La Veuve

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 Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883

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Adelayde
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MessageSujet: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   Jeu 27 Oct 2011 - 18:40

1883 - Benoît-Marie Gonnachon, parricide

Les faits

Benoît-Marie Gonnachon, parricide. Le 7 février 1883, à St-Igny-de-Vers, dans un guet-apens, tue son père à coups de hache.
Condamnation : 13 août 1883,
Exécution : 12 octobre 1883 place Sainte-Blandine à Lyon.

Source : « Guillotine », le site de Nemo – Sylvain Larue.
http://guillotine.voila.net/Palmares1871_1977.html

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Parricide – Deux accusés – Une condamnation à mort

Une dépêche de Lyon a fait connaître la condamnation à mort prononcée par la cour d'assises du Rhône contre le fils Gonnachon, accusé d'avoir tué son père, avec l'aide d'un de ses camarades, le nommé Chalandon.
Voici le compte rendu des débats émouvants auxquels ce procès a donné lieu.

L'acte d'accusation expose ainsi les faits :
Le jeudi 8 février dernier, vers six heures et demie du matin, des habitants du village de Saint-Raccho qui se rendaient à Saint-Igny-de-Vers, aperçurent à cinq kilomètres environ de ce village, au lieu-dit Soudet, une flaque de sang sur le milieu de la route.

En face, au pied du talus, était étendu un homme de forte taille, la tête et les épaules plongeant dans le ruisseau le Sornin. À côté se trouvaient un bâton en chêne et un fouet.
Le sang était dissimulé en partie avec de la boue portant encore l'empreinte des doigts. C'était le cadavre de Gonnachon qui venait d'être découvert.
Les premières investigations firent connaître que la veille, 7 février, Gonnachon (Jean-Marie), âgé de cinquante-cinq ans, était parti avec son attelage pour La Clayette (Saône-et-Loire), afin de livrer au sieur Bornet un chargement de bois.
À deux heures du matin, le 8 février, l’attelage était rentré seul, accompagné du chien que Gonnachon avait emmené avec lui.

La rumeur publique désigna le fils de la victime comme l'auteur du crime.
En maintes circonstances, en effet, il avait manifesté des sentiments haineux à l'égard de son père à qui il reprochait notamment de détenir sans droit la part qui lui revenait dans la succession de sa mère, morte quelques années auparavant, le 26 septembre 1878.
La moindre observation de la part de Gonnachon père était le prélude de scènes, dégénérant quelquefois en luttes véritables, au cours desquelles François Gonnachon frappait son père et proférait contre lui des menaces de mort.
Dans la seconde quinzaine, du mois de janvier, quelques jours avant le crime, la situation était même devenue tellement tendue entre le père et le fils que celui-ci était allé habiter une petite maison, située à 200 mètres environ de celle de ses parents.
Livré à lui-même, François Gonnachon ne travailla pas et contracta des dettes.
Ne réglant aucune de ses dépenses, il parlait avec ostentation de la fortune qu'il tenait de sa mère, et manifestait l'intention de céder ses droits à cette succession.

Son attitude, lorsqu'il apprit la mort de son père, fut étrange : il ne manifesta aucune émotion et s'occupa froidement de l'organisation des funérailles.
Ce n'est que pressé par les témoins qu'il se décida à rechercher ce qu'avait fait son père dans la journée du 7 février.
Diverses constatations faites au domicile de Gonnachon (François) et la découverte de vêtements portant les traces d'un lavage récent corroborèrent les soupçons que sa conduite avait fait naître.
Mis en état d'arrestation, Gonnachon fut confronté avec le cadavre de son père, et dans cette confrontation, il garda le sang-froid qu'il avait déjà montré le jour delà découverte du corps.
Devant le magistrat instructeur, il discuta froidement les charges qui pesaient sur lui, essayant de faire retomber la responsabilité du crime sur de prétendus amants que sa belle-mère auraient eus, disait-il, avant d'épouser son père, et infligeant des démentis aux témoins qui venaient rapporter ses violences à l'égard du défunt.

Pendant les deux mois qui suivirent son arrestation, Gonnachon persista dans ce système et la justice pouvait craindre de ne pas obtenir la lumière sur le crime du 7 février. C'est dans ces circonstances que, le 10 avril, le magistrat instructeur se décida à éclaircir les soupçons qui pesaient aussi sur un second individu, le nommé Chalandon, avec qui Gonnachon fils avait passé la soirée du crime.

Chalandon fut arrêté et, pressé de questions, il raconta ce qui suit :
Plusieurs fois déjà il avait refusé les propositions criminelles de François Gonnachon, lorsque, dans cette soirée du 7 février, celui-ci lui ayant offert 3 800 francs s'il voulait l'aider à tuer son père, il se décida à l'assister dans l'exécution de son crime. Ils prirent une hache, contournèrent le village de Saint-Igny-de-Vers, et arrivés au bois de Gatevin, Gonnachon coupa un morceau de chêne, disant à son complice :
« - Étends-le avec cela, moi je ferai le reste. »
Arrivés au pont de Sordet, le bruit de la voiture et les chants de Gonnachon père, qui revenait de La Clayette, leur indiquèrent son approche.
Ils revinrent un peu sur leurs pas et Gonnachon siffla le chien, qui se tut en reconnaissant le fils de son maître.
Chalandon se plaça alors sur le bord de la route, du côté du talus et du ruisseau le Sordin ; Gonnachon se dissimula du côté opposé.
La voiture passa d'abord entre eux deux ; lorsque Jean-Marie Gonnachon, qui suivait sa voiture à dix pas en arrière, passa devant Chalandon, celui-ci lui porta un violent coup de bâton qui l'étendit sur le sol. Gonnachon fils se précipita aussitôt sur son malheureux père, et le frappa au cou à plusieurs reprises avec la hache que lui avait prêtée Chalandon en partant, et dont il ne s'était pas dessaisi. Il prit ensuite le cadavre à bras le corps et le traîna seul jusqu'au ruisseau, mais non sans s'être emparé, au préalable, de la bourse que la victime portait, suivant son habitude, dans la poche de son gilet de dessous. Puis, après avoir dissimulé la mare de sang avec la boue de la route, les deux assassins retournèrent ensemble au village ; Chalandon demanda un acompte à son complice qui lui donna 10 fr. et ils se séparèrent.
Les aveux de Chalandon sont pleinement confirmés par les constatations médico-légales.
La mort de l'infortuné Gonnachon a été occasionnée principalement par la section de l'artère carotide. Sept autres blessures lui ont été portées au cou, toutes pendant que le corps reposait sur le sol.

Le docteur Lacassagne admet comme très probable la position des deux assassins, telle
que l'indique Chalandon. Il a constaté aussi l'effet produit par le coup de bâton que ce dernier reconnaît lui avoir donné. Ce coup, d'une grande violence, a déterminé une fraction du crâne au-dessus de l'arcade sourcilière du côté droit. Il était de nature à amener la mort à la longue ; sur le moment il a produit un étourdissement.

Gonnachon a nié avec énergie, même après les aveux de Chalandon. Puis il a prétendu qu'il avait donné le coup de bâton et que son complice avait employé la hache. Dans son dernier interrogatoire, il reconnaît enfin qu'il a frappé deux fois avec la hache, mais il prétend que sa main était mal assurée et qu'il n'a pas dû atteindre son but. Il ajoute que Chalandon a eu le premier l'idée du crime et que pour le déterminer à l'accompagner il l'avait mis en état d'ivresse.

La vérité est que Gonnachon est devenu parricide parce que son père le laissait sans argent ; il a frappé avec sang- froid, et les menaces qu'il a proférées démontrent qu'il a longuement prémédité le trime odieux que seul il avait intérêt à commettre.
Chalandon exerçait à Saint-Bonnet-des-Bruyères la profession de marchand d'échelles. Il gagnait environ un franc cinquante par jour et devait subvenir à l'entretien de sa femme et de son enfant. Ancien domestique de la victime, il était lié, avec son fils, et lorsque celui-ci lui a proposé le moyen d'améliorer un peu son existence malheureuse, il a cédé et est devenu son complice.
En conséquence, etc.

M. le président interroge les accusés.
Gonnachon renouvelle les aveux qu'il a faits au cours de l'instruction ; toutefois il nie certains détails des déclarations de Chalandon et prétend que c'est ce dernier qui l'a poussé au crime.

D. Vous battiez votre père ?
R. Je ne l'ai jamais battu.
D. Des témoins disent le contraire ?
R. Un jour, mon père étant ivre est tombé dans la cour ; il s'est contusionné, mais je ne l'ai pas battu.
D. Vous aviez voué une grande haine à votre père ?
R. Je n'avais pas à me plaindre de mon père.
D. Votre père, en effet, vous avait envoyé à l'école ; il s'était montré bon pour vous.

L'accusé se renferme dans un mutisme absolu. En vain M. le président insiste pour qu'il explique sa part de participation à l'odieux forfait. Gonnachon ne répond pas.

D. Chalandon n'a-t-il pas donné un coup de gourdin à votre père ?
R. Oui.
D. Votre malheureux père est tombé ?
R. Oui.
D. Alors vous avez saisi la hache et vous avez frappé plusieurs coups successifs ?
R. (sourdement). - Oui, oui. (Sensation).

M. le président, rappelle que Gonnachon n'a fait ses aveux qu'après les révélations de Chalandon.

D. Lorsque votre malheureux père gisait à vos pieds, la tête presque détachée du tronc, vous l'avez fouillé et vous vous êtes emparé d'une bourse contenant une centaine de francs ?
R. Oui.
D. Puis vous avez traîné le cadavre de votre père au bas du talus ?
R. Oui, avec l'aide de Chalandon.

Chalandon, interrogé à son tour, répond en pleurant aux questions de M. le président :

Pendant plus de quatre mois, dit-il, Gonnachon m'a poursuivi, m'a tenté, à l'effet de l'aider à commettre le crime que vous savez. Je gagnais très peu ; j'étais éreinté de travail et dans une profonde misère. Mon complice m'a offert successivement 500 fr., puis 2,000 fr., puis enfin 3,000 fr. si je voulais l'aider à tuer son père. Je me suis laissé tenter et je suis devenu son complice.
Dans la nuit du 7 au 8 février, nous sommes partis de chez moi, nous avons contourné le village de Saint-Igny, et nous sommes arrivés dans un petit bois ; là, je me suis assis, étourdi, ennuyé de la terrible action que j'allais commettre. Gonnachon m'encourageait.
Enfin, le vieux arrive en chantant, je le frappe avec un gourdin que Gonnachon avait coupé à un chêne. Il tombe. Je recule épouvanté et son fils l'achève à coups de hache. Au troisième coup, je lui crie de s'arrêter il s'acharne avec rage sur son père puis, après l'avoir fouillé, il le traîne sur le talus. Après… après, nous rentrons chez nous ; moi, accablé de terribles remords.

Plusieurs témoins sont ensuite entendus, mais, en raison des aveux des accusés, leurs dépositions n'offrent plus aucun intérêt.
Tous les témoins sont unanimes à constater le sang-froid dont ont fait preuve les meurtriers pendant les jours qui ont précédé et suivi le -crime.
L'attitude des deux prévenus, en présence de ces témoignages, est bien différente. Tandis que Gonnachon, inerte, sous le poids de la grave accusation qui pèse sur lui, répond avec incohérence aux questions que le président lui pose, Chalandon affecte une grande douleur, verse des larmes abondantes et cherche à rejeter sur Gonnachon toute la responsabilité, en détaillant toutes les personnes qui auraient été employées par celui-ci pour obtenir son concours.

Après l'audition des témoins, M. l'avocat général Baudouin soutient l'accusation et demande la peine capitale contre Gonnachon.
M° Huguet présente la défense de Gonnachon, et M° Millevoye celle de Chalandon.

Le jury rend un verdict affirmatif à l'égard des deux accusés, avec circonstances atténuantes pour Chalandon.

La cour condamne Gonnachon à la peine de mort et Chalandon aux travaux forcés à perpétuité.

O’Dy - La Presse, n° 232 du 21 août 1883

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La Presse, n° 285 du 13 octobre 1883


Dernière édition par Adelayde le Dim 1 Avr 2012 - 18:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   Jeu 27 Oct 2011 - 19:13



Le Petit Journal, n° 7 597 du 14 octobre 1883
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MessageSujet: Re: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   Ven 28 Oct 2011 - 12:49

Malheureusement les exécutions publiques avaient rarement pour public la "bonne société": noctambules fêtards, clients faisant la tournée nocturne des bars, petite et moyenne délinquance, etc..., bref la population digne était au lit à cette heure, à la différence de la population brailleuse. No

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MessageSujet: Re: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   Ven 28 Oct 2011 - 14:59

ancien a écrit:
Au moins , il avait demandé pardon, il est mort en paix.
Pour vivre ou mourir « en paix », il ne suffit pas de demander pardon, il faut recevoir le pardon. Le père étant mort, son fils n'a jamais pu recevoir son pardon.
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MessageSujet: Re: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   Ven 28 Oct 2011 - 15:37

Et, cetainement que, parmi les plus braillards, se trouvaient certains "futurs clients" de la Veuve ! pale
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MessageSujet: Re: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   Ven 28 Oct 2011 - 19:07

Ambiance corrida...



Lyon-Charbonnières - n° 5, Samedi 29 septembre 1883.

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MessageSujet: post mortem   Ven 28 Oct 2011 - 20:04

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MessageSujet: Re: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   Ven 28 Oct 2011 - 20:36

michel-j a écrit:
Allusion (pertinente s'il en est) à Patrick Henry ?

Ravi de constater ton retour parmi nous, Ô druide !... Rassure-toi... je ne possède aucun instrument de musique risquant de te fissurer les tympans ! Very Happy
Mes tympans ont l'habitude mon cher. ils ont l'habitude lol!
Lui et beaucoup d'autres ! ! !
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MessageSujet: Re: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   Ven 28 Oct 2011 - 21:28

piotr a écrit:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31300n/f433.image.r=+Gonnachon.langFR
Un article très intéressant, Piotr. study
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MessageSujet: Le cerveau de Gonnachon   Ven 3 Mai 2013 - 16:23



Dans sa thèse Le cerveau des criminels soutenue en 1893, Camille Genod étudie le cerveau du dénommé Gonnachon, accusé de parricide en février 1883. Le corps du père de Gonnachon a été examiné par le Professeur Lacassagne, qui en a déduit que le décès a été occasionné par la section de l’artère carotide. Le crâne présente également une fracture au-dessus de l’arcade sourcilière du côté droit. Gonnachon a en effet demandé à un complice d’assommer son père d’un coup de gourdin, et s’est lui-même chargé d’achever la victime à coups de hache. Son complice confesse le meurtre. Il sera envoyé aux travaux forcés, alors que Gonnachon sera exécuté à Lyon, place Sainte-Blandine, le 14 octobre 1883.

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MessageSujet: Re: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   Sam 21 Sep 2013 - 16:38



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MessageSujet: Re: Benoît-Marie Gonnachon - parricide -1883   

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