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 Jean-Jacques De Moor – le crime de la rue Monjol - 1891

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Adelayde
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MessageSujet: Jean-Jacques De Moor – le crime de la rue Monjol - 1891   Ven 18 Mai 2012 - 16:40


Jean-Jacques De Moor – le crime de la rue Monjol

Les faits :


Jean-Jacques De Moor, Belge, voleur récidiviste, 37 ans. Tua sa femme à Paris dans la nuit du 9 au 10 avril 1891.
Condamnation : 10 septembre 1891 ;
Grâce : 15 novembre 1891.

Source - le site de Sylvain Larue - Nemo :

http://guillotine.voila.net/Condamnations.html

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Condamnation à mort

De Moor, journalier, né à Gand (Belgique), en 1854, s'est marié à Paris en 1881. Il a épousé une femme très honnête. Malheureusement De Moor est un ivrogne brutal et paresseux, qui prétendait se faire nourrir par sa femme sans travailler; il la maltraitait de toutes façons et la quittait quand elle n'avait plus d'argent, l'abandonnant sans ressources, même au moment de ses couches.

De Moor, qui s'était sauvé en Belgique au mois de février, revint le 5 avril poursuivre sa femme, en lui redemandant de reprendre la vie commune.
Celle-ci n'y consentait pas ; mais enfin par faiblesse elle le reçut dans la nuit du 9 au 10, et, sans discussion préalable, froidement, De Moor lui enfonça dans la gorge un couteau qu'il avait acheté pour cet usage.
La malheureuse n'eut la force que de faire entendre un léger râle qui attira les voisins, dans les bras desquels elle expira aussitôt.

En Cour d'assises, De Moor, a raconté tout sans aucune espèce d'émotion. Il s'est borné à dire pour excuse que sa femme l'avait trompé pendant son absence.
Tous les témoins ont affirmé le contraire et n'ont eu qu'un cri contre l'accusé, qu'ils ont dépeint sous le jour le plus défavorable.
Le lendemain du crime, il allait boire la goutte avec l'argent qu'il avait volé dans le tiroir, chez sa femme, puis il se cacha sous de faux noms jusqu'au 13 mai, date à laquelle il fut arrêté.

Les débats ont duré deux jours. La Cour l'a condamné à la peine de mort.

La Croix, n° 2 546 du 12 septembre 1891

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De Moor, condamné, par arrêt de la Cour d'assises de la Seine, à la peine de mort, a vu sa peine commuée en celle des travaux forcés à perpétuité.
On se rappelle que De Moor avait assassiné sa femme, rue Monjol dans le domicile conjugal.

La Croix, n° 2 605 du 20 novembre 1891

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