La Veuve

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 Edmond Bidaud – Le crime de Bondy-la-Forêt

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Adelayde
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MessageSujet: Edmond Bidaud – Le crime de Bondy-la-Forêt   Mer 13 Juin 2012 - 18:41


Edmond Bidaud – Le crime de Bondy-la-Forêt

L’individu est prénomme Pierre ou Edmond, Bidaud ou Bidault selon les articles de presse.

Les faits

Vingt-six ans, escroc notoire. Fracasse à coups de fer à repasser, le 1er février 1902 à Bondy, le crâne d'Arthur Leroy, 53 ans, jardinier, son ancien voisin, pour voler 200 francs-or. Sa maîtresse, Lucie Leboulleux, 22 ans, prostituée, est condamnée à cinq ans de prison.
Condamné à mort le 28 juin 1902 ;
Gracié le 4 août 1902.

Source : l’excellent site de Sylvain Larue - Nemo

http://guillotine.voila.net/Condamnations.html

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Le crime de Bondy-Forêt
Les antécédents d'un criminel - Condamnations antérieures - Les relations de Bidaud - Les déclarations de M. Bertaud.


L'odyssée de l'assassin du jardinier Leroy formerait à elle seule un volume s'il fallait relater tous les méfaits de ce triste individu. On retrouve, en effet, partout, dans la banlieue parisienne des traces sinistres de son passage : à Corbeil, à Juvisy, à Levallois, à Arpajon, à Longjumeau, à Versailles, etc.

À Corbeil, Bidaud était très connu, d'abord parce que sa famille habite Juvisy, la commune voisine, ensuite parce qu'il eût plusieurs fois maille à partir avec le parquet de cette ville. En septembre 1900, Bidaud fut en effet arrêté pour vol de titres au préjudice de M. Besse, marchand de vin, rue Saint-Denis, à Arpajon. Il fut de ce fait condamné quinze jours de prison.

Il avait gagné la sympathie, à Arpajon, d'une vieille femme restée coquette malgré ses soixante ans, Mme veuve Mesnard, demeurant rue du Clos. Il était devenu son amant, et non seulement lui avait escroqué à plusieurs reprises de l'argent, mais encore la rouait de coups. À la fin de l'année 1900, Bidaud, sur la recommandation d'un placeur de Montlhéry, entra au service du juge de paix de Longjumeau. Il fut congédié à la suite d'un vol commis au préjudice d'une domestique.

Bidaud, qui commençait à être connu dans le pays, vint alors habiter au Petit-Champlan, sur la route de Versailles. Il fit dans le pays de nombreuses dupes et détourna la domestique d'un charcutier, Mlle Poisson, avec laquelle il vécut durant quelques mois ; mais, accusé d'escroquerie par le patron d'un bazar de Longjumeau et convaincu d'un vol de 400 francs commis au préjudice de Mme Deprat, de Champlan, le misérable fut arrêté de nouveau et conduit à Corbeil, où il fut condamné à quinze jours de prison avec bénéfice de la loi de sursis.

Après sa condamnation, Bidaud revint à Champlan, où était restée la fille Poisson. Il emmena celle-ci à la Norville, ou habitaient les parents, et l'épousa. Mais deux mois plus tard, Mme Bidaud quittait le malfaiteur pour s'enfuir avec un commis voyageur. Bidaud introduisit une demande en divorce. Le 4 janvier 1901, il était de nouveau arrêté pour vol et était condamné à un an de prison. Il était libéré conditionnellement le 15 août de la même année.

Sur mandat de M. Joliot, juge d'instruction, des recherches ont été faites chez M. Bertaud, le cultivateur d'Arnouville, chez lequel Bidaud et sa complice s'étaient rendus le lendemain de l'assassinat. On croyait retrouver dans la fosse d'aisance des bijoux compromettants ou l'arme du crime que Bidaud pouvait y avoir jetés. On n'a rien trouvé.

Au cours de la descente de justice, M. Bertaud a déclaré que, durant leur visite, Bidaud et sa compagne l'avaient interrogé sur sa fortune, sur ses habitudes, sur le nombre de domestiques qu'il employait, ce qui donnerait à penser que, nullement obsédés par l'horreur du forfait qu'ils venaient de commettre, les deux assassins se préoccupaient déjà d'un autre coup à tenter.

Le Matin, n° 6 560 du 10 février 1902

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Adelayde
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MessageSujet: Re: Edmond Bidaud – Le crime de Bondy-la-Forêt   Mer 13 Juin 2012 - 18:48


Le Crime de Bondy – Arrestation des assassins




C'est sans conteste à l'intelligente initiative du brigadier de gendarmerie Mathieu, qu'est due l'arrestation de Bidault et de sa compagne, les assassins du jardinier Leroy.

À Angerville où il réside, on l'appelle le « malin brigadier Mathieu », il n'a pas volé son sur nom et l'on vient d'en avoir la preuve.
C'est par la lecture du Petit Journal que ses soupçons tombèrent sur Bidault assez désavantageusement connu dans le pays. Or il apprit précisément que le jeune vaurien accompagné d'une femme, était arrivé dans la journée et s'était dirigé vers Arnouville.
Difficulté de plus pour le brigadier, cette localité étant en Eure-et-Loir, où il n'exerce pas sa tutélaire protection, il est de Seine-et-Oise.

Si l'on ajoute qu'il n'avait aucun mandat d'arrêt, on conviendra qu'il a fait montre d'une louable initiative.
Le hasard le servit légèrement, puisque Bidault revenait dans la carriole du fermier Bertheau, en Seine-et-Oise, lorsqu'il le joignit.
En guise de mandat, il lui mit sous le nez le Petit Journal où son crime était relaté et, profilant de son trouble, il s'empara de lui et de sa digne amie.

Après quoi, il télégraphia à ses supérieurs, non sans un peu d'inquiétude, ayant procédé assez irrégulièrement. Comme on le pense, loin d'être réprimandé, il a été félicité et voilà plus que jamais le malin brigadier Mathieu digne de son nom.

Le Petit Journal illustré du 23 Février 1902

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Gazette des Tribunaux - Cour d’assises de la Seine : L’affaire Bidaud

Les débats de l'affaire Bidaud ont encore rempli la journée d'hier.

M. l'avocat général Trouard-Riolle a demandé contre l'accusé un verdict sans pitié; il ne s'est point opposé à l'admission des circonstances atténuantes en faveur de sa maîtresse. Il avait très fortement combattu leur commun système de défense, montrant l'invraisemblance du « crime passionnel » de la part de ce « jaloux » qui faisait de sa complice un appât, et qui, sa « vengeance accomplie, fouillait les meubles et les poches de son prétendu rival.

M° Henri Robert pour Bidaud a plaidé le doute sur les mobiles du meurtre. Il a surtout prononcé contre la peine de mort réclamée contre son client, un éloquent réquisitoire.

M° Lagasse a ému les jurés en leur parlant de l'enfance de Louise Leboulleux vendue à quatorze ans par sa mère, mise en correction jusqu'à sa majorité, jetée sur le pavé à vingt ans, et ne trouvant sur son chemin que des hommes qui la payent et des hommes qui la dépouillent.

Le jury, après une heure de délibération, a rapporté un verdict affirmatif sur toutes les questions en ce qui concerne Bidaud. Il a admis les circonstances atténuantes en faveur de Louise Leboulleux ; retenue seulement pour complicité de vol.

L'homme et la femme sont alors rentrés dans le banc, sous les yeux d'une foule féminine très énervée par l'effroyable chaleur de l'audience et la longue attente du verdict ; mais bruyante jusque là, tout à coup elle a fait silence en regardant les condamnés.
Lui, très pâle, les yeux très rouges d'avoir pleuré pendant la plaidoirie de son avocat ; elle, la figure bouleversée par les sanglots, les pommettes violacées, décoiffée, dégrafée, pauvre être à bout de forces. Ni l'un ni l'autre à présent ne jouent la comédie de la douleur.

Comme tous les accusés, ils ont été remués jusqu'aux moëlles par les plaidoiries de leurs défenseurs. Rien ne fait verser au criminel des larmes aussi sincères que l'appel à la miséricorde fait en son nom.
Cet appel à la pitié est toujours entendu de la foule parisienne. Le mépris railleur, l'indignation tombent quand des êtres jeunes - si coupables soient-ils - rentrent ainsi dans la salle pour entendre prononcer contre eux de tels verdicts.
Pour Bidaud, c'est la mort. Pour elle cinq ans de prison.
L'homme écoute l'arrêt tout debout.
Son défenseur, pendant la délibération de la Cour, lui dit quelques mots d'espoir : lui parle de cassation, de clémence présidentielle.

Quand le président, après la lecture des articles, en arrive à la terrible formule « La Cour condamne Bidaud à la peine de mort » :
- Ne dites rien, ordonne à voix basse M° Robert à son client.
Bidaud garde le silence. Il se raidit, cligne des yeux, ne bouge pas. Il est blême, on devine que la sueur qui lui colle les cheveux aux tempes est glacée.
Sa maîtresse est tombée dans les bras d'un garde et pleure, pleure longuement sur son épaulette. On l'emporte à. demi- pâmée.

Le Figaro, n° 180 du 29 juin 1902

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La peine de mort : Où sera placée la guillotine ? Personne n'en veut - Une protestation de Montparnasse.


La condamnation à mort de Bidaud, qui attend en ce moment à la prison de la Santé qu'il soit statué définitivement sur son sort, remet en actualité la question de savoir où se feront désormais les exécutions capitales. L'endroit qui paraissait le plus désigné à l'attention administrative était la place Saint-Jacques.
Mais les habitants de ce quartier protestent avec la dernière énergie et, sur leur demande, M. Ranson, conseiller municipal de l'arrondissement, vient d'adresser à M. Combes, président du conseil des ministres, la protestation suivante :

Paris, le 31 juillet.

Monsieur le président du conseil,

Par suite de la démolition de la prison de la Roquette et de son remplacement, en tant que Dépôt des condamnés, par celle de la Santé, c'est au quartier Montparnasse, que j'ai l'honneur de représenter, que paraît échoir le triste privilège d'être le lieu choisi pour les exécutions capitales.

La crainte que semblable décision n’intervienne a soulevé une émotion considérable parmi la population du quatorzième arrondissement, peu flattée de voir le châtiment suprême publiquement appliqué sur l'une de ses places.

Personnellement partisan de l'abolition de la peine de mort, j'ai, à ce sujet, obtenu à plusieurs reprises du conseil général et du conseil municipal qu'ils émettent un vœu en faveur de sa suppression.

En attendant la réalisation de ce vœu, les deux assemblées, toujours sur ma proposition, ont également demandé au Parlement, le vote d'une loi ordonnant qu'à l'avenir les exécutions capitales, ainsi que cela se pratique dans certains pays étrangers, auraient lieu à l'intérieur des prisons.

Lors d'une démarche faite par MM. Paul Strauss, sénateur ; Dubois, député et moi, auprès de M. Waldeck-Rousseau, M. le président du conseil avait bien voulu nous promettre de faire tous ses efforts pour que la loi sur la suppression de la publicité des exécutions capitales, votée par le Sénat, soit mise l'ordre du jour de la Chambre.

Malheureusement la discussion, ayant été interrompue, la loi n'a pu être entièrement examinée ni, par conséquent, adoptée.
Les choses sont donc restées en l'état ; la condamnation de Bidaud et le rejet de son pourvoi font de nouveau revivre la question du lieu des exécutions et craindre aux habitants du quatorzième arrondissement que l'endroit désigné soit le carrefour formé par l'intersection du boulevard Arago et de la rue Messier.

Or, vous savez, monsieur le président du conseil des ministres, quelles scènes scandaleuses accompagnent chaque exécution : la population de notre arrondissement, peu désireuse de voir transporter chez elle ces répugnants spectacles dont, avec juste raison, elle redoute les conséquences, serait heureuse de se les voir épargner.

C'est pourquoi, me faisant son interprète, je viens vous demander, monsieur le président du conseil, de vouloir bien user de votre haute autorité pour qu'un précédent aussi fâcheux ne soit pas créé dans l'un des plus beaux-quartiers de Paris.

Avec l’espoir que vous voudrez bien admettre de si justes et si motivées réclamations,
Veuillez agréer, monsieur le président du conseil, etc., etc.

Ranson, conseiller municipal de Paris. Quartier Montparnasse.


Le Matin, n° 6 735 du 4 août 1902

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MessageSujet: Re: Edmond Bidaud – Le crime de Bondy-la-Forêt   Sam 16 Juin 2012 - 14:08


Encore un assassinat mystérieux - Tué à coups de fer à repasser- Les constatations - L’enquête- Le mobile du crime - Coupables inconnus.

Un assassinat aussi mystérieux que celui la rue Marc-Séguin a été commis, l'avant-dernière nuit, à Bondy. -Un horticulteur, nommé Arthur Leroy, a été tué dans sa maison par un misérable qui, selon toute évidence, était venu avec l’intention de le voler.

Les époux Leroy habitaient sur le territoire de Bondy-Forêt, à deux cents mètres delà gare du Raincy-avillon, au n° 4 de l'allée des Elzévirs, un pavillon isolé situé au-milieu d'un vaste terrain. Le mari restait à Bondy, tandis que sa femme travaillait à Paris, chez un batteur d'or. Le fils, un garçonnet de dix ans, allait en pension au Raincy.

Hier matin, selon son habitude, Mme Leroy partit à son travail. L'enfant se rendit à l'école et M. Leroy resta seul. Il devait se rendre à Noisy-le-Sec pour assister au tirage au sort du fils d'un de ses amis, M. Chambod, établi marchand de vin à Bondy. À quatre heures et demie, le petit Leroy revint de sa pension. Il fut surpris de trouver fermée la porte de la maison et, après avoir en vain appelé et frappé à plusieurs reprises, il se rendit chez M. Chambod, dans le débit duquel il croyait trouver son père.

M. Leroy n'y était-pas, et M. Chambod dit au gamin de ne pas se tourmenter, car, apparemment, son père avait été retenu à Noisy. Jusqu'à huit heures; l'enfant attendit son père. Celui-ci n'avait pas encore donné signe de vie, lorsque Mme Leroy arriva de Paris.

Très inquiète, Mme Leroy revint chez elle, accompagnée de M. Chambod. Celui-ci pénétra dans la maison en passant par une fenêtre du premier étage et, en entrant dans la première pièce, il recula épouvanté. Un cadavre, qu'il reconnut pour celui de M. Leroy, gisait sur le dos, au milieu d'une mare de sang- La tête du malheureux n'était qu'une bouillie sanglante qui le rendait méconnaissable.

M. Marie; commissaire de police de la circonscription, informé du crime, se rendit hier matin sur les lieux, où vinrent bientôt le rejoindre MM. Hamard, sous-chef de la Sûreté, et M. Joly, juge d’instruction.
L'enquête a établi que M. Leroy avait dû être assassiné vers quatre heures, c'est-à-dire peu d'instants avant le retour du petit garçon. On a retrouvé dans un coin l'instrument du crime. C'est un fer à repasser auquel adhéraient encore des lambeaux.de chair.

Le vol a été le mobile du crime. En effet, Mme Leroy a constaté la disparition d'une somme de deux cents francs et d'une liasse de billets à ordre. Par contre, une autre somme de cinq mille francs, cachée dans le grenier, échappé aux investigations de l'assassin.
Ajoutons que jusqu'ici on n'a recueilli aucun indice pouvant servir à la découverte de l'auteur de ce crime affreux.

Le Matin, n° 6 553 du 3 février 1902

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