La Veuve

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 Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux

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Adelayde
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MessageSujet: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Mar 15 Avr 2014 - 16:51

Pierre Delafet - La dernière exécution publique à Bordeaux

La dernière exécution publique en France est celle de Weidmann, le 17 juin 1939, à Versailles. Les conditions en sont si scandaleuses que les pouvoirs publics décident que les exécutions se feront dorénavant hors la vue du public. Le dernier exécuté en public à Bordeaux est Pierre Delafet, le 23 novembre 1933. Il avait exterminé toute sa famille.

Au matin du dimanche 7 février 1932, Pierre Delafet quitte son domicile de Moirax en Lot-et-Garonne. Il part à bicyclette chez des amis habitant à une vingtaine de kilomètres. Deux jours plus tard, les voisins, inquiets de ne rien voir à la ferme, découvrent l'affreux spectacle. Six personnes ont été assassinées : la grand-mère, la mère, l'oncle, la femme, la fille Lucienne, neuf ans, et le fils Jean-Michel, trois mois.

Delafet avoue tout. Il était revenu à bicyclette dans la nuit glaciale, et en demi-heure, avait exécuté toute sa famille à coups de hache, de couteau et de fusil. Puis il était tranquillement retourné se coucher chez son ami.

Il est condamné à mort à Agen, le 7 mars 1933. Une erreur de procédure fait casser l'arrêt. Delafet est rejugé à Bordeaux le 7 juillet 1933. (1)

Au Fort du Ha, il joue à la belote avec les autres prisonniers et même avec un gardien. Il est serein et ne manifeste absolument aucun remords. Il est convaincu qu'il ne sera pas exécuté. La rumeur de sa grâce s'est répandue dans Bordeaux. Mais l'ampleur du crime est telle qu'Albert Lebrun restera inflexible malgré la visite de ses avocats.

L'exécution est fixée au 23 novembre 1933. C'est la dernière fois qu'Anatole Deibler, surnommé " Monsieur de Paris ", officie à Bordeaux. Le fourgon arrive à cinq heures au fort du Hâ par le cours d'Albret. L'emplacement de la guillotine, dans la cour, est signalé par une marque au sol (2). Le montage se déroule à la lueur d'une lampe tempête et est achevé en une demi-heure. Deibler et ses aides, jusqu'alors en habit de coutil, se changent. Le jour se lève. Les silhouettes des spectateurs apparaissent. Certains attendent depuis deux heures du matin. Les rues avoisinantes sont noires de monde. Dans les immeubles voisins de la prison les fenêtres sont louées cent trente francs.

Depuis trois heures, les environs de la prison sont bouclés. Deux cents spectateurs ont réussi à entrer dans la cour et se tassent le long du mur. Certains poussent des cris hostiles. Deux femmes s'évanouissent. Il est impossible de franchir les barrages de la place de la République ou de Pey Berland. Seuls les possesseurs de " coupe fil " (sic) pourront entrer par la porte principale du palais de justice.

Delafet est réveillé à six heures dix minutes. Il dort bien car il a joué aux cartes jusqu'à une heure. Il fait preuve d'un sang-froid à toute épreuve. Il n'entend pas la messe, et au greffe, refuse alcool, cigarette et tasse de café. A son avocat, Me Pereau, il dit : "Je ne sais pas pourquoi... Je ne me rappelle pas..." puis " Continuez à fleurir les tombes, continuez à défendre ma mémoire. Je ne sais pas ce que j'ai fait... Que cela puisse servir d'exemple aux autres." Il revêt la tenue des parricides. Devant la guillotine, l'huissier lit l'arrêt de mort. Un des aides du bourreau lui enlève prestement son voile, puis le pousse sur la machine.

Delafet est guillotiné à six heures quarante-cinq minutes. L'aumônier bénit le panier. Le corps a été réclamé par le doyen de la faculté de médecine. Le fourgon des pompes funèbres part pour l'institut médico-légal, précédé de 25 gendarmes à cheval. La foule se disperse. L'exécution ne donne lieu à aucun incident. Delafet est enterré discrètement au cimetière Nord.

Son flegme incroyable a surpris tous les acteurs de cette affaire. " Il est allé à la guillotine comme s'il allait au café " dira un commentateur.
D.Salmon
- - - - - - -
Sources
1. Archives départementales.
2. "La Petite Gironde", novembre 1933

http://www.cahiersdarchives.fr/publications/justice/justice_derniereexecutionbordeaux.htm

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MessageSujet: Les grandes affaires criminelles de Gascogne   Mar 15 Avr 2014 - 17:23

Les grandes affaires criminelles de Gascogne par Sylvain Larue   queen 

Celui qui ne pleurait jamais - Affaire Delafet

Pour avoir un large aperçu de cette affaire (pages 158 à 178) :
http://books.google.fr/books?id=ygCE1_zWbQkC&pg=PA167&lpg=PA167&dq=Pierre+Delafet&source=bl&ots=I4MfGb0HQR&sig=eGo-ThaZ010Vmv-eEgRAZaLwIxM&hl=fr&sa=X&ei=1ERNU_WrMbCY0AWkqIDQBQ&ved=0CGoQ6AEwDA#v=onepage&q=Pierre%20Delafet&f=false

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MessageSujet: Les grandes affaires criminelles de Gascogne   Mer 16 Avr 2014 - 12:27

Les Grandes Affaires Criminelles de Gascogne

Toutes les affaires criminelles que Sylvain a ici sélectionnées sont extraordinaires, j'ai scanné la table des matières :









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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Sam 27 Déc 2014 - 16:21

GAZETTE DES TRIBUNAUX

La famille assassinée

Par GEORGES CLARETIE

Une petite maison basse à Serres, près du village de Moirax, à dix kilomètres d'Agen, au bord de la route et sur le coteau. La vue s'étend, splendide, sur la rive gauche de la Garonne au loin, la plaine, des prés, des vignes. Une demeure calme, en pierres grises qu'a brûlées le soleil du Midi ; un toit de tuiles rouges ; sur le devant, un jardinet avec quelques arbres. Derrière, une petite grange avec une écurie pour le cheval.

C'est la maison de la famille Delafet. II y a là sept personnes. Pierre Delafet, qui, ayant eu jadis, à Tarbes, son brevet de mécanicien ajusteur, est devenu cultivateur. Il a trente-deux ans il est veuf, avec un enfant de son premier mariage, un fille, Lucienne, âgée de dix ans. Il s'est remarié et a épousé une jeune femme, Denise Planes, dont il a un fils, un bébé de six mois on le dit aimable et doux, un peu mélancolique, peut-être. Et il vit là, avec sa mère, veuve d'un chef de dépôt de la Compagnie du Midi, avec sa grand'mère de soixante-dix-sept ans, Mme Goffard et son oncle, M. Médolle, qui a soixante-six ans.

Ils vivent tous heureux, tranquilles, sinon dans le luxe, du moins dans une certaine aisance ; le petit domaine fournit quelques récoltes la grand'mère et l'oncle Médolle ont quelques économies, et la mère touche de la Compagnie une pension de veuve, sept mille francs par an. La vie est douce aux bords de la Garonne. Dans le pays, on respecte et on aime la famille Delafet. A Noël on a assisté au baptême du dernier-né, et ce fut une fête de famille. La jeune Mme Delafet est heureuse en ménage elle l'a dit à ses amis ; les enfants sont charmants, et les jours passent, paisibles.

Le 7 février 1932, il fait un froid sec, température assez anormale dans le Midi. Mais le temps est clair, le ciel est bleu, les jours grandissent, et c'est dimanche. Pierre Delafet enfourche sa bicyclette et s'en va, à 50 kilomètres de là, à Clairac, sur les bords du Lot, voir un de ses amis, M. Barthe, boulanger, dont la femme est la sœur de sa première femme. M. Barthe a une automobile qui marche mal. Delafet est mécanicien et il la réparera. La journée se passe et la nuit. Le lundi, vers le soir, Mme Delafet a été vue au village, cherchant des œufs et du lait pour le dîner. Le père rentrera sans doute, et la famille se couche.

Minuit et demi. On frappe à la porte ; Mme Delafet ouvre. Une bicyclette est rangée le long du mur. La porte se referme. Et c'est de nouveau le silence... Trois quarts d'heure après, la porte se rouvre, la bicyclette roule dans la nuit. Tout le monde dort dans le village la nuit est calme.

Le mardi, personne ne sort de la maison les volets restent clos. Tout est silencieux. Un voisin passe, et s'étonne. Dans l'écurie, le cheval hennit comme s'il réclamait son avoine. Il frappe du pied, s'impatiente. Le passant va chercher des amis ; on entre dans la maison.
Tous sont morts. Oui, tous. La jeune Mme Delafet a la tête fendue d'un coup de hache, un mouchoir est enfoncé dans la gorge ; la grand'mère a dans le dos un coup de couteau ; l'oncle Médolle aussi ; Mme Delafet la mère, la petite Lucienne ont été tuées à coups de fusil tirés en pleine ligure. Le bébé de six mois a le crâne fendu d'un coup de hache. Du sang partout, dans les quatre pièces de la maisonnette des fragments de cervelle sur les lits. Et l'odeur du sang qui donne la nausée… C'est l'horreur !
Et la foule s'assemble et frémit devant cette boucherie. Qui a pu commettre cet horrible crime ? Des voleurs, sans, doute. Plusieurs voleurs, évidemment, puisqu'ils se sont servis d'armes différentes, couteau, hache, fusil. Mais le fusil a été pris sur un râtelier de la maison. Pourtant, ce ne peut être là que le crime d'une bande de cambrioleurs assassins.

- Heureusement, dit la foule, que M. Pierre n'était pas là On l'eût tué certainement, lui aussi. Que va-t-il dire, M. Pierre, lorsqu'il reviendra de Clairac et verra tous les siens massacrés ? Ses enfants, sa femme, sa mère, sa grand'mère, son oncle ! Tous ! Le malheureux ! Le malheureux ! Quelle épouvante !…

Et, dans l'après-midi, Pierre Delafet arrive en auto, avec son ami Barthe.
- Le voilà ; le pauvre homme ! Quelle horreur !
Et le pauvre homme contemple cette boucherie. Ses yeux restent secs devant les cadavres de sa famille massacrée. Pas une larme, pas un mot. On s'étonne : « Je ne pleure jamais !»

L'assassin monstrueux, c'était le père, le mari, le fils, l'homme qui ne pleure jamais. Oh ! il ne fut pas long à avouer aux gendarmes. Il a du sang sur ses vêtements, des égratignures aux mains.
- Eh bien oui, c'est moi !

Lui ! Comment avait-il pu faire cela ? Et il le raconta calmement, posément, comme s'il racontait le crime d’un autre.

Voici : Il était à Clairac, chez son ami. Soudain, brusquement, l'idée du meurtre traverse son cerveau. Il est dix heures et demie du soir, et il fait, dans la nuit, cinquante kilomètres pour aller tuer. A mi-chemin, il a une seconde d'hésitation et s'interroge : « Où vas-tu, malheureux ? Que vas-tu faire ? » Puis il pédale plus vite et court vers le massacre.

Mais pourquoi tuer ? Il le dira au juge et aux médecins « Je voulais vivre seul. J'aime la solitude. » Et, sans émotion, il racontait son forfait.

Vers minuit et demi, il était arrivé chez lui. Sa femme lui avait ouvert, et ils étaient restés ensemble à causer pendant une demi-heure. Puis, passant dans un petit réduit, il avait mis un bourgeron, un pantalon de treillis, et pris une hache. Sa femme s'est couchée et endormie. D'un coup de hache, il lui fend le crâne Mme Delafet gémit ; le mari prend un mouchoir sous l'oreiller et le lui enfonce dans la gorge puis il pose la hache sur le lit. De là, il va dans la cuisine prendre un couteau, réveille sa grand'mère. « Je suis souffrant, fais-moi de la camomille », et pendant que la vieille met ses pantoufles, il lui plonge son couteau dans le dos et l'abat. Le bruit a réveillé l'oncle Médolle. Il le tue d'un coup de son couteau.
Il reste des vivants encore : sa mère et ses deux enfants. Delafet prend un fusil chargé de chevrotines, entre dans la chambre où dorment sa mère et sa fille Lucienne, et les tue raides, chacune d'un coup de feu en pleine figure. Il repasse devant le cadavre de son oncle, et d'un coup de crosse lui fracasse la tête.
Dans la chambre de Mme Delafet, à côté du corps sanglant de sa mère, le bébé dort dans son berceau. La hache est là, toujours sur le lit. Le père la saisit et, d’un coup, brise le crâne du tout petit de six mois son fils, après sa fille, après sa femme, après sa mère !

Et, tranquillement, le monstre enfourche sa bicyclette et, dans la nuit glacée, sans lanterne, fait encore cinquante kilomètres. Il arrive à Clairac, vers cinq heures du matin, se couche et s'endort. Sommeil paisible. Et, le lendemain, il bavarde comme d'ordinaire avec ses amis. Il ne semble même pas fatigué.

C'est lui qui a raconté tout cela. Du remords, il n'en a aucun. Pendant que, dans la maison, devant le village en larmes, le médecin légiste faisait l'autopsie des six cadavres, il restait impassible et regardait les gravures fixées à la muraille. « Je ne m'explique pas, disait-il, pourquoi j'ai fait cela. Je n'ai pas voulu cela. II me semble que c'est un film qui se déroule. »

Est-ce un fou ? On voudrait l'espérer. Trois aliénistes l'ont examiné et l'ont trouvé tout à fait responsable. Oui, entièrement ! Le mobile, disent-ils, c'est l'amour de la solitude. Son éminent défenseur, M. le bâtonnier d'Agen, Me de Lacvivier, a demandé une contre-expertise à la chambre des mises en accusation. Il pense qu'un tel crime ne peut être que celui d'un fou. La cour lui a refusé cette contre-expertise. Il l'a demandée de nouveau au président des assises, et celui-ci l'a refusée encore.

La raison chancelle devant cette épouvante. Massacrer tous les siens, parce qu'on veut vivre seul ! Effroyable rêverie d'un promeneur solitaire.  Quelle attitude aura ce monstrueux criminel devant le jury ?

Je ne crois pas que dans la rouge histoire des causes célèbres, on puisse trouver un pareil forfait.

Georges Claretie.

Le Figaro, n° 65 du 6 mars 1933

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itto
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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Dim 28 Déc 2014 - 11:02

De nos jours:20 ans(incompréssibles?) .............

Sortie de centrale à 52 ans...............

Des royalties d'un livre ou(et)d'un film ou téléfilm.............

Et hop,on peut recommencer?

bounce


"C'est vous qui voyez"! .
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fouche
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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Lun 29 Déc 2014 - 21:55

C'est une vision un peu sommaire de la justice Itto !

Peine encourue: réclusion à Perpétuité dont 22 ans incompressibles ( article 132-23 du Code pénal); sortie pas avant 25 ans en pratique et surtout après une batterie d'expertises pour déterminer le degré de dangerosité "résiduel". Sinon, il reste en prison: Lucien Léger y est resté 41 ans, Maurice Gateaux y est toujours depuis 1967, Pierre-Just Marny s'est suicidé en 2011 après avoir passé 48 ans en prison, on pourrait en citer d'autres dont la libération dépend de la décision du Juge de l'Application des peines qui, contrairement à ce qu'on croit, n'est pas un distributeur automatique de bons de sortie.

En cas de libération, celle ci est conditionnelle, avec souvent interdiction de s'exprimer sur son affaire: donc adieu téléfilm, royalties, cochon et couvées.....
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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Sam 24 Jan 2015 - 14:21

La nature des crimes des tueurs condamnés à perpétuité justifie amplement leur mise à l’écart définitif de la société : il s’agit de les punir et d’éviter qu’ils récidivent comme cela se produit parfois.
Leur souffrance ne me tire pas les larmes.


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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Sam 24 Jan 2015 - 21:54

voilà un extrait de la dépêche du midi du vendredi 24 novembre 1933
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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Ven 30 Jan 2015 - 14:59








Le Petit journal, n° 25 619 du 8 mars 1933

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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Mar 17 Mar 2015 - 16:56

Boisdejustice a écrit:
La photo restauree ci dessous represente l'execution de Delafet au Fort du Ha.




Je soupsonne que la photo est inversee.

La vue aerienne de la prison ci dessous montre qu'il y avait en effet DEUX cours interieures entre la prison et le Palais de Justice.  Sylvain indique dans son recit de l'execution qu'elle s'est effectuee dans la cour OUEST.

L'orientation telle qu'elle est presentee ci dessus serait la cour Est.  Notez aussi que les aides visibles au sol et sur l'echelle travaillent sur le montage du declic et des crochets pour la corde mais qu'ils sont sur le montant droit alors qu'ils devraient etre sur le montant gauche.

Il y a aussi un batiment dont le toit est visible derriere le mur de la prison qui n'existe que dans la cour Ouest.



Une belle découverte et une excellente analyse de Boisdejustice    queen

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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Mer 18 Mar 2015 - 10:49

Boisdejustice a écrit:


Voici le resultat apres inversion et restauration de la vieille photo.


Beau résultat, Boisdejustice

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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   Sam 6 Mai 2017 - 10:36


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MessageSujet: Re: Pierre Delafet - 1933 - dernière exécution publique à Bordeaux   

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