La Veuve

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 Exécutions capitales à Rouen

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Adelayde
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MessageSujet: Re: Exécutions capitales à Rouen   Sam 17 Mai 2014 - 7:04

Une info intéressante d'kleio postée le 6 novembre 2011 sur le fil "Aides, adjoints des bourreaux" :

http://guillotine.cultureforum.net/t1011-aides-adjoints-des-bourreaux?highlight=aides

Bonjour,
ça fait longtemps que je n'ai plus posté sur le forum, et j'ai un peu délaissé "nos bourreaux" ces dernières années, mais la base geneanet ( http://gw2.geneanet.org/kleio2 ) continue de s'enrichir... et de se corriger !
J'ai complètement délaissé les "exécuteurs en chef" et leurs adjoints de première et deuxième classes depuis 1871, mais la lecture du site et les erreurs multiples de la liste proposée sur wikipedia m'amènent à vous demander de très nombreuses précisions (au besoin par MP).
Je commence par les interrogations les plus récentes. Grâce à ce site, voilà ce que je comprends des équipes d'après 1930:
1930-1939 Deibler, Desfourneaux, Obrecht, Sabin, Martin, Martin
1939-1943 Desfourneaux, Obrecht, Sabin, Martin, Martin
1943-1945 Desfourneaux, Guyot, Galland
1945-1947 Desfourneaux, Guyot, Obrecht
1947-1951 Desfourneaux, Guyot, Ribour, Perruchot, Bernoud
1951-1958 Obrecht, Guyot, Ribour, Perruchot, Bernoud
1958-1959 Obrecht, Guyot, Perruchot, Chevalier
1959-1960 Obrecht, Guyot, Perruchot, Chevalier, Navarre
1960-1965 Obrecht, Guyot, Perruchot, Chevalier, Cheny, Deshaes
1965-1976 Obrecht, Perruchot, Chevalier, Cheny, Deshaes
1976-1981 Chevalier, Cheny, Deshaes

D'abord, après 1939 et en dehors de 1960-1965, je ne trouve plus cinq exécuteurs adjoints, mais deux, trois ou quatre. Un arrêté a-t-il redéfini leur nombre après le 25 novembre 1870 ? Pour la période trouble de Vichy et de la Libération, peut-on imaginer que Sabin ou les frères Martin aient repris du service ? Dispose-t-on de données d'état-civil pour les frères Martin ? J'ai lu que Robert MARTIN avait été nommé adjoint 2ème classe en 1929: est-ce vrai ? Et Georges MARTIN ? Et Henri SABIN ? Et Gustave GALLAND est-il nommé en même temps que Julien GUYOT ? J'imagine qu'il a été "victime" de l'épuration: a-t-on une date pour sa démission ? Est-ce que ça coïncide avec le retour d'OBRECHT ? Et René-Henri DESFOURNEAUX ou Georges-Emile OBRECHT (ou d'autres) ont-ils été aides ou auxiliaires, ou se tenaient-ils loin des maisons d'arrêt ?

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pier
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MessageSujet: Re: Exécutions capitales à Rouen   Sam 17 Mai 2014 - 7:33

Merci Adelayde Very Happy je m'étais basé sur cette liste pour reconstituer les équipes de 1871 à 1930 sur le même principe.
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pier
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MessageSujet: Re: Exécutions capitales à Rouen   Ven 26 Sep 2014 - 9:22

Article de l'Ouest-Eclair, samedi 29 novembre 1930.

Execution, la veille des 67 printemps de M. Deibler.

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pier
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MessageSujet: Re: Exécutions capitales à Rouen   Mar 25 Aoû 2015 - 21:38

Adelayde a écrit:

Bonsoir,

Je "dépoussière" un ancien post pour donner un peu plus d'information...

Article du Paris-Normandie du 12 juillet 2015 (articles sur la peine de mort à Rouen)

Le 31 juillet 1828, à 5 h 45, la « femme Dubard », comme la nomme le Journal de Rouen, fut d’après nos sources la dernière femme guillotinée à Rouen. Sur la place du Vieux-Marché (les exécutions auront lieu ensuite devant la prison Bonne-Nouvelle, puis dans la cour de la prison avant leur abolition en 1981). « Cette femme qui se flattait d’obtenir une commutation de peine a reçu l’annonce du rejet de son pourvoi avec une tranquillité apparente. Mais, dans les derniers instants qui ont précédé le moment fatal, sa force l’a abandonnée, et son accablement lui permettait à peine de recevoir les consolations de la religion... Une foule considérable assistait à cette exécution. »

De quel crime horrible cette jeune femme de 31 ans, ouvrière dans une filature, pouvait-elle être coupable pour se voir infliger une telle peine ? Jeune veuve, habitant rue de la Pie aux Anglais, Adélaïde Dubard née Cottard, a été condamnée pour la tentative redoublée de tuer son fils Joseph, âgé de 6 ans, en essayant de le noyer dans la Seine, le 5 février 1828 au Petit-Quevilly.

Son fils « jeté à la rivière »

Ce sont des ouvriers, des marins qui lavaient à grandes eaux du coton sur un bateau ainsi que des curandiers, qui ont entendu l’enfant crier dans les eaux tumultueuses du fleuve et qui l’ont sauvé : « Il criait “ Non, non, non! ” ».

L’enfant, qui avait « séché » le travail cet après-midi-là, mit en cause sa mère. Le commissaire de police Pierre Fresel note le lendemain du drame : « Cet enfant a été jeté à la rivière. Il a été repêché vivant et a déclaré y avoir été jeté par sa mère. »

« Il en a menti », proteste Adélaïde Dubard. Une ligne de défense battue en brèche par des témoignages qui placent l’accusée sur la scène du crime et surtout par une des premières tentatives de preuve scientifique opérée au XIXe siècle. Les policiers avaient remarqué des traces de boue suspectes sur les pieds de la « femme Dubard ». C’est la première « expertise chimique » qui tente de trouver des corrélations, sans succès, entre la vase du fleuve et les pieds de l’accusée.

Mais, face aux témoignages, Adélaïde Dubard avoue, sans préciser vraiment pourquoi. « Le crime pouvait à peine se comprendre. De la part d’un enfant aussi jeune, le mensonge eut été plus incompréhensible encore », cueille l’avocat général Vendenne, emportant la condamnation à mort.
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pier
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MessageSujet: Re: Exécutions capitales à Rouen   Mar 25 Aoû 2015 - 21:47

pier a écrit:
Article du mercredi 17 avril 1918 dans l'Ouest-Eclair.


Bonsoir,

Un nouvel article du Paris-Normandie du 19 juillet 2015 relatant la condamnation d'Yvonne Gainet en 1918...

Peut après l'exécution cité ci-dessus...

Triste histoire mais lumineux parcours ensuite : Yvonne Gainet a été la dernière Rouennaise à être condamnée à mort par la cour d’assises, le 14 mai 1918. Un mois plus tard, sa peine a été commuée en travaux forcés à perpétuité. Mais sa bonne conduite, notamment pendant la guerre, lui permit tant d’être libérée en 1941 que d’obtenir sa réhabilitation en 1954. Une décision indispensable de la chambre de mise en accusation de Rennes pour que soit levée son interdiction de séjour en Seine-Inférieure.

En 1918, le Journal de Rouen avait fait de cette affaire un feuilleton, évoquant « Le crime de la place Bouvreuil ». Déjà connue pour des vols, soupçonnée d’amours volages avec des soldats anglais et « tenant même une comptabilité cythérienne », Yvonne Gainet était une jeune journalière de 19 ans. Ses parents habitaient Sahurs.

Courageuse pendant la guerre

Le 11 août 1917, un jardinier qui passait rue Amédée-Méreaux découvre le cadavre d’une confectionneuse de 55 ans, la veuve Metterie, posé à même le sol et enveloppé dans une couverture.

Rapidement, l’enquête s’oriente sur Yvonne Gainet qui habitait place Bouvreuil, « qui avait gagné la confiance de la veuve » à tel point qu’elle l’attira chez elle. L’autopsie révélera qu’elle est morte par strangulation. Pour se débarrasser du cadavre, la meurtrière avait emprunté une brouette. Elle avait aussi subtilisé des bijoux. La police la retrouva chez ses parents, cachée dans une cage à lapins. Muette à l’énoncé du verdict, le Journal de Rouen juge : « Il est difficile de rencontrer une physionomie aussi insignifiante que cette jeune fille vêtue et chapeautée de noir, au regard sans vie, aux lignes affadies et sans accent ». « Je n’avais rien préparé... Je n’avais pas l’intention de la voler, mais je reconnais lui avoir pris de l’argent », fut sa seule défense.

Emprisonnée, bénéficiant d’une commutation de peine en travaux forcés à perpétuité, les archives départementales abritent l’histoire de la réhabilitation d’Yvonne Gainet.

« Dès sa libération [le 20 mars 1941, NDLR], elle s’est mise au travail et les services de police n’ont jamais reçu de plainte à son sujet », note le procureur général de Rennes. Elle fut même courageuse quand, à la suite du sabotage d’un train, les Allemands l’avaient prise en otage.

L’inspecteur de police Raymond Mélisson note lors de son enquête de moralité en 1950 : « Elle a pendant ses 24 années de détention fait preuve d’une conduite admirable ». Devenue couturière modeste, elle soigne les blessés fin 1943 lors de l’explosion de la poudrière de Monts et se marie en 1945 avec un ouvrier de l’Arsenal.

Le 4 février 1954, pour lever son interdiction de séjour, la chambre d’accusation de Rennes décide la réhabilitation. C’est le président Poincaré qui signe la grâce définitive.

Amts

Pier

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