La Veuve

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 Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878

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MessageSujet: 1913. Exécution de Barré. Drôle d'oubli pour monter la Veuve   Ven 30 Juil 2010 - 14:39

Exécution de Charles Barré, à Versailles, le 19-04-1913, deux jours avant celle des membres de la bande à Bonnot à Paris.

« La guillotine avait été placée, cette fois, exactement en face de la porte d'entrée de la prison et non à droite de celle-ci, comme pour l'exécution de Renard . Son montage ne s'effectua pas sans encombre, car les aides avaient oublié d'apporter des lanternes, il leur fallut procéder à la sinistre besogne à la lueur tremblotante d'allumettes et de briquets à essence ».

Ce fait est confirmé par d'autres journalistes relatant l'exécution de Barré.
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Adelayde
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MessageSujet: Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878   Mer 16 Fév 2011 - 16:12

PAUL LEBIEZ ET AIME BARRÉ

En décembre 1877, deux compères en mal d'argent, Aimé Barré et Paul Lebiez, cherchaient désespérément à renflouer leurs finances. Médecin et notaire manqués, ils n'avaient qu'un seul but en tête: satisfaire leurs besoins financiers, pour pourvoir à leurs dépenses sans cesse plus importantes. Un moyen d'y parvenir : suivre les femmes adultères et les menacer de les dénoncer à leurs époux. Le 23 mars 1878, ils assassinent la "mère Gillet", riche laitière. Ils découpèrent le corps en huit morceaux pour faciliter la disparition du corps.
Bientôt, nos deux assassins sont découverts : ils seront guillotinés le 8 septembre 1878.

http://www.parislenezenlair.fr/anecdotes/138-anecdotes-10e-arrondissement?start=2


LE VISAGE DES ASSASSINS

Paul Lebiez


Source : archives de la préfecture de police (sans cote)

Aimé Barré


Source : Source : http://guillotine.site.voila.fr/barre.jpg

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UN LIEN EXTRAORDINAIRE !

http://www.ecritsduforprive.fr/biblionum_list.htm#lebiez

Ce lien permet de consulter le dossier complet de cette affaire :
- autobiographie de Paul Lebiez ;
- fonds Demange : pièces jointes ;
- extraits du dossier de procédure ;
- extraits de presse ;
- récit de l'exécution de Barré et Lebiez ;
- portraits de Lebiez et Barré.

Les articles de la Gazette des tribunaux (dans « extraits de presse ») permettent, au fil des audiences en Cour d’assises, de suivre l’affaire de A à Z : interrogatoires des accusés, dépositions des témoins, réquisitoire de l’avocat général, plaidoiries de la défense etc.

Au cas où le lien viendrait à disparaître, j’ai sauvegardé quelques éléments de ce dossier.



CHRONIQUE DE LA SEMAINE

[…] Les deux jolis gredins, MM. Lebiez et Barré (M. Mathieu de Vienne les a classés dans cet ordre) attendent à la Roquette – du moins ils attendent à l’heure où j’écris – que leur sort se décide. Nous avons visité cette prison et nous avons constaté qu’elle n’avait rien de récréatif.
Dès son arrivée, le détenu change ses effets contre un pantalon et une veste de bure grise. C’est une opération cruelle. L’habit fait l’assassin.
On se lève au point du jour et l’on travaille dans trois ateliers différents. Dans l’un on forge ; dans le second, on fabrique des chaussures ; dans le troisième, on fait des ouvrages de menuiserie. Les détenus, aux heures de repos, se rassemblent dans une cour quadrangulaire, sans arbres, mais ombragée par des murs de huit mètres. C’est de là peut-être que vient l’expression : « être mis à l’ombre ! »
Lebiez a pris son parti, dit-on ; quant à Barré, il espère. Pourquoi ?
A la cour d’assises, nous avons entendu cet effroyable jeu de mots. Un de nos confrères, en voyant les accusés, s’est écrié :
- Comme ils sont petits !
Et son voisin lui a répondu :
- Oui, ils ont la tête de moins que nous !

La Presse Illustrée - 11 août 1878

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DEUX CONDAMNATIONS A MORT

Cour d’assises de la Seine
Présidence de M. le conseiller Mathieu de Vienne
Audience du 31 juillet
La liste des témoins étant épuisée dès l’ouverture de l’audience, la parole est donnée à l’organe du ministère public.

LE REQUISITOIRE

M. l’avocat général Fourchy se lève et commence son réquisitoire en rappelant comment la logeuse de la rue Poliveau accourut chez le commissaire de police de son quartier pour faire la déclaration de la lugubre découverte. Dès le lendemain, la presse informait le public de ce crime horrible ; les premières recherches n’aboutirent point. On crut à une mystification : un journal faisait même des plaisanteries de mauvais goût sur l’importance que les magistrats donnaient à cette affaire, quand l’identité de la victime fut constatée. Deux jours après, l’un des coupables était arrêté, puis l’autre. On se demandait avec terreur quels étaient ces imitateurs de Billoir. Celui qui a tué est coupable devant la loi, mais la conscience publique va plus loin, à Paris surtout, où chacun rend hommage à la mort. Quiconque ne se soumet pas à cette coutume est montré du doigt, et le mutilateur est considéré comme profanateur. L’orateur demande aux jurés d’être impitoyable, parce qu’il le serait lui, comme tout honnête homme.
Quels étaient les coupables ? Un magistrat était parvenu à les découvrir en quelques jours malgré les précautions qu’ils avaient prises.
Le ministère public s’attache à montrer le caractère particulier de chacun de ces jeunes gens qui sont entrés dans la vie plus heureusement que leurs pères. Il raconte le chemin qu’ils ont parcouru avant de tomber dans cet état de dégradation.
Pour Barré, on revoit sa première jeunesse, son éducation, ses succès de collège et ses relations avec la femme Lepin. Le mensonge, la fraude et la cupidité sont les points prédominants de sa nature. Il abuse et vole son père, il joue à la Bourse, dédaigne le travail régulier et trompe deux malheureux domestiques.
Lebiez ose dire du mal de sa mère. Intelligent, passionné pour les sciences, il vit à Paris, errant de garni en garni, vivant de charité, voleur avant d’être assassin ; il n’a pas vécu comme un bohême, mais bien comme un bandit.
Arrive le drame. Quand Lebiez fabrique des crochets pour ouvrir les portes, Barré se jette dans ses bras, en s’écriant : « Mon frère, tu vas me sauver ! » Froidement, le crime est résolu. Après les visites chez la femme Gillet, on fait les derniers préparatifs, puis le forfait est perpétré avec ses horribles détails.
La femme Lepin reçoit les valeurs volées ; elle en sait la provenance, elle est véritablement complice, mais on doit reconnaître qu’elle n’a pris aucune part au meurtre.
M. l’avocat général examine quel est le plus coupable des deux principaux accusés. Le 4 avril, Lebiez disait à Barré : « Il serait bien singulier qu’un individu fut arrêté à notre place et condamné ! »
Rapporterez-vous, messieurs les jurés, une atténuation quelconque ? Auriez-vous pitié de leur jeunesse ? Je ne suis pas un homme impitoyable ; je ne veux pas d’excès ni de barbarie, mais je vous demande ce que vous ne pouvez me refuser, sans manquer à votre serment. Où trouverez-vous des malfaiteurs plus consommés que ceux-ci ? Que la justice humaine ait son cours ! Dieu seul peut leur pardonner !

LES PLAIDOIRIES

Après ce réquisitoire sobre, ferme et modéré, Me Georges Lachaud présente la défense de Barré.
Quand il y a un an, Billoir parut devant le jury, on a dit qu’il fallait un exemple ; le condamné fut exécuté. Depuis, le même crime a été commis dans trois endroits différents. Il est répugnant d’infliger le châtiment suprême ; l’orateur veut discuter cette tête à l’échafaud ; il attend un verdict de justice et de miséricorde.
Me Lachaud refait contre Lebiez un réquisitoire plus terrible que celui du ministère public. Lebiez est le philosophe de l’assassinat, il a laissé l’empreinte de son âme de fer sur l’âme de boue de Barré. L’orateur finit en montrant les angoisses du père de son client et en sollicitant des circonstances atténuantes.

Me Demange, à son tour, dit qu’il apporte ici la défense de Lebiez et non une accusation. Il ne répondra pas aux provocations et ne se fera pas l’auxiliaire de M. l’avocat général. Reprenant tous les faits qu’il examine avec émotion, Me Demange finit en demandant la pitié des juges.
De nombreux applaudissements accueillent cette péroraison.

Me Crochard plaide pour la femme Lepin, digne de l’intérêt du jury. Il rappelle les infortunes de sa jeunesse, son abandon pour son mari, sa rencontre avec Barré qui a été son unique amant. Elle a ignoré le crime, elle a ignoré le vol. Flétrie, blessée, elle rentrera dans la société pour se consacrer uniquement à l’éducation de son enfant.

Sur l’interpellation de M. le président, les accusés déclarent, en pleurant, qu’ils n’ont rien à ajouter à leur défense. M. le président prononce de résumé des débats.

LE VERDICT

A cinq heures un quart, le jury se retire en sa chambre du conseil pour délibérer. Il a douze questions à résoudre. A six heures vingt minutes, la délibération est terminée et la cour rentre en séance.

Le Petit Parisien - 2 août 1878

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

L’EXECUTION

Le 7 septembre 1878, on exécutait Barré et Lebiez.

Barré s’était couché de bonne heure et sommeillait à peine. Il s’attendait à son exécution. A minuit, il avait remis au directeur de la Roquette un long mémoire adressé à ses parents, et il avait déclaré à ses gardiens qu’il ne se coucherait pas parce qu’il pressentait qu’il serait exécuté le matin.
Lorsqu’on ouvrit sa cellule, il était à moitié assoupi. Aimé-Thomas Barré, du courage, lui dit le directeur… du courage ! »
Un tressaillement nerveux agita tous ses membres. Il ne répondit rien et se mit à s’habiller d’un air égaré. Quand il eût passé son pantalon, il demanda si on ne pourrait pas lui demander un peu de vin. L’abbé Crozes s’empressa de lui en apporter un verre qu’il avala d’un trait. Les couleurs revinrent à ses pommettes pâles.
« - Maintenant, murmura-t-il, je fumerais bien une cigarette. »
On lui en donna une toute faite. Il l’alluma et se mit à examiner ses papiers, placés dans le tiroir de la table en bois blanc, qui meublait sa cellule. Il les compulsa lentement, en apparence pour y faire un choix ; en réalité, c’était pour gagner du temps.
Au bout d’un instant, cependant, il se décida à remettre au directeur une lettre, puis il donna ce qu’il restait d’argent à l’abbé Crozes.
« -Vous savez pour qui c’est, n’est-ce pas ? » lui dit-il.

Lebiez avait tellement la conviction d’être envoyé à « la Nouvelle », qu’il avait prié un des gardiens de lui faire de la monnaie de cinq francs, craignant, disait-il, de ne pas pouvoir la changer sur le bateau. Il avait joué aux cartes jusqu’à deux heures du matin. Puis il avait pris un livre, l’Histoire des navigateurs, et avait lu jusqu’à trois heures. Il y avait à peine deux heures qu’accablé par la fatigue il s’était endormi.
« - Lebiez… » dit le directeur.
Lebiez ne bougea pas. Il fallut qu’on le secouat pour le tirer du sommeil de plomb dans lequel il était plongé.
- « Ah ! ah ! ah ! » dit-il sur trois tons différents, regardant les assistants. Le directeur prononça la formule usitée. Lebiez sauta en bas du lit, s’habilla rapidement et se mit, lui aussi à ranger ses papiers.296
« - Voulez-vous fumer ? Voulez-vous un peu de vin ? » lui demanda-t-on.
« -Non, rien, merci. »
En relevant la tête, il aperçut l’abbé Latour. Il lui fit signe de s’approcher et l’embrassa à plusieurs reprises.

A ce moment, Barré passait devant la cellule de Lebiez, fumant machinalement sa cigarette qu’il avait rallumée deux fois pendant son entretien avec l’aumônier.
On le livra à M. Roch pour la toilette. Comme l’exécuteur voulait le ligoter :
- « Oh ! ne me faites pas de mal, dit-il ; je vous promets que je ne me débattrai pas. »
M. Roch l’attacha, en effet, avec beaucoup de précautions. Néanmoins, le contact de la corde le fit tressaillir.
- « Encore du vin ! du vin ! » râla-t-il.
On lui plaça le verre aux lèvres. Il but avidement.
- « Je voudrai bien encore une cigarette », demanda-t-il.
Mais M. Baron fit un signe. Pendant toutes ces lenteurs de Barré, la toilette de Lebiez avait été faite. On ne voulait pas prolonger l’agonie de ce malheureux, qui ne devait passer que le second et qui attendait.
On se mit en marche.
A ce signal : « Sabre en main ! » la porte de la Roquette s’ouvrit pour laisser passer le condamné. Barré avait perdu toute son énergie ; chaque pas qu’il faisait vers l’échafaud augmentait sa défaillance. A mi-chemin, il s’affaissa. Si on ne l’avait pas soutenu solidement, il tombait à terre. On l’enlève. L’abbé Crozes l’embrasse. On le jette sur la bascule. Le couteau s’abat…
La tête tombe régulièrement dans le baquet, mais le corps, par suite sans doute d’un soubresaut suprême, n’est projeté qu’à moitié dans le panier ; les épaules portent sur le montant du panier, et un énorme jet de sang inonde les vêtements de l’aide, qui, suivant l’usage, s’avançait vers le panier pour y jeter la tête. Roch se précipite sur le tronc, le saisit à bras-le-corps et le jette dans le panier. L’aide, qui verse la tête, est souillé de sang, le montant qui touche le panier en ruisselle et la bascule elle-même en est teinte.

Lebiez, qui suivait, aperçu cette scène horrible. Il entendit le choc. Il eut un éblouissement à son tour ; mais avec une volonté de fer, il se remit en se disant à mi-voix : - « Allons ! allons ! »
A l’avant- greffe, il s’était livré aux aides et s’était laissé garrotter par eux sans faire entendre la moindre plainte, sans manifester la moindre faiblesse. Et de lui-même il s’était mis à marcher vers la guillotine dont on avait rapidement relevé le glaive.
Arrivé à quelques mètres de l’échafaud, l’abbé Latour lui présenta le crucifix. Le prêtre à son tour l’embrassa.
Les exécuteurs le saisirent :
- « Adieu, messieurs », dit-il d’une voix forte.
Lorsque l’abbé Latour se retira, Lebiez vit la bascule couverte du sang de son ami. Son visage trahit une crispation de dégoût.
Puis, le couteau tomba pour la seconde fois…

Abbé Georges Moreau - Le Monde des Prisons, Félix Alcan, 1887 - p.140-143


Dernière édition par Adelayde le Ven 30 Mar 2012 - 16:50, édité 1 fois
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MessageSujet: PAUL LEBIEZ ET AIME BARRÉ   Jeu 17 Fév 2011 - 16:07

L'avidité du public










http://www.criminocorpus.cnrs.fr/expositions/consultation.php?visiter&id=38&image&idimg=489&zoom=1.0

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MessageSujet: Re: Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878   Ven 18 Fév 2011 - 13:07

Je fais le pari que si les exécutions publiques étaient rétablies, rien ne changerait dans la description faite et qu'il y aurait autant de monde qu'en 1878. No

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MessageSujet: PAUL LEBIEZ ET AIME BARRÉ   Ven 18 Fév 2011 - 15:08

Je parie aussi, à coup sûr, c'est pari gagnant No
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MessageSujet: PAUL LEBIEZ ET AIME BARRÉ   Ven 18 Fév 2011 - 18:37

Si la société évolue au fil du temps, je pense que le fond de la nature humaine reste inchangé : l’homme de 2011 n’est, à mes yeux, ni meilleur ni pire que celui de 1878. Le temps ne fait rien à l’affaire… Smile
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MessageSujet: Re: Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878   Ven 18 Fév 2011 - 23:57

Une majorité de la société aime regarder à la TV les faits divers sanglants, lire certain certain journaux qui traite de ces même faits. Elle dit " ont devrait zigouiller celui qui à fait ça " elle dit aussi " On devrait rétablir la peine de mort". Je l'ai entendu une multitude de fois. Je crois sans peine que ce qui dise cela, assisterai volontiers à une exécution capitale.
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MessageSujet: L'exécution d'Aimé Barré et de Paul Lebiez   Dim 20 Fév 2011 - 17:01

Le Petit Parisien n° 693 du 9 septembre 1878

Pour une meilleure lisibilité : copier-coller l'image sur une page Word puis zoom 200%.






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MessageSujet: Une diatribe contre la Veuve   Mar 22 Fév 2011 - 16:24

Au matin du samedi 7 septembre 1878, le journaliste Albert Millaud assistait sur la place de la Roquette à l'exécution de Paul Lebiez et d'Aimé Barré . C'était la première fois qu'il voyait fonctionner la guillotine. Rentré chez lui, il rédigea un article pour le journal Le Figaro. Il parut le lendemain de l'exécution. C'est une diatribe contre la guillotine, écrite par un ferme partisan de la peine de mort.

Transcription.

« J'étais la nuit dernière sur la place de la Roquette, parmi les spectateurs nombreux qui s'entassaient les uns sur les autres pour mieux voir l'exécution de Barré et Lebiez, et je suis revenu de ce drame sanglant, convaincu, comme je l'étais déjà, de la nécessité de la peine de mort, mais avec le le cœur malade d'horreur et de dégoût. Il n'y a pas, il ne peut y avoir au monde un spectacle plus affreux, plus répugnant, et, disons-le, moins exemplaire que cette hideuse mécanique qui coupe les têtes des criminels. Un de mes camarades vous racontera plus loin et tout au long les divers incidents de l'exécution. Moi, je dirai ce que j'ai vu et les impressions que j'ai rapportées de ce lieu sinistre.

Le hasard m'avait placé sur un pan de mur, tout contre la porte de la Roquette, et je dominais de toute ma hauteur la foule qui nous environnait. Jamais, au dire des habitués de la guillotine, il n'y a eu autant de monde à une exécution. Comme l'exprimait fort bien M. Jacob (1), auquel on demandait des places de faveur : « je n'en ai pas ». Il n'y a pas moyen de faire passer personne, même les condamnés. C'était la première fois que j'assistais a une exécution, et j'avoue que j'étais en proie a une curiosité nerveuse, à une sorte de fascination, que je jure bien de ne jamais rechercher.

De la place où j'étais juché, je devais tout voir de dos. Un instant seulement, quand ils sont sortis de la prison, j'ai vu par le coté le visage des condamnés. Celui de Barré était pâle jaune : toute la bile s'était s'était répandue dans les veines. Lebiez était plus calme. Mais, c'est à peine si j'eus le temps de regarder, déjà l'abbé Crozes avait abandonné au bourreau le premier des deux patients. Pendant deux à trois secondes, pas plus, pas moins, je vis une espèce de viande humaine, ficelée comme un saucisson, une chair nue, un dos marbré, molasse, tenu passivement par trois hommes en chapeau haut de forme, l'air commun. La masse était poussée en avant, puis tout à coup, je la vis tomber sur la bascule, j'aperçus deux ou trois mouvements de la planche et soudain je vis tomber de haut le couperet, reluisant au soleil levant et, après un coup sec, un long flot de sang jaillir vers les gardes municipaux qui fermaient l'horizon.
Puis le couperet se releva, hissé par le bourreau. La lame était maculée de sang. A mesure qu'elle remontait, de larges gouttes rouges retombaient sur l'échafaud. A ce moment, Lebiez était à son tour poussé par les trois aides, puis bousculé, et de nouveau le couteau tomba et le sang jaillit.

Un grand mouvement de produisit sur la place. Tout le monde entourait la guillotine et voulait voir. L'un des aides essuyait son veston sur lequel le sang avait jailli. Vite, M. Roch et ses valets s'efforçaient de nettoyer la place, comme s'ils avaient honte. Les sergents de ville faisaient évacuer la place pour que le public ne vit pas de trop près les résidus sanglants et immondes de la grande exécution. Tout le monde s'éloignait, plein de dégoût et d'écœurement.

Pour moi, je m'en allai avec cette impression singulière : c'est que le châtiment des coupables n'inspire que de la pitié pour eux, et laisse dans le cœur une profonde répugnance pour les quatre ou cinq malheureux que la destinée à condamné au triste sort d'exécuteurs des hautes œuvres. Ce que j'ai vu, ce n'était pas une exécution capitale, c'était une scène d'abattoir. Une sorte de mouton à la face d'homme, livré à trois bouchers qui le saignent et le tuent, comme s'il s'agissait d'un poulet, trempent leurs mains dans son sang et jettent le corps informe dans un fourgon, comme une viande de boucherie.

Cette impression, je ne crois pas me tromper, en affirmant qu'elle était à peu près générale. Tout ceux qui l'ont partagé avec moi, sont comme moi-même, des partisans de la peine de mort. Rien n'est plus sacré que le droit de la société de supprimer un assassin, qui est un danger pour ses semblables. Mais, si la peine de mort est nécessaire, l'instrument de supplice peut être amélioré. Or, ce qu'il faut avant tout, ce qui est d'ordre public, ce qui est de civilisation, de progrès, c'est la suppression du sang.

La guillotine avec son bourreau et les trois valets qui l'accompagnent, la bascule, la lunette, le couperet, et surtout le sang qui jaillit, le panier qui prend le corps, tout cela est hideux. Ce dénouement d'abattoir, cette solution de haute charcuterie sociale a fait son temps. La science moderne est assez féconde, l'acide prussique, l'électricité offrent des ressources si nombreuses, si certaines, si infaillibles que l'heure es tenue re remplacer le procédé par lequel la société entend venger ses injures.

Il y a cent ans, la guillotine était un un progrès sur la décollation par la hache et le glaive. C'était une mécanique qui avait la précision que le bourreau ne pouvait avoir et qui n'avait pas les hésitations, les tremblements, les faiblesses, que la main de l'homme éprouve et devait éprouver neuf fois sur dix en pareille circonstance.

La guillotine a donc été un bienfait relatif pour son époque, elle a même été très perfectionnée depuis, mais le temps a marché depuis la Révolution, et ce qui convenait aux mœurs du siècle dernier ne va plus aux nôtres Si vous voulez maintenir la peine de mort et lui laisser tout son effet, toute sa valeur, tout son exemple, il ne faut pas que le dernier supplice soit l'objet d'une curiosité malsaine, un tableau de boucherie, une tuerie barbare, forçant la pitié en faveur du scélérat qui expie son crime et inspirant une horreur involontaire pour les hommes qui se chargent d'exécuter les décisions de la justice.

Des pareils hommes devraient-ils exister ? La société n'est-elle pas coupable d'avoir créé un pareil métier dans son sein, d'avoir condamné plusieurs hommes à un isolement forcé, à une misanthropie injuste à l'aversion de leurs semblables, à l'horreur d'eux-mêmes. Et cependant, il faut que ces parias existent, puisqu'ils sont nécessaires et qu'ils servent la société. Il nous semble que ces malheureux déclassés, chargés de la suprême exécution des sentences de la justice, les ravalent singulièrement et leur ôtent leur caractère grandiose et solennel. En pays étrangers, on exécute dans l'intérieur de la prison, devant un juge et quelques personnes seulement.. C'est déjà un progrès. On évite l'obscène curiosité de la rue, la cohue des curieux, les syncopes des femmes qui ont eu le courage d'aller voir guillotiner.

Car, remarquez-le bien, la guillotine n'est pas un spectacle salutaire. On peut s'en assurer, en écoutant les plaisanteries qui circulent dans la foule des assistants. On va-là, comme à un spectacle très amusant, comme les Espagnols vont voir les courses de taureaux, pour voir la tête du condamné rouler dans le son, toute mouillée et toute rouge.

Encore une fois, la guillotine n'est plus dans nos cœurs. Elle est un spectacle qu'il faut supprimer, elle est un procédé de mort horrible horrible et répugnant. Il faut que la peine de mort soit ce que la société a voulu qu'elle fût : la suppression d'un être malfaisant et non la vengeance des hommes contre un homme. Pourvu que la bête dangereuse soit supprimée, la loi est satisfaite. Il faut donc trouver un moyen de tuer le coupable, sans qu'il souffre, sans que les derniers moments soient un spectacle à plusieurs tableaux, sans qu'il reste d'immondes vestiges de l'exécution, sans employer une demi-douzaines d'hommes à la plus sale des besognes qu'il soit possible d'imaginer.

Ce moyen existe dans l'acide prussique ou dans l'électricité. Il faut que le condamné meure comme frappé par la foudre. C'est là le progrès plus équitable, plus rationnel, plus pratique que la suppression absolue de la peine de mort. Il est temps d'y songer. »

ALBERT MILLAUD.


(1) M. Jacob . Chef de la sûreté à l'époque.

Albert Millau (1844*-1892). Journaliste, écrivain et auteur dramatique. Il était le fils du banquier Moïse Millaud, fondateur du célèbre quotidien Le Petit Journal dont le tirage atteignit les 1000000 d'exemplaires à la fin du XIXéme siècle (1863/1944). Avocat de formation, il se consacra à l'écriture. Librettiste pour opérettes, il collabora avec les compositeurs Jacques Offenbach, Charles Lecoq etc. (son grand succès fut Mam'zelle Nitouche, avec Meilhac).

* Certaines sources mentionnent 1836. A vérifier.
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MessageSujet: Re: Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878   Ven 25 Fév 2011 - 11:20

Adelayde a dit : « UN LIEN EXTRAORDINAIRE !

http://www.ecritsduforprive.fr/biblionum_list.htm#lebiez

Ce lien permet de consulter le dossier complet de cette affaire :
- autobiographie de Paul Lebiez ;
- fonds Demange : pièces jointes ;
- extraits du dossier de procédure ;
- extraits de presse ;
- récit de l'exécution de Barré et Lebiez ;
- portraits de Lebiez et Barré.

Les articles de la Gazette des tribunaux (dans « extraits de presse ») permettent, au fil des audiences en Cour d’assises, de suivre l’affaire de A à Z : interrogatoires des accusés, dépositions des témoins, réquisitoire de l’avocat général, plaidoiries de la défense etc.

Au cas où le lien viendrait à disparaître, j’ai sauvegardé quelques éléments de ce dossier.



Très belle documentation. Félicitations, Adelayde.

* Cela doit être écrit mais il est à remarquer que pour la première fois un panneau placé en haut de la guillotine empêchait les condamnés Barré et Lebiez de voir le couperet. Cette innovation fut ensuite abandonnée.
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MessageSujet: Re: Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878   Ven 25 Fév 2011 - 13:43

Exécution de Barré et Lebiez.

Transcription.

Au cimetière.

A la petite entrée du cimetière, (1) un marchand de couronnes mortuaires étale son nom en grandes lettres dorées, BAR : on prendrait ce nom pour l'enseigne d'un café américain. Le gardien et la gardienne du cimetière sont à la porte. La gardienne, une fort jolie femme, a fait un bout de toilette pour recevoir son monde. L'abbé Crozes descend le premier et aide l'abbé Latour à sortir de voiture.

Le vénérable ecclésiastique tient dans ses mains tremblantes son livre de prières et une enveloppe ouverte dans laquelle sont les dernières volontés des deux suppliciés, on a pris certaines précautions pour reconnaitre les deux corps et restituer à chaque cadavre la tête qui lui appartient, Lebiez un papier dans la poche de son pantalon. Les gendarmes suivent les deux aumôniers, qui prennent une petite allée de cyprès, sur la gauche, et longeant le cimetière des sœurs de la charité, ils s'arrêtent devant une fosse creusée depuis le matin même et dont la dimension indique qu'elle est destinée à deux cadavres. Deux bières, semblables à celles employées dans les hôpitaux, apparaissent au bord de la fosse, et attendent les cadavres de Barré et de Lebiez. Sont présents : Le commissaire de police de Gentilly, l'officier de paix du XIIIème arrondissement, et quatre gardiens de la paix. Une voiture attend sur la route — voiture mystérieuse dont nous parlerons plus tard.

M. Jacob arrive accompagné de deux agents de la sûreté — ceux qui ont passé les dernières heures avec les condamnés. Le panier contenant les corps et les têtes de Barré et de Lebiez est descendu de la voiture, on lève le couvercle, deux corps sont étendus : l'un couché sur le dos, l'autre sur le coté. L'un de ces corps a une tête entre les jambes, à la hauteur des genoux, c'est la tête de Lebiez, la tête de Barré toute souillée de sang et de sciure de bois, se trouve placée à ses pieds, les deux têtes paraissent dormir, elles ont la blancheur de la cire et son complètement exsangues, les yeux sont grands ouverts, le sang continue à couler rouge et vermeil des deux troncs, à ce moment, nous enterons sonner six heures, il y a juste une-demi heure que l'exécution a eu lieu.

Le corps de Lebiez est vêtu d'un pantalon couvert de deux pièces. Les deux corps dont l'identité a été constaté par M. Jacob et les agents de la sûreté sont placés dans les bières, nous remarquons l'extrême petitesse des mains de Lebiez. Les aumôniers s'approchent et disent les dernières prières : tout le monde à la tête découverte. A six heures dix minutes, on descend la bière contenant le corps de Lebiez dans la fosse, que l'on comble avec de la terre extraite pour la creuser. Nous voyons mêlés à cet humus une grande quantité d'ossements humains et une mâchoire portant toutes ses dents, et grimaçant un horrible sourire.

La dernière recommandation de Lebiez à son père a été que l'on dispose de son corps comme on voudrait, mais qu'on ne moule pas sa tête.
— Je veux disparaître à tout jamais, a-t-il dit.
La voiture mystérieuse, sur laquelle nous avons promis de revenir , s'approche, elle va jouer son terrible rôle. L'école de Médecine a réclamé le corps de Barré, non revendiqué par la famille. Etrange contraste : le carabin Lebiez, si sceptique, dormira en terre sainte, tandis que son complice va servir à l'étude des docteurs.

Le temps se couvre, un brouillard épais nous cache le cimetière, qui parait perdu dans l'éther. A la porte du funèbre asile, la voiture de M. Roch est arrêtée devant un petit bouchon et les aides se désaltèrent après la rude besogne qu'ils viennent de terminer.
Tout le monde se sépare.


Le Figaro, du 08-09-1878.

(1) Il s'agit du premier cimetière parisien d'Ivry, ouvert en 1861, sur des terrains acquis par la ville de Paris auprès des communes d'Ivry et de Gentilly. L'emplacement réservé aux suppliciés dépendait du territoire de Gentilly, ce qui explique la présence d'un commissaire de cette commune à leur inhumation (ou simulacre). Ultérieurement, les suppliciés seront inhumés dans le deuxième cimetière parisien d'Ivry, ouvert en 1874.
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brossman
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MessageSujet: Re: Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878   Ven 4 Nov 2011 - 14:22

Citation :
La lame était maculée de sang. A mesure qu'elle remontait, de larges gouttes rouges retombaient sur l'échafaud. A ce moment, Lebiez était à son tour poussé par les trois aides

Purée, ils n’avaient même pas nettoyé la lame entre les deux exécutions, ce n’est vraiment pas professionnel.

Je pense qu’André Obrecht, exécuteur très chevronné et consciencieux, avait pris la précaution de nettoyer la lame (et les projections) pour l’exécution de Claude Buffet, qui passait sur la bascule 7 minutes après Roger Bontems, au petit matin du 28 novembre 1972.


Pour revenir au fond du discours d’Albert Millaud, effectivement, un guillotinage est une opération sale, sanglante et brutale, qui a toute les chances d’indisposer sérieusement les individus venus profiter de ce spectacle malsain.

Les réflexions d’Albert Millaud, qui n’est nullement contre la peine de mort, concernent surtout le confort du spectateur d’une exécution. Il préconise des modes d’exécution "propres" : électricité, acide prussique (zyklon-B).

Mais en ces circonstances, il faut surtout penser au confort du condamné, qui a droit à une mort instantanée, et de ce point de vue la guillotine surpasse tous les autres modes d’exécution.

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YEGG
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MessageSujet: Re: Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878   Ven 18 Nov 2011 - 19:02

Rappelons d'abords ce que ces pauvres condamnés ont fait:
Barré, 25 ans, ancien clerc de notaire, homme d'affaires en faillite. Lebiez, 25 ans, étudiant en médecine. Le 23 mars 1878, attirent dans un piège au 61, rue d'Hauteville, Mme Berthe Liberre-Limouse, dite la "mère Gillet", laitière en affaires avec Barré, la croyant très riche. Assommée à coups de marteau par Barré, poignardée de six coups de scalpel en plein coeur par Lebiez. Après l'avoir volée, dépeçent le corps, dont ils expédient une partie au Mans dans une malle, puis abandonnent les membres découpés dans une chambre d'hôtel, rue Poliveau. La maîtresse de Barré, Léontine Lepin, est condamnée à trois ans de prison pour recel.
Source: De l'art de bien couper, le site de la guillotine.
Quelle surprise que de découvrir que le sang du corps (c'est ce qui le marque le plus) dont on vient de trancher la tête et dont le coeur bat encore puisse sortir par les grosses artères du cou (carotides)...
Je veux bien qu'il n'ait aucune formation scientifique (cfr CV du journaliste sur le même site) mais que s'imaginait-il en venant assister à une éxécution???
Après, ce n'est que l'avis d'un journaliste qui s'imagine que les autres pensent comme lui ou en tout cas, c'est ce qu'il souhaite.
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Adelayde
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MessageSujet: Re: Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878   Dim 10 Juin 2012 - 15:26


Ce lien permet de consulter des documents intéressants à propos de l’affaire de la rue Poliveau :
Transcription et édition critique par Marie Goupil (dans le cadre d'un travail de mémoire de maitrise sous la direction de J.-P. Bardet, juin 2006, Université Paris-IV, intitulé "De la lancette au grattoir. Devenir criminel au XIXe siècle d'après l'autobiographie de Paul Lebiez : histoire de la décadence d'un ex-carabin sceptique et cruel")

Bonne lecture !
http://www.ecritsduforprive.fr/biblionum_list.htm

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MessageSujet: Re: Paul Lebiez - Aimé Barré - 1878   

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