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 Lucien Léger, l'Etrangleur

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MessageSujet: Lucien Léger, l'Etrangleur   Jeu 21 Juil 2011 - 18:02

En 1964, l'Etrangleur fait trembler la France

Durant 39 jours, Lucien Léger tient la police en échec

15 août 2009
Daniel Lesueur

l'Etrangleur - detective
Il promet de tuer encore si une rançon n'est pas versée. Il ne se fera pincer qu'en raison de son insistance à attirer sur lui l'attention des médias.

L'Etrangleur (c'est ainsi qu'il a choisi de se faire appeler) fait trembler tous les parents de France, et même de Grande-Bretagne. Son crime est tout à fait atypique. L'Etrangleur ne rentre dans aucune catégorie de criminels répertoriés. La tâche n'en sera que plus difficile pour identifier le monstre.

Tout a commencé avec la découverte du cadavre du petit Luc Taron

Le 26 mai disparaissait l’enfant âgé de 11 ans. Ses parents croient d'abord à une fugue ; ce ne serait pas la première. La famille Taron n'étant pas particulièrement riche, la police croit peu à un enlèvement en vue d’une demande de rançon. Pourtant des messages anonymes sont envoyés aux médias : le 27 au soir, la rédaction d'Europe n°1 est informée qu'un billet à son intention a été déposé sur le pare-brise d'un véhicule en stationnement rue Marignan, près des locaux de la station de radio. Or… rien !

On croit d'abord à une plaisanterie de mauvais goût

En réalité, le propriétaire de l'automobile en question, croyant qu'il s'agissait d'un prospectus, l'a chiffonné et glissé dans sa poche. Le message est ainsi rédigé : "Affaire du bois de Verrières… Après avoir demandé une rançon qui m'a été refusée, j'ai emmené le petit Luc à Palaiseau. Je l'ai étranglé à 3 h du matin. C'est un avertissement pour le prochain rapt : la rançon ou la mort." Le lendemain, l'A.F.P. est contactée : "J'ai jeté le blouson de l'enfant sur la RN 306, près de Châtillon." Un colis contenant un illustré qui se trouvait dans la poche du gamin au moment de son enlèvement est envoyé à une station de radio.


Le cadavre est retrouvé

Le corps n'a pas subi de violences sexuelles ; le gamin a été étranglé. Qu'est-ce qui a bien pu pousser quelqu'un à supprimer ce petit être ? Simplement la recherche de la notoriété.

L'enfant est inhumé le 2 juin.

Le 3 juin, la police reçoit le message suivant : "Les obsèques étaient parfaites. J'ai été heureux d'y assister comme j'assisterai aux suivantes, si la rançon n'est pas payée. Signé l'Etrangleur …" Durant plus d'un mois, les messages vont se succéder. Une soixantaine au total, dont certains adressés au Daily Mail, média choisi par le criminel pour mettre en garde Scotland Yard. Malgré ses menaces (enlever d'autres enfants, jeter des pavés du haut d'un pont sur des véhicules roulant sur l'autoroute) l'Etrangleur n'a pas fait d'autre victime. Au point que policiers et psychiatres parviennent à la conclusion que l'homme est moins intéressé par l'accomplissement d'actes malfaisants que par sa propre médiatisation. Et les médias émettent des doutes sur la "dangerosité" (le mot fera son apparition officielle dans la langue française en 1969) du personnage. Il n'en fallait pas plus pour le provoquer, et lui faire commettre une erreur…

Le 26 juin, un infirmier de l'hôpital psy de Villejuif se rend à la police pour déclarer la disparition de son véhicule.

Simple routine, pour le commissariat des Invalides. Or l'homme en question, un certain Lucien Léger, revient la semaine suivante pour indiquer qu'il a retrouvé sa voiture tachée de sang. De sang humain, précise-t-il : en tant qu'infirmier, il a pu l'analyser avec certitude. Le soir-même, l'Etrangleur téléphone à Radio-Luxembourg, indiquant qu'il a effectivement volé la voiture de Lucien Léger, et qu'il l'a utilisée pour transporter le cadavre d'un truand qu'il a déssoudé, sa cinquième victime, à ses dires. France-Soir publie la photo de Lucien Léger, auprès de sa 2 CV retrouvée. Les policiers s'intéressent à lui de plus près : visiblement, il souffre de troubles conportementaux. Pour éclaircir le doute, la police perquisitionne sa chambre d'hôtel, trouve l’ébauche d’un roman, Le Journal d’un assassin… provisoirement suffisant pour mener le 5 juillet à l'arrestation du déséquilibré.


À lire aussi

Les évènements de l'été 1964

Lucien Léger, l'assassin, aide-soignant à l'hôpital psychiatrique de Villejuif, ne sait pas pourquoi il a tué.

Au moment des faits, les spécialistes criminels ne sont pas capables, eux non plus, d'expliquer son geste. En mai 1966, durant le procès se tenant devant les Assises de Seine-et-Oise, les enquêteurs seront bien en peine d'exprimer une quelconque motivation : "Nous n'avons pas pu lui faire dire pour quelles raisons il avait commis son crime".

Le "cas Léger", en effet, était inédit.

L'individu semblait avoir une revanche à prendre sur la vie. Une vie pas véritablement ratée (d'autant qu'il n'avait encore que vingt-sept ans, il aurait pu avoir un avenir), et moins encore dramatique. Non, simplement médiocre. Léger était issu d'une famille modeste ; son père était ouvrier. Etant jeune, le gamin, qui n'alla pas plus loin que le certificat d'études, rêvait de faire carrière dans le dessin industriel. Amer, déçu, complexé, il étudia seul et échoua dans sa démarche. Vint le régiment. Il se vantait de barouder au côté du général Massu. En réalité, il avait été affecté aux transmissions.

Démobilisé, il végète d'un boulot à l'autre : emballeur chez un éditeur, aide-soignant…

En 1959, il épouse une dactylo qui, quatre ans plus tard, doit se faire interner en hôpital psychiatrique. Léger saisit l'occasion pour se faire muter à Villejuif, là où reste son épouse. Le jeune homme se passionne pour l'étude des maladies mentales. Ses supérieurs insisteront sur le fait qu'il était un infirmier modèle. Désormais seul, il réside à l'hôtel, utilise ses heures de détente à peindre, jouer de la guitare et écrire. Sans doute persuadé de son talent de plume, il déclame ses écrits sur un disque qu'il enregistre à compte d'auteur. Lassé du peu d’intérêt que lui portent les éditeurs, il doit trouver un autre moyen pour accéder à la notoriété. Le crime en était un parmi d'autres.

En 2005, après quarante et un an d'emprisonnement, Lucien Léger était le plus ancien détenu de France.

Il avait échappé à la peine de mort... Cela sans doute ne lui semblait pas suffisant : après treize demandes infructueuses de remise en liberté, il s'adressa à la Cour européenne de La Haye pour réclamer réparation de ce qu'il considérait comme une détention injustifiée... et obtint sa libération ; il mourut trois ans plus tard, en 2008.

Daniel Lesueur-

l'Etrangleur - detective

la victime Luc Taron - detective

un quotidien de 1964 - PARIS JOUR

la une de Détective - detective

l'Etrangleur - detective

la victime Luc Taron - detective

un quotidien de 1964 - PARIS JOUR

la une de Détective - detective

l'Etrangleur - detective

la victime Luc Taron - detective

un quotidien de 1964 - PARIS JOUR

Source :

http://www.suite101.fr/content/en-1964-letrangleur-fait-trembler-la-france-a462
Bien que contre la peine de mort , il m'avait fait frémir .
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MessageSujet: Lucien Léger, l'Etrangleur   Ven 22 Juil 2011 - 10:29


Le visage de ce sympathique jeune homme





Le visage de sa victime, le petit Luc Taron, 11 ans





Quelques numéros du journal « Détective »











Le désarroi de la maman de Luc Taron

« Je ne suis pas favorable à sa sortie de prison mais que voulez-vous, si on doit en arriver là... » C'est d'une voix brisée et lasse que Suzanne Taron évoque l'éventuelle libération de Lucien Léger, reconnu coupable en 1966 du meurtre de son fils, Luc, alors âgé de 11 ans.
Après quarante et un ans de détention, le « plus vieux détenu de France », âgé de 68 ans, vient de remporter une victoire de taille : le tribunal d'application des peines d'Arras (Pas-de-Calais) a accepté, vendredi, sa demande de libération conditionnelle. Le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi, s'est immédiatement opposé à cette décision. Son appel, suspensif, doit être examiné dans les deux mois par la cour d'appel de Douai (Nord). Mais le comité de soutien qui s'est constitué autour de Lucien Léger se dit « plutôt confiant ». « Pour la première fois, ce n'est pas lui mais le parquet qui fait appel d'une décision le concernant », souligne malicieusement Me Jean-Jacques de Felice, son avocat.
Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1966, libérable depuis 1979, celui qu'on surnommait « l'Étrangleur » a déjà présenté 13 demandes de libération conditionnelle et trois demandes de grâce présidentielle. Jusque-là, toutes avaient été rejetées.
Après avoir admis sa culpabilité et donné des détails sur les derniers instants de sa petite victime, cet ancien infirmier avait nié toute implication dans le drame. « Cela a joué en sa défaveur », estime un de ses proches.
Devenu un détenu modèle, Lucien Léger a étudié le droit et la philosophie en prison. Les expertises psychiatriques lui sont désormais favorables. Le risque de récidive est « minime », estiment-elles. Hier, comme chaque samedi, son ami Lucien Bernard lui a rendu visite au parloir de Bapaume (Pas-de-Calais). « Lucien est apparu pareil à lui-même, pas particulièrement excité, pas spécialement content. Il attend l'appel pour se faire une vraie joie », indique cet ancien boulanger qui, depuis des années, espère pouvoir l'accueillir chez lui, dans une chambre spécialement aménagée.
Vendredi, c'est à Suzanne Taron que le procureur de la République dédiait l'appel qu'il venait d'interjeter. « Je pense aussi à la famille de la victime. La mère (NDLR : de Luc Taron) vit encore. Elle est seule. Elle ne s'est pas opposée explicitement à la sortie de Lucien Léger mais regrette qu'il n'ait jamais fait preuve de compassion », affirmait Jean-Michel Valensi. « Je n'ai rien à faire de son repentir, nous a confié hier Suzanne Taron. Il a brisé mon enfant, ma vie. Il devrait finir sa vie en prison. » Sollicitée par le juge d'application des peines, elle a cependant admis le principe d'une sortie prochaine, à condition que Lucien Léger ne revienne plus à Paris ou dans sa région et qu'il n'évoque jamais publiquement son affaire.
Élisabeth Fleury, « Le Parisien » - article publié le 3 juillet 2005 à la rubrique « Les Faits Divers ».


http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-desarroi-de-la-maman-de-luc-taron-03-07-2005-2006092438.php
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 13:54

Quel horreur ce type. Je ne savait pas tout cela, je savait qu'il avait tuer un enfant pour une rançon, que c'était le plus vieux prisonnier de France avec 41a de détention. Je pensait meme qu'il fallait le libérer, je l'imaginer repenti, muri, enfin changé quoi. Mais après avoir lu tout cela, je me dit qu'il devrait etre encore dedans. Son cerveau machiavélique doit etre satisfait en ce moment. Comment a t'il fait pour échapper a la peine de mort lui? C'était Badinter son avocat? Moi je suis contre la peine de mort, mais je suis pour la perpétuité réelle. Ce "type", devrait y etre encore. Ce qu'il a fait est abjecte. Toute ma compassion a la famille Tarot.
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MessageSujet: Interview de Lucien LEGER (avril 2005 - Libération)   Sam 27 Aoû 2011 - 14:16

C'est le plus ancien détenu français. Lucien Léger, 68 ans, en prison depuis juillet 1964, s'apprête à vivre des jours décisifs. La Cour européenne des droits de l'homme et la justice française vont à nouveau se pencher sur son sort. Libération a recueilli son plaidoyer pro domo.

Pensez-vous pouvoir vous réhabituer à la vie en dehors de la prison ?

On a souvent l'habitude de croire, vu du dehors, qu'il est difficile, voire impossible, de se réhabituer à vivre en dehors de la prison, surtout après une longue durée de détention. On généralise, alors que chaque être réagit différemment devant chaque situation, y compris celle-ci. Tout dépend de la manière dont on organise sa vie en détention. Si l'on passe son temps à ne rien faire, sans se donner de but, les journées seront longues et l'ennui prendra le dessus. Si, au contraire, on travaille ou si l'on fait des études comme ceci a été mon cas, si on vit en rapport avec l'extérieur et que l'on s'informe, on vit à peu près normalement et l'on n'a aucune raison de se voir déstructuré.

Je n'ai personnellement vécu qu'en me tenant au courant de la vie à l'extérieur, des progrès de toute chose. Je n'aurai donc aucune difficulté à me réhabiliter en recouvrant un jour la liberté. C'est la vie qui continuera et non une situation nouvelle que je risquerais de trouver. Le choc n'est pas celui de la libération, c'est celui de l'entrée en prison. Il suffit de faire avec et de se protéger de ses conséquences éventuelles. Pour ma part, j'ai organisé ma vie de manière à n'être pas surpris lors de la libération.

Comment voyez-vous le monde extérieur ? Avez-vous gardé beaucoup de liens ?

Je vois le monde extérieur tel qu'il est. A l'aide des mêmes sources d'information que l'ensemble des citoyens du pays. On a l'avantage ici d'avoir le temps pour le faire, contrairement à ceux qui vont chaque jour de leur domicile à leur travail et qui, faute de temps, avec pourtant les mêmes moyens, sont moins bien informés. L'idée reçue que le détenu est loin du monde est à revoir. S'il le veut et s'il en a les moyens, il vit dans le même monde, avec la seule différence qu'il ne peut pas se déplacer. Mais est-ce que le Français moyen peut chaque jour savoir ce qui se passe dans le monde ou dans la ville d'à côté autrement que par son journal, sa télévision ou son livre ? A ce sujet, la prison est sans doute partout. J'ai gardé la plupart des liens que j'avais autrefois mais, comme pour chacun dans la vie dite normale, la mort nous retire pas mal de proches et d'amis. J'en ai trouvé d'autres au fil du temps et vu grandir plein de neveux et de nièces, et maintenant des petits-neveux et petites-nièces. Le courrier, le téléphone permettent, même de loin, de rester proches. C'est la même chose au dehors...

Pourriez-vous nous parler de votre projet avec la Croix-Rouge ? Comment est-il venu, qu'est-ce que cela vous a apporté ?

Des amis ont pu me remettre en rapport avec la Croix-Rouge avec qui je pourrai travailler en sortant. Mais ce n'est pas une nouveauté pour moi. Avant même de commencer des études d'infirmier, autrefois, je possédais un diplôme de secourisme et je travaillais déjà avec la Protection civile de l'époque et avec la Croix-Rouge. Je ne serai pas dépaysé à ce sujet. Ceci me permettra d'être au service des autres.

Pourriez-vous décrire votre vie en prison depuis quarante ans ?

Comme je l'ai écrit par ailleurs naguère : «La prison n'use que ceux qui s'en servent mal.» La prison m'a permis ce constat : c'est le temps d'une élimination sociale plus ou moins longue, essentiellement physique, mais aussi intellectuelle si l'on s'abandonne à son sort. J'y ai trouvé le temps de faire des études pour lesquelles au dehors justement le temps me manquait vu le travail au quotidien. J'ai ainsi décuplé ma culture comme le font de nombreux détenus. J'ai étudié la philosophie et passé des concours. J'ai étudié le droit sous toutes ses formes. Je suis resté un homme libre, ce que je n'étais pas au dehors, la société étant une vaste prison pour les plus modestes. J'ai aussi travaillé jusqu'à ces dernières semaines. J'ai formé des relieurs durant des années tout en pratiquant cet art. J'ai trouvé le temps, autrefois, de faire du sport : cinq ans de football. J'étonne parfois lorsque j'affirme n'avoir pas vu passer le temps. J'ai pris aussi celui de lire beaucoup, d'écrire et de jouer de la musique. Ces quarante ans de prison ne seraient que ceci sans le mépris qui m'est inspiré par ceux qui m'y ont contraint ou qui m'y laissent au-delà de toute raison. Sans motif avouable.

Quelles séquelles pourriez-vous garder ?

Ce serait masquer la réalité que de dire que la souffrance intime que provoque un tel acharnement de la justice ne me touche pas. Mais si on a cru ainsi me vaincre, me croire détruit, c'est qu'on ne me voit pas vivre chaque jour en pleine forme physique et mentale à 68 ans. Malgré la perte de beaucoup de mes proches, malgré deux infarctus dont je me suis remis et malgré de longues grèves de la faim. Je suis un «vieux jeune à l'esprit vif» a écrit un journaliste lors d'un procès à Paris, à l'occasion duquel j'avais posé cette question : «Ai-je l'air d'un légume déstructuré qui refuse d'être libéré ?» Cinquante-huit kilos, aucun excès dans tous les bilans, une pression artérielle bloquée perpétuellement à 13/8 et une rapidité à la course qui m'étonne, après quarante ans de détention.

Mais il ne faut pas généraliser. Bien que je ne sois pas le seul dans ce cas, il est vrai que la prison laisse pas mal de gens sur le carreau. Je ne suis pas une exception, mais je sors intact de ces années de combat contre l'inacceptable durée des éliminations sociales de longue durée. La prison m'a au contraire renforcé dans mes convictions libertaires. Mais, surtout, je me suis respecté au jour le jour pour en arriver là sans aucune séquelle.

Que ferez-vous en cas de nouveau refus d'une libération conditionnelle ?

J'en prendrai acte comme je le fais depuis un quart de siècle de rejets répétés par des ministres dont certains sont morts avant moi. Avec le même mépris secret qui me fait vivre. Sans doute que la décision de la Cour européenne des droits de l'homme condamnera cet Etat qui déshonore la France. En cas de refus, je redemanderai cette libération qui ne ferait pas si peur à certains si j'avais été coupable des faits pour lesquels on m'a condamné sans preuve, sans mobile et finalement sans conviction. Mais faute d'aveux, m'a-t-on dit en 2001, pas de libération. Comprenne qui pourra...

Lucien Léger - 26 avril 2005 - source : http://www.liberation.fr/societe/0101527104-je-n-ai-vecu-qu-en-me-tenant-au-courant-de-la-vie-a-l-exterieur
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 14:38

ah bon? Il se dit innocent? C'est un innocent qui est resté 41a en prison sans protesté? Si je comprend bien c'est un cynique total? Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 15:02

Ben si vous en avez la possibilité, je veux bien en apprendre plus study , cela m'intéresse beaucoup...
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 15:13

Vous pourrez prendre connaissance des revendications de Lucien LEGER à l'appui de sa demande de remise en liberté en lisant l'arrêt rendu par la CEDH : http://www.justevert.org/spip.php?article199

Même si ce ne sont pas ses mots... c'est révélateur du personnage.
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 15:32

merci Smile . Mais sur les faits, et surtout sur son procès, est ce qu'il y a des choses intéressantes a lire? Son procès n'est il pas rendu public depuis toutes ces années? Merci pour ce lien...
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 16:36

Il n'aura, en tout cas, pas profité longtemps de sa remise en liberté. En tout cas, lui, contrairement à Patrick Henry, n'a plus fait parler de lui, aprés sa libération.
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 16:56

je suis convaincu que patrick Henri, l'a fait exprès, et qu'il voulait retourner en prison. Il a d'abord essayer un petit vol d'outillage a l'étalage, puis comme ca n'a pas marcher il est passer au niveau supérieure, 10kg de shit, il était sur d'y retourné, ce qu'il voulait. Il avait peur dehors. Je suis persuadé que c'est ca...
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 17:19

A mon avis, non. Il avait un travail, mais pas le courage de s'y tenir.
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 18:30

en plus personne ne connaissait son visage actuel, il était tellement avide qu'il avait vendu a Paris-match des photos de lui! Après a sa place, j'aurai eu peur de sortir de chez moi. De toute façon, lui, je prefere le savoir dedans que dehors! Depuis sa sortie, lucien Leger, il est toujours vivant ou pas?
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 18:36

Non, Il est décédé en 2008 !
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 19:25

Il en a profité 7 ans alors. La ou il est, il a du rendre les comptes; les VRAIS. Ca a pas du être drôle affraid
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Sam 27 Aoû 2011 - 19:31

Décédé à Laon !!!??? Si j'avais su ... on s'est côtoyé quelques années.

Octave : 2008 - 2005 = 3.
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Dim 28 Aoû 2011 - 11:19

oups... Embarassed J'avait cru lire qu'il avait été libéré en 2001 . Faites excuses Embarassed
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Jeu 1 Sep 2011 - 23:38

"Les grandes affaires criminelles de l'Essonne" Un livre de Sylvain Larue - Nemo et Nathalie Michau



L'émission "L'heure du crime" du 23 juin dernier était consacrée aux "Grandes affaires criminelles de l'Essonne" et au crime de Lucien Léger.

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/ecouter/l-heure-du-crime-du-23-juin-2011-les-grandes-affaires-criminelles-de-l-essonne-7697620583

Bonne écoute !
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Mar 17 Jan 2012 - 18:37

Jacques Pradel revient sur l'affaire Lucien Léger dans l'émission "L'heure du crime" d'aujourd'hui.

Bonne écoute ! queen

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/mardi-17-janvier-l-affaire-lucien-leger-7741949435

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MessageSujet: Lucien LEGER : une biographie   Jeu 18 Avr 2013 - 18:58

Une biographie vient d'être consacrée à ce triste personnage, Lucien Léger, qui a passé 41 années derrière les barreaux. (je ne crois pas à l’innocence de ce psychopathe vous l'avez compris) par Jean-Louis Ivani et Stéphane Troplain aux Editions "Le Ravin Bleu" : le voleur de crime.-Affaire Léger

http://www.lesinfluences.fr/Lucien-Leger-le-mytho-media.html
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Mar 27 Mai 2014 - 16:33

Il y a 50 ans, l'affaire Lucien Léger. Jacques Pradel revient sur le crime de l'étrangleur dans l'émission "L'Heure du crime" d'aujourd'hui :

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/ecouter/l-int-grale-il-y-a-50-ans-l-affaire-lucien-l-ger-7772293579

Bonne écoute !   queen

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MessageSujet: o   Mar 27 Mai 2014 - 16:57

Entre Petiot et Leger, vaste programme cet après midi... Very Happy 
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Louison
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MessageSujet: Re: Lucien Léger, l'Etrangleur   Dim 1 Juin 2014 - 20:13

Lucien Leger ...la liberté l'a fait mourir



Lucien Léger se prenait pour un génie du crime parti à la conquête de Paris qui le consacrerait vedette. Pour parvenir en haut de l’affiche, il enleva Luc Taron, un petit garçon de 11 ans.

C’était mardi 26 mai 1964, vers 18 heures, dans le VIIIe arrondissement. L’enfant étranglé fut découvert le lendemain dans les bois de Verrières, en Seine-et-Oise. Courant juin, son ravisseur expédia cinquante-six lettres aux Taron, aux policiers, à la presse, au ministre de l’Intérieur, et même à Scotland Yard. Menaces délirantes, et toujours cette signature : « L’étrangleur N°1. » De tous, il se joua pendant quarante jours. Y compris d’un journaliste de France-Soir, qui accueillit à la rédaction « un petit homme à l’air timide » ; Jacques Granier apprit plus tard qu’il avait serré la main de l’assassin. Dimanche 5 juillet, enfin, Lucien Léger fut arrêté. Le 3 mai 1966, son procès s’ouvrit à Versailles. La foule le frappa, faillit le lyncher. En dépit de l’émotion considérable, il échappa à la peine capitale. Condamné à perpétuité, il était en 2005 le détenu ayant passé le plus de temps en prison – quarante et un ans. Libéré le 3 octobre, il est mort en juillet 2008.

Ce fut une tragédie, particulièrement pour Suzanne Taron, la maman de Luc, qui jamais ne se remit d’avoir réprimandé son enfant ce mardi soir de mai 1964. Le garçonnet venait de terminer ses devoirs lorsqu’elle constata que Luc avait volé 15 francs dans son porte-monnaie. L’enfant, puni, s’enfuit de la maison située 18, rue de Naples, dans le VIIIe arrondissement parisien. Un camarade l’aperçut un quart d’heure plus tard rue du Rocher et, vers 18 heures, il disparut à hauteur de la station de métro Villiers. Ses parents songèrent à une fugue : il y avait eu un précédent. Ils ne prévinrent la police que le lendemain matin.
Selon le récit d’Yves Taron, rapporté par France-Soir, il part seul à la recherche de son fils. « A mon retour, à 23 heures, Luc n’était toujours pas rentré. » Avec Suzanne, il veille toute la nuit, puis se résout à signaler sa disparition mercredi 27 mai à 10 h 30. En soirée, il est convoqué à la 1re brigade mobile : « On m’a montré des vêtements que j’ai aussitôt reconnus, c’étaient ceux de mon enfant. » A la morgue, Yves Taron identifie le petit cadavre : Luc a été étranglé vers trois heures du matin. Le corps a été découvert à 5 h 30, au pied d’un chêne en forêt de Verrières, et son blouson, sur la nationale 306.

Mercredi, à 23 h 50, le ravisseur se signale à Europe 1 : « Je téléphone au sujet de l’affaire de Verrières. Allez 3, rue de Marignan. Vous trouverez un message important sur le pare-brise d’une voiture. » Un passant, intrigué par la mention « urgent » qui barre le billet, l’a déjà récupéré. Il a pris soin de noter le numéro d’immatriculation de la 2 CV sous l’essuie-glace de laquelle il était glissé. Son auteur prouve qu’il a tué Luc : « Il avait du mercurochrome sur une jambe, écrit-il, et portait un petit livre illustré relié (histoire de Bugs). Il m’a dit être né le 9 mai 1953 et que son père a une voiture (Ariane). » L’inconnu annonce d’autres rapts et signe « L’étrangleur N°1 ».

C’est la première des lettres de « l’étrangleur » – la presse a supprimé le numéro d’ordre et, sans le savoir, bafoue son orgueil démesuré. Il se déchaîne, promet de nouveaux meurtres, en revendique d’autres, bombarde de pavés les conducteurs sur l’autoroute du Sud, lance des défis aux Taron, regrette de ne pas encore avoir tué « car l’enfant que j’ai choisi est constamment surveillé ». Il réclame de l’argent : « C’est France-Soir qui paiera 50 millions. Parole d’étrangleur ! »

Au journal, se présente justement le propriétaire de la 2 CV sur laquelle le billet du 27 mai a été trouvé. On la lui a volée, explique-t-il à Jacques Granier. « Je l’ai cherchée, je pensais que c’était une farce. Maintenant, je suis sûr que c’est l’étrangleur qui l’a utilisée.

Jacques Granier relatera plus tard leur rencontre, décrivant ainsi son visiteur : « Petit homme à l’air timide, complet de tergal gris clair, cravate rouge foncé retenue par une pince, lunettes à verres fumés cachant son regard, ainsi m’apparut l’infirmier meurtrier […] Puis il me tendit une main. Elle était molle, morte. »

L’histoire de la 2 CV va signer sa perte. Puisque la presse n’écrit pas une ligne sur le vol de sa voiture, il s’adresse aux policiers. Dans sa missive, il prétend que « l’étrangleur » a emprunté l’auto pour transporter le cadavre d’un truand abattu à Pigalle. Il signe Lucien Léger. Son écriture le confond. C’est la 56e lettre de l’assassin délirant. Ce sera la dernière. Il est arrêté dimanche 5 juillet 1964. Les Français découvrent son passé, sa personnalité. Fils d’ouvrier, Léger a six frères et sœurs. Il a effectué son service militaire en Algérie, il est marié à Solange, la sœur d’un ami. Neurasthénique, elle a été plusieurs fois internée. Magasinier, il est devenu infirmier psychiatrique pour tenter de comprendre son épouse. Léger n’a que 27 ans ! L’opinion publique voit en lui un monstre irrécupérable qui doit être mené droit à l’échafaud. Son procès s’ouvre à la cour d’assises de Versailles, mardi 3 mai 1966, dans une atmosphère d’hystérie collective. Les parents de Luc réclament la peine de mort. Lucien Léger, lui, est revenu sur ses aveux : il n’est plus « l’étrangleur » mais un malheureux manipulé par un certain « Henri ». Les jurés auront pitié de sa « folie » et l’enverront en prison à vie.

Lundi 3 octobre 2005, il a été élargi après quatorze demandes de mise en liberté et quarante et un an passés en cellule. Agé de 68 ans, il s’est retiré à Laon, dans l’Aisne, où il s’est éteint en juillet 2008.

France Soir


Tiré du site : http://affairesetproces.blogspot.fr/2010_05_01_archive.html
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