La Veuve

Forum consacré à l'étude historique et culturelle de la guillotine et des sujets connexes
 
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 Robespierre - 1794

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Louison
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Lun 17 Fév 2014 - 17:53

Bonne question   Laughing  mais l'Histoire ne dit pas tout malheureusemment....  
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Mer 9 Avr 2014 - 23:40




(source : quotidien L’Express du Midi, du 16-10-1933)
Quatre cartes-photo sont mises actuellement aux enchères sur ce sujet : : Arras : guillotine élevée en contestation de l’érection d’un monument en l’honneur de Robespierre (1933).
Ayez le portefeuille bien ventru. Prix de départ : 2000€. Oui, deux mille euros. affraid 

Voir : http://www.delcampe.net/item.php?language=F&id=0257283277#.U0QfAMelEW5

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Louison
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Jeu 10 Avr 2014 - 20:57



Tiré du site : http://cercledesvolontaires.wordpress.com/2012/07/28/hommage-a-robespierre/

Bravo à Cécile Obligi de la BNF !  sunny
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Louison
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Jeu 10 Avr 2014 - 21:01

Ecoutez bien Cécile Obligi sur la Légende noire de Robespierre :

http://www.dailymotion.com/video/x1lsrww_cecile-obligi-la-legende-noire-de-robespierre_school
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Filomatic
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Ven 11 Avr 2014 - 7:44

Il vécu très pauvre,et parfois les amitiés, lui avaient prêté des vêtements pour assister à la Convencion.  
Il était aussi un grand misogyne.  
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Adelayde
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Ven 11 Avr 2014 - 12:41

Une belle découverte, Louison   queen 
L'excellente analyse de Cécile Obligi à propos de la découverte la tête de Robespierre met en évidence l'absurdité du scoop.

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Louison
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Ven 11 Avr 2014 - 18:31

Bonsoir Adelayde, merci de votre compliment qui me fait rougir  flower    Very Happy
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Louison
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Ven 11 Avr 2014 - 18:38

Bonsoir Filomatic, je sais que Robespierre a toujours vécu dans la misère et il était très soigné dans ses habits même rapés  Sad  Il prenait soin de sa toilette . Misogyne ? Ca je ne le sais pas trop, on dit qu il était très attaché à Saint-Just.... Robespierre était très secret.... Dans des livres, on disait qu il attirait la mère de Eléonore Duplay, et d autres disant qu'il était attiré par Madame Royale ou Marie Antoinette....  confused      
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pilayrou
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Sam 12 Avr 2014 - 10:43

Dans ses mémoires, son secrétaire Villiers, avec qui il vivait rue de Saintonge avant les évènements de juillet 1791, raconta qu'une jeune fille venait le voir de temps à autre. Et que la malheureuse était parfois la mal venue.
Robespierre vivait comme il aurait voulu que tout humain vive : non pas attiré par l'argent mais par la Vertu. C'est ce qui le tua.
Les notes de Saint-Just jetées sur du papier à la va-vite parlent également d'une société idéale, fraternelle. Loin de Barras, de Fouché et consorts !!!  affraid 
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pier
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Sam 12 Avr 2014 - 12:27

pilayrou a écrit:
Dans ses mémoires, son secrétaire Villiers, avec qui il vivait rue de Saintonge avant les évènements de juillet 1791, raconta qu'une jeune fille venait le voir de temps à autre. Et que la malheureuse était parfois la mal venue.
Robespierre vivait comme il aurait voulu que tout humain vive : non pas attiré par l'argent mais par la Vertu. C'est ce qui le tua.
Les notes de Saint-Just jetées sur du papier à la va-vite parlent également d'une société idéale, fraternelle. Loin de Barras, de Fouché et consorts !!!  affraid 

Une société communiste avant l'heure ?
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CARNIFEX
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Sam 12 Avr 2014 - 14:58

Il rêvait d'une république de petits propriétaires et était contre la peine de mort...avant la révolution.

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pier
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Sam 12 Avr 2014 - 18:46

CARNIFEX a écrit:
Il rêvait d'une république de petits propriétaires et était contre la peine de mort...avant la révolution.

D'autres on fait le chemin inverse... Very Happy 
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Filomatic
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Dim 13 Avr 2014 - 15:52

Citation :
Misogyne ? Ca je ne le sais pas trop, on dit qu il était très attaché à Saint-Just.... Robespierre était très secret.... Dans des livres, on disait qu il attirait la mère de Eléonore Duplay, et d autres disant qu'il était attiré par Madame Royale ou Marie Antoinette

André Maurois dans son livre " L'Histoire de France", parle à propos de ce rejet aux les femmes.
Il a mentionné expressément, le nom de Lucile Desmoulins.

Un message d'accueil.
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pilayrou
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Dim 13 Avr 2014 - 16:44

pier a écrit:
pilayrou a écrit:
Dans ses mémoires, son secrétaire Villiers, avec qui il vivait rue de Saintonge avant les évènements de juillet 1791, raconta qu'une jeune fille venait le voir de temps à autre. Et que la malheureuse était parfois la mal venue.
Robespierre vivait comme il aurait voulu que tout humain vive : non pas attiré par l'argent mais par la Vertu. C'est ce qui le tua.
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"Celui qui frappe un enfant est banni".

"Celui qui trompera une fille sera banni".

"Tout propriétaire est tenu d'être laboureur".

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"Les enfants de 5 à 16 ans porteront le même costume".
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Dim 13 Avr 2014 - 17:11

Adelayde a écrit:
Une belle découverte, Louison   queen 
L'excellente analyse de Cécile Obligi à propos de la découverte la tête de Robespierre met en évidence l'absurdité du scoop.


Je reviens "après coup" sur cette "très intérrésante analyse de Cécile Obligi en y apportant mes modestes contributions et recherches...

Je "cotois" Philippe Froesch via Facebook et SANS prendre sa défense(il est à même de le faire lui même..),je lui ai transmis les résultats de mes "recherches".. à savoir APRES l'exécution de Robespierre,que sont devenu les corps des principaux intéréssés...?

D'après les mémoires de Barras et contrairement au lieu commun,les corps pnt dans un premier temps été emmenés au cimetiere de la Madeleine et ensuite sur ORDRE de Barras détournés pour y etre enterrés en catimini...


p 196 et suivantes memoires de Barras ou l'on s'apercoit que le cimetiere originel fut la madeleine et que les errancis nehttp://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k494300 sont nullement mentionnés...
Mémoires de Barras, membre du Directoire. Ancien régime-Révolution / publ. avec une introd....
gallica.bnf.fr


http://books.google.fr/books?id=gOxBAAAAcAAJ&dq=Liste%20des%20personnes%20qui%20ont%20p%C3%A9ri%20par%20jugement%20du%20Tribunal%20R%C3%A9volutionnaire&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q=Liste%20des%20personnes%20qui%20ont%20p%C3%A9ri%20par%20jugement%20du%20Tribunal%20R%C3%A9volutionnaire&f=false

De même,et toujours d'après Gallica et Barras(ses mémoires.. qui peuvent etre soumisses à objection,je le sais...),il y avait une "entente" entre les deux parties de facon à ce que Me Tussaud ait acces autant qu'elle le voulait aux visages des Révolutionnaires...(mais Danton n'en fait pas partie à la différence de Marat qui lui a son masque mortuaire...!!)

Je veux bien que l'on face un proces d'intention quant au masque(qui je le rappele est une "hypothese" de travail..) mais que l'on dise que la reproduction est un leurre ,voire un "coup de pub"(que les détracteurs attendent les travaux futurs et ils seront ebahis...) avant de poursuivre leurs "critiques"...


J'admets toutes les hypothèses en ce qui me concerne sur le personnage de Robespierre et son ou ses caractères mais je ne supporte pas que des personnes qui veulent faire avancer l'Histoire se fasse "démonter" pour ...RIEN!!!!.....
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MessageSujet: Vive la Convention Nationale qui par...   Lun 14 Avr 2014 - 18:36


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Dernière édition par Adelayde le Mar 15 Avr 2014 - 15:26, édité 1 fois (Raison : Agrandissement de l'image)
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CARNIFEX
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Mar 15 Avr 2014 - 12:42

Vous noterez le cadavre avec sa tête présent en bas de l'échafaud, avec cette inscription: "le traître LEBAS, qui s'est brûlé la cervelle".

On exécuta donc un mort.

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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Mar 15 Avr 2014 - 15:02

J'ai pu reconstituer le texte peu lisible qui figure au bas de la gravure :

Vive la Convention Nationale, qui par son énergie et Surveillance a délivré la République de Ses Tyrans - Exécution de Robespierre et de des Complices contre la Liberté et l'Égalité.

1 - Cidevant grade Meubles. 2 - Entrée du cidevant Jardin des Tuileries à la place de la Révolution. 3 - Le Faubourg St. Germain. 4 - Sanson l'exécuteur de Paris. 5 - Le traître Lebas qui s'est brûlé la cervelle. 6 - Le traître Couthon déjà exécuté. 7 - La tête du dit scélérat. 8 - Le traître Robespierre le Jeune. 9 - Hanriot ex Commandant de la Garde Nationale parisienne. 10 - Le Tyran Robespierre. 11 - Dumas ex président du Tribunale Révolutionnaire. 12 - Le scélérat Saint-Just. 13 - Lescot-Fleuriot ex Maire de Paris. 14 - Les 14 autres complices assis sur 2 charrettes. L'exécution a eu lieu le 10 Thermidor l'an 2 ème de la République Française une et indivisible.
La mort de Lebas a été évoquée sur le forum mais sur quel fil ?

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MessageSujet: Vive la Convention Nationale qui par...   Mar 15 Avr 2014 - 15:44

J'ai réussi à agrandir l'image "Vive la Convention Nationale qui par...".
Elle permet de constater que Lebas (5) a été décapité, ce qui n'était pas évident sur l'image initialement postée.
Il semble avoir été le premier guillotiné puisqu'il n'y a pas d'autres corps en vue.

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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Mar 15 Avr 2014 - 18:39

Bonsoir tof1,

Merci du lien que je viens de lire, c est tres interessant ! Mais surtout ne te prends pas la tête envers ceux ou celles qui ont laissé des préjugés contre le masque mortuaire de Robespierre (Robespierre 3D) ..... Moi j ai réagi mais facilement je reconnais ces traits : bouche, nez, front, yeux.... J'ai même dit à Philippe Froesh que j avais remarqué que Robespierre portait un hématome au niveau de l œil gauche par contre à propos de la blessure à la mâchoire, je m y perds....   .... Voilà cher tof1  Smile

Masque mortuaire de l'Incorruptible, original exécuté par Mme tusseaud, conservé à Londres

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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Dim 3 Aoû 2014 - 17:19

Suis tombé au hasard de recherches sur Gallica sur un article datant du XIXe...assez étonnant et qui a l'air véridique(d'autres sources le confirment)

LE BOURREAU Sous la Terreur

Quel fut le bourreau de Robespierre ? 7 Charles-Henry Sanson ou Henry Sanson ? Les historiens sont loin d'être d'accord à ce sujet, et les documents innombrables que nous possédons sur la Révolution sont, eux aussi, fort contradictoires.

Il est cependant un fait indéniable Charles-Henry Sanson mourut vers le mois d'août 1793, six mois après qu'il eut exécuté Louis XVI. Ce n'est donc pas lui qui, un an plus tard,guillotinaRobespierre. Quelques auteurs ont cependant soutenu que Charles-Henry Sanson exerçait encore lors de Thermidor et il parait que M. Sardou, dans sa fameuse pièce, avait, dès l'abord, fait de l'exécuteur de Louis XVI l'exécuteur de Robespierre. Il ne se serait aperçu de la confusion qu'il avait faite entre CharlesHenry Sanson père et Henry Sanson fils, que sur l'observation d'un ami érudit. On se croirait donc en droit d'affirmer que Henry Sanson fils, nommé exécuteur vers la fin d'août 1793, guillotina Robespierre en 1794 comme il avait déjà guillotiné Marie-Antoinette, Mme Elisabeth, Danton et Camille Desmoulins. Maii d'après des documents récemment mis au jour, il n'en serait pas ainsi. Henry Sanson n'exerça presque jamais effectivement les redoutables fonc-.tions que la loi lui avait imposées à la mort de son père en vertu du droit d'hérédité. Il fut, il demeura toujours le titulaire légal et responsable de la charge, mais pendant plus de cinq ans il ne mit que rarementlamain à une exécution. Le seul rôle qu'il paraît avoir conservé était d'inspecter les différentes pièces composant l'échafaud et de surveiller leur démontage et leur remontage suivant les nécessités du service. Le 18 juillet 1794, il se chargea de faire démonter les bois de la place de Grève pour les transporter sur la place de la Révolution. C'est la seule part active que prit Henry Sanson fils à l'exécution des Terroristes. D'où venait cette invincible aversion que Henry Sanson semble avoir ressentie longtemps pour la guillotine ? Peut- 1 être en faudrait-il chercher l'explication dans le spectacle qu'il eut des derniers moments de son père. On sait, en effet, que Sanson père ne put jamais se consoler d'avoir exécuté Louis XVI, que pendant les derniers jours de sa vie il se voua à de nombreuses œuvres de charité, qu'il fonda même une messe d'expiation à la mémoire du Roi et que, en mourant, il demanda au prêtre qui l'assistait le pardon d'un acte légal qu'il avait toujours considéré comme son propre crime. Et puis, Henry était, dit-on, d'une douceur et d'une sensibilité extrêmes et légèrement « névritique »; or, les gens nerveux se doivent mal accommoder des brusques sensations causées par le maniement fréquent du couteau.

Quoi qu'il en soit, il me semble prouvé que depuis la nomination de Henry Sanson aux fonctions de bourreau et jusqu'au 12 prairial an VI, celui qui a la haute main sur toute exécution, qui dirige chaque « guillotinade» » d'un bout à l'autre, depuis la toilette des condamnés jusques et y compris l'enfouissement des cadavres, c'est non pas Henry Sanson, mais son premier aide. On notifie bien toujours à Sanson les réquisitoires en vertu desquels il devra procéder à tels jour et heure, sur telle place, à l'exécution d'un nombre indiqué de condamnés, parce qu'il est toujours, en réalité, le bourreau légal mais ces réquisitoires sont en même temps signifiés à son premier aide. C'est le premier aide qui préside à la toilette funèbre, c'est lui qui prépare et remplit les charrettes, qui trace la marche des convois,.lui qui fait tomber le couteau, lui enfin qui est chargé de faire conduire les suppliciés à leur dernière demeure et de veiller à ce que leur inhumation ait lieu selon les règles prescrites.

Jusqu'en mars 1794, les noms de ces aides sont difficiles à retrouver on se perd dans un dédale de noms et de surnoms que chaque auteur orthographie d'une façon différente. D'ailleurs, il est présumable que dans les premiers temps de son exercice, Henry Sanson n'abandonna à son premier aide que les exécutions ordinaires et qu'il dut. se réserver les grandes, comme celles de MarieAntoinette et de Danton.

Mais d'avril 1794 au commencement de 1799 (sauf pourtant une période de trois mois), le premier aide entre les mains duquel Sanson abdique son autorité, c'est un nommé Desmorest. Sanson se tient dans un effacement complet le couteau n'est plus manœuvré par lui. Qu'était-ce donc que ce Desmorest dont aucun auteur ne parle, hormis peut-être Lamartine dans ses Girondinst Les mémoires et rapports du temps, les livres, les pamphlets, les journaux sont d'un mutisme désespérant. Seuls, les Mémoires de Sanson, par d'Olbreuse, mentionnent, à plusieurs reprises, le nom de Desmorest, mais ils se gardent bien d'indiquer le rôle prépondérant que joua le premieraide dans presque toutes les exécutions de la Terreur et surtout dans celle de Robespierre. Il est vrai que ces Mémoires, qui firent tant de bruit à leur apparition, sont moins une œuvre historique, qu'une vaste supercherie littéraire.

J'ai découvert Desmorest d'une façon inattendue.

Vers la fin de l'Empire, je fus chargé, par un jurisconsulte, de copier quelques pièces au ministère de la justice. Au milieu du dossier que j'avais à transcrire se trouvaient une vingtaine de feuilles dans le format écolier, complètement recouvertes d'une écriture haute, grasse, d'une netteté parfaite, bien qu'un peu tremblée. J'écartai ces feuillets avec indifférence ce n'étaient là, pensais-je, que de vulgaires pétitions ayant mérité l'oubli dans lequel elles étaient plongées..Mais un jour, en retournant un des feuillets, j'aperçus, au-dessous de la signature du pétitionnaire, ces mots en grosses lettres « ancien bourreau ». Intrigué, je me mis à lire le cahier sans désemparer, et je fus vivement intéressé par les détails nouveaux et curieux que j'y rencontrais. Une journée me suffit pour copier le tout.

Ces pétitions émanaient de Desmorest, l'aide de Henry Sanson. L'ancien bourreau, alors âgé de quatre-vingt-deux ans, s'était retiré dans son pays natal où il vivait avec ses huit enfants, dans la plus grande misère. Un député l'avait engagé às'adresser au ministre afin d'obtenir quelques secours.Econduit une première fois; il était bientôt revenu à la charge, et pendant plusieurs années il n'avait cessé de poursuivre le ministre de ses réclamations et de remplir les cartons de ses suppliques. Grâce enfin à une haute protection, il avait obtenu les secours si longtemps attendus.

C'est dans ces curieuses pétitions que Desmorest raconte, dans un style coloré, ia part considérable qu'il a prise dans les événements de la Terreurï II s'arrête surtout complaisamment sur les incidents de Thermidor car, pour lui, l'exécution qu'il a faite de Robespierre est une sorte d'action d'éclat, dont le récit doit naturellement forcer l'admiration du ministre en même temps que provoquer sa générosité. Aussi, dans plusieurs de ses pétitions revient-il sur ce fait qu'il a rendu un immense service au pays. « En exécutant Robespierre, dit-il, j'ai sauvé mon pays. Tout Paris fut content d'être délivré de semblables monstres. On me félicitait, on m'acclamait parto-ut. u Je ne relaterai ici, parmi les incidents de la vie de Desmorets, que ceux qui se rattachent uniquement à la personnalité de Robespierre, ces incidents empruntent, à de récents événements, un certain attrait d'actualité.

Desmorest naquit à Noyon, petite ville de Picardie, en 1772. Son père était exécuteur des jugements criminels au bailliage de cette ville et l'office de bourreau était strictement héréditaire. La perspective de recueillir une pareille succession l'effrayant beaucoup, il quitta la maison paternelle pour aller prendre du service dans le 7» régiment ,d artillerie a Soissons. Il était là depuis rtiuit ans, lorsque son père mourut. Le ,,procureur du gouvernement fit. alors demander aux autorités noyonnaises ce qu'était devenu l'enfant mâle du titulaire défunt. On interrogea la mère de Desmorest, elle répondit que depuis

le départ de son fils elle n'avait jamais reçu de ses nouvelles, mais qu'un soldat lui avait dit qu'il était volontaire dans un régiment d'artillerie. Le ministre Merlin, de Douai, donna ordre au général Moulins, commandant la place de Strasbourg, de rechercher Desmorest dans l'artillerie faisant partie de l'armée du Rhin. Il fut arrêté et conduit à Strasbourg devant le général qui lui délivra une feuille de route pour le ministère de la justice à Paris. En arrivant, il fut placé chez Sanson en qualité de premier aide. Il « travailla » pour la première fois à l'exécution d'individus de la fameuse bande des Chauffeurs de pieds. Demorest n'avait pas vingt-deux ans 1

De taille imposante, poli et serviable, il se créa des relations dans plusieurs partis politiques, notamment dans le parti royaliste. Il connut intimement M. Legendre dé Saint-Aubin, capitaine à la compagnie des Petits-Pères, lequel, un jour, fut arrêté sous l'inculpation d'avoir pris part aux complots de juin et d'août 1792. M. de Saint-Aubin était à la Conciergerie attendant son tour"de guillotine. Desmorest, qui avait ses entrées libres à la Conciergerie et qui, de plus, était l'ami de M. Richart, le concierge de la prison du Palais de Justice, alla voir M. de Saint-Aubin la veille du jour où il devait être exécuté. De concert avec M. Richart, Desmorest fit endosser un déguisement à M. de Saint-Aubin et il réussit à le faire passer à travers le poste et les sentinelles sans qu'il fût reconnu.

Quel était ce Legendre de SaintAubin ? Appartenait-il àla brancheRousselin de Saint-Albin, dont le fils, M. Hortensius de Saint-Albin, a publié, en ,1873, un chapitre des mémoires de Barras sur le Néut Thermidor? Je note, pour les intéressés; un fait particulier. En 1802, Desmorest était à Nice en qualité d'exécuteur. Or, un jour, il vit arriver comme préfet M. du Bouchage, de Grenoble, et comme secrétaire .de ce dernier M. de Saint-Aubin, l'évadé de la Conciergerie « M. de Saint-Aubin, dit » Desmorest, me reconnut le premier, il » me témoigna une profonde reconnais» sance et me promit pour toujours son » amitié. Il maria lui-même ma fille à » Saint-Goust après l'avoir fort conve» nablement dotée. »

On le voit, les Labussière n'avaient pas le monopole des évasions.

Le soir même, le bruit courut en ville que M. de Saint-Aubin s'était évadé et qu'il voyait les amis de Danton afin de préparer une réaction. On ne s'expliquait guère cette évasion, le Palais de Justice étant rempli de soldats et de surveillants et les issues en étant gardées par des sentinelles doubles. La rumeur publique accusa immédiatement le bourreau.

Six jours après, un hussard de Cham-' horant apporta à Desmorest un pli cacheté. A la lecture de l'adresse, le bourreau tressaillit, c'était l'écriture de Robespierre Que lui voulait le farouche dictateur? Desmorest ouvrit la lettre. Robespierre lui enjoignait de se rendre sur l'heure au Palais de Justice. Pourquoi ? La missive ne le disait pas. :Troublé, effrayé par ces lignes entre lesquelles il lui semblait lire la sentence de sa condamnation, Desmorest se rendit au Palais de Justice. En entrant dans le greffe il trouva Robespierre et son frère, Saint-Just et Henriot.

Quel est le nombre des condamnés que vous guillotinâtes il y a six jours ? ?• demanda Robespierre à brûle-pourpoint. Il n'y a que Fouquier-Tinville qui puisse répondre à cette question. Un réquisitoire en forme m'a été remis et tous ceux qui s'y trouvaient inscrits ont été exécutés. D'ailleurs,les fossoyeurs pourraient en rendre un compte plus exact. Oui, répondit Robespierre, mais ces misérables qui doivent, après chaque exécution, m'adresser un rapport écrit, ne l'ont point fait ce jour-là. Ils ont fouillé les poches des exécutés et ils y ont pris de l'argent qui leur a servi à se saouler. De plus, ils ont jeté de l'eau et de la chaux sur les corps en si grande quantité qu'il est actuellement impossible de distinguer les suppliciés récents des suppliciés anciens.

Tous les condamnés portés sur le réquisitoire ont été exécutés.

Mais une accusation grave pèse sur vous. Fouquier-Tinville me prévient que vous avez favorisé l'évasion de Saint-Aubin.

Desmorest voulut articuler une dénégation, Robespierre l'en empêcha d'un geste

Vous êtes un fourbe, dit-il, un mo•narchien (sic), un feuillant, un ennemi de la République,et comme tel votre vie m'appartient. Il y a en ce moment à l'Abbaye une vingtaine de conspirateurs de premier choix si vous voulez exécuter tout cela cette nuit même, vous serez sauvé, sinon vous subirez le sort réservé aux traltres.

Au risque de perdre la vie je ne ferai pascela, répondit- Desmorest. Les exécutions nocturnes sont interdites; elles ne doivent se faire qu'en plein jour, sur un lieu public et en vertu d'un réquisitoire à moi signifié à la suite d'un jugement de condamnation. Je ne me prêterai jamais à une pareille action. Il n'y aura ni jugement ni condamnation, dit Robespierre en se levant vers Desmorest et vous marcherez quand même. Sortez 1

Desmorest tourna les talons et s'enfonça- à la hâte dans les couloirs en se glorifiant d'en être quitte à si bon compte. Mais il avait à peine mis le pied sur la dernière marche du petit perron qu'on l'arrêta. C'était le 25 avril 1794.

On le jeta dans une des plus sordides cellules du Palais de Justice, qui servaient ordinairement aux forcenés. Deux hommes étaient chargés de le surveiller et d'empêcher qu'il ne communiquât avec qui que ce fût.

Trois mois après, le 27 juillet, à quatre heures du soir, un grand tumulte se produisit dans la cour du Palais de Justice. On entendait des cris, des jurements, des appels, des menaces. Desmorest crut que sa dernière heure était venue quand tout à coup sa cellule s'ouvrit et M. Richart s'élança dans ses bras en disant « Allez, vous êtes libre Ceux qui » vous ont emprisonné sontemprisonnés » à leur tour, le peuple vient de les » amener ici. »

En effet, les Terroristes venaient d'être vaincus et la Convention, en décrétant leur mort, avait ordonné leur arrestation I immédiate, f

I Dans la soirée,un hussard remit à Desmorest un pli cacheté lui ordonnant de faire édifier l'échafaud sur la place de la Révolution et de se tenir prêt pour la journée du lendemain. On transporta donc les bois de la place de Grève à la place de la Révolution. Je l'ai dit, ce fut Henry Sanson qui se chargea de ce soin.

Le lendemain, Desmorest fut sur pied de bonne heure. Il savait que le Tribunal se réunirait à dix heures et l'ordre avait été donné d'apprêter les condamnés au fur et à mesure qu'ils descendraient du prétoire. Il prit deux aides et se rendit à la Conciergerie. Ce ne fut que vers trois heures que le substitut Liendon invita le bourreau. à préparer Robespierre. Desmorest et ses aides pénétrèrent dans une cellule où ils trouvèrent le tribun couché sur un matelas, les yeux presque fermés, les bras étendus languissamment le long du corps. Robespierre essaya de se mettre sur son séant, mais il n'y parvint qu'avec le concours des deux aides. Dans cette position, la toilette était encore difficile; on le plaça sur une chaise. Les aides dénouèrent délicatement les bandes dé toile qui cachaient sa blessure et ils lui coupèrent les cheveux.

A cinq heures du soir, toutes les for-'malités étant remplies, on s'occupa de faire monter les condàmnés dans les charrettes.

Il est inutile de rappeler les conditions horribles dans lesquelles eut lieu ce fameuxconvoi qui comprenait les deux Robespierre, Couthon, Saint-Just, Henriot, Lescot, Lavalette, Payan, Dumas, Vivier Simon et dix officiers municipaux. Il y avait deux blessés, un mourant, un cada- vre, quinze anéantis et deuxou trois bien vivants, parmi lesquels Saint-Just. Dans une charrette on jette ensemble le cadavre de Lebas, Saint-Just par devant, Robespierre par derrière, d'autres au milieu, foulant Couthon à demi mort. •

Desmorest monte sur le devant de la charrette et le cortège s'ébranle vers le calvaire où tous ces malheureux vont expier leurs crimes sous le couteau même où dix mille de leurs victimes sont déjà tombées

« Saint-Just était derrière moi, dit » Desmorest, aussi debout, la tête haute, » regardant la foule avec mépris. De » loin en loin, dans les rues étroites, ou » lorsque les huées de la foule semblaient » s'apaiser, Saint-Just adressait la pa» role à Robespierre qui faisait mine de » ne rien entendre. -Robespierre, lui » disait-il, tu n'as pas voulu suivre mon » conseil et nous avons manqué notre Il coup. Les noyades, les mitraillades » (sic), les guillotines, ce n'était pas cela » qu'il fallait pour dompter cette affreuse » canaille qui nous injurie maintenant. » Il fallait donner l'ordre à nos partisans » d'égorger le même jour, à la même » heure,dans toute la France,cette armée » noire (le clergé) qui nous a vaincus. » Nous avons voulu nous. partager la » France et chacun de nous voulait avoir » Paris dans son lot. Tu voulais tout accaparer, honneurs et profits; à moi » d'abord, disais-tu, aux autres ensuite, » s'il en reste. De là le sujet de ces » brouilles fréquentes que l'on nous a » tant reprochées. Ah 1 Henriot avait » bien prédit que nous finirions dans la » boue. Allons, nous voici à destination. Il Toi, ne nous manque pas, dit-il en se » tournant vers moi. »

On arriva place de la Révolution, où centmillepersonnesattendaient l'arrivée du cortège. Les voitures n'atteignirent l'échafaud qu'avec beaucoup de peine. De temps à autre, un bruit sourd se faisait entendre, qui jetait l'effroi parmi les condamnés: c'était le couteau qu'un aide faisait fonctionnerl Desmorest se préparait à faire descendreSaint-Just, lorsqu'il reçut un ordre lui prescrivant de cpmmencer par les moins connus et de ré- server Saint-Just et Robespierre pour la fin.

*¡t:

Lorsque Robespierre parut sur la plateforme la foule se mit à crier « A bas le tyran, à mort le 'fourbe I Desmorest s'approcha de lui pour. dénouer les bandes qui entouraient sa tété. Robespierre dit tout bas et avec difficulté, car sa blessure l'empêchait de parler

Est-ce bien_nécessaire ?

C'est indispensable, répondit Desmorest.

Et Robespierre ajouta presque furieux

Tu as de la chance, toi; tu étais réservé pour le 8 août. Mon malheur fait ton bonheur. Prends. ma tête, mais tu n'auras pas ma queue I

Cent ans après cette parole mémorable, la queue de Robespierre vient tout à coup de reparaître en la personne de M. Clemenceau, tant il est vrai qu'ils ont le don de propHétie ceux que la mort a frôlés de son aile.

Desmorest avait déjà détaché quelques bandelettes. C'était une besogne qui demandait des soins extrêmes. Après avoir enlevé les premiers linges, on ne voyait plus qu'un amas informe de sang et de charpie. Quelle serait l'issue de l'exécution si le couteau venait s'abattra, impuissant, dans ces linges humides? Tout à coup Robespierre poussa un rugissement de douleur. Une bandelette venait de se détacher en entraînant une partie de la mâchoire. Jamais cri plus poignant, plus plein d'angoisse ne fut jeté par une créature humaine. Un frisson courut dans cette foule tout à l'heure insultante et gouailleuse, les cris cessèrent. Desmorest et ses aides remirent l'appareil en place en passant sous le menton une légère bande de toile qu'ils nouèrent sur le sommet de la tête. Puis ils entraînèrent Robespierre vers la lunette. Cela n'avait pas duré trois minutes, mais quelles minutes l

Quelques auteurs ont accusé le bourreau d'avoir provoqué le cri de Robespierre en retirant brusquement l'appareil qui maintenait la mâchoire. Dulaure a été le premier à lancer cette assertion. « J'ai toujours protesté, » dit Desmorest, contre une accusation » qui ferait de moi un être sans entrailn les. J'ai pris toutes les précautions » possibles pour éviter à Robespierre la » moindre douleur et c'est malgré mes » soins qu'une bandelette tomba, dépla- » çant une partie de la mâchoire du » tribun. »

#*#

La guillotine chôma enfin.

« Tout Paris, dit Désmorest, fut content d'être. délivré de semblables mons-

tres on dansait dans les rues et sur les places publiques dans les prisons on chantait des cantiques. On me félicitait, on m'acclamait partout. »

II est une chose que Desmorest ne ditpas, c'est la satisfaction qu'il dut éprouver en guillotinant Robespierre et Saint-Just. Robespierre l'avait tenu prisonnier pendant trois mois quant à Saint-Just (qui était de Blérancourt, village à trois lieues de Noyon et qui connaissait bien la famille Desmorest),il avait fait mourir dans les prisons noyonnaises le père de Desmorest, parce qu'il avait dit un jour dans la rue qu'il mourrait volontiers pour son Dieu et son roi.

« Mais quelque temps après, continue » Desmorest, tout changea de face. Les » amis de Robespierre se réveillèrent et » tentèrent un coup de main. Ils me pourn suivaient de leur colère; tantôt ils me a battaient, tantôt ils me tiraient un coup » de revolver. » II fit part de sa position à M. Lambrecht, ministre de la justice, qui le nomma exécuteur en chef des Alpes-Maritimes.

Desmorest resta à Nice jusqu'en 1814, époque où il fut commissionné pour le département de la Loire. Il occupait cette dernière charge depuis dix ans, lorsqu'il fut atteint d'une maladie de « contraction de nerfs » qui le força à résigner son emploi. Son successeur devait lui faire une rente de 1,400 francs, mais, ramené en 1848 au rang d'exécuteur adjoint avec un traitement de 1,200 francs, il ne put tenir ses engagements. C'est alors que Desmorest, sans aucune ressource, et chargé d'une nombreuse famille, adressa au ministre de la justice la série de pétitions que l'on connait.

Desmorest était, dans l'intimité, d'une grande douceur et d'une rare affabilité. Un de ses contemporains me disait « C'était un admirateur enthousiaste de » la nature; il parlait des fleurs, des arbres avec une tendresse émue. Pour » les oiseaux surtout, il avait une pré» dilection marquée. L'aspect d'un ani» mal mourant le jetait dans une syn» cope et il ne frappait jamais l'un de » ses enfants que contraint et forcé; en» core tournait-il sa main sept fois Il avant de le faire. »

Il mourut le 25 avril 1857, à Noyon, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Coïncidence bizarre, Robespierre l'avait fait arrêter un 25 avril.

L'aîné de ses fils a été exécuteur à Bordeaux le dernier habitait encore Saint-Quentin il y a six ou sept ans.Duchange.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272589b/f1.textePage


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272589b/f1.zoom.r=Desmorest.langFR (document original:en bas à droite)

http://gavroche60.com/2014/06/27/lhomme-aux-mains-sanglantes/



A prendre avec des pincettes mais apreès tout pourquoi pas?


Dernière édition par tof1 le Lun 4 Aoû 2014 - 5:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Dim 3 Aoû 2014 - 19:48

Très intéressant en tout cas. Merci Tof1.   

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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Dim 3 Aoû 2014 - 20:19

Charles-Henri Sanson est mort en 1806 et non courant 1793 comme l'avance l'article... sa crédibilité est donc brève. En revanche son fils Henry lui a rapidement succédé après la Terreur. De manière générale Charles-Henri maniait très peu le couperet de la guillotine, bien qu'il ait activement participé à son développement avec le Dr Louis et Schmidt, le facteur de clavecins. Très pris par la paperasse, il se contentait souvent, tel un huissier, de surveiller les exécutions du bas de l'échafaud. Le déclic était manié le plus souvent soit par son fils Henry (alors officier dans la garde nationale), soit par l'un de ses aides, Levasseur dit "Larivière" lorsque son rejeton était en service...
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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Dim 3 Aoû 2014 - 23:15

Avis partagé, kezako, l'article est fantaisiste : Charles-Henri Sanson, né le 15 février 1739, est mort le 4 juillet 1806.

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MessageSujet: Re: Robespierre - 1794   Lun 4 Aoû 2014 - 1:04

Adelayde a écrit:
Avis partagé, kezako, l'article est fantaisiste : Charles-Henri Sanson, né le 15 février 1739, est mort le 4 juillet 1806.

Malheureusement cette dynastie a fait couler autant d'encre que de sang, et souvent sous la plume fantaisiste d'auteurs en mal de talent... Si vous voulez approfondir vos connaissances sur la famille Sanson, mieux vaut lire l'excellent "Bourreaux de père en fils" de Bernard Lecherbonnier, paru chez Albin Michel lors du bicentenaire de la Révolution (plus complet que "Une dynastie de bourreaux" de Barbara Levy au Mercure de France). Ouvrage très bien écrit, s'appuyant sur des sources solides : un fascinant voyage à travers la Renaissance, le siècle des Lumières et la Révolution en compagnie d'une famille pas comme les autres...
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