La Veuve

Forum consacré à l'étude historique et culturelle de la guillotine et des sujets connexes
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Lun 7 Jan 2008 - 15:13


Par Archange - 05/12/2011

Moulage réalisé pour la Faculté de Médecine de Paris.


HENRI PRANZINI FUT ACCUSÉ D'UN TRIPLE ASSASSINAT ET CONDAMNÉ À LA PEINE DE MORT PAR LES ASSISES DE LA SEINE. SON EXÉCUTION, EFFECTUÉE PAR LOUIS DEIBLER, SE DÉROULA LE 31 AOUT 1887, DEVANT LA PRISON DE LA GRANDE ROQUETTE.

JUSTE AVANT D'ÊTRE GUILLOTINÉ IL EMBRASSA TROIS FOIS LE CHRIST, À LA SURPRISE DES OBSERVATEURS.

_____________________________________________________________

La Faculté de médecine de Paris demanda un moulage de la tête de PRANZINI pour en étudier les caractéristiques faciales.

À cette époque l'on croyait que les criminels présentaient des conformations bien déterminées de certaines parties de leur visage, menton, nez etc, selon la théorie fumeuse du médecin italien Césare LOMBROSO.

Cette théorie fut combattue par le professeur LACASSAGNE, un des pionniers de la médecine légale française, et a perdu tout crédit.

_____________________________________________________________
Crédit photographique du moulage : Préfecture de Police de Paris.


Dernière édition par mercattore le Jeu 4 Fév 2010 - 10:14, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Rarissime curiosité : Pipe représentant la tête de PRANZINI   Lun 7 Jan 2008 - 19:17


Pranzini, une tête d'assassin...


Par Archange - 05/12/2011

Pranzini - Manufacture Fiolet, Saint-Omer, Circa 1887

Tout le monde connaît aujourd'hui les noms de Lacenaire, Landru, Petiot, Nozières. Pranzini est inconnu de la plupart d'entre nous. Il alimenta pourtant suffisamment les chroniques judiciaires de la fin du 19 ème siècle pour que la manufacture Fiolet à Saint-Omer fige son portrait dans la terre à pipe.

Né en 1856, Henri, Jacques, Ernest PRANZINI, après avoir été employé des Postes Égyptiennes, se retrouva sans profession ni domicile fixe. Il fut inculpé d'un triple assassinat (rue Montaigne, à Paris, dans la nuit du 19 au 20 mars 1887) dont celui d'une prostituée, Claudine, Marie Regnault (alias Régine de Montille).

Condamné à mort le 13 juillet suivant, son exécution par le bourreau Deibler et ses assistants eut lieu le 31 août de la même année à la prison de la Roquette à Paris. Anatole Deibler, le plus célèbre bourreau de la République, exécuta durant sa "carrière" 395 condamnés à mort, des plus anonymes aux plus célèbres (Ravachol, Landru...). De 1885 à 1939 il coucha minutieusement, dans plusieurs carnets de notes, ses impressions sur ces exécutions. Longtemps tenus secrets, ces carnets ont été adjugés en 2003 pour 100 000 euros à Drouot et publiés en 2004 * ...

Le journal La Croix paru au lendemain de son exécution devait se faire l'écho de sa "conversion".
"L'aumônier se met devant lui pour lui cacher la sinistre machine. Les aides le soutiennent: il repousse et le prêtre et les bourreaux. Le voici devant la bascule. Deibler le pousse et l'y jette. Un aide, placé de l'autre côté, lui empoigne la tête, l'amène sous la lunette, le maintient par les cheveux. Mais avant que ce mouvement se soit produit, peut-être un éclair de repentir a-t-il traversé sa conscience. Il a demandé à l'aumônier son crucifix. Il l'a deux fois embrassé. Et quand le couteau tomba, quand un des aides saisit par une oreille la tête détachée, nous nous disons que si la justice humaine est satisfaite, peut-être ce dernier baiser aura satisfait aussi la justice divine, qui demanda surtout le repentir."

Selon l'abbé Faure, aumônier de la prison de la Roquette, Pranzini parlait correctement huit langues et occupait son temps à la traduction d'extraits de l'œuvre d'Alexandre Dumas. A la veille de son exécution, l'ancien employé des postes devait passer plus de deux heures en tête à tête avec l'homme d'Église. Au cours de son incarcération il devait avoir également plusieurs entretiens avec l'abbé et assister à plusieurs de ses messes.

Rares sont les pipes en terre cuite qui représentent des assassins. On peut toutefois signaler l'existence d'une pipe fabriquée par Gambier, autre manufacture célèbre installée à Givet. Il s'agit du portrait de Gabrielle Bompart (née en 1868), commandé à Gambier par un comité de défense.
Gabrielle Bompart fut condamné à 20 ans de travaux forcés en raison de sa participation au meurtre de Gouffé, huissier de justice dont le corps putréfié est découvert le 13 août 1889 à Millery dans l'Aude. Attiré sous un "prétexte galant" dans son appartement, Gouffé est étranglé par Michel Eyraud (né en 1842), l'amant de Bompart. Eyraud lui dérobe 250 francs, une montre et une chaîne en or ainsi qu'une bague ornée de 2 diamants. Condamné le 20 décembre 1890, Eyraud est exécuté le 3 janvier 1891. Libérée en 1903, Gabrielle Bompart décède, elle, en 1920.


Sources :
*JAEGER Gérard A., Anatole Deibler. Carnets d'exécution (1885 - 1939), Editions de l'Archipel, Paris, 2004
Paul Laurenz - L'affaire Pranzini - Presses de la Cité, Paris, 1971

http://www.tabacollector.com/inspiration/modeles/index.htm


Dernière édition par mercattore le Jeu 24 Juil 2008 - 7:18, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
CARNIFEX
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1498
Age : 46
Localisation : Angers(Maine et Loire)
Emploi : Justice
Date d'inscription : 20/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Lun 7 Jan 2008 - 19:51

Invité a écrit:
La Faculté de médecine de Paris demanda un moulage de la tête de PRANZINI pour en étudier les caractéristiques faciales.

À cette époque l'on croyait que les criminels présentaient des conformations bien déterminées de certaines parties de leur visage, menton, nez etc, selon la théorie fumeuse du médecin italien Césare LOMBROSO.

Cette théorie fut combattue par le professeur LACASSAGNE, un des pionniers de la médecine légale française, et a perdu tout crédit.

J'ai lu que cela s'appelait la phrénologie, si je me souviens bien.

Cette pseudo science est rapidement tombée aux oubliettes il me semble.

Dans le film sur Lacenaire avec Daniel AUTEUIL un phrénologue vient lui palper la tête dans sa cellule pour essayer de discerner une anomalie ou à tout le moins quelque chose que n'ont pas les citoyens ordinaires.

_________________
Potius mori quam foedari
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Mar 8 Jan 2008 - 2:45

C'est exact CARNIFEX. C'est l'autrichien GALL qui avait crée cette pseudo science, Lombroso s'en était inspirée en partie.



MOULAGES DE MICROCÉPHALES, PAR GALL.

Collection du Musée d'anatomie, de la ville de LYON.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Mar 19 Fév 2008 - 18:29

En 1876 paraît l’ouvrage le plus célèbre de C. Lombroso : l’homme criminel. Dans la première partie de son oeuvre maîtresse, il se livre à une importante investigation théorique et historique pour inscrire le crime dans une dimension universelle.
Les œuvres, d’aliénistes,d’anthropologues, de naturalistes, d’historien permettent à C. Lombroso d'affimer que « la capacité crânienne des honnêtes gens oscille entre 1475 et 1550 cm3, ellequ'elle est de moindre importance chez les gens sans aveux: 1455 cm3 chez les criminels, 1457 chez les assassins et 1449 chez les voleurs (...).

Selon Lombroso, les assassins et les voleurs avec effraction ont les cheveux noirs et crépus, la peau brune, le nez aquilin,crochu, difforme, des mâchoires puissantes, des canines très développées, les oreilles volumineuses en forme d’anse et décollées, le crâne aplati, etc. »

Pour C. Lombroso, les criminels «retournent en arrière», par un effet d’atavisme.

Cette réapparition d’un caractère primitif après un nombre indéterminé de générations expliquait selon C. Lombroso les rapprochements entre l’anatomie des criminels et celles des peuples « sauvages » qui étaient restés à un stade infantile de l’évolution.

Dans toute l’Europe l’entreprise de C. Lombroso fut à l’origine d’une véritable manie anthropométrique et la France n’échappera pas à cette recherche d’une tare biologique du criminel.
Revenir en haut Aller en bas
Monsieur Bill
Exécuteur cantonal
avatar

Nombre de messages : 180
Age : 62
Localisation : Paris
Emploi : Journaliste
Date d'inscription : 10/10/2008

MessageSujet: PRANZINI 1888   Ven 5 Déc 2008 - 18:24

Quelques liens autour d'un criminel qui défraya la chronique à la fin du 19ème siècle et suscita l'intérêt de Sainte Thérèse de Lisieux

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/tag/Pranzini

http://www.tabacollector.com/inspiration/modeles/index.htm

http://www.priceminister.com/offer/buy/40996950/Bouchardon-Pierre-L-affaire-Pranzini-Livre-ancien.html. J

Je suis en train de le lire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2436
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Dim 18 Oct 2009 - 17:57

http://query.nytimes.com/mem/archive-free/pdf?res=9801E3DA123DE533A25752C0A96F9C94669FD7CF
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2436
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Lun 20 Juin 2011 - 19:44

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5655
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Mar 3 Avr 2012 - 16:51

Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne

J’ai supprimé par erreur le sujet la suite d’une manipulation intempestive mais j’ai pu retrouver des documents sur cette affaire.  Embarassed


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°



Marie Regnault






Le crime de la rue Montaigne – La chambre à coucher de Marie Regnault après le triple assassinat, le lendemain matin

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Henri-Jacques-Ernest Pranzini – La sainte, l’assassin et la prostituée

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/tag/Pranzini

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le triple assassinat de la rue Montaigne : le sacre du fait divers
Par Frédéric Chauvaud, Professeur d’histoire contemporaine, université de Poitiers, responsable de l’équipe « Sociétés conflictuelles » du Gerhico-Cerhilim

http://www.cairn.info/revue-annales-de-bretagne-et-des-pays-de-l-ouest-2009-1-page-13.htm

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pranzini et les bijoux dans les waters – 1887

Au n° 17 de la rue Montaigne, à Paris, demeurait en 1877 une dame Marie Regnault, connue dans le monde de la galanterie sous le nom de Régine de Montille. Elle habitait un appartement somptueux où ne couchaient avec elle que sa femme de chambre, Annette Gremeret, et la fille de celle-ci, une enfant âgée de onze ans : sa cuisinière couchait au cinquième étage.

Le 17 mars, celle-ci descendit comme d’ordinaire par l’escalier de service et constata que la porte de la cuisine, la seule dont elle eût la clé, était verrouillée à l’intérieur ; malgré ses appels, la femme de chambre ne venant pas lui ouvrir, elle alla prévenir la police ; un serrurier ouvrit la principale porte d’entrée de l’appartement. Dans l’antichambre, Annette Gremeret gisait inanimée, la gorge coupée d’un effroyable coup de couteau ; la petite fille avait été assassinée dans son lit ; enfin, dans la chambre à coucher, on trouva le cadavre de Marie Regnault, égorgée également d’un coup terrible.

La position du corps, les bras tendus vers un cordon de sonnette, les yeux grands ouverts et gardant une saisissante expression de terreur, indiquaient de quelle façon le crime avait été commis : réveillée en sursaut au moment où elle allait être frappée, Marie Regnault avait eu le temps de se jeter à bas du lit et de tirer le cordon de la sonnette. Elle était tombée sur le tapis, la gorge coupée. Le meurtrier, redoutant l’arrivée de la servante, s’était élancé au-devant d’elle et l’avait frappée sur le seuil même de la porte de la chambre. Enfin, l’enfant ayant dû pousser des cris, il avait ajouté cette troisième victime aux deux autres.

La similitude des blessures montrait qu’elles avaient été faites avec la même arme et par un seul meurtrier. Celui-ci s’était emparé des bijoux que portait Marie Regnault, une bague ornée d’un gros diamant, deux solitaires montés en pendants d’oreilles, une montre en forme de cœur, etc., en plus d’une somme d’argent déposée dans une tirelire en porcelaine, qu’il avait brisée. Mais il n’avait pu réussir à forcer le coffre-fort, où se voyaient des empreintes de mains sanglantes, et qui renfermait pour 150 000 ou 200 000 francs de diamants et de valeurs.

Une ceinture de cuir, portant tracé à l’encre le nom de Gaston Geissler, semblait avoir été oubliée par l’assassin, et c’était, avec une paire de manchettes également laissées par lui, les seuls indices que la police eût relevés. Une lettre signée Gaston, trouvée dans un tiroir, confirmait ces premiers indices et la police s’égara quelque temps sur cette fausse piste.

Pendant qu’on recherchait Geissler, le commissaire central de Marseille était averti que quelques-uns des bijoux de Marie Regnault avaient été donnés par un étranger à des filles d’une maison publique de la rue Ventomagy. Cet individu était arrêté le soir même au théâtre.
On sut qu’il s’était fait inscrire à l’hôtel de Noailles sous le nom de docteur Pranzini et qu’il avait reçu de Paris, dans la journée, un paquet recommandé, puis, qu’avant de se rendre à la rue Ventomagy, il s’était fait conduire en voiture au palais de Longchamps.
Le cocher remarqua que, porteur d’un paquet en entrant dans le palais, il ne l’avait plus en sortant. On fit, sur cette indication, visiter les tinettes des water-closets, où l’on savait qu’il était entré, et les recherches aboutirent à la découverte d’un bracelet en or avec turquoises, de boucles d’oreilles, d’une épingle en or et de divers autres bijoux qui furent reconnus pour avoir appartenu à Marie Regnault.
Pranzini, qui avait jusqu’alors si bien combiné son affaire, ne sut plus continuer avec la même adresse : il nia tout. Il nia avoir donné les bijoux en question aux filles de la maison de la rue Ventomagy, quoiqu’elles le reconnussent parfaitement ; il nia avoir rien jeté dans les water-closets du palais de Longchamps, et, quant au paquet recommandé qu’il avait reçu, il déclara qu’il contenait des ressorts de montre qu’un inconnu, dans la gare de Lyon, l’avait prié de placer à Marseille et dont il s’était défait. Ces moyens de défense étaient absurdes. Toutefois, la justice ne croyait pas tenir le coupable et était persuadée seulement de la complicité de Pranzini…

Pierre Larousse - Histoires abominables

http://www.andreversailleediteur.com/upload/args/larousseconsultation.pdf

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt


Dernière édition par Adelayde le Ven 1 Juil 2016 - 16:26, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5655
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Procès et autopsie Pranzini   Mar 3 Avr 2012 - 16:56


Le procès Pranzini: Compte rendu complet des débats - "les Grands procès" - par Adegi Graphics LLC

http://books.google.fr/books?id=RcD3I-oiVuwC&pg=PA140&lpg=PA140&dq=autopsie+Pranzini&source=bl&ots=3oPAPqoPiv&sig=13TWK9AX0jG98pvpyP1LyIKbCyk&hl=fr&sa=X&ei=zu96T82ADpC3hAeG0uRQ&ved=0CCwQ6AEwAg#v=onepage&q&f=false

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Remarques sur l'autopsie et la conformation organique du supplicié Pranzini et sur le tannage de la peau humaine

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1929_num_10_1_9301


_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5655
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Le Chéri magnifique - histoire d’un crime   Mar 3 Avr 2012 - 17:03


Le Chéri magnifique, histoire d’un crime - Viviane Janouin-Benanti









Voici l'histoire vraie de la vie incroyable d'Henri Pranzini et de Marie Regnault, dite Régine de Montille…

Régine de Montille a traversé les moments forts de l'Histoire de France du XIXe siècle.
Sous Napoléon III, elle s'enflammera aux côtés des républicains à l'enterrement de Victor Noir. Elle luttera contre les Versaillais, en participant à la Commune de Paris sur les talons de Clemenceau et Louise Michel. Au fort d'Issy-les-Moulineaux bombardé, elle soignera les blessés. Lors d'un séjour en Bavière, elle rêvera d'être aimée de Louis II. Des hommes illustres s'éprendront d'elle, jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse de Pranzini.

Henri Pranzini, lui, est né à Alexandrie en Égypte. Séducteur oriental aux yeux langoureux, élève brillant, il connaissait huit langues. Il assista à l'inauguration du canal de Suez. Aventurier, soldat, il entra dans l'Armée des Indes et fit la guerre en Afghanistan. Il offrit un temps ses services aux Russes, puis alla combattre au Soudan avec les Anglais.
Homme d'action, trafiquant, Pranzini traversera les continents toujours à l'affût de l'affaire du siècle. Parieur, joueur, bourreau des cœurs, ce « chéri magnifique » collectionnera les amours féminines, jusqu'à sa rencontre à Paris avec la riche et célèbre Régine de Montille… Alors, quand l'assassin et sa victime se croiseront, commencera une affaire criminelle inouïe. Véritable thriller à l'anglaise, ce récit palpitant est écrit dans une écriture limpide. Le livre se termine sur le procès d'assises.
Passionnée par les histoires vraies, Viviane Janouin-Benanti redonne vie à ces destinées exceptionnelles.

http://crimes.mysteres.free.fr/Affaires-criminelles/cheri-magnifique.htm

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2436
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Mar 3 Avr 2012 - 17:41

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5655
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Mar 3 Avr 2012 - 18:19

Je n'ai donc pas supprimé le message !!! Merci Piotr !!!

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5655
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Mar 3 Avr 2012 - 18:32


Pranzini, l’assassin de la rue Montaigne



« Crimes et châtiments », pages 769 et suivantes

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54628586/f8.image.r=-.langFR

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pranzini - L'exécution faussement annoncée – La foule sur la place de la Roquette

Deux journaux du soir annonçaient hier que l'exécution de Pranzini devait avoir lieu ce matin. Cette nouvelle était sinon sans fondement, du moins prématurée, et le programme de l'exécution détaillé tout au long était de pure fantaisie.

Cette nouvelle a eu pour effet de faire s'acheminer, vers la place de la Roquette, quantité de gens, qui , sans cela, seraient restés paisiblement chez eux sans se soucier autrement de Pranzini.

À deux heures du matin, trois cents personnes environ circulaient devant la prison des jeunes détenus. Rue de la Folie-Régnault, en face du hangar où est remisé l'instrument de M. Deibler, une cinquantaine d'individus sont assis sur la bordure du trottoir.

Dans la rue de la Roquette, des marchandes de café et de gâteaux sont installées. D'ailleurs, la foule est absolument calme. On cause, on s'interroge :
« Est-ce pour ce matin ? » Sur la foi des journaux du soir, on en est à peu près certain.

Les gardiens de la paix avaient reçus une consigne sévère au sujet des cris qui auraient pu être proférés et avaient l'ordre de ne pas laisser d'attroupements se former.

La place de la Roquette, à l'endroit ordinaire des exécutions capitales, était interdite aux curieux.
À trois heures du malin, voyant qu'elle était déçue dans son espérance, la foule a commencé à se disperser, et les friands de la guillotine, parmi lesquels se trouvaient nombre de femmes de restaurants de nuit sont rentrés chez eux. C'est une partie remise.

Le Matin, n° 1 291 du 30 août 1887

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

L'exécution de Pranzini

On lit dans l'Autorité

Voilà enfin le dernier acte de l'ignoble et horrible drame de la rue Montaigne. Pranzini a payé sa dette de fort bonne grâce, ma foi, à ce que m'affirment des témoins oculaires ; il est quitte envers la société, et celle-ci, de son côté, peut avoir la conscience qu'elle n'a pas frappé un innocent.

Nous ne voulons parler de cette exécution que pour relever un incident des plus pénibles, que relatent d'ailleurs tous les journaux.

Le patient une fois couché sur la bascule, l'exécuteur n'a pu ou n'a su faire tomber le couteau qu'après un laps de temps que certains évaluent à vingt secondes, ce qui doit être une exagération, en de pareils moments le temps paraît cruellement long à tout le monde.

Ce qu'il y a de certain, c'est que la lenteur avec laquelle Deibler a opéré, a soulevé un grand murmure dans la foule des assistants.

Mon Dieu, nous savons que M. de Paris est comme les vieux ténors et qu'il n'aime pas beaucoup les critiques de la presse, et nous allons lui fournir de nouveaux griefs ; mais quoi, il faut qu'il en prenne son parti, tant qu'il n'opérera pas à huis-clos, ce qui est son vœu le plus cher, il sera exposé à voir critiquer ses méthodes.
Nous nous piquons de n'être point philanthrope, sachant ce qui se cache d'hypocrisie et de fausse humanité en cette dénomination, et nous sommes partisan déterminé de la peine de mort.

Mais c'est précisément pour cela que-nous trouvons fort mauvais qu'on fasse par des incidents comme ceux d'hier le jeu des abolitionnistes.

Le système de supplice usité chez nous, n'est déjà pas propre, ce châtiment solennel infligé avec un appareil qui a l'air mesquin d'une machine-outil, a déjà assez de ridicule sans qu'on y ajouta l'odieux.

La seule excuse d'avoir choisi un pareil métier, que puisse évoquer le sieur Deibler, électeur et éligible, c'est de le savoir parfaitement.

Nous n'admettons pas que, par maladresse ou par émotion que nous lui donnions le droit de ressentir, il aggrave, de son autorité privée, le supplice du condamné en le prolongeant.

Si vous employez un instrument qui a la prétention d'être une machine de précision, il faut au moins qu'il remplisse son but qui est de suppléer aux défaillances et à l'irrégularité de la main de l'homme.

Quant à l'exécuteur, s'il n'est pas, dans l'exercice de son métier, impeccable, pour employer un mot la mode, il faut le changer. On met des préfets à pied pour des fautes de moindre importance.

Tout le monde pensera avec nous qu'en une pareille conjoncture, si quelqu'un ne dit pas perdre la tête c'est à coup sûr le bourreau.

Le Matin, n° 1 293 du 1er septembre 1887

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2436
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Mer 4 Avr 2012 - 18:59

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5655
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Henri-Jacques-Ernest Pranzini - Acte décès   Ven 19 Oct 2012 - 15:20


L'acte de décès d'Henri-Jacques-Ernest Pranzini





_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2436
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Lun 22 Oct 2012 - 20:51

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2436
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Mar 4 Juin 2013 - 22:20

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2436
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Sam 20 Juil 2013 - 15:22

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piotr
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 2436
Localisation : Poland
Emploi : MD-but I'm not working in prison ;-)
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Jeu 10 Oct 2013 - 6:02

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louison
Exécuteur régional
avatar

Nombre de messages : 414
Age : 54
Localisation : Paris
Date d'inscription : 15/12/2011

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Jeu 17 Oct 2013 - 17:25

Très belle et émouvante image de la petite Thérèse qui prenait Pranzini pour Son enfant .... I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5655
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Le triple meurtre de la rue Montaigne   Ven 30 Mai 2014 - 18:34

L'Heure du crime - Le triple assassinat de la rue Montaigne

Jacques Pradel revient sur cette affaire dans son émission d'aujourd'hui :

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/ecouter/l-int-grale-la-triple-meurtre-de-la-rue-montaigne-7772344385

Bonne écoute !  queen

_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pier
Monsieur de Paris
avatar

Nombre de messages : 590
Age : 35
Localisation : Bretagne
Emploi : Commerce
Date d'inscription : 27/03/2014

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Sam 31 Mai 2014 - 19:54

Merci pour l'info Adelayde... je ne connaissais pas (comme beaucoup d'affaires traitées sur ce forum  Laughing )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Adelayde
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 5655
Localisation : Pays d'Arles
Date d'inscription : 02/03/2009

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Sam 31 Mai 2014 - 21:08

Oui pier, un crime épouvantable.


_________________
"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louison
Exécuteur régional
avatar

Nombre de messages : 414
Age : 54
Localisation : Paris
Date d'inscription : 15/12/2011

MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   Lun 2 Juin 2014 - 18:35

Belles images de Thérèse de Lisieux priant "son enfant" Pranzani, l'assassin....





Dernière édition par Louison le Lun 2 Juin 2014 - 19:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887   

Revenir en haut Aller en bas
 
Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Henri Pranzini – Le triple assassinat de la rue Montaigne - 1887
» Jean-Théophile Lajoie - le triple assassinat de Mézos
» Jean-Léon Cournayre – Le triple assassinat de Vieille-Brioude
» Denis Rebours - Le triple assassinat de Bouffry - 1891
» L’assassinat de Monsieur Guillotin - le crime du Quai Paul-Bert

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Veuve :: LES CONDAMNÉS À MORT-
Sauter vers: