La Veuve

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 Jean Roose, l'assassin aux pieds nus - Camille Bolle - 1916

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Adelayde
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MessageSujet: Jean Roose, l'assassin aux pieds nus - Camille Bolle - 1916   Ven 13 Fév 2015 - 16:02

Jean Roose, l'assassin aux pieds nus -  Camille Bolle



Jean Roose

Source - l'excellent site de Boisdejustice :

http://boisdejustice.com/Anatole/Anatole.html

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Les faits

Jean Roose et Camille Bolle, 20 ans et 18 ans, Belges. Tuèrent à coups de marteau et égorgèrent au rasoir Charles Verbeck, 45 ans, ouvrier agricole belge, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 1916 à Mormant (Seine-et-Marne) pour voler 705 francs. Dans la nuit du 30 avril au 1er mai suivant, dans un hôtel du 12, rue de la Charbonnière, égorgent à coups de rasoir Édouard Van den Berghe, 29 ans, journalier belge, pour voler 298 francs.
Condamnations : 24 octobre 1916,
Bolle est gracié ; un troisième complice, Henri Mortelé, est condamné à vingt ans de bagne ; Roose est guillotiné le 30 décembre 1916.

Source - Le Palmarès de Nemo / Sylvain Larue
http://guillotine.voila.net/Condamnations1870-1981.html

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L’EXÉCUTION CAPITALE DE CE MATIN
Jean Roose, l'assassin de la rue de
la Charbonnière, a payé sa dette

M. Deibler, mobilisé dans une section de C. 0. A., à Billancourt, a abandonné ce matin, pendant quelques heures, l'uniforme militaire pour endosser sa redingote des matins tragiques afin de procéder à une exécution capitale qui a eu lieu au lever du jour. C'était la première à Paris, depuis la guerre.

Nous avons donné des détails, en leur temps, sur les deux assassinats suivis de vol dont le Belge, Jean Rose, et deux autres ouvriers agricoles, ses compatriotes, ont eu à répondre, les 23 et 24 octobre dernier, devant la Cour d'assises de la Seine.
Jean Roose, âgé de 21 ans, et Camille Bolle, 19 ans, avaient, une nuit de l'hiver dernier, à la ferme de l'Épine, près de Jouy-le-Châtel, en Seine-et-Marne, coupé la gorge et écrasé la tête avec un marteau, dans la cabane qu'il occupait, à leur compatriote Werbeck ; ils lui avaient volé ses économies, 754 francs.

Le second crime commis par les deux malfaiteurs leur avait été indiqué par un autre Belge- Henri Martelé, 28 ans, lequel du reste, ne prit pas part à l'exécution ; c'est le 30 avril dernier qu'ils tuèrent, dans sa chambre d'hôtel, rue de la Charbonnière, à Paris, leur compatriote Van den Berghe ; ils lui tranchèrent la gorge avec un rasoir et lui fracassèrent la tête ils lui volèrent les économies, 198 francs, qu'il portait dans un sachet sur sa poitrine.

Roose et Bolle furent tous deux condamnés à mort ; Martelé à vingt ans de travaux forcés. Camille Bolle, seul, a bénéficié d'une mesure de clémence.

À 6 heures, à la prison de la Santé, MM. Yves Durand, du parquet général ; Chabot, directeur de police. Municipale ; Mouton et Ducrocq, directeur et sous-directeur de la police judiciaire Valette, chef, de la Sûreté ; docteur Socquet ; Gilbert, juge d'instruction ; Me Garçon, qui a défendu le condamné ; divers fonctionnaires encore, dont M. Garnier, le sympathique commissaire du quartier de Montparnasse, s'arrêtent devant la cellule n° 21, où se trouve Roose.

Le condamné est réveillé. Tout de suite, il demande à se confesser. L'aumônier de la prison et l'abbé Lacroix, de la mission belge, restent un quart d'heure auprès de lui. Roose entend ensuite la messe et communie. Au greffe, il dit qu'il sera courageux et demande du papier pour écrire. Il va écrire en effet, sans que sa main tremble, vingt-cinq lignes qu'il destine à son frère. Il débute ainsi :
« Ce matin, une vingtaine de messieurs sont venus me réveiller dans ma cellule ». Et il continue en expliquant ses derniers moments et en demandant pardon.

M. Deibler procède ensuite à la toilette du condamné. Il est sept heures cinq minutes quand Roose descend du fourgon en face des bois de justice. L'échafaud est dressé sur la contre-allée du boulevard Arago, le long du mur de la prison, à mi-chemin entre la rue de la Santé et la rue Messier.
Jean Roose veut demander pardon au juge d'instruction pour ses crimes. Mais le bourreau s'impatiente. Le condamné est poussé contre la planche qui bascule. Sept heures, douze minutes. Justice est faite. - G. d'Es

La Presse, n° 8 893 du 31 décembre 1916

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Adelayde
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MessageSujet: Re: Jean Roose, l'assassin aux pieds nus - Camille Bolle - 1916   Ven 13 Fév 2015 - 16:24


« L'assassin aux pieds nus... Sur ce cliché, on ne voit plus corps, seulement la trace à la craie blanche réalisée par un policier, censée représenter le positionnement d'un des pieds de l'assassin d'Édouard Van den Berg, tué dans sa chambre à coucher le 1er mai 1916. Les policiers établiront que trois hommes étaient présents.



... ils parviendront à identifier Jean Roose, un jeune belge. Cette photographie des pieds de Jean Roose illustre les progrès de la police scientifique. Les parties teintées en rouge indiquent l'emplacement des particules de sang de la victime »

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MessageSujet: Re: Jean Roose, l'assassin aux pieds nus - Camille Bolle - 1916   Ven 13 Fév 2015 - 16:49



"Les grandes affaires criminelles de Seine-et-Marne"’ par Sylvain Larue
À dévorer sans modération ! Parmi toutes ces affaires passionnantes, "Une histoire belge pas drôle" retrace le parcours sanglant de Jean Rose, Camille Bolle et Henri Mortelé.

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MessageSujet: La chambre de Charles Verbeck, lieu du crime   Mer 18 Fév 2015 - 17:16



La chambre de Charles Verbeck, lieu du crime

Le délabrement du logis est impressionnant.

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mitchou34
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MessageSujet: Jean Roose (suite)   Mer 18 Fév 2015 - 17:50

Un vrai taudis,en effet.Mais,à l'époque,ce genre d'habitation était bien souvent le lot commun d'un prolétariat misérable.Cela rend encore plus révoltant le crime odieux de Roose et de sa complice.Ceci dit,bravo pour ces clichés Adelayde:on en redemande.
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MessageSujet: Re: Jean Roose, l'assassin aux pieds nus - Camille Bolle - 1916   Mer 18 Fév 2015 - 18:51

Je partage entièrement votre avis, mitchou34. Quelles que soient leurs motivations, tous les crimes sont révoltants mais quand des pauvres tuent d'autres pauvres pour quelques francs, on touche le fond...  pale

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MessageSujet: Re: Jean Roose, l'assassin aux pieds nus - Camille Bolle - 1916   

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