La Veuve

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 Henri Duchemin - parricide - 1909

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BrunoJohn
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Lun 1 Mar 2010 - 20:08

Sywan a écrit:


C'est la seule image à Arago que je connaisse, après l'exécution de Gorguloff (prétendument, mais vu l'aspect des arbres dénués de feuilles derrière, ce n'est pas certain)...
L'homme sur l'échelle... on dirait qu'il n'a pas de tête...
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Ven 4 Juin 2010 - 20:01

APRÈS L'EXÉCUTION DE DUCHEMIN
(Journal Le Temps, du 08-08-1909)

Maître Alfred Faye, qui assura la lourde tache de défendre le parricide devant la cours d'assises de la Seine nous a reçu ce matin :

« Je suis encore tout bouleversé du sanglant événement de cette nuit, nous a-il dit. Je ne m'attendais pas à cette issue tragique, et cela pour plusieurs raisons.
De l'entrevue que j'avais eue, le 24 juillet dernier, avec M. Fallières, devant qui j'avais plaidé chaleureusement la cause de Duchemin, j'avais emporté une impression favorable et je ne doutais pas que mon client ne bénéficiât de la clémence présidentielle. Il semblait aussi que les fêtes de Cherbourg seraient peut-être l'occasion d'un geste généreux. Aussi ai-je été profondément ému, lorsque hier, en rentrant chez moi, j'ai appris de source officieuse que l'exécution devait avoir lieu ce matin.

Duchemin était, sans nul doute, un déséquilibré et un irresponsable : je l'avais démontré et le rapport du médecin, qui l'avait examiné, concluait dans ce sens. Cependant, il a subi le châtiment suprême ! Depuis dix ans, Duchemin est le premier que l'on exécute à Paris, mais je puis ajouter que, lors de son procès, c'est le seul qui se vit attaquer dans des conditions particulièrement odieuses. Alors que j'avais terminé ma plaidoirie, alors que peut-être avais-je réussi à émouvoir les jurés, la soeur de l'accusé, se portant tout à coup partie civile, un nouveau réquisitoire fut prononcé par son avocat et vint renforcer les arguments de l'accusation. Un tel fait est inouï et ne s'est jamais produit. Je n'ai pas assisté le condamné dans ses derniers moments : ce n'est, d'ailleurs, pas là le rôle de l'avocat. Je me tenais cependant non loin du lieu de l'exécution, prêt à répondre au premier appel. Ce douloureux devoir m'a été épargné. A deux heures ce matin, quand j'ai su que tout espoir était perdu, j'ai fait parvenir à M. Rivière, cousin de Duchemin, une lettre que ce dernier m'avait prié d lui faire parvenir. Je vous de manderai maintenant, la permission de prendre un peu de repos, car cette terrible nuit m'a brisé ».


CHEZ L'AUMÔNIER

Encore qu'ayant dépassé la soixantaine, M. le chanoine Geispitz, musicien distingué et compositeur connu, n'avait jamais été appelé jusqu'à ce jour à assisté, à ses derniers moments, un condamné à mort. Il faut dire que, maître de chapelle à notre-Dame où il dirigea pendant plus de vingt ans la maîtrise de l'église métropolitaine, il n'a été promu que tout dernièrement aux fonctions d'aumônier de la prison de la Santé.
Nous l'avons vu que quelques minutes après l'exécution, alors que tout ému, il regagnait hâtivement son domicile, et il a bien voulu consentir à nous livrer ses impressions :

« Les journalistes, nous a-t-il dit, sont curieux de tout, et je viens à peine d'esquiver une vingtaine de vos collègues pour me voir de nouveau interroger. Que vous dirais-je, cependant. J'ai rarement rencontré dans ma carrière de prêtre un homme aussi résigné et aussi calme devant la mort. Le condamné a expié ses fautes. Il a consenti à accepter les secours de la religion, consolation dernière, qui aura allégé son sacrifice. Pour ma part, je n'ai pas d'impression à vous livrer. Dois-je vous dire que je suis vivement ému ? Vous vous en rendez compte par vous- même.
— Le condamné, M. l'aumônier, vous a-t-il manifesté des regrets de son crime ?
— Je vous répète que Duchemin s'est montré très doux et patient. Il a eu quelques paroles contre la justice. Mais si peu. Il me demanda à plusieurs reprises : « Mais où va t-on me mener ? Où est-ce ? » Le cérémonial auquel la loi l'obligeait d'avoir recours l'a particulièrement troublé. Que son âme repose en paix ! ».

Sur ces mots qu'il prononce d'une voix que l'émotion rend un peu sourde, l'aumônier nous quitte brusquement, nous faisant signe de la main que la conversation a pris fin et qu'il est inutile de le suivre.

Suite à l'exécution de Duchemin, le journal recueille les sentiments de quatre habitants de Paris.

Dans le SENTIER (Paris IIème)

M. Levallois, maire de l'arrondissement :

« Personne ne trouvera à redire au châtiment que vient de subir un abominable parricide, quoique ce soit une lourde tâche pour un chef d'État de faire tomber une tête ! Aussi je comprends très bien que le Président de la République se préoccupe de tenir compte de l'avis de la commission des grâces. Mais si le châtiment suprême s'impose parfois, il n'en est pas moins permis de regretter que la société ne fasse pas plus pour éviter la propagation de la misère qui peut conduire à bien des catastrophes.

Je ne veux pas dire par là qu'on aurait pu ainsi empêcher un scélérat comme celui que l'on vient d'exécuter de commettre son crime, non ! Mais dans bien des cas, on éviterait à des malheureux de descendre trop bas. Combien de pauvres femmes qui voudraient vivre de leur travail ne peuvent le faire, et alors… Bien des hommes éprouvent aussi les mêmes difficultés et la misère, souvent, les fait devenir mauvais. La société a raison de se défendre mais elle ferait mieux encore d'aller au devant du mal ».


A MONTMARTRE ( Paris XVIIIème)

Charles Léandre, artiste-peintre, dessinateur :

« La guillotine ne peut qu'exercer une influence salutaire sur les criminels. Il est bon que les assassins sachent qu'ils n'échapperont pas toujours à la justice. Mais je m'élève contre cette vieille coutume qui veut qu'un parricide soit conduit au supplice avec un voile noir sur la tête : c'est là une mise en scène que je réprouve, parce que je déteste tout ce qui est théâtral, ailleurs qu'au théâtre, et à plus forte raison quand on est en présence d'une chose aussi triste, aussi lugubre, qu'une exécution capitale.
Qu'on nous débarrasse de quelques chenapans, c'est parfait : seulement qu'on modifie la loi et que la guillotine soit dressée à l'intérieur des prisons, ce sera mieux ».


A GRENELLE (Paris XVème)

M. Renaud, débitant de vins, rue de la Convention :

« Tout le monde par ici, nous déclare-t-il, approuve l'exécution de Duchemin. On trouve que c'est très bien, et il est à remarquer, cependant, que nous sommes dans un quartier des plus populeux. On a guillotiné un parricide : l'effet, je l'espère, s'en fera ressentir dans le monde des criminels, car s'il y a un crime que l'on ne saurait pardonner, c'est assurément celui-là…».


M. le comte de Camondo, homme du monde :

« Vous me prenez un peu au dépourvu : je viens d'apprendre l'exécution de ce matin et, à dire vrai, je n'ai jamais jugé à propos de me faire une opinion bien arrêtée sur la peine de mort. Néanmoins, je pense que son effet ne peut être que salutaire pour la société, qui a besoin de se défendre, et je ne vois en elle rien d'autre qu'un moyen de préservation. Quand un enfant commet une sottise, on s'arrange de façon à ce qu'il ne recommence pas ! Eh bien ! les criminels, sans être des enfants, n'en doivent pas moins, eux aussi, être placés dans l'impossibilité de recommencer.

Il n'est nul besoin d'être barbare pour dire qu'il est bon de se mettre sur la défensive et de ne pas toujours se laisser tuer bénévolement, parce que ceux qui tuent savent qu'ils échapperont à la peine suprême. Aussi, j'aime à croire que l'exécution de ce matin exercera une influence salutaire auprès de ceux qui seraient tentés de devenir des criminels ».

Et le journaliste termine ainsi :

Il nous restait à enregistrer l'impression des apaches, mais ils seraient vraiment en trop bonne compagnie !

P. de Lacombe.


Au fil de la presse (journaux d'époque) :

« Cet emplacement est fort judicieusement choisi pour empêcher le retour de scènes scandaleuses qui se déroulaient place de la Roquette, parmi le public spécial des exécutions. Il n'y a pas à proximité, de maisons d'où l'on puisse découvrir la guillotine, en face, de l'autre côté du vaste boulevard, c'est le mur de l'ancien couvent des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny, actuellement inhabité, et, d'ailleurs, sous le feuillage épais des marronniers, malgré le jour très clair, on distinguait mal la sinistre machine. Des barrières de bois avaient été placées de chaque coté pour maintenir les journalistes, qui formaient, seuls, en réalité, le public de l'exécution. Un service d'ordre très important, composé de plusieurs barrages placés à cent mètres les uns des autres, maintenait loin la foule qui, depuis minuit, jusqu'à l'heure de l'exécution, n'a fait que grossir, avide du spectacle dont elle fut totalement frustrée ».


« Tout est prêt pour l'exécution. Les 250 journalistes présents se sont rangés autour de l'enclos de la guillotine qui se dresse sous la voute de feuillage, les tas de sable apportés pour le terrassement, leur servent de gradins ».


« L'installation est parfaite. Sur le trottoir qui borde la prison et que dans la journée, des terrassiers ont abondamment garni de sable, la guillotine est dressée, la lunette tournée vers le mur, la planche à bascule du coté par où arrivera le patient. A quatre ou cinq mètres à droite et à gauche, des barrières derrière lesquelles des journalistes prennent place. Et, contrairement à ce qui se passait à la Roquette plus de double haie de sergents de ville, leur masquant la vue de l'échafaud. Rien, l'espace est libre, nous pouvons assister sans la moindre entrave à tous les détails de ce drame dont nous sommes appelés à rendre compte ».

Georges Grison
______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

« La foule, qui n'avait rien vu, rien entendu, s'est précipitée sur le lieu d'exécution, mais c'est en vain que les amateurs de souvenirs macabres ont gratté le sol, ils ne purent y retrouver la moindre trace sanglante ».
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Sam 8 Jan 2011 - 21:06

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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Dim 20 Fév 2011 - 8:10

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k563324d.r=guillotine.langFR
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MessageSujet: Le visage de Georges-Henri Duchemin   Mar 22 Fév 2011 - 18:04

LE VISAGE DE GEORGES-HENRI DUCHEMIN



Source : http://boisdejustice.com/Anatole/ADH125.JPG


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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Dim 20 Mar 2011 - 8:30

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k563325s/f1.image.r=guillotine.langFR
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Lun 19 Déc 2011 - 19:27

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k569145h/f1.image.r=guillotine.langFR
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MessageSujet: Exécution d'Henri Duchemin   Sam 11 Aoû 2012 - 16:39


Une exécution capitale à Paris

Ce matin, à l'aube, une exécution capitale a eu lieu à Paris : celle du garçon charcutier Georges Duchemin, qui tua sa mère pour la dévaliser. Cette nouvelle a causé une surprise générale, d'abord parce qu'on croyait toujours l'administration à la recherche d'un emplacement pour l'échafaud, et ensuite parce que le crime et la condamnation de Duchemin avaient passé presque inaperçus, l'attention publique étant absorbée à cette époque par d'autres événements. Pourtant, la Chambre ayant maintenu la peine de mort et M. Deibler ayant opéré plusieurs fois en province, on pouvait s'attendre à voir la guillotine se dresser nouveau dans Paris, d'autant que le crime de Duchemin ne paraissait pas être de ceux pour lesquels on doit escompter quelque clémence.

La dernière exécution parisienne remonte au 1er février 1899. À l'aube de ce jour déjà lointain, sous la neige qui ouatait les arbres et les toits des maisons, le bourreau décapita sur la place de la Roquette le jeune Alfred Peugnez, qui avait assassiné à Saint-Maurice une femme et une petite fille et qui avait pu être capturé par les agents et les gendarmes grâce au courageux concours d'un restaurateur de Charenton, M, François Salabert. Depuis lors, la Roquette ayant disparu, il avait fallu chercher une autre "place publique" pour une application éventuelle de la loi; on avait particulièrement examiné le quartier de la Santé ; mais chaque fois que le nom d'une rue avait été prononcé, les habitants de cette rue avaient protesté avec une telle indignation qu'on avait dû ajourner toute décision. Le bruit courait toutefois avec persistance que, le cas échéant, c'est sous le porche d'entrée de la prison qu'on planterait les bois de justice.

Or, ce matin, c'est bien loin de ce porche que nous avons vu s'arrêter le fourgon de M. Deibler c'est à environ 350 mètres de là. Le grand quadrilatère de la Santé forme angle droit, du côté est, avec la rue de la Santé, où se trouve le portail d'entrée, et avec le boulevard Arago. Cette dernière voie est plantée des deux côtés, d'une double rangée de marronniers. Et l'on a choisi, pour l'exécution, le carré minuscule ombragé par quatre de ces arbres au pied du mur extérieur de la prison, à deux cents pas du coin de la rue de la Santé et du boulevard. Là, point de maisons d'où l'on puisse découvrir l'appareil de justice : d'un côté, c'est la haute muraille nue ; de l'autre, c'est le jardin d'un couvent des sœurs de Saint-Joseph de Cluny, actuellement inhabité. Mais par contre, cet éloignement du lieu de supplice a nécessité, comme on le verra plus loin, certaines innovations dans le détail de ce qu'on pourrait appeler la "parade d'exécution".

Et donc, hier, un bruit sinistre se répandait dans Paris : à la sortie des théâtres et concerts d'été, un journal du soir précisait même et annonçait qu’à l'aube la tête du bandit Duchemin tomberait sous le couperet. Qui, Duchemin? demandait-on. Son crime et sa condamnation étaient pourtant de fraîche date. Georges Duchemin était le fils d'un tailleur de pierres mort au Sénégal en 1885. Sa mère l'avait élevé, ainsi que ses deux sœurs, à force de travail, de soins et de privations. L'une de ses deux sœurs, minée par la tuberculose, mourut le 21 novembre dernier dans un sanatorium de Seine-et-Oise. L'autre est actuellement en service dans un petit hôtel meublé de l'avenue de Versailles, non loin du viaduc d'Auteuil, Quant à Georges, âgé de 28 ans, sans profiter de l'apprentissage qu'on lui avait fait faire chez un charcutier, il vivait dans le commerce des souteneurs et des filles. Toujours sans ressources, il écrivait lettres sur lettres à sa mère pour lui demander de l'argent.

(..) Et comme elle refusait, sous prétexte qu'elle gardait ses économies pour envoyer dans les Pyrénées sa fille phtisique, le misérable la poignarda et prit la fuite emportant une somme d'environ 300 francs. On l'arrêta dès le lendemain dans un bar de Grenelle, comme il dépensait cet argent en une folle orgie. Devant la cour d'assises, Maître Faye, son avocat, plaida la jalousie qu'aurait ressentie son client pour sa sœur, que sa mère lui préférait. Mais le jury se montra inflexible. Georges Duchemin fut condamné à mort, et ces jours derniers, le président de la République recevant Maître Faye, ne parut pas disposé à se montrer plus indulgent que le jury.

(...) Duchemin s'était vite accommodé du régime de la Santé. Hier soir, après avoir dîné de bon appétit et fait une partie de cartes avec ses gardiens, il s'était tranquillement endormi vers huit heures. À une heure du matin, quand nous arrivons dans le quartier de la Santé, M. Mouquin, secondé par MM. Bouvier et Lefils, a déjà organisé un service d'ordre important: 1,500 hommes, garde républicains ou agents, sont répartis autour de la prison. Des barrages successifs - on en compte jusqu'à quatre tendus de cent en cent mètres dans la même voie - ne laissent filtrer que les journalistes et les magistrats en service commandé. Et les curieux se trouvent ainsi retenus au loin, a six ou sept cents mètres de la maison d'arrêt.

D'ailleurs, la foule n'est pas très nombreuse, l'exécution ayant été tenue secrète jusqu'à une heure tardive, et elle reste silencieuse. C'est à peine si, aux dernières minutes, quand l'énervement aura raison des plus patients, on entendra au loin une vague rumeur. Notons enfin que le filtrage aux barrages étant des plus serrés, on ne voit pas sur le champ d'exécution des groupes de fêtards en habit comme ceux qui allaient autrefois finir sur la place de la Roquette, non sans indécence, une nuit d'orgie.

La nuit est tiède. Sous un ciel constellé, une douce brise fait frémir le feuillage des marronniers. Les chefs des détachements de police et les reporters font les cent pas sur le boulevard Arago, s'entretenant à voix basse. Sur l'emplacement de la guillotine on dispose des doubles barrières, en sorte que le champ du supplice sera limité, au fond par le mur de la prison, à droite et à gauche par des obstacles improvisés, et en avant par la bordure du trottoir. À trois heures, les deux fourgons de la rue de la Folie-Regnault débouchent de la rue de la Santé. L'un, qui sert de vestiaire aux exécuteurs, se range à l'écart; l'autre stoppe devant le carré des quatre marronniers, La porte derrière est rabattue à 45° sur le sol, et déjà sur ce plan incliné glissent, une à une, les pièces de la machine. C'est un vrai "traquenard", observe naïvement un agent qu'intrigue ce déballage.

A la lueur vacillante des lanternes, les trois aides, en bourgeron et pantalon bleus, commencent le montage de la machine. Deux ajustent les pièces ; le troisième, fumant sa cigarette, remplit l'office de manœuvre ; et Deibler, lui, en complet noir et chapeau melon, surveille et vérifie, pose et repose son niveau d'eau, fait ajouter une cale, manœuvre une glissière, serre un boulon....A quatre heures, les préparatifs sont terminés : les bras jumeaux de la machine s'élèvent dans le jour qui pointe et pour un observateur arrêté au milieu du boulevard, semblent se perdre dans les feuilles touffues. A ce moment deux automobiles, amenant les magistrats, stoppent devant le grand portail de la prison. MM. Deshayes avocat général, Monier, procureur de la République, de Casabianca, substitut, Hubert-Dupuis. juge d'instruction, Hamard, chef de la Sûreté, Deibler et ses aides, Baissac, commissaire de police du Petit-Montrouge, pénètrent sous la voûte.

Duchemin occupait la cellule n° 1 de la 11e division, dite des condamnés à mort. Son sommeil, d'abord paisible, avait été vers minuit troublé par des cauchemars. On l'avait entendu murmurer à plusieurs reprises: "Ma mère, ma sœur!". Quand s'ouvre la porte de sa cellule, il se réveille brusquement et se dresse sur sa couchette de fer en se tournant du côté de la porte. L'avocat général lui annonce le rejet de son recours en grâce et l'exhorte à avoir du courage et à se préparer à bien mourir. M. Monier lui demande s'il a des révélations à faire : " Le juge d'instruction, ajoute-t-il, est là pour les recevoir." Duchemin répond affirmativement, mais se borne à dire que sa peine est trop forte.

On habille le condamné. Il boit un cordial, fume des cigarettes et s'entretient avec l'abbé Jespitz, l'aumônier, auquel il manifeste le désir d'entendre la messe. Il finit ensuite de s'habiller, avec l'aide des gardiens et de L'abbé Jespitz, qui va revêtir les ornements sacerdotaux dans une pièce voisine. La messe est célébrée sur une table disposée en forme d'autel, dans le couloir. Le condamné, pendant l'office, garde un air assez indifférent et continue de tenir à la main sa cigarette allumée, sans toutefois la porter souvent ses lèvres. La messe dite, on l'entraîne au bureau du greffe, et c'est d'un pas assuré qu'il traverse les corridors. On le fait asseoir sur un tabouret. Les aides lui enlèvent sa chemise de manière à lui mettre le torse complètement à nu, et on lui passe des entraves aux mains et aux pieds.

Duchemin reçoit alors la visite d'un de ses parents; "Tu diras à ma sœur que je lui demande pardon, murmure-t’il. Embrasse-la pour moi." Il demande ensuite que son corps ne soit pas remis à la faculté de médecine. Le procureur lui promet d'accéder à cette requête. Un peu après, sous le vestibule d'entrée, on le fait rasseoir sur un escabeau. Deibler lui coupe les cheveux sur la nuque ; on jette sur ses épaules nues un long peignoir blanc et on lui recouvra la tête avec un petit voile de tulle noir.

C'est qu'en effet la loi veut que le parricide soit mené à l'échafaud pieds nus, la tête dissimulée sous un voile noir, et que sur le lieu même du supplice, il entende la lecture de la sentence de mort. Enfin tout est prêt. Les mains liées derrière le dos, les jambes entravées à la hauteur des chevilles, Duchemin est hissé dans le fourgon qui a amené les bois de justice et que son conducteur vient d'arrêter devant la grande porte.

Deibler et un de ses aides ont pris place sur le siège. Les deux autres aides, l'abbé Jespitz et le médecin de la prison montent dans l'intérieur à côté du condamné. Pourquoi me couvre-t-on la tête d'un voile ? a demandé Duchemin. Je n'ai pas besoin de ça. Mais déjà l'équipage est parti au trot, tourne le coin de la prison et remonte le boulevard Arago. Tandis que l'aumônier récite à voix basse des prières, le condamné paraît nerveux, mais non abattu ; Où me conduisez-vous donc? demande-t-il aux aides. Mais ceux-ci feignent de ne pas entendre. D'ailleurs, le fourgon stoppe devant le peloton de gendarmes à cheval qui sabre en main, s'alignent à deux mètres du bord du trottoir, face à la guillotine et au mur de la prison. Le silence est angoissant. Tout le monde s'est découvert. La scène se déroule en pleine lumière, car déjà les premières lueurs du soleil mettent au ciel une teinte rose du côté des Gobelins,

M. Deibler, le premier, a sauté à terre et est allé prendre sa place près du montant gauche de la machine. L'aide qui se trouvait à côté de lui sur le siège ouvre et rabat la porte arrière du véhicule. Les deux autres descendent ensuite ; puis c'est le tour de l'aumônier, qui reste au pied du plan incliné pour aider le condamné à mettre pied à terre. À ce moment, Maître Lacour, huissier du parquet général, conformément à la loi sur les parricides, lit d'une voix blanche la sentence de mort. Quelques mots à peine parviennent distinctement jusqu'aux oreilles des magistrats et des journalistes, rangés au nombre de deux cents derrière les barrières de bois. L'aumônier, au bord du trottoir, récite la prière des agonisants.

À partir de ce moment la scène, qui depuis l'arrêt de la voiture avait paru interminable, se précipite. Le premier et le second aide ont saisi le condamné sous les coudes ; le troisième, d'un geste rapide, enlève le voile de tulle qui couvrait la tête et le peignoir blanc jeté sur les épaules. Et l'assassin apparaît, petit mais assez râblé, le torse et les pieds nus, uniquement vêtu d'un pantalon à carreaux blancs et noirs. Il faut monter sur la bordure du trottoir et franchir environ trois mètres pour arriver à l'échafaud, dont la silhouette se détache sur le fond gris sombre du mur de la prison.

Poussé, ou plutôt porté, le condamné, dont la figure pâle sous sa chevelure d'un blond roux assez épaisse, est contractée par un rictus affreux, regarde en face le couteau, puis fixe ses yeux sur les assistants massés près du mur, contre la barrière de droite. Il a quelque chose de la bête traquée cherchant une issue pour fuir. Mais cette vision dure à peine une seconde. Déjà la planche a basculé avec un roulement sinistre et le couperet s'abat.

De l'avis des magistrats et des vieux journalistes présents, c'est l'exécution la plus rapide à laquelle on ait jamais assisté. Ça été littéralement foudroyant, et il ne s'est pas écoule trois secondes entre le moment où Duchemin a mis le pied sur le trottoir et le moment où un aide a rabattu le couvercle du panier d'osier sur les restes du supplicié. À 4 h 52, le fourgon portant le corps de Duchemin part au grand trot dans la direction du cimetière, escorté par un maréchal des logis et quatre gendarmes à cheval. Au moment de l'inhumation, on constate que le cadavre retiré du panier est encore agité par des soubresauts. (1)

Un peu après, apprenant qu'un fourgon est venu de la faculté de médecine pour prendre livraison des restes de Duchemin, M. Hamard fait savoir qu'à la demande de la famille du condamné cette livraison n'aura pas lieu. À six heures, une dizaine d'apaches, réunis sur le lieu du supplice, boulevard Arago, fouillaient le sable pour trouver des traces de sang.

(1) C'est moi qui souligne cette phrase.
affraid

Le Temps – 6 août 1909

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"L’art est le cordon ombilical qui nous rattache au divin" - Nikolaus Harnoncourt
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Mar 28 Mai 2013 - 17:09

pierrepoint a écrit:
mercattore a écrit:
Boisdejustice a écrit:
Existe-t-il une photo de l'execution elle meme, ou du montage de la guillotine Boulevard Arago, comme semble l'indiquer Mercatore? Je n'ai jamais trouve une photo d'une execution a Paris, ni a la Roquette.

De même, je n'ai jamais vu de clichés d'exécution pour Paris.
Je ne sais pas s'il en existe.
Bonsoir à toute l'équipe !
Je dois être idiot , mais la 2° PJ du post de Konvoi en date du 13/03/2008,
12:25, me paraît explicite...En tous cas, on ne voit pas la bécane, certes, mais je crois reconnaître les marronniers du Bld. Arago...Par contre, l'image présentée comme étant celle de l'exécution de Duchemin ( Par Ajax ?) me paraît sujette à examen , dans la mesure où la machine était montée (Côté "photographe") face au mur de la Santé, et ce afin d'éviter de possibles prises de vue...alors que sur ce document, elle est montée "parallèle " audit mur Question
A bientôt.
En revenant sur l'exécution de Duchemin.

Pierrepoint se référait au document ci-dessous (posté par Ajax et disparu de ce topic). Sous ce document, il est indiqué : D'après un instantané du Matin.


Source : gallica.bnf.fr


Le journaliste qui signe l'article accompagnant le document mentionne : « Sur l'allée, deux barrières disposées parallèlement indiquent l'endroit où tout à l'heure on dressera la guillotine ».
Sa phrase corrobore donc le document.

D'accord avec Pierrepoint : bd Arago, les exécutions capitales s'effectuaient à l'intérieur d'un carré.
A gauche et à droite de la guillotine des barrières étaient dressées perpendiculairement au mur de la prison et partaient du trottoir pour rejoindre le mur de la prison qui fermait le fond du carré.
Le carré d'exécution était donc fermé sur trois cotés, le quatrième — coté trottoir — restant ouvert pour le passage du condamné et des aides vers la guillotine.
En partant du bord du trottoir la Veuve était positionnée à 2 m — 3 m de ce dernier, la lunette orientée face au mur de la prison. Il fallait bien caler la machine car le bd Arago est pentu, descendant vers l'ancienne vallée de la Bièvre, rivière qui coulait autrefois dans une partie de Paris.

On ne comprend pas le positionnement des barrières sur le document du Matin! Cela ne pouvait que compliquer le déroulement de l'exécution. Il serait étonnant qu'Anatole Deibler ai accepté une telle disposition. Les comptes-rendus sur l'exécution de Duchemin, publiés dans d'autres quotidiens, mentionnent qu'elle s'est déroulée à l'intérieur d'un carré. Le Matin est le seul quotidien a indiqué cette singulière disposition en ligne.
Alors ?




Il n'y a jamais eu d'exécution capitale à l'angle du bd Arago et de la rue de la Santé.
Certains blogs mentionnent toujours cet emplacement comme lieu d'exécution. Wikipédia n'a toujours pas rectifié cette inexactitude.

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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Mar 28 Mai 2013 - 21:09

Le point de vue du quotidien L'Humanité (celui de Jaurès, pas du PCF), du 6 Août 1909.







(source : gallica.bnf.fr)

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MessageSujet: Exécution de Duchemin   Dim 1 Déc 2013 - 17:40











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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Dim 4 Mai 2014 - 21:12

Adelayde a écrit:
À six heures, une dizaine d'apaches, réunis sur le lieu du supplice, boulevard Arago, fouillaient le sable pour trouver des traces de sang.

Je suppose qu'ils ne sont pas ce que je pense.

Quelle sorte de apaches se réfèrent ici ?
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Dim 4 Mai 2014 - 22:24

Bonsoir Filomatic

Les Apaches (Bandes des Apaches ou Gang des Apaches) sont un gang du Paris de la Belle Époque composé de jeunes membres, qui ne dépassent souvent pas vingt ans.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Apaches_%28gang%29

Un sujet leur est consacré :

http://guillotine.cultureforum.net/t614-les-apaches?highlight=apaches

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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Lun 5 Mai 2014 - 10:06

Article du jeudi 5 août 1909 dans l'Ouest-Eclair.




Article du vendredi 6 août 1909 dans l'Ouest-Eclair.




Fin de l'article ici...

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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Lun 5 Mai 2014 - 14:32


Quel que soit le navigateur utilisé (Mozilla, Internet explorer), les images que vous avez postées n’apparaissent pas sur mon écran, Pier.

Est-ce que vous pouvez me les adresser par email ?

Merci


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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Lun 5 Mai 2014 - 18:48

Adelayde a écrit:
Les Apaches (Bandes des Apaches ou Gang des Apaches) sont un gang du Paris de la Belle Époque composé de jeunes membres, qui ne dépassent souvent pas vingt ans.
 
Je ne savait rien d'elles.
C'est un plaisir d'apprendre.
Merci beaucoup
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Ven 16 Mai 2014 - 20:46

Inhumation de Henri Duchemin (cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine - 94)

Quotidien L’Aurore, du 06-08-1909.

Au cimetière

Le couvercle du panier retombé, les aides s'occupent des préparatifs d'inhumation.
Le panier est chargé dans le même fourgon qui avait amené Duchemin, de la Santé au pied de la guillotine. Cinq gendarmes, sabre au clair, prennent la tête du cortège, qui est encadré d'agents cyclistes.

La voiture, suivie de taxi-autos, emmenant MM. Hamard, chef de la Sûreté, Jouin et Legrand, sous-chefs, Calchas et Dol, inspecteurs principaux; Millet, l'officier de paix et le commissaire de police de Gentilly, se dirigent vers le cimetière du Kremlin-Bicêtre. Une tombe a été récemment creusée sur la droite du terrain destiné à recevoir les dépouilles des exécutés.

Le panier est descendu sur l'herbe. Les aides l'ouvrent et en retirent le corps. La section du cou est très légèrement biaisée. Le condamné a été surpris par le couperet comme il tentait un effort pour se dégager de la lunette. Un cercueil en bois blanc reçoit le cadavre, et l'un des aides prenant la tète par les cheveux, la replace sur le tronc.

« Tous découverts devant la mort ! » dit M. Hamard, qui avait la direction de l'opération. Les gendarmes qui ont pénétré dans le cimetière saluent du sabre, et devant les assistants qui regardent, chapeau bas, celte cérémonie, l'ensevelissement est accompli.
                                                                                                                 
Un des parents de Duchemin s'est présenté ce matin à la prison de la Santé, et a formellement demandé, au nom de la famille du condamné, que l'autopsie n'ait pas lieu. M. Monnier, procureur de la M. République, a fait droit à cette demande.
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Ven 16 Mai 2014 - 21:07

Bonsoir Mercattore,

Est ce rare une retranscription de ce qui se passe "après" l'execution ? Personnellement, je n'ai pas lu d'articles relatant ce fait...
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Ven 16 Mai 2014 - 21:13

On en trouve, en faisant pas mal de journaux, Pier. Cela dépend des journalistes, ou pour des assassins bien médiatisés.
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Ven 16 Mai 2014 - 21:15

Merci   
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Ven 16 Mai 2014 - 21:20

De rien, Pier. Il n'y avait pas eu d'exécution à Paris depuis dix ans. Duchemin était le premier exécuté sur le bd Arago.
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MessageSujet: Re: Henri Duchemin - parricide - 1909   Dim 19 Mar 2017 - 17:30



Foule des curieux venus assister à l'exécution de Duchemin

© Maurice-Louis Branger / Roger-Viollet

http://www.parisenimages.fr

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