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 Le procès de Nurenberg - 1945-1946

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MessageSujet: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Sam 6 Aoû 2011 - 19:21

Le procès de Nuremberg

Si cela n'est pas à la bonne place , soyez sympa de le mettre , Merci




Le procès de Nuremberg.
Le 18 octobre 1945, 24 responsables politiques, militaires et économiques Allemands sont mis en accusation. Du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 va se dérouler au palais de justice de Nuremberg le procès de ces 24 personnes devant un tribunal militaire international.

Le commandant en chef de la marine Allemande et successeur d'Hitler, Karl Dönitz, est l'un des accusés du procès, ainsi que Hans Frank(gouverneur général de Pologne), Wilhem Frick(ancien ministre de l'Intérieur), Hans Fritzsche(directeur du service de la radio au ministère de la Propagande), Walter Funck(président de la Reichsbank jusqu'en 1939), Hermann Göring(ancien maréchal du Reich), Rudolf Hess(adjoint d'Hitler jusqu'en 1941), Alfred Jodl(chef d'État-major des opérations de guerre du commandement suprême des forces armées[OKW]), Ernst Kaltenbrunner(chef de la police de sécurité), Wilhelm Keitel(feld-maréchal et chef de l'OKW), Constantin von Neurath(ministre des affaires étrangères de 1932 à 1938), Franz von Papen(vice-chancelier puis ambassadeur du Reich), Erich Raeder(commandant en chef de la marine de 1928 à 1943), Joachim von Ribbentrop(ministre des affaires étrangères), Alfred Rosenberg(ministre des Territoires occupés de l'Est), Fritz Sauckel(commissaire de la main d'oeuvre), Hjalmar Schacht(ministre de l'économie de 1934 à 1937), Baldur von Schirach(chef de la Jeunesse Hitlérienne et gauleiter[chef de district]de Vienne), Arthur Seyss-Inquart(chancelier de l'Autriche puis commissaire du Reich dans les Pays-Bas occupés), Albert Speer(ministre de l'Armement et de la Production de Guerre) et Julius Streicher(responsable du journal antisémite Der Stürmer). Martin Bormann(conseiller d'Hitler à partir de 1943) est condamné par contumace. Il est en fuite ou peut-être mort en mai 1945 à Berlin. Pour des raisons de santé Gustav Krupp ne comparaît pas devant le tribunal. Le 25 octobre l'ancien dirigeant du Deutsche Arbeitsfront(DAF, front allemand du travail) Robert Ley se suicide dans sa cellule.

Le tribunal est composé de quatre procureurs : un procureur Américain, un procureur Soviétique, un procureur Britannique et un procureur Français. Les accusés peuvent choisir librement leurs avocats. Il y a quatre juges et leurs adjoints qui représentent les vainqueurs. Le président du tribunal est un Anglais : Sir Justice Lawrence.

L'acte d'accusation(25 000 mots) repose sur quatre points : conjuration, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité(c'est d'ailleurs pendant ce procès qu'on a défini la notion de crime contre l'humanité). La conjuration, c'est l'ensemble des manoeuvres ayant conduit à la conquête du pouvoir absolu. Les crimes contre la paix sont la planification, la préparation et le déclenchement d'une guerre offensive qui a violé de nombreux traités internationaux. Les crimes de guerre prennent en considération toutes les infractions au droit des peuples, les assassinats collectifs à grande échelle, les brutalités contre les prisonniers de guerre et leur assassinat, l'exécution d'otages, les actes de torture, de mise en esclavage et de pillage économique, l'avilissement, le mauvais traitement, la déportation, l'asservissement et le meurtre de personnes civiles dans les territoires occupés. Sont considérés comme crimes contre l'humanité les persécutions commises à l'encontre de minorités raciales et religieuses et l'extermination de celles-ci.

Le 1er octobre 1946 le verdict est rendu : douze condamnations à mort par pendaison(Hermann Göring, Ernst Kaltenbrunner, Julius Streicher, Hans Frank, Wilhelm Frick, Alfred Jodl, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Alfred Rosenberg, Fritz Sauckel, Arthur Seyss-Inquart et Martin Bormann (par contumace). Ils sont exécutés à Nuremberg le 16 octobre 1946(sauf Hermann Göring qui s'est suicidé la veille dans sa cellule). Rudolf Hess, Walter Funk(libéré en 1957) et Erich Raeder(libéré en 1955) sont condamnés à la prison à vie(prison de Spandau). Albert Speer et Baldur von Schirach sont condamnés à une peine de vingt ans de prison et seront libérés en 1966. Constantin von Neurath est condamné à quinze ans de prison et sera gracié en 1954. Karl Dönitz est condamné à dix ans de prison et sera libéré en 1956. Hjalmar Schacht, Franz von Papen et Hanz Fritzsche sont acquittés. Le NSDAP(Parti National-Socialiste Allemand des Travailleurs), la Gestapo, les SS et le SD(Sicherheitsdienst, service de sécurité des SS) sont déclarées comme des organisations criminelles.

Douze autres procès furent intentés à 177 personnes devant les tribunaux militaires Américains. Des médecins, des juristes, des militaires, des hommes d'affaires sont jugés entre 1946 et 1949. Il y eut 24 condamnations à mort dont 12 exécutées. 35 accusés sont acquittés et tous les autres sont condamnés à des peines de prison qui seront annulées en 1956.

Souce : http://hsgm.free.fr/leprocesdenuremberg.htm
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Adelayde
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MessageSujet: Le procés de Nurenberg   Sam 6 Aoû 2011 - 20:12

Ce sujet, très intéressant, est à sa place, l'Ancien queen
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Adelayde
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Sam 6 Aoû 2011 - 20:18

michel-j a écrit:
Si ce procès intéresse, j'envoie au plus tôt à Adelayde la photo d'une jeune garde-chiourme des camps de la mort exécutée par Pierrepoint (pas le "notre"... celui d'outre-Manche).
ça marche, Michel !
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MessageSujet: Irma Grese   Sam 6 Aoû 2011 - 21:45

Ben oui !... Comme quoi la folie humaine reste un gouffre insondable !... Et il en existe encore pour le nier en dépit de toutes les preuves apportées !

J'ai expédié la photo d'Irma Grese... que Pierrepoint transforma en "yoyo" après une sentence quand même amplement méritée...






Ce qui reste quand même extraordinaire, c'est que des harpies largement aussi déshumanisées qu'elles s'en soient sorties avec des peines à temps... Hormis la "chienne de Buckenwald qui s'accorda une remise de peine en s'envoyant en l'air dans sa cellule, de façon radicale et définitive.
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Dim 7 Aoû 2011 - 8:58

Si je ne m'abuse, cette tirade célèbre a été reprise dans un film.

Mon directeur d'école primaire portait le tatouage... mais il n'évoquait qu'une seule "anecdote"; celle d'un gardien Allemand, jeune instituteur comme lui, qui lui offrait des cigarettes en douce et lui ramenait des pommes de terres cuites roulées dans un mouchoir.

Mais savez-vous qu'au bagne de Cayenne le taux de mortalité a surpassé celui des camps de travail forcé en Allemagne ? (je ne parle pas des camps d'extermination, bien évidemment !)... Nos "voisins" Sud-Américains en était tellement écoeurés qu'ils rendaient rarement les prisonniers en fuite si ceux-ci n'avaient commis aucun délit chez eux et réclamaient le droit d'y vivre et d'y travailler... mais bon... pour dénicher ça dans nos livres d'histoire, balpeau !... Et pour attérrir à Cayenne, il suffisait d'être récidiviste... même d'un vol au clapier !
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Elie Köpter
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Dim 7 Aoû 2011 - 10:39

michel-j a écrit:
...J'ai expédié la photo d'Irma Grese... que Pierrepoint transforma en "yoyo" après une sentence quand même amplement méritée...

On peut aussi rajouter à la liste de ces "charmantes hôtesses" : affraid

Elizabeth Volkenrath :



Johanna Bormann :



Source :http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticleId=23&pChapitreId=37392&pSousChapitreId=37394&pArticleLib=Les+SS+servant+%E0+Auschwitz+et+leur+devenir+%5BAuschwitz%2C+camp+de+concentration+nazi-%3ELes+bourreaux%5D
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MessageSujet: Hermann Göring   Dim 7 Aoû 2011 - 11:28

Un des pires, du moment. Une partie de la vie de ce joyeux luron relaté par wikipédia .

En 1940, Göring devient Reichsmarschall des Großdeutschen Reiches, titre qu'il est le seul à posséder. Il est le seul durant la Seconde Guerre mondiale à recevoir la Grand Croix de l'ordre de la croix de fer (Grosskreuz), l'une des plus hautes distinctions allemandes, que ne s'étaient vu décerner que des chefs du prestige de Blücher ou de Hindenburg. Il est toujours chef suprême de l'aviation et de l'économie de guerre. À l'entrée en guerre, il est le successeur désigné de Hitler. On le surnomme « l'Homme de fer » et il jouit d'une très grande popularité dans la population allemande.

Paradoxalement, Hermann Göring est alors opposé à la guerre, qu'il juge trop risquée tant que l'Angleterre reste en lice. Or, lorsque Hitler sacrifie les chasseurs aux bombardiers, l'ancien pilote de chasse ne fait aucune objection : en fait, il n'ose s'opposer de front à son chef. Il multiplie les vantardises et les échecs. Fin mai 1940, il obtient qu'Hitler stoppe ses blindés aux portes de la poche de Dunkerque[réf. nécessaire], promettant que son aviation suffirait à liquider les forces franco-britanniques massivement encerclées : en réalité, la RAF perd deux fois moins d'appareils que la Luftwaffe qui se montre impuissante à empêcher le rembarquement spectaculaire de 400 000 soldats britanniques et français39. En 1941, après son échec dans la bataille d'Angleterre qui oppose frontalement la Luftwaffe à la chasse anglaise, le Maréchal du Grand Reich reste quelque temps dans l'ombre.

Il déclare un jour dans une interview qu'aucun bombardier ennemi ne peut même espérer franchir la frontière du Reich : « Si une seule bombe ennemie tombe sur le sol allemand, je veux bien m'appeler Meier40 » (équivalent allemand de manger son chapeau). Quelques mois plus tard, des bombes américaines et britanniques vont pleuvoir sur le Grand Reich. Pourtant les Berlinois, qui ne l'appellent plus que « Hermann Meier » par ironie, ne retirent pas leur sympathie à ce personnage haut en couleurs et fanfaron dont ils ignorent ou négligent les actes criminels, au point que Hitler, conscient de la popularité de Göring, se garde de jamais le disgracier publiquement malgré son irritation croissante envers ses échecs répétés41.

En mai 1941, Göring, connaissant les plans de Barbarossa, réunit une commission de cinquante experts et cadres dirigeants dont les travaux vont mener au Generalplan Ost : liquidation méthodique des territoires de l'URSS.

Le 31 juillet 1941, Göring charge Heydrich, chef de la sécurité du Reich, de prendre toutes les mesures nécessaires à une « solution globale de la question juive », c'est le passage à la déportation et à l'élimination massive des Juifs dans les pays européens occupés : étoile jaune, camps d'extermination (voir conférence de Wannsee).

En janvier 1943, il se vante encore en assurant à Hitler que sa Luftwaffe peut continuer à approvisionner par la voie des airs l'armée assiégée à Stalingrad ; son erreur de jugement a des conséquences désastreuses pour l'Allemagne. Göring traite de lâcheté et d'incapacité les généraux et « les héros de la bataille d'Angleterre » ; plusieurs officiers vont alors se révolter contre celui qu'ils surnomment le « bouffi » et demander sa disgrâce.

Cependant, même à ce moment où tout ce qui l'entoure commence à craquer, le Reichsjägermeister (grand "veneur" de l'Empire) continue à vivre dans son univers personnel, se consacrant à la chasse42 et collectionnant des tableaux en tant que « grand amateur de l’art de la Renaissance », spécialement fasciné par Lucas Cranach. Avec l'aide d'experts personnels comme Bruno Lohse et Walter Andreas Hofer43, il pille les trésors artistiques des territoires occupés de l'Europe occidentale. Il est aussi, au moins jusqu'en 1942-1943, un des organisateurs essentiels du pillage économique des pays occupés, et du transfert forcé de travailleurs civils dans le Reich ; le gauleiter Fritz Sauckel, « négrier de l'Europe », lui est nommément subordonné à partir de 1942.

Dans les derniers jours de la guerre, le 25 avril 1945, Göring est définitivement désavoué, et même condamné à mort44 par son Führer après avoir tenté de prendre le pouvoir alors que celui-ci s'était enfermé dans le Führerbunker dans Berlin assiégé. Hitler lui octroie néanmoins sa grâce au vu de ses services passés, et se contente de le faire assigner à résidence par les SS. Le Führer exclut Göring du parti national-socialiste dans son testament du 30 avril, ainsi que Himmler, avant de se suicider. Quelques jours plus tard, Göring se rend aux Américains en Bavière.
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Dim 7 Aoû 2011 - 12:35

La Johanna etait parente avec Martin du même nom ?
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Dim 7 Aoû 2011 - 12:48

Pour continuer sur le procès, toujours sur Wiki :

Hermann Göring lors du procès de Nuremberg.
Le 21 mai 1945, il est interné dans le camp américain de Mondorf-les-Bains : cet homme lourd de 140 kilos est alors presque impotent et a perdu une partie de ses facultés intellectuelles, d'après les témoignages du médecin de la prison. En effet, après avoir été blessé pendant le putsch manqué de 1923, il avait commencé à absorber des doses massives de morphine, puissant opiacé, bien connu pour ses vertus antalgiques et anesthésiantes et il en était devenu dépendant, jusqu'à son arrivée à la prison où il est enfin sevré. Cela lui fait perdre une grande partie de sa surcharge pondérale et retrouver ses facultés. Il affirme son ascendant sur ses codétenus et se présente à la barre comme le plus haut responsable nazi après Hitler, assumant les actes du IIIe Reich.

Au procès de Nuremberg, il fait rectifier les mauvaises traductions pendant les interrogatoires, car il maîtrise la langue anglaise, et déstabilise le procureur américain Jackson, notamment en se lançant dans des discours fleuves en réponse à ses questions. Plus patient et plus concret, le procureur britannique, Sir David Maxwell Fyfe (en), a plus de succès dans son contre-interrogatoire (21 mars) : ce dernier fait allusion à l'exécution sommaire de cinquante prisonniers de la Royal Air Force, attaquant directement son honneur de soldat qui lui tenait très à cœur. Göring est condamné à mort pour plan concerté ou complot, crimes contre la paix, crimes de guerres et crimes contre l'humanité.

Göring s'empoisonne le 15 octobre 1946, pour échapper à l'humiliation de la pendaison45. Il meurt dans sa cellule à l’aide d’une capsule de cyanure, probablement fournie par un jeune garde américain, abusé par des individus. En effet, un des gardes de Göring, âgé de 19 ans à l'époque et nommé Herbert Lee Stivers, avoue en février 2005 lui avoir transmis un stylo contenant un prétendu médicament. Celui-ci lui aurait été remis par deux Allemands qui prétendaient que le condamné était malade. Jeune, crédule et amouraché d'une Allemande qu'il voulait impressionner, Stivers accepta de transmettre le stylo et ne révéla ce geste que cinquante-huit ans plus tard46.

Le corps de Hermann Göring fut incinéré et ses cendres dispersées dans l'Isar, affluent du Danube
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Dim 7 Aoû 2011 - 14:28

Le jeune trouffion aurait aussi reçu en cadeau un briquet de joaillerie frappé aux armes du Reich et grâvé au nom de Goering... ce serait l'un des héritiers qui aurait vendu le pot aux roses.
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Benny
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Dim 7 Aoû 2011 - 15:33

Un peu comme les 6 hommes et 5 femmes, ex-gardiens le 04/07/1946...
http://www.geocities.ws/epjacobs4/biskupiae.htm

Irma n'y était pas mais ses copines Paradies, Berkmann et becker oui.
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Benny
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Dim 7 Aoû 2011 - 21:37

Surtout qu'apparemment, ils aimaient pendre haut et court à l'époque.
Citation du site ci-dessus en page 2 :
"As they dropped only a short distance , this was a socalled "slow hanging" where the condemned died of strangulation .
They probably remained conscious for many long minutes and they finally died after 15 minutes while their bodies struggled and quivered at the end of the rope ."

Finalement, le gros s'est offert une fin paisible.
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Dim 7 Aoû 2011 - 23:24

Nuremberg, intéressant comme procès mais singulier par le fait qu'il s'agisse d'une justice de "vainqueurs "......avec d'énormes lacunes et silences, le massacre de katyn par exemple ,on est assez loin du tribunal de la haye je pense
des procès parallèles ont eu lieu, beaucoup plus significatifs à mon avis, par exemple celui des einsatzgruppen avec le témoignage très complet et particulièrement saisissant d'otto ohlendorf, qui a commandé l'une de ces unités, on peut penser qu'il a eu de vrais remords( il savait évidemment qu'il allait être pendu), ayant été chef de l'amt 3 du rsha(sd) de plus , lui le docteur en droit s'est ouvert sur les horreurs commises principalement en union soviétique et les pays baltes
Assez rares des gens de son niveau à être allés au fond des choses ,très étrange, l'impression qu'ils reviennent sur terre
Son témoignage est essentiel, avec celui de werner best
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Lun 8 Aoû 2011 - 8:06

Le PCF, à la mort de Staline, a longtemps refusé de reconnaître les massacres d'opposants au "maitre du Kremlin" que ce soit par Duclos, d'abord, puis G. Marchais ensuite. Il faudra l'avenement de Robert Hue.
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Ven 12 Aoû 2011 - 0:06

Le dernier mots de Irma Greese lors de son exécution SCHNEL (vite), elle devait être pressée d'aller en enfer.
N’ayons pas peur des mots pour ces femmes Chiennes, salopes je laisse cour a votre imagination pour trouver les autres.
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MessageSujet: Le procès des médecins de Nuremberg   Sam 3 Sep 2011 - 22:57


Jacques Pradel revient sur le procès des médecins de Nuremberg dans l'émission "L'heure du crime" du 21 juin dernier.

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/ecouter/l-heure-du-crime-du-20-juin-2011-le-proces-des-medecins-de-nuremberg-7696888041

Bonne écoute !
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Filomatic
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Ven 11 Oct 2013 - 8:03

Irma Grese sur l'échafaud.



Image:http://www.asesinos-en-serie.com/irma-grese-el-angel-de-auschwitz/
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benjamin
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Mer 6 Nov 2013 - 21:05

Invité a écrit:
Mais savez-vous qu'au bagne de Cayenne le taux de mortalité a surpassé celui des camps de travail forcé en Allemagne ? (je ne parle pas des camps d'extermination, bien évidemment !)...   Nos "voisins" Sud-Américains en était tellement écoeurés qu'ils rendaient rarement les prisonniers en fuite si ceux-ci n'avaient commis aucun délit chez eux et réclamaient le droit d'y vivre et d'y travailler...   mais bon...   pour dénicher ça dans nos livres d'histoire, balpeau !...   Et pour attérrir à Cayenne, il suffisait d'être récidiviste...   même d'un vol au clapier !

C'est encore une légende!


Tout d'abord, le bagne de Guyane (et très peu de Cayenne qui ne compta jamais plus de 300 détenus d'ailleurs les mieux lotis) a connu diverses époques et certes, les débuts sous le second empire ont été très meurtriers, pas à cause d'une volonté d'exterminer, mais à cause des épidémies (fièvre jaune surtout, et paludisme) qui tuaient autant les gardiens que les détenus.
Je doute que les SS de Buchenwald ou de Dachau avaient une mortalité équivalente aux détenus... et je n'évoque pas les camps d'extermination comme Auschwitz, Treblinka, Maidanek, Sobibor où la survie moyenne était de 48h...

Dès que le mode de transmission des endémies fut connu (les moustiques) l'évacuation des lieux les plus insalubres et la distribution de moustiquaires a stabilisé la population, et entre 1890 et 1939, le taux de mortalité évolua entre 8 et 11% ce qui est certes beaucoup mais... très inférieur à ce qu'on constatait dans les centrales françaises, et à comparer aux 6 à 8% que subissait la population civile guyanaise (à peine moins)! Certes ce n'est pas brillant mais guère pire que pour les civils et on signalera que des détenus ont bénéficié de soins attentifs délivrés par les médecins militaires, que ne recevaient pas les civils (transporté Boulay qui s'était stupidement baigné aux îles du salut, émasculé et partiellement amputé par un requin, opéré 27 fois en six ans... Trouvez de tels exemples chez les ouvriers du début du XXe siècle!)

Alors parler "d'univers concentrationnaire..." surtout que le nb d'innocents (toujours trop élevé évidemment) était dérisoire. On allait en Guyane parce qu'on avait gravement dérogé à la loi, pas parce qu'on était juif, gitan, homosexuel, etc.

La sanction dans la sanction, à savoir la réclusion cellulaire à St Joseph, c'était ni plus ni moins que le régime normal des centrales françaises, le froid en moins (aucune n'était chauffée): isolement cellulaire, silence rigoureux, etc.

Le bagne était dur, mais moins que les centrale et si on compare ses conditions de vie à celles des ouvriers journaliers de l'époque, il y a certes pour les moins bien lotis un écart, mais pas si énorme que ça (au moins, on mangeait tous les jours)
Quand aux "vernis" (garçons de familles, comptables, intendants, cuisiniers, boulangers, etc.) c'était carrément une vie matérielle meilleure que celle de la moitié du prolétariat libre.

Comparaisons avec les voisins?

Les voisins sud américains pratiquaient la peine de mort pour à peu près tous les délits qui envoyaient au bagne en Guyane (Guyana, Trinidad, Venezuela, Colombie) et entre les hypocrites (les Britanniques qui ne "rendaient pas" depuis Trinidad mais qui ne toléraient pas le séjour (un délai de 15 jours et les évadés devaient repartir sur leur coque de noix avec la presque certitude de se noyer), les Hollandais du Suriname qui "rendaient" - tout comme, à de rares exceptions près, les Venezueliens (le docteur Bougrat y a échappé, car il a sauvé la population de l'île de Margarita par un comportement héroïque lors d'une épidémie, Charrière dit Papillon pour avoir rendu d'éminents services, avec des gestapistes échappés de France, à la police politique; sinon la plupart cassaient des cailloux sur de terribles chantiers, enchaînés deux par deux et étaient rendus par "lots" une fois épuisés), alors dire qu'on ne "rendait pas" les Français évadés est très exagéré.

Il est faux de dire qu'on partait au bagne sur simple récidive. Le relégué (et pas "transporté") pour récidive devait en théorie avoir été condamné à au moins trois peines de plus de trois mois de prison ferme (d'où les "trois mois et un jour" souvent prononcés) mais dans la pratique la réclusion ne "tombait" qu'après d'innombrables condamnations.

Pour Landru, ce fut à la 11ème dont certaines assez graves et on ignore pourquoi elle ne fut pas appliquée (l'eut-elle été que des malheureuses femmes ne seraient pas passées par une cuisinière...). Un relégué, après cinq ans sans punition, classé bonne conduite, était relevé de sa relégation. Pas de la faute de l'administration si très peu bénéficièrent de cette mesure quand des transportés parvinrent à obtenir une réhabilitation!

D'autre part les relégués n'étaient pas astreints aux travaux forcés: où ils avaient un moyen de subsister à leurs besoins en travaillant et la seule contrainte était la résidence forcée, ou s'ils ne l'avaient pas, ils devaient une demi journée de travail "léger" en échange de leur pitance. Le fait est que la plupart étant des asociaux, ils s'en sortaient moins bien que les transportés infiniment moins méprisés. On se méfie moins d'un gonze qui a tué sa femme un jour où il a trop picolé et qui paye pour ça que pour un indécrottable voleur de poules, de monnaie dans un tiroir, d'objets divers, etc. Le Manda de Casque d'or (12 ans pour tentative d'assassnat) fut un infirmier incroyablement dévoué au bagne. Après des années d'études, je serais bien en peine de citer un cas de relégué ainsi repéré!

Les transportés étaient pour moitié des meurtriers soit "accidentels" (crime passionnel) soit de profession soit des sadiques (Soleilland, Charrière, Lagrais, les graciés de la bande à Bonnot, M de Couvrigny, Barataud, Manda, Lecca, etc.) qui en Grande Bretagne, à l'époque, auraient été systématiquement pendus (dès que l'assassinat ou le meurtre étaient prouvés, c'était la règle, même pour les tentatives). Pas sûr qu'entre la Guyane et la guillotine ils auraient choisi la guillotine!

Il y eut suffisamment de scandales liés au bagne de Guyane pour qu'on n'en rajoute pas dans la grandiloquence: les criminels avérés poussaient un soupir de soulagement à l'idée d'y être expédiés, plutôt que d'aller en Centrale. Discipline moins stricte, plus de possibilités d'évasion, "débrouille"

Lors de la liquidation du bagne, entre 1949 et 1956 pour les plus anciens (guère pressés de partir: ils étaient devenus quasiment des employés du département avec salaire et logement) on a renvoyé des détenus qui avaient entre 20 et... 45 ans de bagne. Je doute qu'on ait survécu si longtemps dans les camps nazis... surtout que la famine fut terrible pendant la seconde guerre mondiale dans les bagnes, plus du tout ravitaillés et fort négligés par la métropole et la colonie. Sinon, on en aurait eu bien davantage.

Précisions: www.bagnedeguyane.fr que je continue d'abonder
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Sam 9 Nov 2013 - 21:00

Filomatic a écrit:
Irma Grese sur l'échafaud.



Image:http://www.asesinos-en-serie.com/irma-grese-el-angel-de-auschwitz/
On remarquera quand même que quand on pend une femme, très souvent, on l'emmitoufle pour lui donner un aspect aussi peu humain que possible, comme si on avait honte de ce qu'on fait (or des condamnés nazis, d'autres pendus, sans être innocents, loin de là, inspiraient infiniment moins la répulsion que cette sadique: on pense habituellement que Jodl, jugé en 1948 ou 1950, aurait juste écopé d'une peine de réclusion à temps)

Pour les hommes, une capuche sur la tête et c'est tout. Et encore, je ne sais si c'est parce qu'on ne la lui a pas proposée ou si c'est parce qu'il l'a refusée, mais Höss, le directeur du camp d'Auschwitz, a été pendu sans capuche.

Je ne connais qu'une exception à cette règle: les pendus de Chicago qu'on honore tous les premier mai, qui étaient aussi affublés de tenues qui leur retiraient tout aspect humain.
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Louison
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Jeu 2 Avr 2015 - 21:35

lalande a écrit:
Le dernier mots de Irma Greese lors de son exécution SCHNEL (vite), elle devait être pressée d'aller en enfer.
N’ayons pas peur des mots pour ces femmes Chiennes, salopes je laisse cour a votre imagination pour trouver les autres.

Son corps, après exécution par pendaison, se serait trouvé où ? dans une fosse commune ? ou enterrée quelque part ? Merci de votre réponse Smile
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benjamin
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Jeu 2 Avr 2015 - 21:58

les criminels de guerre nazis étaient en général incinérés et leurs cendres dispersées dans un endroit inconnu, pour éviter que leur sépulture ne devienne un lieu de recueillement (processus de dénazification)

Je conteste formellement ce que j'ai lu plus haut. Jodl a signé des ordres qui étaient directement des incitations à des crimes contre l'humanité (élimination des commissaires politiques russes, non nourriture allouée aux prisonniers soviétiques condamnés à une terrible inanition, etc.)

A aucun moment, il n'a formulé le voeu (qui aurait été satisfait ou non) de rejoindre une unité combattante pour ne pas endosser ces crimes. je suis contre toute peine de mort, mais si elle existe, elle doit s'appliquer aux plus coupables, et il en faisait partie, comme Keitel. J'ajouterai Speer, qui s'en est tiré à bon compte...
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MessageSujet: Re: Le procès de Nurenberg - 1945-1946   Ven 21 Aoû 2015 - 16:44

Vous oubliez Dönitz...
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benjamin
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MessageSujet: Effectivement mais   Sam 22 Aoû 2015 - 11:53

pier a écrit:
Vous oubliez Dönitz...

L'Amiral et successeur de Hitler a su, je suppose, monnayer auprès des Alliés de l'ouest ses connaissances en matière de technologie, de stratégie et de communication. Le sous-marin électrique du Pr Walter était révolutionnaire pour l'époque, de même que le submersible à propulsion anaérobie (carburant et comburant embarqués) et cela changeait totalement la donne stratégique de la guerre en mer. Ces deux là étaient dans les cartons et s'ils n'ont pas été mis en service plus tôt, ce fut à cause de la désorganisation de l'économie de guerre, de la perte des meilleurs équipages de SM, de la perte relative de la Baltique comme terrain d'entraînement.

Comme il était moins "voyant" que les pires (il a pu jouer devant l'opinion la carte du marin qui mena une guerre "pas pire" que ceux d'en face), cela a dû jouer (notez que les Soviétiques ne voulaient pas faire le détail à Nüremberg, mais que plus tard ils furent d'une étonnante mansuétude vis à vis de Schörner, un des pires salopards parmi les maréchaux nazis. Seulement son expertise fut très utile aux popovs... ) Keitel et Jodl, criminels avérés, signataires d'ordres immondes, en plus inutiles...

On citera aussi Gehlen qui aurait fort bien lui aussi pu se balancer au bout d'une corde après un procès de criminels de guerre, et qui fut recyclé avec les honneurs en fondant les services de renseignement de la RFA.
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Le procès de Nurenberg - 1945-1946
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