La Veuve

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 L'Affiche rouge - Missak Manouchian - 1944

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Adelayde
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MessageSujet: L'Affiche rouge - Missak Manouchian - 1944   Mer 22 Jan 2014 - 14:03

Une très belle chanson de Léo Ferré :

http://www.youtube.com/watch?v=6HLB_EVtJK4

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt


Dernière édition par Adelayde le Mer 22 Jan 2014 - 23:00, édité 1 fois
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Adelayde
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MessageSujet: Re: L'Affiche rouge - Missak Manouchian - 1944   Mer 22 Jan 2014 - 14:13

21 février 1944 - L'Affiche rouge

L'Affiche rouge du groupe ManouchianLe 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Elles font état de l'exécution au mont Valérien de 23 «terroristes» membres d'un groupe de FTP (francs-tireurs partisans), qualifiés d'«armée du crime».

Le chef de ce groupe de résistants s'appelle Missak (Michel) Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a perdu son père dans le génocide arménien.

Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Il écrit par ailleurs des poèmes et se consacre à la littérature et à l'étude. Au Parti communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d'Oeuvre Immigrée). Pendant l'occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d'Oeuvre Immigrée).

La propagande nazie daube sur l'origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d'infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d'Europe de l'Est). Mais il n'est pas sûr que cette argumentation ait eu l'effet attendu sur l'opinion française si l'on en croit le beau poème de Louis Aragon...
Strophes pour se souvenir

Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans.

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents.

Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand.

Adieu la peine et le plaisir adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Louis Aragon, Le roman inachevé, 1956.



Un réseau très recherché

Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Issu d'une famille juive qui a fui la Russie pour la Bessarabie puis la France, Boris Holban s'engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s'évader grâce au réseau d'une religieuse de Metz, Soeur Hélène (François Mitterrand bénéficiera du même réseau).

En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d'Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux. Ce sont au total 30 combattants et une quarantaine de militants. Ils sont affiliés au mouvement des FTP, créé par le parti communiste à la fin de l'année précédente.

Les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands, de juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale N°2 des Renseignements généraux (BS2), un organe de la préfecture de police de Paris chargé de la traque des communistes.

Missak Manouchian (1er septembre 1906 - 21 février 1944)

La plus retentissante de leurs actions est l'assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l'envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.

En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d'intensifier le rythme de ses actions. Il juge non sans raison que le réseau est au bord de la rupture. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian.

Suite à une trahison, celui-ci est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine. Sa compagne Mélinée réussit à échapper à la police.

Livrés à la police militaire allemande, Manoukian et 23 de ses camarades sont jugés devant la presse collaborationniste qui s'appesantit sur leurs origines et leur «cynisme». Vingt-deux sont exécutés le 21 février 1944. C'en est fini des FTP-MOI.
Quatre membres du groupe Manoukian fusillés le 21 septembre 1944 au Mont Valérien : Celestino Alfonso, Wolf Josef Boczow, Marcel Rajman, Emeric Glasz (photo prise en secret par le sous-officier allemand Clemens Rüther)

Rappelé par les FTP en décembre 1943, Holban retrouve et exécute le traître qui a livré le groupe.

Après la Libération, il s'en retourne en Roumanie où il devient colonel puis général. Mais le dictateur Ceaucescu le déchoit de son grade et l'envoie travailler dans une usine jusqu'à sa retraite. Revenu en France, il sera décoré de la Légion d'Honneur le 8 mai 1994 sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile par le président Francois Mitterrand.
André Larané

http://www.herodote.net/21_fevrier_1944-evenement-19440221.php

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Adelayde
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MessageSujet: Re: L'Affiche rouge - Missak Manouchian - 1944   Mer 22 Jan 2014 - 19:11

Bonsoir tof1,

A votre demande, les deux messages que vous avez postés aujourd'hui sur ce thème ont été basculés sur le sujet "Références livres"

Cordialement.

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MessageSujet: Re: L'Affiche rouge - Missak Manouchian - 1944   Mer 22 Jan 2014 - 19:42

 
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MessageSujet: Missak Manouchian Dernière lettre   Mer 22 Jan 2014 - 22:58




Missak Manouchian







Sa dernière Lettre



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MessageSujet: Re: L'Affiche rouge - Missak Manouchian - 1944   Ven 24 Oct 2014 - 18:43

Les exécutions capitales des membres du réseau Missak Manouchian

21 février 1944, clairière du Mont-Valérien (commune de Suresnes - Hauts-de-Seine). Missak Manouchian et vingt-et-un membres de son réseau (FTP-MOI) sont passés par les armes. Un prêtre allemand, Franz Stock, est présent.
 
1985. Un ancien sous-officier allemand, ayant servi à Paris pendant la guerre, Clemens Rüther , remet des négatifs photographiques (qu’il conservait depuis la guerre) au comité allemand Franz Stock. Ils représentent plusieurs hommes, liés à des poteaux, face à un peloton d’exécution. Rüther aurait pris ces clichés avec un Minox, très discret appareil, à la miniaturisation remarquable.



Minox d'époque. 80 x 27 x16mm - Poids 130gr.

2003. Le comité Franz Stock remet trois clichés de ces exécutions (ou reconstitution d’exécutions) à l’Établissement photographique des archives de la défense (ECPAG), installée au fort d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Fin 2009. Serge Klasferd, apprend l’existence de ces clichés. L’un est déjà connu, il figure sur une récente brochure officielle consacrée au Mont-Valérien où 1008 résistants et otages ont été fusillés (décompte actuel, il peut augmenter), mais ce cliché est seulement présenté comme la reconstitution d’une exécution. Les deux autres clichés sont inédits.

S. Klarsfeld, qui effectue un travail considérable sur l’identification des fusillés au Mont-Valérien pense que les trois clichés représentent d’authentiques exécutions. Douze hommes y figurent, quatre par cliché. Selon lui, ces hommes sont des membres du réseau FTP-MOI, de Missak Manouchian, fusillés le 21 février 1944.
Il déclare que les clichés ont été authentifiés par la Direction de la mémoire du patrimoine et des archives (DMPA) du ministère de la Défense. Un responsable de cet organisme, M. Franck Segrétain, interrogé par l’Agence France-Presse, juge « très probable » leur authenticité.
En décembre 2009, S. Klasfeld fait parvenir ces documents à l’Agence France-Presse qui les diffuse.



(cliché agrandi et légèrement tronqué). Voir les trois clichés : http://l-afficherouge-manouchian.hautetfort.com/tag/clemens+ruther

D’après Serge klarsfeld, figureraient sur ce cliché (les noms suivis de AR sont ceux dont le portrait figure sur l’Affiche Rouge) : Celestino Alfonso (AR), Wolf Joseph Boczor (AR), Émeric Glasz, Marcel Rajman.
(crédit photo : ECPAD-Don de l’association des Amis de l’abbé Franz Stock)

Les autres clichés représenteraient les exécutions de Thomas Elek (AR), Mojsze Maurice Fingercwajg (AR), Jonas Geduldig, Wolf Wajsbrot (AR) — Georges Cloarec, Rina Della Negra, Cesar Lucarini, Antonio Salvadori. On peut légitimement s’étonner de l’identification de certains condamnés alors que leur reconnaissance parait extrêmement difficile au vu des documents. S. Klarsfeld a-t-il apporté des précisions sur ce fait ?

[Le procès des vingt-quatre résistants FTP-M.O.I du réseau de Missak Manouchian s’est déroulé à partir du 15 février 1944, et le verdict rendu le vendredi 18. Vingt-trois des accusés sont condamnés à mort, dont une femme, Olga Bancic Le vingt-quatrième fut renvoyé devant la justice française (vol à main armé) —]

- Extrait du témoignage de Clemens Rüther, remis en 1985 :  
         .  
…………..Ainsi, une autre fois, je fus désigné avec d’autres, aussi loin que je me souvienne, au début de l’hiver 1944, probablement en février, pour la surveillance d’un procès militaire allemand contre 20 combattants français de la résistance. Le procès eut lieu publiquement. Autant que je le sache encore, la presse ou une partie de celle-ci avait pu suivre le procès.

Le jugement fut prononcé le vendredi ou le samedi midi. Les accusés reçurent un délai pour pouvoir déposer un recours en grâce jusqu’au jeudi suivant à 12 heures. Le lundi suivant nous reçûmes l’ordre d’accompagner le transport de ces combattants de la résistance à un fort, à l’ouest de Paris, probablement le Mont-Valérien. Les condamnés étaient expédiés sur des camions et nous devions les suivre sur des motocyclettes.

Au fort, dans une fosse, ils furent tous fusillés, quatre par quatre, par un commando des forces armées allemandes (Werhrmacht). Ils étaient liés à des poteaux et avaient les yeux bandés. Aux quatre suivants, ces mêmes bandeaux, qu’ils soient plein de sang ou non, étaient rattachés.

Seul un homme de presque 50 ans donna encore un signe de vie après la fusillade. Alors un officier approchait et lui donna le coup de grâce avec son pistolet.

[Ils étaient] accompagné d’un prêtre catholique Franz Stock de Neheim.

Les fusillés furent mis sur place dans des cercueils. Nous devions encore accompagner le transport jusqu’au cimetière. Là-bas, ils étaient inhumés dans une fosse commune. Sur quel cimetière c’était, je ne peux plus le dire aujourd’hui *

Je fus témoin du procès, du jugement et de l’exécution. »

Wuppertal, juillet 1985, Clemens Ruther.


- Traduction de l’allemand par Mmes Valérie Perret et Simone Scoul (2005), témoignage transmis par l’association des amis de Franz Stock.

* Il s’agit du cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).




Franz Stock.
                               
Aumônier allemand des prisons, notamment du Cherche-Midi, la Santé, Fresnes. Chargé par les autorités militaires allemandes d’assister les détenus, de préparer et d’accompagner les condamnés à mort sur leur lieu d’exécution, principalement au Mont-Valérien. Fonction qu’il exerce avec un grand dévouement. A la fin de la guerre il est fait prisonnier mais continue son activité religieuse dans des camps de prisonniers de guerre allemands. En 1948, affaibli, il décède à Paris, à l’âge de 42ans, dans la solitude et une certaine indifférence.
Cependant, au fil du temps, sa figure remonte plus au grand jour et en novembre 2009 une procédure de béatification est ouverte. L’étape de la première procédure est franchie en 2013, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour qu’un décret papal ordonne sa béatification. Plusieurs dizaines d’années d’attente sont parfois nécessaires. Mais déjà, le dossier de la première procédure (16000 pages) lui est très favorable et nul doute qu’il sera un jour béatifié.




Clemens Rüther.

Nommé sous-officier à l’école de la feldgendarmerie, au fort de Nogent-sur-Marne où il suit une formation de six mois. Il est ensuite muté à Paris au sein d’une troupe « hors cadre » et affecté « à toutes sortes de tâches » (d’après son témoignage. 1985).
Après la guerre, il aurait exercé la profession de banquier, selon le quotidien Libération.
Certains articles qualifie sa prise de photographies « d’acte de résistance silencieux ». C’est une possibilité, mais son geste ne pouvait-il pas être aussi le désir de fixer un “ souvenir marquant “ dans sa vie de militaire ? Le qualificatif d’anti-nazi lui est aussi attribué. Sur quels critères ? On ne le sait pas.




Olga Bancic

Réfugiée roumaine. 32 ans. Mariée. Maman d’une petite fille qu’elle fait élever en province.
Membre des FTP- MOI, réseau Missak Manouchian.
Arrêtée en novembre 1943 par les agents français des redoutables Brigades Spéciales (rattachées à la direction centrale des RG), comme de nombreux membres du réseau Manouchian.
Après sa condamnation à mort, elle est transférée en Allemagne et guillotinée le 10 mai 1944, à Stuttgart.
En sa mémoire, le 4 juillet 2013, une plaque-souvenir a été apposée sur la façade de son dernier domicile officiel connu, 114 rue du Château, Paris 14ème.
Missak Manouchian habitait également ce quartier. En 2009, la Mairie de Paris a fait apposer une plaque sur la façade du 11 rue de Plaisance, où il a résidé, avec sa femme, Mélinée, jusqu’à son arrestation. Charles Aznavour était présent. L’artiste a connu Missak Manoukian qui rendait visite à ses parents, pendant la guerre, au 22 rue Navarin (Paris 9ème). Les parents de C. Aznavour ont aidé à la résistance contre l’occupant.

                                                                                                                                                    


Prison du Cherche-Midi . Elle est évacuée le 10 juin 1939, à l’approche imminente des troupes allemandes. L’occupant l’annexe totalement, incarcérant  résistants, opposants politiques, otages… Les autorités militaires françaises l’occupent de nouveau le 1er octobre 1944. L’ancien gouverneur allemand de Paris, Otto von Stülpnagel, s’y suicide en 1948, peu avant son procès pour crime de guerre (démolie en 1966. Emplacement du 38 rue du Cherche-Midi, Paris 6ème).




Face à la Maison militaire d’arrêt et de correction (dit prison du Cherche-Midi), la Maison de justice de l’Hôtel des Conseils de guerre. C’est ici que s’est réuni en décembre 1894 le Conseil de guerre qui jugea le capitaine Dreyfus pour haute-trahison et le condamna à la déportation perpétuelle, destitution de son grade et à la dégradation (démolie en 1907. Emplacement du 37 rue du Cherche-Midi).
(collection Roxane Debuisson)




Serge Klarsfeld



Clairière du Mont-Valérien. Dalle du souvenir, posée en 1959.



Cloche de la mémoire où sont inscrits les noms des fusillés identifiés (d’autres pourraient suivre). Posée en 2003.
Auteur : Parisette.

Rareté : Un film d’amateur, tourné avec une caméra 8mm par Charles Dudouyt, artiste-décorateur. Il résidait dans un immeuble proche de la Prison du Cherche-Midi et filmait depuis son appartement. Très précieuses images, montrant l’évacuation de la prison, brèves malheureusement, la fuite de l’occupant, la première barricade, l’arrivée des premiers libérateurs etc.
Tous les prisonniers du Cherche-Midi ont probablement été évacués et pour une destination que l’on peu craindre plutôt sombre. En outre, les allemands ont emporté toutes les archives de la prison, livre d’écrou etc.  empêchant ainsi de comprendre son histoire pendant le temps de l’occupation.
La prison du Cherche-Midi est nommé « centre de rééducation » par l’auteur.

Un aperçu du film : http://www.youtube.com/watch?v=gDniJsKFxe4&feature=youtu.be

Texte sur Charles Dutouyt, par son petit-fils : http://www.charlesdudouyt.com/qui_etait_Charles_Dudouyt.html



Charles Dudouyt (1885-1946)
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MessageSujet: Re: L'Affiche rouge - Missak Manouchian - 1944   

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