait succombé la Belle Elmore? Le reste des viscères fut confié à des toxicologistes qui purent retirer des débris un corps chimiquement caractérisé comme un alcaloïde, et qui, physiologiquement, se montrait très mydriatique. Les experts en conclurent qu'il s'agissait d'un des trois poisons suivants : atropine, hyoscyamine ou hyoscine. L'aspect gommeux du produit isolé leur fit admettre qu'il s'agissait d'hyoscine. Or, l'enquête établit que Crippen avait acheté une grande quantité d'hyoscine qu'il utilisait, prétendait-il, dans sa pratique de dentiste.

Au point de vue médico-légal, il y a là un côté très curieux de la question que mettront certainement en valeur des travaux ultérieurs. Ces trois alcaloïdes sont, relativement, peu toxiques, comparativement à d'autres, comme la strychnine. Il a fallu que Crippen en donnât des doses assez considérables, presque 1 décigramme. D'autre part, les caractères sur lesquels se fonda l'opinion des experts, c'est-à-dire la seule action mydriatique et l'aspect cristallin ou gommeux de l'alcaloïde sont-ils suffisants pour caractériser avec certitude ces alcaloïdes ?
Là était le point faible, et on le vit bien quand l'avocat de Crippen soumit à un interrogatoire serré et fort pénible les malheureux experts. Les débats sont curieux à lire à ce point de vue. Ils constituent une vraie leçon de toxicologie que nous regrettons de ne pouvoir donner in extenso, comme la publièrent les journaux anglais. Crippen nia jusqu'au bout, jusqu’à la potence. Bien qu'il n'y eût pas de preuves formelles, irréfutables, de sa culpabilité, il y avait contre lui de telles présomptions, que le jury anglais n'hésita pas à le déclarer coupable. Et il semble bien que ce fut justice.

Ainsi s'est clos ce drame à la Conan Doyle, qui vient de passionner l'Angleterre. Mais, pendant longtemps encore, des journalistes en mal de nouvelles à sensation signaleront un peu partout la présence de Belles Elmore bien vivantes et leurs lecteurs alors évoqueront
la figure étrange du dentiste Crippen, qui disputait sa tête avec le même flegme que s'il eût joué au bridge. Pendant longtemps encore, dans les petits cottages qui s'en vont, tous pareillement alignés au long des rues interminables du grand Londres, le soir, au coin du feu, on parlera de l'affaire de Hilldrop Crescent.

A.P

Source : Criminocorpus. Archives d’anthropologie criminelle, de médecine légale et de psychologie normale et pathologique. Tome 26ème - 1911.

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=5B2tGH8PijM  (26 minutes. En anglais)

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=3iA_i47kbvA (3mn, 51. En anglais).

A lire : http://ledroitcriminel.free.fr/le_phenomene_criminel/les_agissements_criminels/affaire_crippen.htm (erreur sur la date d’exécution)




Tribunal d’Old Bailey. Le docteur Crippen et sa compagne Miss Le Neve.
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MessageSujet: L'arrestation   Lun 30 Mar 2015 - 17:10


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MessageSujet: L'exécution   Lun 30 Mar 2015 - 17:11


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MessageSujet: Re: Docteur Hawley Harvey Crippen - 1910   Lun 30 Mar 2015 - 18:51

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=DNO9ZraWd2g  (durée 22 mn)

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=e_jFqi7jipUhttp://www.dailymail.co.uk/tvshowbiz/article-3017945/A-beaming-Samia-Ghadie-shows-hint-baby-bump-s-spotted-time-announcing-pregnancy-boyfriend-Sylvain-Longchambon.html   — Crisppen innocent ? (durée 8mn 53).

Livre à lire (en anglais) http://murderpedia.org/male.C/images/crippen_harvey/harvey-crippen-trial.pdf
The trial of Hawley Harvey Crippen - 1920. Peut être téléchargé.



Miss Ethel Le Neve (acquittée au procès) - Getty Images.


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MessageSujet: Les protagonistes   Mer 1 Avr 2015 - 14:35

LES PROTAGONISTES




Dr. Harvey Hawley Crippen







Mlle Le Neve
Lors de sa fuite manquée au canada sur le bateau à vapeur "Montrose", le Dr Crippen
se faisait passer pour M. Robinson et Mlle Le Neve pour John Robinson, son fils








Mrs Crippen alias Belle Elmore

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MessageSujet: Les lieux   Mer 1 Avr 2015 - 14:37

LES LIEUX



39 Hilldrop Crescent - La maison du Dr Crippen, démolie depuis






Cet immeuble a été construit sur l’emplacement de la maison du docteur Crippen
Au premier plan, le même arbre demeure






Une découverte macabre
Le 14 Juillet 1910, les restes mutilés de Mme Crippen sont
exhumés de la cave à charbon du 39 Hilldrop Crescent.
Le corps de la malheureuse a été découpé en morceaux

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MessageSujet: Re: Docteur Hawley Harvey Crippen - 1910   Sam 23 Mai 2015 - 17:06



Belle Elmore in 1900, ten years before she was murdered by her husband




Dr Crippen


Before the infamous Doctor had murdered Elmore and subsequently burnt her bones in the oven, dissolved her internal organs in an acid bath, buried what was left of the torso under bricks in the basement and placed her decapitated head in a handbag which was subsequently thrown overboard on a day-trip to Dieppe, the married couple lived at 39 Hilldrop Crescent. It was quite a salubrious address about a mile from the Bedford Music Hall.



Hilldrop Crescent near Holloway in 1910


Dr Crippen is notorious, of course, for being the first murderer to be arrested with the use of telephony when, during an attempted escape to Canada on the SS Montrose with his young lover Ethel Le Neve, Captain Henry George Kendall sent a telegraph back to England saying :
"Have strong suspicions that Crippen London cellar murderer and accomplice are among saloon passengers. Moustache taken off growing beard. Accomplice dressed as boy. Manner and build undoubtedly a girl."

Chief Inspector Dew, who had already once interviewed Crippen and initially decided that he was innocent, took the faster White Line steamer - the SS Laurentic - to Canada. On the 31 July 1910 the Inspector greeted the couple when they met him on the ship :
"Good morning, Dr Crippen. Do you know me? I’m Chief Inspector Dew from Scotland Yard."

After a pause, Crippen replied :
"Thank God it’s over. The suspense has been too great. I couldn’t stand it any longer."

Crippen then held out his arms for his handcuffs. Dew later recalled :
"Old Crippen took it quite well. He always was a bit of a philosopher, though he could not have helped being astounded to see me on board the boat. He was quite a likeable chap in his way."



Chief Inspector Walter Dew






Dr Crippen being led off the SS Montrose, seemingly by one of the Thompson twins but more likely by Chief Inspector Dew





Ethel Le Neve circa 1910






The final resting place of a bit of Belle Elmore





The Hallway at 39 Hilldrop Crescent


Crippen and Ethel Le Neve were tried separately by the Central Criminal Court at the Old Bailey and Crippen, likeable philosopher or not, was found guilty after just 27 minutes by the jury and subsequently hanged at Pentonville prison in November 1910. Ethel Le Neve, however, was acquitted and only died in 1967 -- not long after James Mason was filmed exploring what was left of the Bedford Music Hall.



The Old Bailey during the trial of Dr Crippen August 10th 1910


James Mason in his piece about the old theatre in Camden failed to relate that only nine years after Marie Lloyd’s fiftieth birthday celebrations (which were incidentally held at the Bedford), and seven years after her death in 1922, the comic-actor Peter Sellers actually lived at the Bedford with his mother and grandmother in a rented flat above the entrance in Camden High Street.

Sellers’ mother was performing at the Bedford in a production called ‘Ha!Ha!!Ha!!!’ along with his father. When the revue finished, Peter’s father Bill suddenly decided to leave home forever, leaving Peter, his mother, and grandmother to totally fend for themselves while still living upstairs at the theatre. Sellers may well have been still living in the flat above the Bedford when he performed, at the age of five, with his mother in a revue called Splash Me! at the Windmill theatre in Great Windmill Street.

The Bedford Theatre’s fortunes eventually declined and, like many other theatres and converted cinemas in London, it eventually capitulated to its unavoidable fate when it fell dark completely in 1959.



Bedford House on Camden High Street in 2007


Dr Crippen’s old address, 39 Hilldrop Crescent, was spared the indignity of being demolished at the whim of a sixties Camden council planning meeting, but only because it was destroyed by a bomb in the Second World War. It was replaced, like so many other buildings, by a nondescript block of flats. Another nondescript block was built to replace the Bedford Theatre. It is still known as Bedford House though.



39 Hilldrop Crescent today

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