La Veuve

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 Etienne Portes - 1900

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Adelayde
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MessageSujet: Etienne Portes - 1900   Jeu 6 Fév 2014 - 14:52


Un article découvert par Niavlys


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MessageSujet: Re: Etienne Portes - 1900   Jeu 6 Fév 2014 - 14:55

Pour voir l'image agrandie, clic ici :

http://www.servimg.com/image_preview.php?i=5&u=18657496

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MessageSujet: Re: Etienne Portes - 1900   Jeu 6 Fév 2014 - 15:14


J'ai trouvé pour ma part ces infos, j'en rechercherai d'autres.   queen 

Les faits
Etienne Portes PARRICIDE. Cultivateur, 44 ans. A Estadens, assassine à coups de hache sa mère Jeanne, 78 ans, et son fils, Jean-François, 16 ans, dans la nuit du 02 au 03 juin 1900. Mobile : ses proches lui reprochaient son intempérance et son caractère dépensier.

Condamnation : 11 août 1900,
Exécution : 19 octobre 1900, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne).

Source – Le site de Sylvain Larue – Nemo :
http://guillotine.voila.net/Palmares1871_1977.html




L'exécution d'un parricide
- - - - - -
(De notre correspondant particulier.)
Saint-Gaudens, 19 octobre, 6 h.
Ce matin a eu lieu à Saint-Gaudens l'exécution d'Etienne Portes, ce parricide qui on s'en souvient tuait, il y a quelques mois sa mère et son fils, dans les plus horribles circonstances. Une foule énorme, plus de vingt-mille personnes y assistait.
Dans la prison
Après les formalités d'usage, à quatre heures et demie, ce matin, le directeur de la circonscription pénitentiaire, M. Darrouy, pénètre le premier dans la cellule du condamné. Celui-ci dormait d'un profond sommeil.
C'est M. Truchy, procureur de la République qui lui annonce la fatale nouvelle. Le juge d'instruction M. Orgebla ayant demandé à Portes s'il n'avait aucune déclaration à faire, celui ci a répondu négativement.
Puis le curé de Saint-Gaudens et le défenseur adressent au condamné les suprêmes exhortations. Le visage du misérable est devenu livide, cependant il semble sensible aux bonnes paroles qu'on lui adresse, et, peu à peu, reprend quelque assurance.
Le curé de Saint Gaudens monte alors à l'autel et célèbre la messe pendant que Portes, de sa cellule, écoute les prières. Il communie puis, la messe terminée, le dernier repas du condamné est servi.
Il réclame du café et du rhum et se sert lui même avidement puis fume avec plaisir une cigarette que lui offre son défenseur.
Sur sa demande, on lui donne alors du papier. Il écrit d'une main ferme une sorte de testament, dans lequel il proteste qu'il meurt en bon chrétien et reconnait la justice des hommes.
Accompagné des gardiens, le condamné se rend alors au greffe où doit avoir lieu la dernière toilette.
Deibler et ses aides attendent ; ils ont tout préparé on passe au condamné, pour obéir à la tradition qui veut qu'il en soit ainsi pour le parricide, une longue chemise blanche, et on lui couvre la tête d'un voile noir.
Il prend place ensuite dans le fourgon de l'exécuteur des hautes œuvres, et le cortège, précédé et suivi de gendarmes, se dirige vers le lieu d'exécution.
Devant l'échafaud
Il est cinq heures cinquante-cinq. Le cortège s'arrête devant la guillotine entourée d'un cordon de troupes qui maintient la foule compacte mais silencieuse. Pendant que Portes descend de voiture, un huissier lit l'arrêt condamnant le parricide
Portes, pieds nus, soutenu par Deibler marche d'un pas ferme vers la guillotine. Devant la fatale machine il s'agenouille, le curé lui donne à baiser le crucifix. Le condamné étreint le Christ et l'embrasse, puis il se redresse brusquement et est saisi par les aides qui le poussent sur la bascule.
Le couperet tombe.
Justice est faite.
Le corps du supplicié a été transporté à l'Hôtel Dieu par un fourgon des pompes funèbres et remis aux mains des médecins.

L’Ouest-Éclair, n° 437 du 20 octobre 1900

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MessageSujet: Re: Etienne Portes - 1900   Mar 11 Fév 2014 - 15:25

PARRICIDE ET ASSASSINAT
--- :--- :--- :---
COUR D'ASSISES DE LA HAUTE-GARONNE

(De notre correspondant particulier)
Toulouse, 10 août.
La cour d’assises la Haute-Garonne juge actuellement un criminel qui s'est rendu coupable du plus abominable des forfaits. Ce misérable, nommé Etienne Portes, a en effet, dans une nuit, tué sa mère, âgée de soixante-dix-huit ans, et son propre fils, âgé de seize ans. Ce drame épouvantable a eu pour théâtre la commune d’Estadiens, où il produisit une émotion considérable.

Les débats de cette affaire ont commencé aujourd’hui. Pendant qu’on l’interroge, l’accusé tient obstinément la tête baissée et tourne ses pouces. Il déclare d’abord qu’il a été soldat au 3° tirailleurs algériens. Il reconnaît avoir dissipé sa petite fortune avec des filles et au cabaret. On l'a exproprié le 21 juin, quinze jours après le crime, et c’est un aubergiste qui a poursuivi la vente. Au mois de mai Portes volait 95 francs, les dernières économies de sa pauvre mère, pour aller faire une noce crapuleuse à Salies-du-Salat. Dès qu'on faisait allusion à son ignoble conduite, l'accusé entrait en fureur, et, le 2 juin, il eut une violente discussion avec sa mère, qui, contrairement à ses habitudes, prit son petit-fils dans son lit, épouvantée qu’elle était par les menaces de Portes.
Dans la nuit l'accusé les massacra à coups de hache dans leur lit, mais aujourd'hui il déclare ne se souvenir de rien.

D. Vous aviez déjà, depuis longtemps, menacé votre mère de mort ?
R. J'ai dit en patois, comme beaucoup font dans le pays quand ils sont en colère, que je la tuerais, mais je n'ai jamais eu l'intention de le faire.

Invité à préciser la scène abominable du crime, Portes se retranche derrière la perte de sa mémoire ; le président, M. Parade, expose alors les faits au jury, lui expliquant aussi la conduite de Portes du 3 au 11 juin, jour de son arrestation à Saint-Martory.

Pressé de questions à nouveau par le président, l'accusé reconnaît avoir décapité aux trois-quarts sa mère et brisé par deux fois le crâne de son fils, dont les mains suppliantes au moment suprême ont été presque tranchées par la hache de son bourreau mais, dit-il il était ivre et ne se souvient pas de la scène elle-même ; finalement, il s'écrie d'une voix sèche :
« J'ai commis le crime, c'est vrai, je le regrette, mais je n'ai plus rien à dire. »
Des rumeurs partent à ce moment de l'auditoire et sur cette déclaration l'interrogatoire prend fin.

On commence ensuite à entendre les témoins qui sont au nombre de cinquante.
Les débats de cette retentissante affaire doivent durer plusieurs jours ; nous ferons connaitre le verdict.
Le Petit Parisien, n° 8 688 du 11 août 1900



PARRICIDE ET ASSASSINAT
Les débats engagés devant la cour d'assises de la Haute-Garonne au sujet du double crime commis par Etienne Portes ont été clôturés hier. M° Bize, défenseur de Porte, s'est efforcé de sauver la tète de son client en plaidant la non préméditation et la folie alcoolique. Le jury a répondu par un verdict affirmatif sur les questions de parricide et d'assassinat commis avec préméditation. Il est muet sur les circonstances atténuantes. La cour condamne en conséquence Etienne Portes à la peine de mort.
Elle dit que l’exécution aura lieu sur une des places publiques d e Saint-Gaudens, dans la forme prescrite pour les parricides. Portes écoute, impassible, la lecture de l’arrêt de mort. Il est reconduit à cinq heures à la prison dans la voiture cellulaire, au milieu d'une foule considérable qui pousse des cris divers.
Le Petit Parisien, n° 8 689 du 12 août 1900

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MessageSujet: Re: Etienne Portes - 1900   Mar 11 Fév 2014 - 20:44

Ce compte-rendu détaillé de l'exécution est une découverte de Niavlys, l'article est en pages 7 et 8 :

http://images.expressdumidi.bibliotheque.toulouse.fr/1900/B315556101_EXPRESS_1900_10_20.pdf


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