La Veuve

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 Embarquement de forçats

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MessageSujet: Embarquement de forçats   Ven 5 Déc 2008 - 20:29

Le 29-02-1908, le verdict tombait aux assises de Bordeaux pour les prévenus Branchery Jean-Eugène, 37ans, Parrot Henri-Ferdinand, 20ans, et Gasol Joseph, 31ans, accusés pour les deux premiers, d'assassinat sur le sieur Monget, suivi de vol, le troisième, de complicité de vol qualifié.
Branchery et Parrot étaient condamnés à la peine de mort, Gasol, à quinze ans de travaux forcés.
Le 17-07-1908, le Président Fallières graciait les deux condamnés à mort et leur peine fut commuée en travaux forcés à perpétuité.
Les trois condamnés furent transportés en Guyanne.


Branchery et Parrot étranglent M. Monget dans la cave du café de la Gare.

Commentaires du Petit Journal du 14-04-1907 :

Ce café de la gare de Langon, tenu par les époux Branchery, était une véritable caverne de brigands. A présent que le meurtre de M. Monget a attiré sur ses hôtes l'attention et les curiosités de la justice, on commence à voir se dessiner le rôle tenu par chacun des affiliés de la bande sinistre qui tenait là ses sanglantes assises. Le chef incontesté était ce Branchery, tenancier de l'auberge, type de bellâtre robuste et paresseux. Il tenait là une sorte d'école professionnelle pour cambrioleurs et assassins; il enseignait à ses disciples l'art de crocheter une serrure, d'enfoncer une porte et de faire aux patients les coups de la cravate et du père François. Il se tenait au courant des progrès de la science spéciale qu'il enseignait, et donnait même des leçons de jiu-jitsu.

Sa femme, Lucia, l'aidait dans ses entreprises; et, parmi ses fidèles acolytes, il comptait Parrot, son garçon de salle, un gaillard violent et déterminé, habitué à obéir aveuglément au patron, et les frères Gazol, contrebandiers de leur état. Voilà dans quel milieu M. Monget, le malheureux agent d' assurances, vint échouer.

Attiré par les charmes de Lucia Branchery, il fut d'abord frappé d'un coup de marteau par Parrot qui le rata, puis par Branchery qui l'assomma à demi. Leur coup fait, les deux bandits descendirent l' homme dans la cave, et là, ils l'achevèrent en l'étranglant à l'aide d'une corde dont ils tenaient les deux extrémités. Monget mort, ils requirent l'aide de Gazol et se débarrassèrent du cadavre en le jetant dans la Garonne.

On sait que les révélations d'Henriette Courèges, la servante des Branchery, ont amené l'arrestation des assassins. Les propos de ceux-ci devant le juge d'instruction sont des plus typiques et montrent bien quel est l'état d' esprit de ces misérables. Ils ne s' émeuvent pas autrement à l' idée du châtiment qui leur est réservé.Parrot, ayant tout avoué, fut confronté avec Branchery qui refusait encore de parler. - Bah ! mon vieil Eugène lui dit-il d'un ton cynique, crache tout, va ! Nous en serrons quittes pour aller voir le pays des singes... On ne guillotine plus !...» « On ne guillotine plus !... » Voilà la grande raison des bandits; voilà la cause de cette recrudescence de crimes; voilà le secret de tant de cynisme !...

On ne guillotine plus, se disent les assassins... A quoi bon nous gêner ?... Nous pouvons assassiner, on ne nous tuera pas. Et nos humanitaires à tous crins auront encore, après cela, l'aplomb de proclamer l'inutilité et l'immoralité de la peine de mort...!


Henriette Courèges.


Le lieu de l'assassinat.

La prison de Bazas (33 - Gironde) où furent incarcérés Branchery et Parrot.

Parrot, en tête, suivi de Branchery.


Gasol, deuxième à gauche.[/b]

A cette époque, les futurs bagnards arrivaient à la Rochelle par le train, en voiture cellulaire spéciale. Ils étaient dirigés ensuite sur la prison de la ville et incarcérés pendant quelques jours, le temps de réunir les condamnés des différentes centrales. Ils prenaient ensuite un bateau pour l'île de Ré, située à 2 km au large de la Rochelle. Le débarquement se faisait à Saint-Martin-de-Ré, d'où ils étaient dirigés, à pied, à la citadelle de la ville et mis en cellule. Le départ pour la Guyane ne se faisait qu'au bout de plusieurs semaines de détention, voire plusieurs mois parfois, par le navire-prison le LOIRE. Le voyage, très éprouvant, durait une quinzaine de jours, parfois plus, si une escale était prévue à Alger pour prendre des bagnards. Le LOIRE fut détruit pendant la guerre de 14-18, et c'est le MARTINIÈRE qui prit sa suite jusqu'à la suppression du bagne.

Voiture cellulaire pour le transport sur la Rochelle.
(Musée national des prisons)

Le navire-prison le LOIRE.

La citadelle de Saint-Martin-de-Ré et les fortifications de Vauban.

Débarquement de bagnards au port de Saint-Martin-de-Ré.

En marche vers la citadelle.

Entrée de bagnards à la citadelle par la première porte.


Après le passage de la première porte les bagnards parvenaient à la porte principale, véritable entrée de la citadelle.

Cour intérieure de la citadelle où les bagnards font leur "promenade".


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Monsieur Bill
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MessageSujet: en route vers la GUYANE   Sam 6 Déc 2008 - 19:50

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Monsieur Bill
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MessageSujet: bagnes militaires d'Afrique   Sam 6 Déc 2008 - 20:18

Biribi , les bagnes militaires d'Afrique n'avaient rien à envier aux bagnes de Guyane. Ils ont été courageusement dénoncés par Georges Darien, puissant écrivain libertaire et par Albert Londres , le prince du journalisme de combat.

http://livrenblog.blogspot.com/2008/10/biribi-de-georges-darien-par-g-albert.html

http://livre.fnac.com/a1107418/Albert-Londres-Dante-n-avait-rien-vu

http://www.amazon.fr/Biribi-Georges-Darien/dp/2842613716

http://paroles-de-chansons.abazada.com/
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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Dim 7 Déc 2008 - 2:14



Le problème, c'est que Darien n'a rien pu faire bouger avec son bouquin, malheureusement passé presque inaperçu, alors que celui de Londres a fait un certain “bruit" et pu faire avancer certaines choses.
Biribi n'a pas dérangé grand monde, Darien n'a même pas été traduit en justice, alors que pour les SOUS-OFFS, pourtant moins percutant, Lucien Descaves n'a pas été loupé.

Il est certain que question punitions, les quartiers disciplinaires d'Afrique du Nord étaient plus "raffinés", que d'autres de Guyane.

Bruant a fait une chanson sur biribi, d'après certains chercheurs il l'aurait piqué à un autre, mais cela n'est pas établi formellement, il me semble.

A BIRIBI

Y en a qui font la mauvais' tête
Au régiment,
I's tir' au cul, ils font la bête
Inutil'ment
Quand i's veulent pus fair' l'exercice
Et tout l' fourbi
On les envoi' fair' leur service
A Biribi.

A Biribi, c'est en Afrique
Où qu'le pus fort
Est obligé d'poser sa chique
Et d'fair' le mort;
Où que l'pus malin désespère
De fair' chibi,
Car on peut jamais s'faire la paire,
A Biribi.

A Biribi, c'est là qu'on marche,
Faut pas flancher
Quand le chaouch crie : "En avant ! marche !"
I' faut marcher,
Et quand on veut fair' des épates,
C'est peau d'zebi :
On vous fout les fers aux quat' pattes
A Biribi.

A Biribi, c'est là qu'on crève
De soif et d'faim
C'est là qu'i faut marner sans treve
Jusqu'à la fin !...
Le soir, on pense à la famille,
Sous le bourbi...
On pleure encor' quand on roupille,
A Biribi.

A Biribi, c'est là qu'on râle
On râle en rut,
La nuit on entend hurler l'mâle
Qu'aurait pas cru
Qu'un jour i' s'rait forcé d' connaître
Mam'zelle Bibi,
Car tôt ou tard il faut en être,
A Biribi.

On est sauvag', lâche et féroce,
Quand on en r'vient...
Si par hasard on fait un gosse,
On se souvient...
On aim'rait mieux, quand on s'rappelle
C'qu'on a subi,
Voir son enfant à la Nouvelle
Qu'à Biribi.



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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Dim 7 Déc 2008 - 9:14

Bonjour à toute l'équipe !
On trouve assez facilement sur le Net ( J'y suis arrivé moi-même, c'est dire... Wink ) diverses interprétations de la " Chanson de Biribi ", y compris celle de Bruant !
Vous laisse écouter :pirat: !
Bonne journée.
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MessageSujet: chansons de bruant   Dim 7 Déc 2008 - 11:51

Re-bonjour !
Comme je suis de belle humeur ( Certainement à cause de l'anniversaire de Chantal... I love you ! ), ci dessous le lien permettant d'écouter gratuitement Bruant :
http://www.musicme.com/
Après, c'est très facile !
Bon dimanche.
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Nemo
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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Dim 7 Déc 2008 - 11:52

Pierrepoint, vous êtes un cachottier...

Chaque fois que vous parlez de Chantal, vos messages sont accompagnés de petits coeurs. Je me demande : à quand les noces ?

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"Je suggère qu'on lui coupe la tête sans ménagement dès dimanche prochain, mais si possible après 17 heures, afin que j'aie le temps d'aller aux vêpres. (Pierre Desproges)"
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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Dim 7 Déc 2008 - 11:56

Sywan a écrit:
Pierrepoint, vous êtes un cachottier...

Chaque fois que vous parlez de Chantal, vos messages sont accompagnés de petits coeurs. Je me demande : à quand les noces ?
Je vais me venger BASSEMENT !!! What a Face
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tOma de l'Est
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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Dim 7 Déc 2008 - 12:09

Sans vouloir me répéter, je suis pas un grand fan de Tonio Gémème mais son interprétation d' A Biribi est pas mal.
Elle est sur votre lien musicme.
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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Dim 7 Déc 2008 - 12:23

Citation :
Je vais me venger BASSEMENT !!!

Vous vous trompez ! Ici, nous traitons des HAUTES oeuvres !

Smile

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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Dim 7 Déc 2008 - 22:43


Leborre, au centre.

Leborre Fernand-Georges-Marie a été condamné à la peine de mort le 28-11-1907, par la cour d' Asssises d'Orléans, pour empoissonnement sur M. blanc, pharmacien à Blois, chez lequel il faisait un stage d'aide-pharmacien. Il fut gracié par le président Fallières le 10-02-1908 et sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité.


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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Lun 8 Déc 2008 - 16:34


1911. Probablement en octobre. Duez, à l'extème droite de la première rangée.

Les bagnards viennent de sortir de la prison de la rue du Palais et se dirigent vers le port.
_______________________________________________________________________

Edmond Duez fut l'un des liquidateurs des biens religieux après la loi votée en 1905 sur la séparation de l'église et de l'état. Son travail consistait à mettre en vente les dits biens pour le compte de l'état. Malheureusement, il en profita pour s'enrichir personnellement de plusieurs millions de francs, mais le montant n'a jamais pu en être établi exactement. Condamné à 12 années de prison, il parti pour la Guyane en 1911. Sur l'île Royale, sa condition de bagnard ne fut pas des plus difficiles. L'administration le nomma sémaphoriste et responsable des poudrières.

Le journaliste Albert Londres le rencontra après sa libération, établi comme éleveur d'animaux sur un îlet, au large de Cayenne.


Edmond Duez (au premier plan), à Paris, devant l'église Saint-Sulpice, dans sa fonction de liquidateur. Document non daté.

Extrait de AU BAGNE, d'Albert Londres.

MONSIEUR DUEZ… ET MADAME.

On dit : Monsieur Duez. Ses anciens collègues, les forçats, disent : Monsieur Duez.
Quand il vient à Cayenne, pour affaires, le peuple libre qui le rencontre lui dit : « Bonjour, monsieur Duez ! »
Il a fini sa peine. Ses douze ans sont achevés. Mais comme il fut condamné à plus de sept années, il est astreint à la résidence perpétuelle. Il vient à Cayenne parce qu’il n’habite pas Cayenne. Il est concessionnaire d’une île à deux heures de là. Duez fut liquidateur, puis bagnard ; maintenant, il est éleveur. Son domaine, romantique au milieu de ces flots hargneux, porte le nom d’Ilet-la-Mère. A côté, est l’Ilet-le-Père. Plus loin, le rocher sinistre avec son feu rouge : l’Enfant perdu ! Duez ? Un forçat « à la noix de coco » ! Telle est l’opinion de ses pairs, qui ajoutent : « En douze ans, il n’a pas planté une rame ! » L’île Royale était son séjour. Il n’a jamais connu la case. Il habitait seul, dans un cabet, sur la belle route brique qui monte au plateau. Gardien de la poudrière ! c’était son titre : c’est-à-dire, rentier.Puis, il fut libéré.

Un jour, on vit débarquer du Biskra à Cayenne (un seul bateau vient à Cayenne : le Biskra, car pour parler comme les gens du cru, la Guyane n’est pas un pays, c’est le cul-de-sac du monde. Encore est-ce moi qui, pour être poli, ajoute : de sac), on vit débarquer une dame très bien. Pendant la traversée, le bord se demanda quelle pouvait être cette dame très bien qui allait à Cayenne. C’était Mme Péronnet. Epouse divorcée de M. Duez, elle venait, après douze ans, rejoindre son ex-mari.Alors, une légende courut la côte du châtiment.

— Ce n’est pas clair, dit-on. Ces choses-là n’arrivent jamais. Les femmes les plus amoureuses écrivent pendant un an, deux ans, trois ans, c’est le maximum. L’une tint cinq années, mais c’était une excentrique ! Qu’est-ce que Mme Péronnet vient faire dans cette galère ? Quand on apprit que pendant la guerre, Mme Péronnet avait fréquenté le « deuxième bureau », chacun se frappa le front : « J’y suis ! Elle est envoyée par la Sûreté. On a peur que Duez se venge. Il pourrait écrire ses mémoires, les vendre à l’étranger ! s’évader ! On lui envoie la chaîne, la douce chaîne ! ». Mme Péronnet débarquait avec deux cent cinquante mille francs. Duez avait obtenu la concession, madame la mettrait en valeur. Et, secouant leurs semelles sur les cailloux de Cayenne, ils partirent tous les deux, dans une petite barque, un matin, pour l’île en pain de sucre, leur royaume de noces d’argent.


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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Lun 8 Déc 2008 - 19:42


Embarquement pour Saint-Martin de Ré sur le Coligny. Ce bateau faisait la navette entre La Rochelle et Saint-Martin, en ligne régulière. Les forcats étaient donc mélangés aux particuliers qui se rendaient sur l'île de Ré.


Embarquement de bagnards transportés, condamnés à de lourdes peines.


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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Lun 8 Déc 2008 - 23:31

LE COLIGNY.


Sur le port de Saint-Martin-de-Ré.
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Gaëtane
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MessageSujet: Embarquement de forçats   Dim 5 Juin 2011 - 21:10

Embarquement de forçats

Le lugubre voyage des forçats s'accomplit. Les criminels sont en route pour la Guyane. Comme toujours, le départ a été signalé par des incidents tumultueux provoqués par les amis des sinistres voyageurs qui, généralement, ne valent pas beaucoup mieux qu'eux.

Quand passe, la colonne des condamnés, ce sont, venant de la foule, des cris, des hurlements de toutes sortes, des adieux cyniques.

En même temps, on s' efforce de passer à travers le cordon de gardiens et de soldats pour donner aux forçats du tabac, du vin, ce qui est formellement interdit par les règlements. Il faut, parfois, de véritables luttes pour terminer l'embarquement. Mais, enfin, les condamnés sont à bord, enfermés dans leur logement.

Le lourd transport lève l'ancre, quitte la rade et fait route vers la terre d' expiation.


Extrait du Petit Journal du 03 Janvier 1904





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MessageSujet: Embarquement de forçats - Guy Davin et le Dr Laget   Lun 6 Juin 2011 - 21:31


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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Mar 7 Juin 2011 - 8:47

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MessageSujet: Embarquement de forçats   Ven 10 Juin 2011 - 18:20





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MessageSujet: transfert de bagnards   Mar 17 Déc 2013 - 17:07

Bonjour à toutes et tous, je découvre ce site alors je patauge un peu. Je ne sais pas si je suis sur la bonne file, j'ai dans ma généalogie un cousin qui a été condamné en 1855 par la Cour d'assises de Metz aux travaux forcés à perpétuité, il était au bagne de Brest et par la suite à l'Ilet la Mère (Guyane française) où il est + le 04/10/1871. J'aimerai savoir s'il existe des registres maritimes des bateaux transportant les bagnards. Merci de vos conseils.

Cordialement Daniel
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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Mar 17 Déc 2013 - 18:43

Bonne question.
Ce genre de documents doit se trouver aux Archives d'Outre-Mer - à Aix-en-Provence -, je ne vois pas d'autre possibilité.
Donc, votre cousin éloigné était Jean-Baptiste Gérard, matricule 4703.
Qu'avait-il fait ?

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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Mar 17 Déc 2013 - 19:18

[quote="Nemo"]Bonne question.
Ce genre de documents doit se trouver aux Archives d'Outre-Mer - à Aix-en-Provence -, je ne vois pas d'autre possibilité.
Donc, votre cousin éloigné était Jean-Baptiste Gérard, matricule 4703.
Qu'avait-il fait ?
Bonsoir, j'ai son dossier d'Aix en Pce que j'ai reçu ce matin, je sais qu'il était au bagne de Brest et en juillet 1856 il est parti semble t'il vers la Guyane, il a était condamné aux travaux forcés à perpétuité pour tentative de viol de sa fille en 1855, il était veuf et condamné pour coups et blessures sur son épouse qui est + en 1854 à 34 ans, je ne sais pas de quoi. C'était un homme violent, aimant l'alcool qui a eu des problèmes avec un gendarme, menace de mort envers un agent de la force publique 3 mois de prison à Briey (54) et pour le second délit 6 mois de prison à Metz (57) et la tentative de viol sur sa fille de 14a. Ravage de l'alcool, il avait 6 enfants dont un mort-né, quel gâchis !!!
Cordialement Daniel
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MessageSujet: Re: Embarquement de forçats   Mar 17 Déc 2013 - 20:00

Sa fiche:

anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/bagnards_dossiers_individuels/?nom=&nomEpouse=&prenoms=&alias=&date=&from=&to=&numMatricule=4703&note=&q=&id=74297


gmarchal.free.fr/Le%20Bagne%20de%20Guyane/Histoire.htm

Avant cette date,transport effectué par la frégate "l'Allier"

1855 Mise en service de pénitenciers flottant au large de Kourou et Cayenne.

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Embarquement de forçats
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