La Veuve

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 La guerre de 14 -18

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Gaëtane
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MessageSujet: La guerre de 14 -18   Sam 5 Jan 2013 - 8:54

Le massif des Vosges est jalonné par un grand nombre de lieux de combats de 14/18, parmi eux, celui de la Tête des Faux.

La première attaque du sommet a lieu la veille de Noël 1914…



La Tête des Faux qui culmine à 1 220 mètres d'altitude est le théâtre de violents combats dès le début des hostilités. Ce promontoire est au centre d'un cirque de montagnes : Le Violu, le Brézouard, les Bagenelles, Le Col du Bonhomme, le Col de Lousbach, le Col du Calvaire. Les positions françaises se trouvent sur le flanc de la montagne allant du Carrefour Duchesnes jusqu'au sommet où, à quelques mètres de là, se trouvent celles des Allemands occupant le versant qui mène vers le Devin et le Surcenord.

Après plusieurs attaques, l'ennemi tient bon. Il faut absolument l'anéantir. Tel a été l'ordre de mission donné aux compagnies de Chasseurs Alpins cantonnées à Plainfaing. Le 27 novembre 1914, deux compagnies du 28ème BCA et deux autres du 30ème BCA constituent un groupe d'attaque commandé par le Capitaine Regnault du 28ème BCA.

Le 2 décembre 1914, à 2 heures du matin, le détachement quitte la vallée de la Meurthe, et au milieu d'un brouillard glacial, gravit, par des sentiers rocailleux, les pentes des Hautes Chaumes. Au lever du jour, un court répit est accordé pour casser la croûte aux environs de la ferme de Reichberg, puis les colonnes s'enfoncent dans les épaisses forêts et arrivent au pied de la Tête des Faux.
A 11 heures, quelques coups de canon de 65 de montagne, qui n'arrivent même pas à écorcher les rochers du sommet, alertent la garnison allemande. Les unités du détachement Regnault, cheminant sous bois, escaladant des pentes presque inaccessibles, arrivent, en s'aidant des pieds et des mains, devant les défenses ennemies.

D'épais réseaux de fils de fer, d'arbre en arbre, forment avec les branches de sapin, un fouillis inextricable dans lequel il faut se frayer un passage à la serpe et à la cisaille, sous le feu d'un ennemi abrité derrière les gros rochers et qui abat les cisailleurs. Ils finissent, au prix de pertes énormes, par passer. Malgré les pertes sévères, les chasseurs avancent toujours, se faufilant derrière les roches, progressant en rampant dans les futaies. La Tête des Faux est enlevée d'un seul élan.
L'ennemi recule et perd une de ses tranchées, le combat dure toute la nuit où l'ennemi est une nouvelle fois repoussé. Quelques dizaines de mètres séparent les adversaires. Pour venger cet échec, l'artillerie allemande arrose sans répit, avec des obus de gros calibre, les tranchées que les Français leur ont enlevées. Une action d'éclat du 28ème BCA refoule les Allemands du sommet, mais ceux-ci s'accrochent fermement sur l'éperon qu'ils ont fortifié. Les combats persistent tous les jours où l'ennemi inflige des pertes à nos soldats.

Le 22 décembre, une troupe de choc allemande composée de vrais durs est à pied d’œuvre. Le 24 décembre, à la tombée de la nuit, les Allemands se déploient sur la crête. En cette veille de Noël, ils surgissent des ténèbres et ouvrent le feu sur les Chasseurs du 30ème BCA, surpris par cette soudaine attaque. Vite ressaisis, les alpins entament un dur combat se transformant en une lutte d’une violence inouïe. Tuer pour ne pas être tué. Le corps à corps sauvage dure toute la nuit. A la pointe du jour, des dizaines de cadavres jonchent sur l’éperon, des centaines de blessés en descendent. Noël 1914 à la Tête des Faux, la neige était rouge.

Les Allemands ne reprirent jamais le sommet, mais leurs lignes de défense demeurèrent inviolées jusqu’à l’Armistice.

Sources : Historique des Chasseurs à pied - Les Hauts lieux de la Grande Guerre, de Bruno Giovanangeli.


La Tête des Faux, un champ de bataille dont les vestiges permettent aujourd’hui d’avoir une vue en miroir des deux belligérants, ce que vous allez découvrir par l’intermédiaire de ce site remarquable.




http://pierreswesternfront.punt.nl/content/2012/02/tete-de-faux--buchenkopf


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Gaëtane
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Sam 5 Jan 2013 - 9:08

Les tranchées d’Uffholtz (Alsace)

Dans son carnet de route, le Sergent Fourrier Stein de la 1ère Compagnie du 5ème BCP, raconte dans l'extrait qui va suivre, la vie éprouvante dans les tranchées d'Uffholtz pendant la période hivernale de janvier-février 1915.


" Le froid avait empiré, tout était gelé. C'est là que nous devions passer le temps le plus dur de la campagne. La tranchée était en rase campagne au bord d'un ruisseau. Elle était peu profonde à peine cinquante ou soixante centimètres, dans un sol sablonneux qu'on ne pouvait creuser qu'au couteau tellement il était gelé.

Il fallait s'y tenir assis ou accroupi. Le moindre mouvement était vu et nous valait deux ou trois obus. Ceux-ci tombaient sur le sol gelé comme sur du bois, et nous recevions une grêle de cailloux et de mottes de gazon, bien heureux quand ils ne blessaient personne. Les blessés devaient rester là toute la journée. Il était impossible de franchir la distance qui nous séparait du bois. On les pansait comme on pouvait et ils restaient là à gémir de souffrance et de froid.

Il faisait si froid, que pour ne pas geler, il fallait des mains à battre le tambour sur le dos du voisin. Les pieds s'engourdissaient aussitôt qu'on arrêtait de les remuer et cinq minutes de cette douce insensibilité, c'étaient les pieds gelés, l'homme ne pouvait plus se mettre debout.

Que les journées paraissaient longues.

On se bourra la poitrine et le dos de vieux journaux. On mit tous les habits et le linge que nous avions dans nos sacs. Ce qui réussissait le mieux pour se protéger les pieds était de mettre des chaussettes de coton et par dessus, des bas de laine.

Pendant la nuit, des Chasseurs allèrent faire une visite dans les maisons du village qui était évacué et en rapportèrent une foule d'objets qui leur avait paru bons à les protéger du froid.
Les uns avaient de vieux jupons, d'autres des corsages, des rideaux de lits, des oreillers, mais les plus décoratifs étaient ceux qui, ayant rapporté de ces toiles alsaciennes à gros carreaux rouges et blancs, s'en servaient comme de pèlerines.

Au lever du jour, on aurait dit une de ces tribus nomades du sud algérien. Mais le plus terrible était le moment de satisfaire à ses besoins naturels. Il fallait accomplir un véritable tour de force. Figurez-vous un fantassin, avec son équipement, sa capote, ses habits doublés et bourrés de vieux journaux, couché derrière un talus de soixante centimètres avec défense de se lever sous peine de mort pour lui ou pour un de ses camarades ?

Tout d'abord, ces besoins furent peu fréquents, mais le froid et la nourriture gelée amenèrent la dysenterie et vous pourrez juger de notre situation...

...Le froid tomba tout d'un coup et ce fut le redoux, avec la pluie. La tranchée qui était en pente devint un ruisseau de boue. Ce fut un autre genre de supplice que le froid.

Pour l'occuper, les hommes faisaient un siège dans le talus arrière comme une espèce de fauteuil où ils s'asseyaient, puis allongeaient les pieds, ils les mettaient dans un trou pratiqué dans le talus avant sous le parapet. En baissant la tête, ils n'étaient pas aperçus par l'ennemi, et l'eau pouvait passer librement.
Seulement, ce terrain si dur par la gelée devenait de plus en plus mou et dégelait. Les sièges s'effondraient, et de temps en temps dans la nuit, on entendait "floc", c'était un dormeur qui tombait le derrière dans l'eau. Il lui fallait, les pieds dans l'eau, refaire un autre siège.

D'autrefois, cette eau boueuse qui charriait des débris de toutes sortes, formait elle-même un barrage. Alors, elle montait, et si les occupants ne veillaient pas à lui assurer un passage sous eux, ils se réveillaient dans l'eau, puis le barrage cédant, le torrent descendait comme un flot et mouillait tous les voisins.

Aussi, on ne dormait guère ces nuits-là…

Voici un document filmé provenant du secteur photographique et cinématographique de l’armée, retraçant la vie des Chasseurs Alpins sur le front des Vosges pendant l’hiver 1917.
Film muet composé d’une succession de séquences dont la description est donnée à la suite de la vidéo.


http://www.ecpad.fr/front-des-vosges-hiver-cantonnement




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Gaëtane
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Sam 5 Jan 2013 - 9:13

Correspondances militaires

http://www.photoethistoire.eu/blogs/blog1.php/la-correspondance-militaire-en-14-18


Le soldat loin de ses foyers, écrivait à la famille, à l’épouse, à la fiancée, aux amis. Voici quelques correspondances de Poilus ayant combattu sur le Front des Vosges. Les textes reproduits figurent sur les cartes postales d’origine


Correspondance de Joseph, Chasseur du 5ème BCP, à son jeune frère Henri


Au Linge, le 24 mars 1915


" Mon très cher frère,

Deux notes pour te dire que je suis encore en bonne santé quoique avant-hier, j'ai été blessé légèrement en plein front. J'avais la main sur l'épaule d'un copain de Rupt, lorsqu'une balle vient le frapper en plein dans l'oeil, j'ai reçu toute sa cervelle dans la figure, plein les yeux, plein la bouche, j'en avais partout, j'en suis encore malade, j'ai vu pire que cela, mais ça ne me faisait pas la même impression. Vivement la paix, il est temps pour tout le monde. Dans l'espoir de te revoir, je t'embrasse de tout coeur. Ton frère qui t'aime. Joseph".

Quelque temps plus tard, Joseph sera tué lors des combats du Linge.




Correspondance d'un soldat du Loiret adressée à son fils.


Bussang, le 27 mai 1915

"Mon cher petit,

J'ai été très long à te répondre. Je vais bien, cette carte est un tunnel allemand et français par où j'ai fait mon entrée en chantant en pays conquis, en Alsace. Garde la comme souvenir. Au moment ou j'écris, les obus nous passent au dessus de moi, mais nous sommes parés par les montagnes mais ne t'inquiète pas nous les battrons ces barbares. Souhaite bien le bonjour à M. Le Curé et pense à moi dans tes prières et ta première communion, embrasse bien ta maman..."


Le tunnel de Bussang avant 1914



Le tunnel - Sortie du côté allemand avant 1914




Correspondance d’un soldat parisien hospitalisé à l’Hôpital militaire de Remiremont


"Remiremont, le 28 juillet 1918.

Bien chère Germaine,

Peut-être que ma carte arrivera en retard, d'après ce que tu me disais que tu devais partir au pays. Mai je veux pas quitter l'hôpital sans t'envoyer deux mots. La santé et toujours bonne et ma blessure est guérie, aussi je pense partir vendredi 2 en convalo pour 10 à 20 jours, je ne sais pas encore. Enfin je suis content de m'en être tirer comme cela. J'espère que ma carte te trouvera toujours très bien et souhaite qu'il fasse plus beau à Paris qu'ici, car depuis 2 jours, nous avons la pluie. Aussi, aujourd'hui dimanche, une journée qui sera longue. Reçois, bien Chère Germaine, mes meilleures amitiés. François."

Hôpital militaire de Remiremont







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Bill
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MessageSujet: paroles de poilus   Sam 5 Jan 2013 - 10:57

Ces poilus étaient des hommes d'un courage hallucinant ! un très beau livre leur rend hommage

http://www.amazon.fr/Paroles-Poilus-Lettres-Grande-Guerre/dp/2847341307/ref=pd_cp_b_1
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Sam 5 Jan 2013 - 13:05

merci pour ces histoires!!!

je ne les connaissais pas!!
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MessageSujet: 14/18...Petite suggestion en passant !   Sam 5 Jan 2013 - 18:05

Bonsoir à toute l'équipe !
Quand on y regarde de plus près, ce conflit est relativement méconnu - ou déformé - pour un certain nombre de raisons, bonnes ou mauvaises...
Notre consoeur Gaëtane est une grande spécialiste de cette époque, mais je reste persuadé que d'autres contributeurs ( Mercattore, Bill, par exemple, il y en a sans doute bien d'autres...), ont des choses à nous faire partager...Tiens, j'apporte deux petites pierres à l'édifice : Il n'est pas défendu de lire "La Peur', de Gabriel Chevallier, celui de Clochermerle...on comprend mieux pourquoi il exorcisa le bleu horizon avec des ouvrages mi-gaulois, mi-récréatifs, avant, hélas, de finir quelque peu confit dans le marc de Bourgogne drunken
Plus sérieusement, la bio de Pétain, par Marc Ferro, historien plus que reconnu, ancien FTP en plus, me semble incontournable pour essayer d'y comprendre quelque chose...
Alors, toutes suggestions seront bienvenues !!!
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Sam 5 Jan 2013 - 20:39

Bill a écrit:
Ces poilus étaient des hommes d'un courage hallucinant ! un très beau livre leur rend hommage

http://www.amazon.fr/Paroles-Poilus-Lettres-Grande-Guerre/dp/2847341307/ref=pd_cp_b_1

Merci Bill sunny mais...je l'ai déjà en ma possession parmi une quantité d'ouvrages relatant les faits authentiques sur la vie des Poilus dans les tranchées et à l'arrière du front. Les carnets de guerre, les correspondances, les historiques des régiments sont des archives précieuses pour les passionnés dont je fais partie study study

Plus localement, comme je réside dans les Vosges, mon grand intérêt sont les Bataillons de Chasseurs à Pied et Alpins. Qui sont ces hommes ? Voici un bref portrait de ces soldats. Au physique, l'oeil est vif, la taille petite, la constitution robuste. Une même fierté les anime, celle d'appartenir au corps des Chasseurs, dont la réputation de bravoure leur crée des devoirs. Fantassins des troupes de montagne, ils sont de tous les combats...Des hommes farouches que l'ennemi appellera "Les Diables Bleus" Twisted Evil

Comme le souligne notre Confrère pierrepoint Wink , ce conflit est relativement méconnu ou déformé...Il y a un bon nombre d'ouvrages traitant de ce sujet et même des bandes dessinées pour enfants et adultes pour comprendre ces quatre années de conflit study











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Adelayde
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MessageSujet: La chanson de Craonne   Sam 5 Jan 2013 - 20:58


La chanson de Craonne

La Chanson de Craonne (du nom de la commune de Craonne) est une chanson de tradition orale, chantée par des soldats entre 1915 et 1917. Interdite par le commandement, une de ses versions est publiée en 1919 par Paul Vaillant-Couturier sous le titre de Chanson de Lorette.

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chanson_de_Craonne





Pour écouter la chanson

http://www.dailymotion.com/video/x30dzv_chanson-de-craonne





La chanson de Craonne - Paroles

Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,
Et le coeur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête.

Refrain:
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !


Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

au Refrain

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

au Refrain

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Sam 5 Jan 2013 - 22:03


Groupe de Chasseurs du 15ème BCA




Photo extraite du site...

http://www.alpins.fr/15eme_BCA_guerre_14_18.html


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Gaëtane
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Lun 7 Jan 2013 - 20:29


La guerre 14/18 expliquée dans l'émission "C'est pas sorcier"


http://www.youtube.com/watch?v=Y5gbBDkb0ZI
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MessageSujet: Cas de fraternisation entre soldats de camps opposés   Mar 8 Jan 2013 - 16:26


Cas de fraternisation entre soldats de camps opposés


Importants évènements de réconciliations à Noël 1914


La trêve de noël 1914 est très certainement l’un des évènements les plus marquants de la première guerre mondiale, bien que celle-ci à été souvent ignorée ou censurée à son époque. Dans certains endroits elle a débuté le soir de Noël et dans d’autres le jour même de la fête. Elle s’est étendue sur deux tiers du front germano-britannique, et plusieurs milliers de soldats y ont pris part. Et le plus étonnant est que, cette trêve s’est propagée de manière spontanée et indépendante, à la suite d’initiatives sur le terrain.

La Trêve de Noël 1914 eu lieu entre les soldats britanniques et les soldats allemands, ainsi que sur certaines lignes de front tenues par des français et des belges. Selon le journal britannique Daily Telegraph, correspondant de guerre, des soldats allemands réussirent à faire passer un gâteau au chocolat à des soldats britanniques en face avec un message demandant qu’il y ait un cessez le feu plus tard dans la soirée pour qu’ils puissent célébrer Noël et l’anniversaire de leur capitaine. Ils proposèrent un concert à 19h30, dont le signal sera donné par des bougies allumées et placées sur les parapets de leurs tranchées. Les britanniques acceptèrent la proposition et en retour envoyèrent du tabac. A l’heure prévue, des allemands sortirent de leurs tranchées et commencèrent à chanter des chants de Noël, applaudis par les britanniques qui à leur tour entonnèrent leurs traditionnels chants de Noël, applaudis par les allemands. Dans certaines tranchées, ce sont des sapins de Noël miniatures plantés sur les parapets et décorés de bougies allumées qui donnèrent le signal des célébrations de part et d’autre.

Comme le montre l’extrait d’une lettre d’un soldat britannique, relatant la trêve de 1914. « Je n’avais jamais espéré voir une telle vue, étrange et agréable à la fois. Des tas de petites lumières brillaient tout le long de la ligne allemande, de gauche à droite aussi loin que les yeux pouvaient voir. "Qu’est ce que c’est" ai-je demandé tout étonné ? John m’a répondu : "des sapins de Noël !". Et oui c’était bien des sapins de Noël que les allemands avaient placés devant leurs tranchées, avec des bougies ou lanternes qui éclairaient. Et puis nous avons entendu leur voix chantant : "Stille nacht, heilige nacht ... "[...]. Une fois les chants terminés, les hommes dans nos tranchées ont applaudi. Oui, des soldats britanniques ont applaudi des allemands ! Puis l’un des nôtres s’est mis à chanter et nous l’avons tous accompagné. »

Le jour de Noël, certains soldats des deux côtés commencèrent à s’aventurer dans le "no man’s land" qui séparaient les tranchées ennemies, et s’échangèrent des cigarettes et autres cadeaux qu’ils avaient reçus dans leurs colis. Certains allèrent même jusqu’à organiser des parties de football improvisées avec des ballons de fortune. Ensuite, en dehors de ces gestes de fraternisation, les soldats mirent a profit cette trêve pour aller ramasser les cadavres de leurs camarades tombés, et leur donner une sépulture décente, ce qu’ils n’osaient faire auparavant de peur de se faire tuer. Cette Trêve a duré toute la journée et à certains endroits même plusieurs jours, jusqu’à ce que les autorités militaires y mettent un frein. Les soldats, des gens du peuple, avaient fraternisé, et avaient ainsi montré qu’il était possible de se parler, et d’arrêter de s’entretuer


Autres cas de fraternisation

Hormis la trêve du Noël 1914, l’horreur, parfois insoutenable, rapportée par différents témoignages de poilus, se trouve parfois traversée par d’autres éclairs d’humanité, rares et brefs, mais néanmoins réels : les scènes de fraternisation entre soldats sur le front. On peut citer le cas du Noël 1915 dans la Drôme, plus précisément entre le dimanche 26 décembre 1915 et le mercredi 5 janvier 1916. On suppose qu’en raison des conditions climatiques déplorables sur ce front, pas un coup de feu n’est tiré, tout le monde se promène à découvert à 20 mètres de distance. « D’une tranchée à l’autre, l’ennemi a pris un visage. Cet ennemi était un homme comme vous ; comme vous et moi, à la moindre pause, il boit, il rigole... ». « Les Allemands regardent nos cuisiniers qui nous servent à manger et à boire, ils font signe de leur en porter. On ne se croirait plus en guerre. » (Extraits tirés des carnets d’un poilu de Tulette : Raoul Monier).

Au même moment, dans le secteur de Neuville-Saint-Vast, les tranchées étant inondées, soldats français et allemands durent sortirent et commencèrent à fraterniser. Un peu plus tard, après un discours, un soldat allemand brise son fusil dans un geste de colère "des applaudissements éclatèrent de part et d’autre et l’Internationale retentit".

Autre cas de fraternisation en janvier 1917, où un soldat français rapporte : " Les boches nous font signe avec leurs fusils qu’ils ne veulent plus tirer sur nous ; si on les obligeait, ils lèveraient en l’air". Ou encore, toujours en 1917, mais cette foi-ci en septembre, dans les Vosges "il y en a un [soldat allemand] qui a pris son fusil et l’a agité la crosse en l’air" (on note que 1917 est une année où de nombreuses mutineries ont eu lieu).

Avant décembre 1914 et bien après, tout au long de la guerre, les scènes de fraternisation se sont répétées sur tout les fronts : à l’Ouest entre soldats allemands et britanniques ou français, à l’Est entre soldats russes et allemands ou austro-hongrois, sur le front austro-italien entre soldats autrichiens et italiens. Partout, les mêmes scènes de partage de boisson, nourriture et cigarettes qui volent de tranchée à tranchée, les mêmes tentatives pour s’échanger quelques mots (certains regrettent de ne pas parler la langue de celui d’en face). Et l’on s’entend le plus souvent pour ne pas s’entretuer (les historiens eux-mêmes ont appelé ça le "vivre et laisser vivre"). Ces autres cas de fraternisation ont donc bel et bien eu lieu, mais peu de témoignages y font allusion.


Conséquences des fraternisations

Même si des cas de fraternisations eurent lieu tout au long de la première guerre mondiale. Ceux-ci ont été fortement entravés par les autorités militaires de l’époque des différents camps qui qualifiaient ces actes d’ « intelligence avec l’ennemi ». En effet, après la trêve du Noël 1914, les soldats furent beaucoup plus surveillés par leur hiérarchie. Car celle-ci avaient reçu comme ordre de veiller à se que cet évènement ne se reproduise pas, et d’infliger des sanctions très lourdes à ceux qui le reproduirait, allant jusqu’à la peine de mort. Par exemple, un médecin envoya au journal l’illustration, qui la fera connaître dans le monde entier, la moins compromettante de ses photos, ce qui lui vaudra quand même soixante jours d’arrêt de rigueur.

Certain commandants donnaient l’ordre de tirer sur n’importe quel soldat qui tenterait un quelconque projet de fraternisation avec le camps opposé. Certaines zones, jugées trop calmes, ont même été bombardées pour éviter une éventuelle tentative de fraternisation. Tout cela montre bien l’acharnement mené par les autorités pour éviter ces différents évènements qui ont tout de même eu lieu certaines fois. Ce qui montre bien l’importante lassitude de la part des soldats face à cette guerre que l’on peut qualifier de « boucherie », et qui provoquera la mort de huit millions d’hommes.

http://ubiwiki.free.fr/article.php3?id_article=34

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Bill
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MessageSujet: Les gueules cassées   Ven 11 Jan 2013 - 19:43

Des photos surprenantes !

http://www.gueules-cassees.asso.fr/lng_FR_srub_23-Les-grandes-dates.html
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Ven 11 Jan 2013 - 20:08

http://www.bium.univ-paris5.fr/1418/debut.htm

http://www.dailymotion.com/video/xa7b6p_gueules-cassees-1918-music-by-igorr_creation



des images terribles mais quel travail de la part des medecins et quel courage chez ces hommes!!!!
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Lun 14 Jan 2013 - 20:02

Le Pied de Tranchée


Dans les premiers jours de l’année 1914-1915 sont apparus dans les armées des pathologies qui ont de prime abord dérouté les médecins par leur complexité apparente.

Des soldats étaient atteints de gonflements des pieds avec des lésions cutanées suivies de mortification plus ou moins étendue des tissus.

Il ne s’agissait pas de simples gelures aux pieds mais pour les médecins de l’époque d’une maladie spécifique plus complexe qu’il convenait d’appeler : Le Pied de Tranchée.


Sujet traité dans ce fil de discussion, extrait du forum pages 14/18


http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-service-sante-1914-1918/francaise-exception-tranchee-sujet_621_1.htm


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pilayrou
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Mar 15 Jan 2013 - 16:54

Quand j'étais petit, ma grand-mère achetait de temps en temps un billet de loterie pour les Gueules Cassés. C'était dans les années 60.
Je n'ai su qu'en 2009, quand j'ai hérité de papiers de famille, qu'un de mes arrières-grands-pères était mort des suites de gazage, dans les années 20. Le père d'un ancien voisin a subi le même sort.

Soldat victime d'un choc mental :

http://www.youtube.com/watch?v=hPUihj1Phlw
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CARNIFEX
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Mar 15 Jan 2013 - 21:16

Les gueules cassées, les cul-de-jatte et les troubles nerveux:

http://www.youtube.com/watch?v=SS1dO0JC2EE

No

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tangara
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Dim 20 Jan 2013 - 0:41

Très intéressant , à propos de la guerre 14 18, parmi quelques ouvrages intéressants et incontournables : les carnets de guerre de Louis Barthas tonnelier, édité par la FOL, ou encore
Jean Norton Cru: Temoins ;je suis passionné par cette période et possède de nombreux ouvrages et aussi pas mal de documents d'époque , souvent sauvés d'une destruction certaine
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Dim 20 Jan 2013 - 21:46



Des documents très intéressants, merci tangara study
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tangara
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Dim 20 Jan 2013 - 22:38

je t'en prie Gaetane , c'est vraiment un plaisir de partager toutes ces documentations d'époque , j'en mettrais d'autres qu'il faut que je numérise
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Jeu 31 Jan 2013 - 20:34


A Remiremont, avant 1914, il y avait deux casernes de Chasseurs à Pied, l'une abritant le 5ème BCP et l'autre le 15ème BCP







Chasseurs à Pied




Il y avait aussi une caserne d'artilleurs du 68ème Régiment d'artillerie





Une petite énigme... facile Wink

Par quoi reconnaît-on qu'il s'agit d'une caserne d'artillerie ?







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Benny
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Jeu 31 Jan 2013 - 21:34

Les boulets à l'entrée ?
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Jeu 31 Jan 2013 - 21:45

Benny a écrit:
Les boulets à l'entrée ?

Oui, exact Benny sunny
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Jeu 31 Jan 2013 - 22:50

merci pour ces beaux documents, une caserne d'artillerie se reconnait il me semble à l’emblème : 2 canons croisés; .... Laughing Laughing bon d'accord, ici se sont des boulets sur les piliers du portail , mais il y avait peut être pénurie de canons Very Happy Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Ven 1 Fév 2013 - 8:58

Gaëtane a écrit:

Une petite énigme... facile Wink

Par quoi reconnaît-on qu'il s'agit d'une caserne d'artillerie ?

Elle est Canon ?





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Gaëtane
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MessageSujet: Re: La guerre de 14 -18   Ven 1 Fév 2013 - 17:04

tangara a écrit:
merci pour ces beaux documents, une caserne d'artillerie se reconnait il me semble à l’emblème : 2 canons croisés; .... Laughing Laughing

Oui, oui tangara Very Happy . Les deux canons croisés sont bien l'emblème des régiments d'artillerie de 14/18, représentés le plus souvent sur les casques de combat.





Photo tirée du site de Greg, collectionneur de casques militaires

http://gregcollectiondecasques.wikeo.net/les-casques-francais-dartillerie-1914-a-1918.html

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