La Veuve

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 Michele Angiolillo Lombardi - anarchiste - 1897

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Adelayde
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MessageSujet: Michele Angiolillo Lombardi - anarchiste - 1897   Dim 2 Sep 2012 - 16:16


Michele Angiolillo Lombardi (1871-1897) - anarchiste 1/3




Anarchiste italien, condamné à dix-huit mois de prison pour la publication d’articles subversifs, il s’enfuit à Marseille où il devient typographe.
En 1895 il travaille à Barcelone sous le nom de Jose Sants, à l’imprimerie de la revue anarchiste Ciencia Social. De retour à Marseille et soupçonné de préparer un attentat, il est expulsé en Belgique. En 1897 il séjourne à Londres où il devient l’ami de Malatesta.
Le 8 août 1897 dans la station balnéaire de Santa-Agueda (Pays Basque) Michele Angiolillo tue de quatre coups de révolver le président du Conseil espagnol Antonio Canovas del Castillo, responsable de la torture et de l’exécution des anarchistes à Montjuich, et se laisse arrêter. Jugé les 14 et15 août, il est condamné à mort et exécuté au garrot vil le 20 août 1897, dans la prison de Vergara.

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L'attentat d'Angiolillo contre Cánovas


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La mort de M. Canovas

(Dépêches de notre correspondant particulier)
Madrid, 13 août, 8 h. 25.
Dans une réunion qui a eu lieu hier au cercle conservateur de Madrid, les tiraillements et les divergences de vues dans le parti ont éclaté au grand jour.
M. Romero Robledo a fait discuter la question d'élever une statue à M. Canovas et celle du choix d'un nouveau chef du parti conservateur ; il n'a pas caché qu'il ferait de l'opposition au général Azcarraga.
En présence de cette attitude, M. Silvela recommande aux conservateurs dissidents et M. Sagasta aux libéraux la plus complète abstention pour le moment.

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À Madrid

Hier, le public a été admis, à Madrid, dans la chapelle ardente où est exposé le corps de M. Canovas. Plus de 20,000 personnes ont défilé devant le catafalque.
Au premier moment Mme Canovas avait refusé cette exposition comme aussi de pompeuses funérailles, en invoquant les désirs maintes fois exprimés par M. Canovas d'être inhumé sans apparat et aussi simplement que possible.
M. Sagasta est arrivé à Madrid pour assister aux obsèques.

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L'assassin

La Réforme de Bruxelles donne les renseignements suivants sur le séjour qu'Angiolillo fit à Bruxelles :
Il y arriva vers la fin de l'année dernière. Il était sans ressources et s'enquit aussitôt de trouver de la besogne. Il se mit en rapport avec des ouvriers qui lui enseignèrent l'imprimerie de Mme veuve Brismé ; Angiolillo, qui connaissait un peu de typographie, entra dans l'imprimerie.
Le peu d'argent qu'il gagnait le faisait vivre avec une sobriété extraordinaire. Ses compagnons de travail, qui connaissent son passé, disent qu'il est devenu anarchiste à l'armée. Pendant qu'il était soldat, il avait été condamné à l'emprisonnement, puis au domicile forcé. Il parvint à s'enfuir du domicile forcé et passa en Espagne.
Chassé de ce dernier pays, lors de l'attentat de Barcelone, il se réfugia en France pour échapper à la police espagnole ; quelque temps après, il fut expulsé de France.

Angiolillo était d'allures distinguées. Il avait un teint plutôt pâle il portait un lorgnon au début de son séjour à Bruxelles et était coiffé d'un chapeau noir de feutre mou, à larges bords.
On a dit qu'il faisait entendre en respirant un son rauque qu'on attribuait à son état de poitrinaire, quand on l'a arrêté après l'attentat ses compagnons se souviennent à Bruxelles qu'Angiolillo avait une respiration difficile et maladive pendant tout le temps de son séjour ici.

On croit que c'est pour échapper aux recherches de la police, lorsqu'il se sentit menacé d'expulsion, qu'il s'était rendu en Angleterre.
Depuis, ceux qui l'ont connu à Bruxelles n'avaient plus entendu parler de lui.
C'est en lisant les dépêches relatives à l'attentat que ses anciens compagnons de travail se demandèrent si l'assassin n'était pas Angiolillo.
Angiolillo a été parfaitement reconnu hier dans le croquis publié par un journal de Paris.

Le juge militaire a terminé son instruction contre Angiolillo. Il demande la réunion d'un conseil de guerre qui s'assemblera probablement samedi.
On croit que le conseil de guerre prononcera la peine de mort.
Si le code pénal ordinaire est appliqué, l'exécution par le garrot aurait lieu devant l'échafaud, à Mondragon, ville la plus voisine du lieu du crime.
Le lieutenant d'artillerie Forria a été désigné comme défenseur d'Angiolillo.

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À la frontière d'Espagne

Notre correspondant de Perpignan nous télégraphie :
Depuis l'assassinat de M. Canovas, des mesures de rigueur sont prises en Espagne contre les anarchistes. Aussi la plupart de ceux-ci s'empressent-ils de fuir à l'étranger pour ne pas être arrêtés. Beaucoup de ces anarchistes ont franchi les Pyrénées et pénétré dans notre département. Six d’entre eux viennent d'être arrêtés et, comme ils sont déjà sous le coup d'arrêtés d'expulsion, on va les expulser de France et les conduire vraisemblablement à la frontière suisse ou en Angleterre.

Un anarchiste espagnol, banni d'Espagne il y a quelque temps, a pu, sans être reconnu de la police espagnole, revenir à Barcelone, où il allait chercher sa famille et rentrer en France sans être inquiété ni reconnu.

Un des anarchistes emprisonnés dans la forteresse de Montjuich après l'attentat contre la procession de la rue de Cambios-Nuevos à Barcelone, avait été banni d'Espagne, et, comme on avait refusé de le recevoir en France, il s'était dirigé sur l'Angleterre où il était arrivé il y a peu de jours. Cet individu, qui est ouvrier serrurier, ne sachant pas un mot d'anglais et ne trouvant pas de travail en Angleterre, est rentré en France et s'en est venu directement à Perpignan. Comme il ne sait parler que le catalan, il pensa qu'il trouverait à s'occuper dans notre ville où la langue catalane est couramment usitée. Mais il a été découvert par la police dès son arrivée à Perpignan et va être immédiatement expulsé.

Les quarante-cinq Espagnols détenus à Montjuich, récemment bannis d'Espagne et qui étaient venus se réfugier à Perpignan il y a quelques semaines, sont étroitement surveillés. La plupart d'entre eux ont, d'ailleurs, quitté Perpignan, notamment la veuve de l'anarchiste Ascheri, fusillé à Montjuich, et qui était l'ami d'Angiolillo, l'assassin de M. Canovas. La veuve Ascheri s'est réfugiée à Marseille.

Du reste, il n'y a pas que les anarchistes qui quittent précipitamment l'Espagne. Comme le bruit court qu'il va être procédé une nouvelle levée de soldats afin d'envoyer des renforts à l'ile de Cuba, des désertions se produisent dans l'armée espagnole, notamment dans les régiments qui avoisinent la frontière. C'est ainsi que sept soldats du régiment d’Asia, en garnison à-Figueras (Espagne), à peu de distance de la frontière française, ont pénétré en France par le Perthus et Saint-Laurent-de-Cerdans, arrondissement de Céret. Ils ont été arrêtés. Ils seront dirigés sur les départements situés au-delà de la Garonne.

On signale aussi sur divers autres points de la frontière des Pyrénées-Orientales le passage de quelques insoumis espagnols.

Le Temps, n° 13 221 du 14 août 1897

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Dernière édition par Adelayde le Dim 2 Sep 2012 - 18:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Michele Angiolillo Lombardi - anarchiste - 1897   Dim 2 Sep 2012 - 16:18


Michele Angiolillo Lombardi (1871-1897) - anarchiste 2/3



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L'Assassinat de M. Canovas - La condamnation d’Angiolillo
Madrid, 17 août.

Voici des détails sur la comparution d'Angiolillo devant le Conseil de guerre de Vergara :

Près de deux cents personnes occupent la salle du Conseil. Autour de la prison il n'y a personne. Tout le voisinage paraît indifférent.
À midi précis, le Conseil est constitué. Angiolillo paraît escorté par des gendarmes. Il s'assied en face du Tribunal. Sur la table sont placées les pièces à conviction. La lecture de l'instruction commence. Le président lit la déclaration du correspondant de la Correspondencia, M. José Torres, qui est conforme à la version du crime telle qu'elle a déjà été rapportée. Ensuite viennent les déclarations d'Aispurua et de Balsco entendus comme témoins présents au crime qui confirment celle de M. Torres.

La lecture de la déclaration écrite d'Angiolillo a lieu. Il y est dit qu'Angiolillo sortit de Foggia en octobre 1885, allant à Marseille, puis à Barcelone où il prit le nom de José Santos. D'abord il ne s'occupa pas d'anarchie ; il en parla la première fois a Coromina. Il retourna à Marseille d'où il fut expulsé.
Il alla alors en Belgique, ensuite à Londres où il fréquenta les anarchistes. Lors de l'exécution de Monjuich il conçut son crime sans chercher ni sans avoir de complices. Il vint à Madrid, il s'installa à la place Angel.

Il ajoute que la passion et la vengeance le conduisirent au crime. Il dit ne pas connaître la manipulation des explosifs et que c'est pourquoi il employa le revolver. Il porta à Barcelone une lettre de recommandation d'un anarchiste marseillais.

Le procureur qualifie le délit d'assassinat avec préméditation et traîtrise contre l'autorité constituée et sans circonstances atténuantes et, se basant sur les articles 418, 263,224, 90 et 33 de la loi pénale, il demande la peine de mort.

Le lieutenant d'artillerie Gorria, défenseur, lit sa plaidoirie qui est écrite. Il considère Angiolillo comme dénué de raison et d'intelligence. Il fait appel à la bienveillance des juges.
Le défenseur fait l'éloge de M. Canovas, ce qui augmente la portée du crime et il continue à soutenir la folie du criminel.

Angiolillo écoute avec attention, sans dire un mot puis il demande à parler. Il remercie son défenseur ; il nie être complice des prisonniers de Monjuich et avoir assisté à des réunions secrètes.
Il expose ensuite des théories sur l'anarchisme ; mais le président l'interrompt et menace de lui retirer la parole s'il traite des questions étrangères à l'attentat.
Angiolillo essaie néanmoins de parler des partis politiques, des guerres de Cuba et des Philippines.
Le président dit : Cela n'a rien à voir avec le crime que vous avez commis.
L'accusé. - J'ai besoin de me justifier.
Le président. - Cela n'est pas se justifier. D'ailleurs, vous ne convaincrez personne de vos doctrines.
Angiolillo insiste ; le président déclare que son audition est terminée. Il fait évacuer la salle. L'accusé, les mains enchaînées, est reconduit dans sa cellule.

L'audience publique du Conseil a été terminée à une heure vingt.

Le Petit Parisien, n° 7 600 du 18 août 1897


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MessageSujet: Re: Michele Angiolillo Lombardi - anarchiste - 1897   Dim 2 Sep 2012 - 16:23


Michele Angiolillo Lombardi (1871-1897) - anarchiste 3/3




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AVANT L’EXECUTION
Madrid, 20 août, 9 h. 20.
Angiolillo a conservé son attitude réservée et impénitente. Il est cependant poli vis-à-vis des dominicains et des jésuites, mais refuse absolument leurs exhortations. Il répète toujours qu'il n'a pas eu de complices, qu'il a agi isolément et avec préméditation et qu'il sera vengé à son tour. Il mange, boit, dort sans souci apparent et dit que chaque jour il sent sa fin approcher ; il n'a pas encore écrit à ses parents, mais il dit qu'il le fera une fois qu'il sera en chapelle. Il a maigri en prison. Il prend soin de sa personne et tient à être bien vêtu le jour de son exécution il ignore sans doute qu'il sera revêtu d'une robe de bure avec une ceinture de corde, et un bonnet carré avec une croix en couleur, et qu'il ira ainsi à l'échafaud, solidement ligoté, des fers aux pieds, soutenu ou porté par des moines. On ne l'encourage pas à avoir des illusions sur son sort, tout en lui laissant ignorer les préparatifs qui sont menés rapidement depuis dimanche. L'exécuteur de Burgos est arrivé.

Le Temps, n° 13 228 du 21 août 1897

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Il garrotamento di Angiolillo-Flavio Costantini

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L'EXÉCUTION D'ANGIOLILLO
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(De notre correspondant particulier)
Saint-Sébastien, 20 août, 4 h. 30.
Ainsi qu'une dépêche nous l'a annoncé hier à la dernière heure, Angiolillo, l'assassin de M. Canovas, a été exécuté hier dans la prison de Vergara. Lorsqu'on lui a notifié sa sentence, il ne s'est pas troublé, mais il a refusé d'entrer en chapelle en disant qu'il se trouvait tout aussi bien dans sa cellule. Il s'est plaint surtout des fréquentes visites que les religieux lui ont faites quoique dès l'abord il leur eût répondu qu'ils n'obtiendraient rien de lui. Au dernier moment même, il a repoussé un religieux qui l'exhortait à se repentir en lui disant : « Puisque vous ne pouvez pas me faire sortir de la prison, laissez-moi en paix. Je m'arrangerai avec Dieu. »

Il dormit quelques heures dans la nuit de jeudi à vendredi ; il se réveilla au point du jour. Pendant les vingt-quatre dernières heures, il ne perdit pas un instant son sang-froid ; son pouls n'avait, d'après le médecin de la prison, que de 70 à 72 battements.

Vers huit heures, il prit du chocolat avec un verre d'eau et puis une tasse de bouillon au moment de partir pour l'échafaud. On lui remit, vers neuf heures, une longue lettre de sa mère, laquelle il répondit brièvement. Quand on lui demanda ce qu'il fallait faire de la lettre de sa mère, il demanda qu'elle fût ensevelie avec lui. Il refusa le secours de la religion. Quand le bourreau de Burgos vint, selon l'usage, lui demander pardon et lui mettre la robe et le bonnet des condamnés à mort, il fit d'abord des objections puis il mit la robe lui-même, dès qu'on lui eut dit que la loi l'exigeait. Il se laissa ligoter, après avoir donné l'accolade au bourreau en signe de pardon. Il marcha de pied ferme, sans assistance, de sa cellule au pied de l’escalier menant à l’échafaud dressé sur le mur extérieur de la prison. Là, il prit congé des juges et de son défenseur ; il monta seul les 24 marches, puis, sans l'aide du bourreau, se plaça sur le banc et demanda à prononcer un seul mot. D'une voix claire, il dit « Germinal ! » On lui attacha les genoux au banc et les bras au poteau et on lui passa la cravate en fer. Il refusa de se laisser couvrir le visage. L'exécuteur donna un tour et demi à la manivelle. Le corps eut un léger mouvement : la tête inclina à droite, ayant les yeux grands ouverts. Le médecin constata la mort.
Le corps, après être resté exposé jusqu'au coucher du soleil, fut enterré au cimetière civil près des suicidés.

On avait pris beaucoup de précautions, car la foule était de plusieurs milliers de personnes. Aucun incident ne s'est produit.

Le Temps, n° 13 229 du 22 août 1897

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Le 20 août 1897, exécution de l'anarchiste italien Michele Angiolillo, au garrot vil, dans la cour de la prison de Vergara (Guipúzcoa), Pays Basque, pour son attentat du 8 août 1897 contre le président du Conseil espagnol Antonio Cánovas.

Son exécution, photographiée par la presse, est l'un des premiers témoignages visuels de cette barbarie étatique.

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MessageSujet: Re: Michele Angiolillo Lombardi - anarchiste - 1897   Dim 2 Sep 2012 - 17:55



Angiolillo assassine Canovas

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