La Veuve

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 Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755

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Adelayde
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MessageSujet: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Mer 19 Oct 2011 - 16:37


De l'injustice à la révolte : Louis Mandrin, un brigand face au fisc



Au XVIIIème siècle, le contrebandier « Belle Humeur » devint la coqueluche de tout un pays en mettant à genoux les fermiers généraux et en narguant le fisc.



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Son physique : yeux clairs ; visage aux traits énergiques, hâlé ; boucles blondes lui tombant sur la nuque.
Son costume : grand chapeau de feutre noir dont la visière antérieure est rabattue ; foulard rouge au cou ; gilet de panne rouge ; habit de pinsbeck gris, aux boutons de cuivre ; culotte de peau ; guêtres noires ; souliers à boucles d'argent ; ceinture de soie verte et rouge.
Ses armes : deux pistolets ; une épée en verrouil ; une carabine à deux coups ; une baïonnette au canon.

Source :
http://cris23.free.fr/mandrin.htm

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L’acte de naissance de Louis Mandrin

« Le onzième de février mil sept cent
vingt-cinq a été baptisé Louis
Mandrin fils de sieur François
Mandrin habitant de ce lieu et
de demoiselle Marguerite Veyron mariés
il a eu pour parrain xx Louis
Veyron xxx oncle maternel
et pour marraine demoiselle Anne
Mandrin tante paternelle ainsi
le certifie avec les xx avec
nous
Veyron
Anne Mandrin
Chilliard »


http://www.mandrin.org/genealogie-mandrin.html

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Le 26 mai 1755, le contrebandier Louis Mandrin (30 ans) est roué vif à Valence (Dauphiné).

Le condamné subit d'abord la torture des brodequins : ses jambes sont écrasées entre deux planches en vue de lui faire avouer le nom de ses complices. Puis il est conduit à l'échafaud, sur la place du Présidial. Le bourreau brise ses membres à coups de barre. Enfin, il expose le condamné face au ciel sur une roue de carrosse.

Le fier contrebandier supporte ce supplice sans mot dire. Au bout de huit minutes, le bourreau l'étrangle à la demande de l'évêque, touché par son repentir, mettant ainsi fin à ses souffrances. Plusieurs milliers de personnes assistent à la scène. Très vite va se répandre la légende du bandit magnanime puni pour avoir volé les collecteurs d'impôts.

La brève épopée de Mandrin est symbolique des iniquités fiscales dans les décennies précédant la Révolution française.
André Larané


De l'injustice à la révolte

Né à Saint-Étienne de Saint-Geoirs, dans le Dauphiné, Louis Mandrin est l'aîné d'une famille de neuf enfants. Il a 17 ans quand meurt son père, un maréchal-ferrant prospère. Inapte à développer l'entreprise familiale, il signe en 1748 un contrat avec les collecteurs de taxes de la Ferme générale en vue de ravitailler l'armée française qui guerroie en Italie.

À la fin de sa mission, ayant perdu la plupart de ses 97 mulets dans la traversée des Alpes, ne voilà-t-il pas que la Ferme générale refuse de le payer !

Là-dessus, son propre frère est pendu pour faux-monnayage suite à une intervention de la Ferme générale. Lui-même participe à une rixe sanglante le 30 mars 1753 et doit s'enfuir pour échapper au supplice de la roue. Devenu hors-la-loi, il prend la tête d'une bande de contrebandiers et déclare la guerre à la Ferme générale, non sans afficher son dévouement au roi !

Mandrin, qui a la fibre militaire, organise ses troupes comme une armée, avec solde, grades et discipline. En 1754, en l'espace d'une année, il organise en tout et pour tout six «campagnes». Au début de chaque campagne, il achète du tabac et quelques autres marchandises en Suisse et dans le duché indépendant de Savoie.

Ensuite, il pénètre en territoire français avec quelques dizaines de complices, investit une ville ou une autre et vend ses marchandises au vu et au su de chacun, pour la plus grande satisfaction des habitants, ravis de l'aubaine.

Les fermiers généraux ripostent en obtenant dès le printemps 1754 des lois contre les personnes qui achèteraient quoi que ce soit aux contrebandiers.

Louis Mandrin a l'idée, lors d'une campagne, à Rodez, de «vendre» ses marchandises aux employés locaux de la Ferme sous la menace des armes. En d'autres termes, il pille les caisses de l'institution.

En octobre, sa cinquième campagne, au Puy, tourne mal. Elle lui vaut une grave blessure au bras suite à un échange de tirs avec les troupes de la Ferme générale. La Ferme, cette fois, obtient du roi l'intervention de l'armée. Mandrin, qui eut tant aimé servir comme officier, est désolé par la perspective d'avoir à affronter des soldats royaux.

Le régiment de chasseurs du capitaine Jean-Chrétien Fischer intervient précisément lorsque Mandrin lance sa sixième campagne, à Autun et Beaune, le 19 décembre 1754. Les contrebandiers sont pris en chasse alors qu'ils quittent Autun. C'est le massacre. Mais Mandrin arrive in extremis à s'enfuir en Savoie.

Le capitaine des troupes de la Ferme générale, Alexis de la Morlière, déguise 500 de ses hommes en paysans et les fait pénétrer en toute illégalité sur le territoire du duché.

Louis Mandrin, le contrebandier de belle prestance que l'on surnommait «Belle humeur» est trahi par deux membres de sa bande. Il est pris avec trois comparses au château de Rochefort et ramené en France, à Valence.

Indigné par la violation de son territoire, le duc Charles-Emmanuel III de Savoie demande à son neveu Louis XV la restitution du prisonnier. Comme le roi de France s'apprête à lui céder, la Ferme générale accélère les formalités de jugement de son ennemi juré. La condamnation tombe le 24 mai 1755 et elle est exécutée deux jours plus tard.

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=17550526

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Mandrin dans sa cellule de prison à Valence



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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Mer 19 Oct 2011 - 16:38


De l'injustice à la révolte : Louis Mandrin, un brigand face au fisc


Jacques Pradel retrace le parcours de Louis Mandrin dans l’émission « Café crimes » du 16 août 2010 consacrée aux Grandes affaires criminelles de l’Isère.

http://gpodder.net/episode/2231554

Bonne écoute !



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L'histoire de Mandrin - Rébellion contre le pouvoir

http://www.mandrin.org/campagnes-de-mandrin.html

Un excellent site, abondamment documenté, à visiter sans modération.

On peut notamment réécouter l'émission « 2000 ans d'histoire » diffusée sur France Inter le 28 juin 2005 et voir un petit reportage diffusé par Telegrenoble.

Des images récupérées sur le site…




Mandrin attaquant un entrepôt de tabac





Mandrin et ses ballots de tabac






Véritable cartouchière ayant appartenu à Louis Mandrin (Collection du musée Dauphinois de Grenoble)





Les bottes de Louis Mandrin





Carte postales datant du début des années 1900 représentant les Bottes de Mandrin visibles au Restaurant Juge au Val de Fier.

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Médaille Louis Mandrin

Frère de Pierre Mandrin, pendu pour faux-monnayage, Louis Mandrin prend la tête en 1754 d'une bande de 300 contrebandiers, entre la France et la Savoie alors duché indépendant. Il s'attaque aussi aux Fermiers généraux qui envoient 500 hommes de main déguisés en paysans le capturer en Savoie. Il est rapidement jugé puis roué vif à Valence le 26 mai 1755. Très populaire de son vivant pour s'en être pris aux taxes des fermiers généraux, Mandrin reste célèbre : ainsi eut lieu en 2005 au Musée dauphinois de Grenoble, une exposition sur Louis Mandrin, malfaiteur ou bandit au grand cœur (source : Wikipédia) ou plus récemment une page dans le Figaro (juillet-août 2008, série « ennemis publics », n° 6 sur 18).
Un trou de suspension à douze heures sinon un très bel exemplaire de cette fonte assez rare

http://www.inumis.com/vso/V00006/louis-mandrin-1725-1755-brigand-dauphinois-a10300.html



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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Mer 19 Oct 2011 - 17:02


De l'injustice à la révolte : Louis Mandrin, un brigand face au fisc


L'exécution de Mandrin le 26 Mai 1755, place des Clercs à Valence - Il y a 256 ans sur la place des Clercs à Valence, Louis Mandrin montait sur l’échafaud pour y être exécuté... Récit de l'une des exécutions les plus célèbres de l'histoire de France.

La capture de Mandrin




Le château de Rochefort en Novalaise (Savoie) au début du XXe siècle, lieu de la capture de Louis Mandrin
Pourchassé par les fermiers généraux, insatiables collecteurs d'impôts de l'Ancien Régime, Mandrin est capturé dans la nuit du 10 au 11 Mai 1755 au Château de Rochefort en Novalaise (Savoie) et conduit à Valence.
Les Valentinois vont découvrir un être plein d'esprit et de répartie au cours d'entrevues organisées par groupes de cinq personnes dans sa cellule.



Le tribunal de Valence



Mandrin dans sa cellule de prison à Valence

Valence est depuis 1733, le siège d'une juridiction d'exception de mauvaise réputation. « La commission de Valence » que Voltaire décrivait comme étant un des fléaux de l'humanité. Celle-ci condamna en 1755, le célèbre contrebandier à être roué de coup à vif et étranglé sur la Place des Clercs.



L’exécution de Louis Mandrin



L’exécution de Mandrin est l'une des plus célèbres de l'Ancien Régime et a sans doute contribué à faire grandir le mythe alors en formation.
Le jugement est rendu le samedi 24 Mai 1755 dans la soirée. Le lendemain étant un dimanche, il faudra attendre Lundi 26 Mai 1755 pour que le greffier lui lise son arrêt de mort. L’exécution aura lieu dans la foulée.
Il est environ 17 heures lorsque Mandrin sort de prison. Il y a du monde jusque sur les toits. On peut même louer pour douze sous les gradins construits spécialement pour l'occasion.
Des patrouilles ont été placées dans les rue de Valence et les portes de la ville sont fermées.



Mandrin est nu en chemise, la corde au col, il porte un écriteau sur lequel il y a écrit en gros caractères « Chef des contrebandiers, criminels de lèse-majesté, assassins, voleurs et perturbateurs du repos public » et, tenant en ses mains une torche de cire ardente, du poids de deux livres. Tout en gardant cet air fier et aussi martial qu'il avait lorsqu'il se battait, il s'agenouille devant la cathédrale de Valence et dit alors : « Je demande pardon à Dieu, au roi et à la justice, de tous mes crimes et attentats... »
Louis mandrin est ensuite conduit à la place des Clercs où est dressé l’échafaud.
On lui donne de l'eau de vie, ainsi qu'au confesseur qui s'évanouit. Puis il endure sans un cri d'avoir « les bras, jambes, cuisses et reins rompus vifs [...] mis ensuite sur une roue, la face tournée vers le ciel pour y finir ses jours ». Sur avis de l’évêque de Valence, sensible à son repentir, le juge ordonne au bourreau de l'étrangler au bout de huit minutes. Son corps est accroché au gibet. Ses biens sont « confisqués au roi », dont dix milles livres vont dédommager la Ferme et payer le procès.
Le jour de son exécution une foule innombrable se pressera place des Clercs. Son corps fut exposé après sa mort durant trois jours et, tels des pèlerins, de nombreuses personnes accoururent pour lui rendre un dernier hommage tant sa popularité s'était accrue.
La mort de Mandrin sur la roue de Valence marque la fin de ses agissements mais aussi le début d'une légende, tant l'homme marqua les esprits de ses contemporains.



Le supplice de la roue est le chef d’œuvre de cruauté réservé aux homicides de lèse-majesté.



La mort de Mandrin vue par ses contemporains


Le curé Jean Baptiste Violier nous montre combien le peuple aimait le « capitaine des Contrebandiers de France ». Il voit déjà, en 1755, un message politique à l’action de Mandrin. Il n’hésite pas à critiquer les Grands :
« Mandrin a volé les puissants de l’époque et a été puni alors que ces puissants dépouillaient le peuple en toute impunité. 1755
Le grand Mandrin est expiré à Valence, au milieu de cette année, entre ciel et terre. »

Ce fut pendant des jours un fameux pèlerinage, le corps brisé de Mandrin exposé aux fourches patibulaires, "on y afficha des vers de tout étage et des épitaphes en lettres de sang". En voici quelques-uns :

Passant, raconte à tes semblables
Que Mandrin, dont tu vois les os,
Par des forfaits inconcevables
Fut égal à plus d'un héros,
Qu'il régna dans la contrebande,
Qu'il mourut sur un échafaud,
Que pour la gloire de sa bande
Mandrin régna trop tard, ou qu'il mourut trop tôt.


Poseure Moerentes Socii.



Ou encore...

Tel qu'on vit autrefois Alcide
Parcourir l'Univers la massue à la main,
Pour frapper plus d'un monstre avide
Qui désolait le genre humain,
Ainsi j'ai parcouru la France,
Que désolait mille traitants ;
Je péris pour avoir dépouillé cette engeance,
Je jouirais comme eux d'une autre récompense,
Si j'avais dépouillé les peuples innocents.


Chansonnier Clairambault



Des vers anonymes...

Passants, honorez de vos pleurs
Celui qui fit la guerre aux vices :
Il courait après les honneurs,
Il ne trouva que des supplices.
Si, pénétrés de ses malheurs,
Vous voulez savoir son histoire,
Interrogez-en l'Univers,
Ou la déesse Mémoire
Qui parle dans ce dernier vers :
Ci-gît Mandrin, Ci-gît la gloire.


Anonyme



L'épitaphe de Mandrin...

« Le Mandrin dont tu vois le déplorable reste,
Qui termina ses jours par une mort funeste.
Des gardes redoutés, des villes la terreur,
Par des faits inouïs signala sa valeur ;
Déguisant ses desseins sous le nom de vengeance,
Deux ans en pleine paix il ravagea la France.
Dans ses incursions, amis des habitants,
Taxa d'autorité les caisses des traitants.
Lui seul à la justice arrachant ses victimes,
Il ouvrit les prisons et décida les crimes,
Quoiqu'en nombre inégal, sans se déconcerter,
Aux troupes de son prince il osa résister.
Plus grand que Cavalier et plus grand que Cartouche,
Il ne fut point guidé par cet esprit farouche
Qui des grands scélérats annonce la fureur ;
Du crime et du carnage il eut toujours horreur.
Lorsqu'il se crut au port, il rencontra l'orage ;
Il fut pris sans pouvoir signaler on courage.
D'un œil sec et tranquille il vit son triste sort.
Fameux par ses forfaits il fut grand par sa mort. »

http://www.mandrin.org/execution-de-mandrin.html
Une page de l’excellent site déjà cité :
http://www.mandrin.org/campagnes-de-mandrin.html



Dernière édition par Adelayde le Jeu 20 Oct 2011 - 10:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Mer 19 Oct 2011 - 17:12

Mandrin : films, chansons…

Interprétée par Yves Montand, « La complainte de Mandrin »

https://www.youtube.com/watch?v=JCwsASjtryw

Les films

http://www.mandrin.org/film-mandrin.html
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MessageSujet: La maison de Mandrin à Langeac   Ven 21 Oct 2011 - 18:52

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kilekoncuila
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Sam 22 Oct 2011 - 19:05

Pour renseigner le post sur Mandrin.

Monté sur l'échafaud, il s'adressa aux enfants des écoles qu'on avait placés au premier rang et leur dit "Jeunesse prenez exemple sur moi!" Puis s'étendant sur la Croix de Saint-André où il allait être roué, il dit au bourreau "Fais ton devoir mon ami, le plus promptement que tu pourras".
Il ne poussa pas une plainte sous les coups. Par faveur extrême on l'égorgea au lieu de le laisser agoniser sur la croix.
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Sam 22 Oct 2011 - 19:31

Sur avis de l’évêque de Valence, sensible à son repentir, le juge ordonne au bourreau de l'étrangler au bout de huit minutes. Sad
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Sam 22 Oct 2011 - 20:11


Maison Oziol (XVIIème siècle) - 7, Rue d'Aigues-Passes à Mende



Maison dite « maison de Mandrin » avec de faux balustres aux fenêtres

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mende_%28Loz%C3%A8re%29



Louis Mandrin, chef d'une troupe de contrebandiers, vint en Gévaudan en 1754. Il contraignit les entreposeurs des tabacs de Mende à lui acheter de nombreux ballots de cette herbe à Nicot, qu'il avait au préalable soustraits aux mêmes entreposeurs ou à leurs confrères du Velay. Plusieurs fois arrêté, réussissant toujours à s'évader, ouvrant les prisons, relâchant les prisonniers qui venaient grossir sa troupe.
La Légende veut qu'à Mende le célèbre contrebandier ait habité la maison Oziol. Il aurait caché un fabuleux trésor qui n'a jamais été découvert




Une Pietà orne la façade

http://www.flickr.com/photos/10699036@N08/2205499183/in/photostream/





Portail monumental de la Maison de Mandrin à Mende

http://www.flickr.com/photos/10699036@N08/2205499177/
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Dim 23 Oct 2011 - 20:45

Merci Adelayde.

J'aime bien les histoires de contrebandiers, notamment sur le trafic du sel. study

Dans ma région, en limite de Maine et Loire et de Loire Atlantique (près d'Ancenis) il y avait pas mal de chemins qu'empruntaient les faux saulniers pour leur trafic.

Normal: en Bretagne il n'y avait pas de taxe alors qu'en Anjou elle était très élevée.

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MessageSujet: Exécution de Mandrin à Valence   Sam 12 Nov 2011 - 16:08


C'est à Valence, sur la Place du Marché (Place des Clercs), face à la cathédrale Saint-Apollinaire, que Louis Mandrin a été exécuté le 26 mai 1755.

Ayant vécu à Valence une partie de mon enfance et mon adolescence, j’ai toujours eu une pensée pour lui en passant par là.







http://www.napoleon1er.org/forum/viewtopic.php?f=5&t=19940

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Louison
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Sam 17 Déc 2011 - 20:28

Un beau "Robin des Bois" !!
Au faite, il mesurait combien ?
Oh mais d apres la taille de ses bottes, il avait de petits pieds !?? Shocked
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Mar 20 Déc 2011 - 12:44

Cela n'a rien à voir.

Ce genre de bottes j'en ai vu au musée de l'armée à Paris.

En fait elles sont très lourdes et semblent être petites. En réalité il n'en est rien. C'est dû à la forme particulière du coup de pied. La pointure est tout à fait normale.

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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Mar 20 Déc 2011 - 13:00

La pointure des bottes de Louis Mandrin ? Je ne me suis jamais posé cette question qui... ne se rapporte qu'à ses pieds. Quelles que soient ses mensurations, Louis Mandrin était un géant. santa
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Mar 20 Déc 2011 - 13:19

Adelayde , s' il était géant, ce serait une exeption pour son temps ou soit il était de taille, on va dire 1m90 .... enfin, on devrait les voir en vrai, de près ! Very Happy

CARNIFEX, eh bien ! à les voir, c est du trompe l'oeil !! What a Face
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Mar 20 Déc 2011 - 14:06

Louison a écrit:
Adelayde , s' il était géant, ce serait une exeption pour son temps ou soit il était de taille, on va dire 1m90 .... enfin, on devrait les voir en vrai, de près ! Very Happy

CARNIFEX, eh bien ! à les voir, c est du trompe l'oeil !! What a Face
Louis Mandrin est à mes yeux un géant : ni par sa taille, ni par son poids ; encore moins par la pointure de ses chaussures... Il est un géant de révolte, un géant de courage.
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   Mar 20 Déc 2011 - 14:08

J'approuve votre point de vue sur cet homme, un grand Robin des Bois Very Happy sunny
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MessageSujet: La maison natale de Louis Mandrin à Saint-Etienne-de Saint-Geoirs   Jeu 24 Mai 2012 - 16:05


La maison natale de Louis Mandrin à Saint-Etienne-de Saint-Geoirs (Isère)








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MessageSujet: L’auberge des Adrets, refuge de Mandrin   Jeu 24 Mai 2012 - 16:06


L’auberge des Adrets, refuge de Mandrin








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MessageSujet: Les grottes de Mandrin   Jeu 24 Mai 2012 - 16:07


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(Note du forum:Adelayde, notre administratrice, est décédée le 1er mars 2018 )
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MessageSujet: Re: Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755   

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Louis Mandrin - de l'injustice à la révolte - 1755
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