La Veuve

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 Alphonse Lemaire - 1933

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MessageSujet: Alphonse Lemaire - 1933   Ven 25 Mar 2011 - 0:25

Alphonse LEMAIRE.
Exécuté le 14-11-1933, à Béthune (assassinat d'une femme pour vol).


Il était 6h25 quand ch'cabot fut sorti du greffe et conduit, soutenu par les aides, vers la guillotine. Il ne fit aucune résistance mais à un certain moment ses jambes plièrent sous lui; empoigné à bras le corps par les aides le criminel laissa tomber sa cigarette et fut jeté sur la planche fatale, mais avant qu'il n'ait le cou engagé dans la lunette on l'entendit dire : pardon ! L'assassin de la vieille cultivatrice ne put ou n'eut pas le temps d'en dire davantage, M Deibler fit fonctionner la machine.

A la clarté du jour naissant, on vit tomber comme un éclair le couperet de la guillotine, ch' cabot avait la tête tranchée. Justice était faite, il était 6h27.Le corps et la tête furent placés dans le panier, hissés, dans le fourgon et transportés au trot, au cimetière.

M. Deibler fit constater le décés, puis les restes de l'assassin furent placés dans un cercueil et portés en terre par les membres de la confrérie des charitables.
Le fourgon contenant la guillotine fut reconduit en gare pour être acheminé vers Paris.
M Deibler et ses aides regagnèrent la capitale par le train de 9H24.



Par Archange - 21/12/2011

Les Charitables.

Source : Histoires de CH'TIS.

http://www.histoires-de-chtis.com/index-news-16282-min-pelerinache.php
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Adelayde
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MessageSujet: 1933 Exécution de Lemaire à Béthune   Ven 1 Avr 2011 - 17:12






Dernière édition par Adelayde le Ven 1 Avr 2011 - 18:42, édité 1 fois
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Nemo
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MessageSujet: Re: Alphonse Lemaire - 1933   Ven 1 Avr 2011 - 18:39

Adelayde, le lien que vous proposez ne correspond pas à ce Lemaire-ci, mais à un autre, jugé en 1867 et lui aussi guillotiné.

_________________
"Je suggère qu'on lui coupe la tête sans ménagement dès dimanche prochain, mais si possible après 17 heures, afin que j'aie le temps d'aller aux vêpres. (Pierre Desproges)"
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Adelayde
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MessageSujet: 1933 Exécution de Lemaire à Béthune   Ven 1 Avr 2011 - 18:47

Nemo a écrit:
Adelayde, le lien que vous proposez ne correspond pas à ce Lemaire-ci, mais à un autre, jugé en 1867 et lui aussi guillotiné.
L'erreur est rectifiée.Embarassed
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Benny
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MessageSujet: Re: Alphonse Lemaire - 1933   Dim 10 Avr 2011 - 19:09

Bonjour,

Étonnant : l'histoire sur le blog d'un des descendants de la victime.
Le texte semble provenir de la même source que le 1er de cette discussion mais est bien plus complet. Il provient apparemment du journal de l'époque : "Voici le récit journalistique"

Le méfait y est détaillé et on y apprend que des resquilleurs ont essayé de se rapprocher de la guillotine déguisés en faux aides de Deibler.

Le blog

Citation :
15 novembre 1933 à Béthune

Le 24 octobre, Anton CWOJZYNSKI, qui tua le garde Duclermontier, de NOYELLES SOUS LENS, expirait son crime sous le couperet.

C'est maintenant au tour d'Alphonse LEMAIRE dit "ch'cabot" de monter sur la sinistre machine, suite à l'horrible crime qu'il commit le 8 janvier 1933 au lieu-dit le Hamel, à Beuvry, où il massacra à coups de hache, Madame Laure DUBOIS, âgée de 77 ans pour lui voler ses économies.

Ch' cabot connaissait de longue date sa victime et savait qu'elle avait l'habitude de toujours porter sur elle ses économies. Toujours dépourvu de ressources, le trimardeur décida de se procurer de l'argent coûte que coûte. Le soir précédant la journée du crime, Alphonse Lemaire fut aperçu rodant derrière le jardin de la vieille femme dont la maison se trouve être à l'écart d'au moins 500 m de toute autre habitation. Ayant bien repéré les lieux, ch' cabot regagna Béthune et passa la nuit chez une parente. Le matin du 8 janvier, ayant eu une discussion avec sa belle soeur à qui il devait des frais de pension, ch' cabot lui promis de la rembourser le soir même; il devait se rendre à LACOUTURE chez un agriculteur qui devait lui payer plusieurs journées de travail. Il faisait encore nuit lorsqu il arriva au Hamel où un épais brouillard enveloppait la plaine. Ch' cabot qui savait que Madame DUBOIS ne devait arriver chez elle que vers 9 heures, puisqu elle couchait chez sa fille, pénétra dans la maison de la vieille femme après avoir fracturé la porte de derrière. A l'intérieur il s'éclaira avec un briquet. Sur la table de la cuisine, il aperçu un litre d alcool. Le misérable en avala plusieurs gorgées et, résolument attendit l'arrivée de sa victime, non sans avoir préparé près de lui une hache de mineur ramassée dans un coin de la maison. C'est cette arme terrible qui lui servit pour mettre à mort la pauvre femme.

C'est vers 9 heures que Madame DUBOIS arriva devant sa maisonnette. Contrairement à l'habitude, elle ne put ouvrir la porte qui donnait sur la route : ch' cabot avait pris la précaution de la barricader de l'intérieur. La vieille femme dut faire le tour de sa demeure pour rentrer par la porte de derrière, mais celle-ci était ouverte, ce qui dut lui causer une grande surprise La cultivatrice entra dans sa demeure, quand, elle vit surgir un homme qui brandissait une hache. Le bandit, avec une cruauté inouïe lui fracassa le crâne à coups redoublés. Il coupa même les doigts de la main de sa victime alors qu’elle cherchait à se protéger la tête. L'autopsie qui a été pratiquée plus tard, révéla que les 9 coups de hache que l'assassin avait portés étaient tous mortels, la tête était d’ailleurs réduite en bouillie.

Son crime accompli, l'assassin s'essuya les mains puis s'empara des économies de sa victime. Avant de quitter les lieux, ch' cabot ligota plusieurs chaises qu'il sortit dans le jardin, sans doute déjà pour détourner les investigations de la justice. Il jeta ensuite la hache dans le fossé en bordure du jardin, revint devant la maison, il s'essuya les pieds qui étaient éclaboussés de sang dans l'herbe avant de gagner le grand large. Mais le misérable avait été vu par une marchande de journaux en tournée. Muni de l'argent de sa victime, ch' cabot fit plusieurs haltes dans les cafés voisins et regagna Béthune dans l'après midi. Le dimanche soir ch' cabot qui était alors riche d'une bonne douzaine de mille francs fit la rencontre de 2 escarpes de son acabit. Dans les cafés de la rue de Lille, il fit la fête avec eux en payant les consommations avec des billets de 1000 francs qu'il avait fourré dans ses poches. Pour expliquer la provenance de l'argent dont il était en possession, il raconta qu il avait touché sa pension alors qu il ne fut jamais titulaire d'aucune retraite. Le témoignage de la marchande de journaux, le comportement plus qu'équivoque de ch' cabot, permirent à la gendarmerie de faire rapidement le rapprochement. Son arrestation, quelques jours plus tard, s'en suivit d’un procès qui ne fit pas la part belle à ch' cabot, tant les conditions du meurtre et la personnalité du tueur étaient méprisables. La peine de mort couronna la fin des débats

La nuit était froide et un opaque brouillard enveloppait les choses. Une foule nombreuse se pressait contre les barrages établis par les gendarmes de Béthune, Lens et Arras. L'affluence était telle que de nombreux curieux, pour mieux voir, s'étaient juchés sur des échelles et même jusque sur les toits des maisons voisines. Le fourgon funèbre fut amené sur les lieux d'exécution vers 4h50. Deux resquilleurs, munis de lanternes suivaient le fourgon; ils réussirent à franchir le barrage de la gendarmerie mais ils furent vite dévoilés. Ces 2 faux aides de Deibler (Deibler était le bourreau de la république), furent alors refoulés. Une demi heure plus tard, la guillotine était dressée en face de la prison, tout était prêt pour l'exécution....

A 5h40, le procureur pénétrait dans la cellule de ch' cabot pour lui annoncer que son retour en grâce était rejeté et que le moment de payer sa dette à la société était arrivé. Le meurtrier qui avait entendu du bruit dans le couloir lui dit "Je vous ai entendu arriver, du courage j'en aurai". Puis le condamné se leva et s'habilla, il remit plusieurs lettres écrites dans sa cellule, à son avocat et lui pria de les remettre aux différentes personnes de sa famille. Le condamné ne s'émut pas trop, il se confessa, communia et assista à une messe célébrée dans une petite pièce voisine. On eut l'impression que l'assassin s'était résigné à marcher au supplice. Dès que la messe eut pris fin, il fut conduit au greffe où Deibler l'attendait. A la vue du bourreau, il baissa un peu la tête, semblant en proie à l'émotion. Il repris peu après son assurance pour remercier ses gardiens puis exprima des regrets. Ch' cabot avoua que depuis son crime il avait eu des remords; il regretta son crime abominable et ajouta, qu'ayant tué il méritait de payer de sa tête. Ch' cabot a prononcé ces paroles et ces regrets d'un ton calme et jusqu'à la guillotine, il ne donna pas l'impression d'avoir perdu son sang froid. Pendant que Deibler lui entravait les pieds ch' cabot avala successivement 3 grands verres de genièvre et s'écria "cha ché bon ! à la bonne heure cha ranime ! , si par là y en a du si bon cha ira". Le bandit fuma plusieurs cigarettes. Sa toilette funèbre fut vite terminée. M Deibler signa la levée d'écrou. Mais avant de marcher au supplice ch'cabot réclama une troisième cigarette et se moucha, puis demanda à ce que son corps ne soit pas livré "aux carabins".

Toutes les formalités étaient remplies, l'heure de marcher au supplice était arrivée Il était 6h25 quand ch' cabot fut sorti du greffe et conduit, soutenu par les aides, vers la guillotine. Il ne fit aucune résistance mais à un certain moment ses jambes plièrent sous lui; empoigné à bras le corps par les aides, le criminel laissa tomber sa cigarette et fut jeté sur la planche fatale, mais avant qu'il n'ait le cou engagé dans la lunette , on l'entendit dire : pardon !L'assassin de la vieille cultivatrice ne put ou n'eut pas le temps d'en dire davantage, M Deibler fit fonctionner la machine. A la clarté du jour naissant, on vit tomber comme un éclair le couperet de la guillotine, ch' cabot avait la tête tranchée. Justice était faite, il était 6h27.

Le corps et la tête furent placés dans le panier, hissés, dans le fourgon et transportés au trot, au cimetière. M Deibler fit constater le décès, puis les restes de l'assassin furent placés dans un cercueil et portés en terre par les membres de la confrérie des charitables. Le fourgon contenant la guillotine fut reconduit en gare pour être acheminé vers Paris. M Deibler et ses aides regagnèrent la capitale par le train de 9H24......
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