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 Jean "Yann" Combot – le bûcheron assassin - 1893

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Adelayde
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MessageSujet: Jean "Yann" Combot – le bûcheron assassin - 1893   Ven 2 Nov 2012 - 15:13


Jean "Yann" Combot – le bûcheron assassin
Les faits

Jean "Yann" Combot - 51 ans, bûcheron. À Taulé, le 21 mai 1892, assassine à coups de sabot pour les voler Françoise Jaffrès, veuve Tanguy, et sa fille Jeannie.

Condamnation : 2 février 1893 ;
Exécution : 28 avril 1893 à Morlaix.

Source : l'excellent site de Sylvain Larue - Nemo :


http://guillotine.voila.net/Palmares1871_1977.html





Brest, 18 septembre. - Combot, l'assassin présumé des femmes Tanguy, a essayé, hier matin, de se pendre dans la prison de Morlaix où il est détenu. A la suite de cette tentative de suicide, il a été amené devant le juge d'instruction ; il a fait des aveux complets et s'est reconnu coupable de l'assassinat des deux femmes Tanguy, mère et fille, tuées à Taulé, dans la nuit du 21 au 22 mai. Le vol a été le mobile du crime. Combot, arrêté une première fois, avait d'abord été relâché. Il est probable qu'il passera aux Assises, à Quimper, au cours de la session qui se tiendra le mois prochain.

Le Petit parisien, n° 5 806 du 19 septembre 1892




LE DOUBLE ASSASSINAT DE TAULE

Le nommé Combot, accusé d'avoir assassiné la veuve Tanguy et sa fille, habitant Taulé, a comparu hier devant la Cour d'assises de Quimper.
Le Jury, ayant rendu un verdict affirmatif sans circonstances atténuantes, la Cour a condamné l'accusé à la peine de mort.
L'arrêt porte que l'exécution aura lieu sur la place de Morlaix.

Le Petit Parisien, n° 5 943 du 3 février 1893





POURVOI REJETÉ

Quimper, 21 mars. - Le pourvoi de Combot, condamné à mort par la cour d'assises du Finistère, le 2 février; dernier, pour double assassinat commis à-, Taulè sur la veuve Tanguy et sa fille Jeanne, a été rejeté le 9 de ce mois.
Cet avis vient d'arriver ce matin.
Désormais, Jean Combot n'a plus de recours que dans la clémence du chef de l'État.

La Presse, n° 305 du 22 mars 1893

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Adelayde
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MessageSujet: Re: Jean "Yann" Combot – le bûcheron assassin - 1893   Ven 2 Nov 2012 - 15:14


M. DEIBLER EN VOYAGE
-----=-----
Brest, 27 avril. - M. Deibler est arrivé ce matin, à huit heures, à Morlaix pour l'exécution de Combot, condamné à mort, le 2 février dernier, par la Cour d'assises de Quimper. L'exécution capitale aura lieu demain matin, à cinq heures, sur la place Saint-Nicolas.
M. Deibler s'est présente à son arrivée dans un hôtel de la rue de Brest, qui a refusé de le recevoir; il est allé ensuite dans un autre de la même rue.

La Presse, n° 342 du 28 avril 1893







Le Petit Journal, n° 11 081 du 28 avril 1893




UNE EXECUTION CAPITALE
-----=-----
Morlaix, 28 avril. - Combot a été exécuté ce matin à, cinq heures.


La guillotine avait été dressée à quelques mètres et en face de la porte du cimetière ; le montage était terminé vers trois heures et demie.
Cinq brigades de gendarmerie, le bataillon du 118e, les agents de police, sous la direction du commissaire de la ville, maintenaient la foule devenue très compacte depuis deux heures.
A 4 heures, M. DeibIer a fait retomber deux fois le couteau pour en essayer le fonctionnement ; il est monté ensuite dans le fourgon avec ses aides pour aller prendre le condamné.

Combot a été réveillé à 4 h. 10.
Depuis plusieurs jours, il espérait sa grâce, et ne s'attendait pas à être exécuté. Hier soir il s'était endormi fort gai.
M. Samson, procureur de la République, lui dit que son recours en grâce était rejeté, qu'il fallait s'attendre à mourir.
Combot s'écria, « Je demande pardon à Dieu et aux hommes de ce que j'ai fait. »
Quand il fut habillé, il protesta de ce qu'on ait attendu 85 jours pour l'exécuter. « On aurait dû, a-t-il dit, m'exécuter plus tôt. » On le laissa seul avec l'aumônier et il accepta l'offre d'entendre la messe à laquelle il assista en priant dans la chapelle de la prison.
Avant de quitter sa cellule, il prit du café et du rhum.
La messe terminée; il fut conduit dans le cabinet du gardien-chef où a eu lieu la toilette. Il se plaignit qu'on le serrait trop.
« Vous me faites mal », dit-il. Puis, quand on lui coupa les cheveux, il s'écria :« Ce n'est pas la peine de me couper les cheveux, puisqu'on va me couper la tête. »

A 5 heures moins un quart, il monta dans un fourgon, escorté de deux brigades de gendarmerie à cheval et d'un piquet d'infanterie. La place Saint-Nicolas étant située sur une hauteur, il fallut près d'un quart d'heure au fourgon, traîné par trois chevaux, pour atteindre la guillotine.
Pendant le trajet, Combot causa en breton avec l'aumônier. Il lui dit a. plusieurs reprises qu'il regrettait son crime. Il descendit, soutenu par un aide, du fourgon,, marcha tout seul jusqu'à la guillotine. L'aumônier, très ému, l'a embrassé une dernière fois.
Une minute après l'arrivée du fourgon, le couteau tomba. Il était juste cinq heures et il faisait déjà grand jour.
Le panier a été immédiatement transporté au cimetière où le corps a été inhumé sans être livré aux médecins. Quelques instants après, l'aumônier est venu bénir la fosse.

Pendant la mise en bière, plusieurs personnes présentes ont remarqué que les lèvres et les artères du cou remuaient encore ; les mains, trop serrées au poignet, étaient devenues noires.*

La foule était énorme, mais très tranquille, et elle s'est écoulée sans cris après l'exécution.

La Presse, n° 343 du 29 avril 1893

* affraid

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