La Veuve

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 Anatole Deibler

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pier
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Ven 2 Mai 2014 - 21:09

Il avait donc 27 ans !!! il en fait bien plus  Shocked 
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Jeu 19 Juin 2014 - 15:50

Rosalie Rogis, Anatole Deibler et sa petite fille.

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Jeu 19 Juin 2014 - 16:22

Une image attribuée à Deibler  scratch 

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pier
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Jeu 19 Juin 2014 - 17:31

Filomatic a écrit:
Rosalie Rogis, Anatole Deibler et sa petite fille.



Une date peut être ?  Very Happy 
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Jeu 19 Juin 2014 - 18:12

Peut être 1905/1906.
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Jeu 19 Juin 2014 - 18:37

Filomatic a écrit:
Peut être 1905/1906.

Pendant la période abolitionniste, Il était en chômage technique lol! 
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Ven 26 Sep 2014 - 5:06

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Ven 26 Sep 2014 - 9:03

"C'est en somme..." est une citation de Deibler ?
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Ven 26 Sep 2014 - 15:14

Une belle découverte, Filomatic queen

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Sam 27 Sep 2014 - 10:09

Article du Petit Journal, du vendredi 3 février 1939.

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Lun 29 Sep 2014 - 20:37

Executeur des hautes oeuvres une sinécure ?

Article du lundi 4 janvier 1909.

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Lun 29 Sep 2014 - 20:54

Article du vendredi 8 janvier 1909. l'O-E.

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Lun 20 Oct 2014 - 19:10

Deibler, le bourreau qui avait des scrupules

   " Qui l'eût cru ? Les carnets secrets du plus célèbre des exécuteurs français, que publient les éditions de l'Archipel, montrent ses troubles de conscience et sa recherche de la rédemption.
 
   En ce vendredi 13 janvier 1899, tandis qu'il vient officiellement de succéder à son père Louis, Anatole Deibler, 30 ans, a déjà décapité 96 condamnés en tant qu'assistant de la guillotine. Arrière-petit-fils d'exécuteurs, il prend donc la succession d'une dynastie qui le conduit, un peu malgré lui, à déclencher le couperet fatal. On l'informe alors qu'il doit partir pour Troyes et que le ministère se réjouit de le voir au poste qui lui revient de droit. La rumeur prétend qu'il a déjà la main sûre et la promptitude du geste dignes d'un exécuteur en chef des hautes oeuvres.
 
   Intimidé, le jeune bourreau de la République promet « qu'il fera de son mieux pour répondre à ce qu'on attend de lui ». Ayant pris ses ordres, il quitte aussitôt le bureau du procureur et se rend auprès de ses aides afin de prévoir avec eux l'acheminement de la guillotine jusque dans le département de l'Aube ; car dès demain, tandis que le jour se lèvera, la terrible machine se dressera devant l'entrée de la prison, face à la foule des curieux qu'attire le spectacle de l'échafaud...
 
   Anatole Deibler sait parfaitement qu'on le jugera sans complaisance, notamment sur sa capacité, au moment de donner la mort, à tenir son rôle sans faillir ni trembler. Qu'il se devra tout entier à la réputation de sa célèbre dynastie. Quand il s'agira de déclencher le couperet, il sera donc seul face à lui-même : la République se sera déchargée de son rôle, dès lors que sera signée la levée d'écrou du condamné. Pour lui, bien qu'il ait consenti à succéder à son père pour le meilleur et pour le pire, sa mission est ailleurs : dans le respect de l'homme qu'il doit exécuter par procuration. Car tous les ingrédients de l'horreur sont au rendez-vous. Incontournables. Toutefois, bien qu'il ait eu le temps de s'aguerrir depuis son entrée en fonction, le 9 septembre 1885, il craint aujourd'hui, face à l'instant tragique, devant la mort annoncée qu'il va donner pour la première fois en toute autorité, de manquer de courage. Parce que pour cet homme hors du commun - et par ailleurs tellement ordinaire - la « messe » de la guillotine impose une morale sans faille. Un geste sacré.
 
   Pour lui, la mort donnée par sa main ne doit pas entacher le rôle qu'il s'est donné devant l'Histoire. La haine et la vengeance lui font horreur. Jamais, sa vie durant, il ne parlera publiquement du poids de sa tyrannique destinée. Seule sa femme Rosalie, qu'il a épousée en 1898, plus tard sa fille unique, probablement ses assistants, et peut-être certains de ses amis proches auront le privilège d'être mis dans la confidence de ses états d'âme. Et le secret sera bien gardé. Mais on sait désormais que la tragédie à laquelle il a vainement tenté d'échapper, jusqu'à l'âge de 22 ans, repose en partie dans la rédaction de ses « carnets d'exécutions » dont on n'a découvert l'existence que longtemps après sa mort. Aujourd'hui, leur publication permet d'apprécier la moralité de celui que l'Histoire a rendu célèbre pour avoir décapité notamment Ravachol, Raymond la Science de la bande à Bonnot, Caserio l'assassin du président Carnot et l'énigmatique Landru...
 
   Entre 1885 et 1939, 395 condamnés à la peine capitale ont eu la tête tranchée : ce sont les « victimes » du bourreau, celles qu'Anatole Deibler a recensées dans ses carnets de toile grise en plus d'un demi-siècle. Au fil de ses cinquante-trois années d'activité, ses annotations se font de plus en plus précises, ses commentaires plus étoffés... son besoin toujours plus éloquent de se prouver que les criminels qu'il raccourcit ont mérité d'en passer par là. Voilà sa caution, lorsqu'il tend la main vers le déclic fatal. Il sait qu'il en va de sa santé mentale.
 
   Le 14 janvier 1899, alors qu'il se prépare à partir dans l'Aube pour exécuter le nommé Damoiseau, il instaure une double numérotation dans son carnet d'exécutions : le nom du condamné, dont il a déjà retracé les crimes dans le « brouillon » des condamnations, est ainsi précédé d'un double chiffre : 97.1. Ce matricule signifie qu'il s'agit de la première tête qu'il s'apprête à faire tomber en tant qu'exécuteur en chef. Dix ans plus tard, il y inscrira le jour de la semaine... Puis, successivement, l'heure exacte de la chute du couperet et la couleur du ciel ces matins-là.
 
   L'observation attentive des carnets, qu'il est nécessaire de lire entre les lignes et dans le silence des marges pour discerner les pleins et les déliés de son histoire, la manière dont ils sont tenus permettent d'approcher d'un peu plus près sa psychologie tourmentée. De toucher du doigt le drame de sa vie. Aussi, lorsqu'il est contraint, face à la presse, de rendre compte de ses actes, il a cette explication définitive en forme de parade : « Je ne suis qu'au service d'un Etat de droit, le dernier maillon d'une chaîne légale et mon avis importe peu sur la légitimité de la peine de mort. » Parce que dans ce registre, Anatole Deibler, fantôme de lui-même, refuse de se sentir coupable. Pas plus, de toute évidence, que les gens de robe et de plume qui réclament la tête de leurs semblables sans se salir les mains. Dans son refuge intérieur, le bourreau pallie en les exorcisant les dangers qui le guettent à chaque exécution.
 
   Les quatorze carnets d'Anatole Deibler ne doivent donc pas être lus comme une succession d'histoires sanglantes propres à satisfaire le voyeurisme et le dérèglement des sentiments, mais comme le révélateur d'une conscience égratignée. De plus, ils constituent l'une des documentations les plus éclairantes de ces dernières années sur les bas-fonds de la IIIe République, ainsi qu'un observatoire privilégié des comportements humains devant la mort légale à cette époque. Pour l'exécuteur public, de même que pour nous désormais, ses aveux apparaissent comme une recherche en responsabilité. C'est durant les dernières années du XIXe siècle, tandis qu'il termine sa période probatoire auprès de son père, qu'Anatole étoffe ses notes. Plus tard, pour les mêmes raisons qui l'ont poussé à devenir plus méticuleux et plus précis dans son rôle funeste que tous ceux qui l'ont précédé, il améliorera le fonctionnement même de la guillotine, dont l'entretien, d'ailleurs, lui incombe par contrat, en rendant la chute du couteau plus performante et l'attente moins cruelle pour le condamné...
 
   Au fil des années, la longueur des commentaires, le nombre de détails qu'il consigne sur le compte de ses « victimes » sont inversement proportionnels au sentiment qu'il manifeste à leur égard. Durant l'ultime décennie de son office, on recense une demi-douzaine de portraits d'assassins que le bourreau, improbable écrivain, développe dans le seul but d'excuser son acte. Ce sont ici de sordides dissertations, là des précisions macabres, dont les héros oubliés s'appellent Ughetto, Clarisse ou Martin... Et l'horreur de leurs crimes est un baume sur ses plaies. Mais lorsque les condamnés qu'il décapite ont été « célébrés » par les journaux, quand ils ne lui appartiennent plus, alors il en oublie de conjurer la mort dont il n'est plus que l'honnête contractuel : la France, par la voix de l'opinion publique, se substitue à son geste en l'accompagnant jusqu'à l'échafaud."
 
   Un article de Gérard Jaeger.
 
   * Historien, écrivain, journaliste, Gérard A. Jaeger est l'auteur d'un cycle judiciaire comprenant la biographie et l'analyse des carnets d'Anatole Deibler, un essai sur l'exécution politique d'Ethel et de Julius Rosenberg et, à paraître prochainement, d'une étude sur le contexte psychologique de l'affaire Landru.
 
   - Anatole Deibler : l'homme qui trancha 400 têtes, de Gérard A. Jaeger (éditions du Félin, 2001).
   - Anatole Deibler : carnets d'exécutions (1885-1939), de Gérard A. Jaeger (éditions de l'Archipel, 2004).
 
 

Source : HISTORIA (8 septembre 2004)
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Mar 25 Nov 2014 - 12:37

—  CURIEUX FAIT  —
Quotidien Le Journal, du 07-02-1920.
(source : gallica.bnf.fr)
                                                                                                                             
LA MESAVENTURE DE M. DEIBLER

L'autre nuit, vers 1 h. 30, M. Deibler accompagné de ses aides, arriva à la prison de la Santé, entra dans le hangar où sont remisés les bois de justice, puis, une heure après environ sa voiture étant chargée, il se présenta à la porte. Le gardien curieux lui dit :
« Où allez-vous donc opérer, monsieur Deibler ?
» Mais, répondit-il. chez vous Je vais faire le montage boulevard Arago. »
Aucun gardien n'étant prévenu d'une exécution, on alla réveiller le gardien chef. Celui- ci vint dire à M. Deibler qu'il n'avait aucun « client » à mettre à sa disposition.

On lut l'ordre d'exécution ; or, cette pièce portait le nom du travailleur colonial Mohamed ben el Kefi, condamné à mort par le quatrième conseil de guerre, puis par le premier conseil, pour avoir assassiné le caporal Ollier et l’avoir dévalisé. Mohamed, qui est à la prison du Cherche-Midi, devait être guillotiné hier ; les consignes avaient été données, mais au dernier moment le général Berdoulat envoya l'ordre de surseoir à l'exécution. On prévint la préfecture de police ; les consignes furent annulées. mais on oublia totalement d’avertir M. Deibler. L'exécuteur des hautes œuvres a replacé dans le hangar de la Santé sa machine et s'est retiré. assez mécontent. C'est la première fois qu'on le dérange inutilement !
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Mar 25 Nov 2014 - 13:08

Que ferions-nous sans vous, mon cher Mercattore Question Et je suis sérieux, c'est un plaisir de vous lire, et j'en apprends tous les jours sunny
Bonne journée !
PS : Je sais, comme vous, que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute , comme le disait La Fontaine dans la fable bien connue : "Le Robot et le (censuré)" ( Merci, Jean Yanne )...mais savez-vous quelle chute (impie) donna Prévert, Manchois d'adoption ( et maintenant à titre définitif ) à ladite fable ? Je pense qu'un érudit de votre trempe devrait trouver sans problème study
PPS :  (Pour Mâme Adelayde) : La fable de La Fontaine, rebaptisée par feu Jean Yanne, se nommait bien : " Le Robot et le C.nn.rd ", et non pas le Robot censuré , non mais sans blague
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Mar 25 Nov 2014 - 13:47

"Le Corbeau et le renard" - Quand la fable se lâche   Wink  

http://f6aoj.ao-journal.com/crbst_67.html

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Mar 25 Nov 2014 - 14:12

Adelayde a écrit:
"Le Corbeau et le renard" - Quand la fable se lâche   Wink  

http://f6aoj.ao-journal.com/crbst_67.html
Merci pour cette superbe rétrospective...mais, et on pouvait s'y attendre, la version Préverienne du " Robot et du Con..ar." n'y figure pas, alors, je vais essayer de reconstituer de mémoire : "...Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois / A ces mots, Jésus-Christ ne se tient plus de joie / Il ouvre un large bec et laisse tomber le fromage / Pour réparer des ans l'irréparable outrage "

Bon , promis, je m'arrête, voilà qui nous éloigne furieusement d'Anatole le Grand
A bientôt !
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Mar 25 Nov 2014 - 14:34

Bonjour Pierrepoint,  sunny

Anatole devait être terriblement furibard de cette situation ! Pas banale cette histoire, quand même !
Quant à Jacques, sa finale m'est inconnue, encore une lacune à combler. Et il en reste beaucoup. Beaucoup trop.
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Mar 25 Nov 2014 - 18:07

pierrepoint a écrit:
la version Préverienne du " Robot et du Con..ar." n'y figure pas, alors, je vais essayer de reconstituer de mémoire : "...Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois / A ces mots, Jésus-Christ ne se tient plus de joie / Il ouvre un large bec et laisse tomber le fromage / Pour réparer des ans l'irréparable outrage "

Excellent, Pierrepoint !

J'ai recherché "Le Robot et le Con..ar" dans mon Œuvre complète de Prévert (Éd. La Pléiade) mais je ne les ai pas trouvés. pale

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Mar 25 Nov 2014 - 18:22

Mâme l'Administrateuse, et chère Adelayde
Le titre de la fable revue et corrigée par Prévert n'est pas " Le Robot et le Co.n.ard ", cette malsonnante appellation étant due à feu Jean Yanne, qui, du reste, en a commis de bien pires pig
J'ai souvenir d'avoir trouvé ces mécréantes gaudrioles dans "Paroles", tout bêtement...je poursuis mon enquête
Bien respectueusement !
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Sam 20 Déc 2014 - 16:37



« Jeux innocents », Anatole-le-Grand caricaturé en 1909

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Sam 20 Déc 2014 - 18:32

Sur ce dessin, Anatole joue au bilboquet avec la tête du Président de la République, Armand FALLIERES.

L'époque (1909) se prêtait à ce genre de moquerie: abolitionniste convaincu, FALLIERES avait grâcié systématiquement les Condamnés à Mort depuis 3 ans, dans l'attente du débat sur l'abolition de la peine de mort. On sait que, fin 1908, les abolitionnistes échouèrent à la chambre des députés dans leur tentative, de sorte que FALLIERES fut contraint de respecter le voeu de la représentation nationale et à nouveau de "laisser la justice suivre son cours", à partir de janvier 1909.

Ce qui explique la mine réjouie d'Anatole DEIBLER, qui sortait de sa période de chômage.
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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Sam 20 Déc 2014 - 21:26

Excellent commentaire, fouche !   santa

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Ven 26 Déc 2014 - 20:47

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MessageSujet: Re: Anatole Deibler   Dim 28 Déc 2014 - 18:37

Joli! Une photo que je n'avais jamais vue.

Merci Mercattore.

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