La Veuve

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 Ça se passait comme cela...

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Adelayde
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MessageSujet: Ça se passait comme cela...   Mar 8 Fév 2011 - 19:13

Journal d'un avocat - Ça se passait comme cela...

La cour, après en avoir délibéré conformément à la loi, vu les articles 296, 297, 298 et 302 du Code pénal... Messieurs les avocats, ces articles peuvent-ils être considérés comme lus ?

Acquiescement silencieux sur les bancs de la défense et de la partie civile, l'avocat général opine aussi du chef.

A la question « Quidam est-il coupable d'avoir volontairement ôté la vie à Olibrius ? », il a été répondu « Oui » par la majorité de huit voix au moins. A la question « Quidam a-t-il agi avec préméditation ? », il a été répondu « Oui » par la majorité de huit voix au moins. A la question « Quidam bénéficiait-il de circonstances atténuantes ? »...

Le cœur de l'avocat de la défense s'emballe, une prière muette résonne, assourdissante, en son for intérieur.

Il a été répondu « Non » par la majorité de huit voix au moins.

Un frisson glacial descend le long de son échine. Il sait. L'avocat de la défense sait. L'avocat général sait. Le public ne le sait pas encore, il faut que le président prononce les mots. L'avocat, lui, n'ose pas se tourner vers Quidam, assis derrière lui entre deux gendarmes. Comment lui dire ? Comment affronter son regard ?

En conséquence, la cour condamne Quidam à la peine de mort.

La salle semble exploser. La mère de Quidam pousse un hurlement, un long « Non ! » guttural, tandis que des amis de la famille Olibrius applaudissent. Le président appelle fermement au silence. La presse se bouscule pour sortir de la salle et se précipiter vers les téléphones de l'association de la presse judiciaire, à l'autre bout de la galerie de la Sainte Chapelle.

Monsieur Quidam, vous avez un délai de cinq jours francs pour vous pourvoir en cassation. L'audience pénale est levée, le jury est remercié. L'audience civile aura lieu après une suspension de quinze minutes.

Les gendarmes passent les menottes à Quidam. Son avocat lui tient la main. « Je vais me pourvoir en cassation dès demain. Et après, il y aura toujours la grâce du président. Ne perdez pas espoir. »

« Merci, Maître. j'ai confiance en vous. » lui dit Quidam, d'un air simple qui transperce le coeur de son avocat.

L'audience civile se passe comme dans un rêve, et dure à peine dix minutes. La famille Olibrius réclame trois cent mille francs, la défense s'en rapporte, la famille Quidam n'a pas les moyens de payer, et il est douteux que les Olibrius les poursuivent si leur fils est exécuté.

L'avocat va ensuite parler avec son client dans la salle où l'accusé est emmené lors des suspensions d'audience. Sa mère peut brièvement l'embrasser avant que les gendarmes ne les séparent. En retrait dans le long couloir, l'avocat jette un oeil sur sa gauche. Au fond, la porte de la salle des délibérés est entr'ouverte. Une odeur de papier brûlé flotte. Il faut aller saluer le président et l'avocat général, et supporter leur regard mêlant commisération et bonne conscience d'avoir fait son travail. Pour eux, c'est fini. Pour lui, tout reste à faire.

Le lendemain est consacré à la rédaction du pourvoi. La procédure a été parfaitement respectée, le président est un routard des assises, il connaît le code de procédure pénale comme sa poche. Tant pis, il se contentera de la déclaration de pourvoi, et fera appel à la SCP Plume & Doie, avocat au Conseil. Il va falloir demander à Madame Quidam de s'endetter un peu plus pour son fils. Elle a déjà vendu la maison que lui avait légué ses parents, hypothéqué sa maison actuelle, mais elle devrait pouvoir emprunter un peu plus. Et chez Plume & Doie, ils sont compréhensifs, et abolitionnistes convaincus, ils lui feront un traitement de faveur. Et puis, si la chambre criminelle a envie de casser, elle cassera. Elle semble être de plus en plus hostile à la peine de mort. Enfin, c'est ce qu'on raconte.
Trois mois plus tard, un coup de fil vient briser cet espoir. C'est Maître Doie, de la SCP Plume & Doie. La chambre criminelle a rejeté le pourvoi. Une de ses secrétaires est en train de taper une copie de l'arrêt, et il enverra un coursier la lui déposer.

Il ne reste que la grâce présidentielle. La demande partira aujourd'hui même.

Une semaine plus tard, l'avocat se présente rue du Faubourg Saint Honoré. Pour les peines capitales, il est d'usage que le président reçoive l'avocat du condamné. L'entretien dure une demi heure dans le Salon Doré, avec un conseiller du président. Le président ne pose pas de questions, se contente de hocher la tête aux propos de l'avocat. L'avocat oublie vite l'aspect intimidant de l'entretien et est vite habité de sa plaidoirie. Il rappelle le parcours, difficile, de Quidam, de la douleur de sa mère, qui voit la république vouloir couper son fils en deux, du fait que Quidam est un débile léger, pas assez pour le rendre irresponsable, mais assez pour rendre sa mise à mort profondément insupportable et injuste. Le président le remercie, et, en se levant, lui dit qu'il lui fera connaître sa décision. En traversant la cour gravillonnée, l'avocat ne peut s'empêcher de ressentir une bouffée d'espoir.

Le lendemain, il est conforté par sa lecture de la presse : Le Matin de Paris affirme qu'une source proche du président aurait laissé entendre que le président allait commuer la peine de mort en réclusion à perpétuité, information reprise sur Europe n°1 et RTL.

Trois jours après, alors qu'il discute avec son collaborateur sur un épineux dossier de succession, son téléphone sonne.

« Martine, nous sommes sur le dossier Découyousse, j'avais demandé qu'on ne me dérange pas. »

« C'est le parquet général, Maître, ils disent que c'est urgent. »

« Passez les moi » dit-il, en faisant signe à son collaborateur de prendre le combiné rond au dos de l'appareil.

« Bonsoir Maître. Je vous appelle pour le dossier Quidam. C'est pour cette nuit, à quatre heures. »

« Comment ? Mais... Le recours en grâce a été rejeté ? »

« Cet après-midi, nous venons de le recevoir. Nous voulons procéder avant que ça ne se sache à la Maison d'Arrêt. Ca met toujours les détenus dans un état de nerf terrible. Soyez rue de la Santé à trois heures. »

Un silence de plomb s'abat dans le bureau.

« Pouvez-vous me laisser ? Je dois appeler Madame Quidam. »

La conversation durera deux heures. Comment expliquer à une mère qu'il n'y a plus rien à faire, qu'elle s'est presque ruinée pour sauver son fils et que cela aura été en vain, qu'elle n'a même pas le droit d'aller le voir une dernière fois, que demain matin, elle n'aura plus son enfant, que la République l'aura coupé en deux ? Oui, son fils pourra lui écrire une dernière lettre. Oui, il peut lui transmettre un message, qui après beaucoup d'hésitations, de reformulations, aboutira à un simple et bouleversant « maman t'aime, et elle t'aimera toujours. ».

La traversée du cabinet est lugubre, toutes les conversations se taisent sur son passage, les regards de ses associés, collaborateurs et secrétaires le suivent sans pouvoir se détourner. Il ne lui reste qu'à rentrer chez lui et attendre.

Le sommeil ne viendra pas cette nuit. Il passe la soirée et le début de la nuit avec son épouse, qui refuse de le laisser seul en ces circonstances. Cafés après cafés, l'heure tourne, et il sursaute quand son épouse lui dit « Mon amour... Il est deux heures quarante ».

Il enfile son manteau, passe l'écharpe que son épouse lui tend avec insistance : « Il fait si froid la nuit... ». La traversée de Paris au volant de sa D.S. se passe sans incident, tout Paris est endormi à cette heure-ci, noyée dans le teint blafard que lui donnent les ampoules blanches des lampadaires.

Il se gare dans la contre-allée du Boulevard Saint-Jacques, et va à pied jusqu'à la porte de la Maison d'arrêt. Quelques journalistes sont là, qui le prennent en photo tandis que d'autres, un monumental magnétophone en bandoulière, lui mettent un micro sous le nez pour recueillir une déclaration. Peine perdue, il n'en fera pas. Il n'a même pas à présenter sa carte professionnelle au guichet, la poterne s'ouvre dès son approche. Il était attendu.

On le conduit dans le bureau directeur d'établissement. En traversant la cour, il voit la guillotine déjà dressée. La bascule, la planche ou on attachera Quidam, est relevée. Un seau carré en métal, est posé devant la lunette, là où on passera la tête. Une grande corbeille en osier est posée à gauche de l'engin. Souvenir d'une époque révolue, elle peut contenir jusqu'à quatre corps. Devant le guichet, un paravent en bois est posé, face à la guillotine. Au dessus de la cour, un dais a été tendu, pour protéger des regards.

Le directeur d'établissement se lève à l'arrivée de l'avocat. « Nous n'attendions plus que vous. » dit-il maladroitement, en faisant ainsi de l'avocat le signal déclencheur. Dans le bureau sont présent l'aumônier de la prison, le chef d'équipe des exécutants, le gardien-chef, et un représentant du parquet général.

« Allons-y. »

Guidés par le gardien-chef, le petit groupe se rend dans l'aile isolé qui accueille les condamnés à mort, escortés de deux gardiens supplémentaires. Ainsi, pas de risque de réveiller les autres ailes du bâtiment, ce qui était l'émeute assurée.

Le gardien-chef s'arrête devant la porte de la cellule de Quidam, tourne la clef et ouvre la porte en s'effaçant. C'est donc l'avocat qui entre en premier. Quidam est réveillé en sursaut, et ébloui par la lumière. Il reconnaît son avocat et lui sourit. « Alors, ça y est ? Je suis gracié ? ». L'avocat ne trouve pas de mots. Quidam voit dans le couloir le directeur d'établissement et l'aumônier, et son sourire s'efface. Il devaient très pâle et est saisi de tremblements. « Ne fais pas d'histoires, lui dit le gardien chef d'un ton ferme, et tout se passera bien. Habille toi. ».

Mécaniquement, Quidam enfile son pantalon et une chemise blanche, lace ses chaussures. Le cortège se met en route et s'arrête dans une petite pièce, où l'aumônier s'entretient seul avec Quidam. Au bout de quelques minutes, l'aumônier trace un signe de croix devant Quidam et lui donne l'absolution. Puis le gardien chef lui tend une feuille de papier et un stylo, pour écrire, s'il le souhaite, à sa mère. L'exercice est difficile pour Quidam, qui s'applique en tirant la langue. Puis l'exécuteur entre avec une paire de ciseaux et découpe le col de la chemise de Quidam et les cheveux qui recouvrent la nuque. Il lui tend ensuite une cigarette, qu'il accepte, et lui propose un verre de cognac, qu'il accepte également. Sa main tremble de plus en plus. Il le boit très lentement, essayant de retarder l'inévitable. Dans le couloir, personne ne dit un mot, les regards s'évitent, le directeur d'établissement regarde régulièrement sa montre.

Il finit par faire signe au gardien chef, qui entre avec ses deux hommes, qui prennent chacun fermement un bras de Quidam. Le gardien chef lui lie les poignets dans le dos.

« Non... » dit-il d'une voix étranglée. Les gardiens le sortent de la pièce, font une pause devant l'avocat.

« Votre... Votre maman me fait vous dire qu'elle vous aime. Elle vous aimera toujours. » Sa voix se brise à cause de l'émotion. Les yeux de Quidam s'emplissent de larmes, et il dit « Merci... Dites lui que je l'aime aussi » en souriant. Sur un signe de tête du directeur d'établissement, les gardiens conduisent Quidam dans la cour, où attendent les deux assistants de l'exécuteur.

Tout le monde sait qu'à partir du moment où le prisonnier voit la guillotine, il faut aller très vite. Les gardiens le plaquent contre la bascule. L'exécuteur se place à côté du montant droit, près du déclic, le levier qui libèrera le mouton, le poids où est fixé le couteau. L'un des assistants se place face à la lunette, derrière le paravent de bois, qui le protègera des éclaboussures. Le troisième, voyant tout le monde en place, fait pivoter la bascule et la pousse sur des roulements qui amènent la tête au-delà de la lunette. L'exécutant en chef laisse tomber la partie haute de la lunette, qui en écrasant la nuque étourdit le condamné. L'assistant situé en face du condamné, qu'on surnomme le photographe, saisit la tête entre ses mains. L'exécuteur en chef abaisse le déclic. Un bruit de roulement, puis comme un coup de marteau sur une planche, suivi de deux bruits d'éclaboussure : deux jets de sang ont giclé de chaque côté sur les pavés de la cour.

L'assistant soulève un côté de la bascule à peine le couteau tombé et fait chuter le corps dans la corbeille. Le photographe y dépose la tête et referme le couvercle. Le gardien chef présente au chef d'établissement le procès verbal d'exécution, qu'il signe puis remet au représentant du parquet.

« C'est terminé. Merci, messieurs. » conclut le chef d'établissement. L'avocat serre rapidement la main des personnes présentes par courtoisie irréfléchie, puis se dirige aussitôt vers la sortie, n'ayant pas le coeur de dire un mot. Les assistants ont déjà commencé le nettoyage de la cour qui précède le démontage.

C'est un visage fermé que l'avocat présente aux journalistes présents sur le trottoir, un peu plus nombreux, la nouvelle s'étant répandue. Il ne desserre par les lèvres et marche d'un pas rapide vers sa voiture. Jamais Paris, dans le jour qui se lève lentement, ne lui a paru aussi gris.

Le 9 octobre 1981, il y a 25 ans aujourd'hui, était signé le décret de promulgation de la loi portant abolition de la peine de mort. La dernière exécution remonte au 10 septembre 1977. C'est la dernière exécution, à ce jour, de toute l'Europe occidentale.

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Ce récit est inspiré des récits de plusieurs avocats ayant assisté leur client jusqu'au bout, notamment bien sûr Robert Badinter (L'Exécution, Ed. LGF, 1976) et des récits d'anciens exécuteurs, tels André Obrecht [1]. Le fait que les détenus apprenaient au dernier moment qu'ils allaient être exécutés est attesté notamment par le récit de l'exécution de Christian Ranucci (qui, réveillé en sursaut, a crié qu'il allait le dire à son avocat) et de Roger Bontems. C'est ce dernier qui a cru un instant, en voyant Robert Badinter, que son recours en grâce avait été accepté.

Notes
[1] Le Carnet Noir du Bourreau, avec Jean Ker, Ed. Gérard de Villiers, 1989

http://www.maitre-eolas.fr/post/2006/10/09/442-ca-se-passait-comme-cela
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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Mer 9 Fév 2011 - 2:52

Un recit tres exact a part quelques details techniques comme la bascule qui pivote pour faire tomber le corps dans le panier (Elle ne pivote pas lateralement) et la position de l'executeur (a gauche) et du panier (a droite) quoiqu'on puisse avoir une definition differente du cote droit et du cote gauche de la machine. Ma definition se rapporte toujours au condamne (a sa droite, a sa gauche)

Le recit est assez emouvant meme s'il s'agit d'evenements fictifs. On resent la tension de l'avocat et l'horreur de la "ceremonie".
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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Mer 9 Fév 2011 - 8:08

Pour ce qui est de "la majorité" de 8 voix au moins, il s'agit très certainement de la formule en vigueur avant que le nombre des jurés ne soient réduits à 9 au lieu de 12.
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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Mer 9 Fév 2011 - 12:57

Boisdejustice a écrit:
Un recit tres exact a part quelques details techniques comme la bascule qui pivote pour faire tomber le corps dans le panier (Elle ne pivote pas lateralement) et la position de l'executeur (a gauche) et du panier (a droite) quoiqu'on puisse avoir une definition differente du cote droit et du cote gauche de la machine. Ma definition se rapporte toujours au condamne (a sa droite, a sa gauche)

Le recit est assez emouvant meme s'il s'agit d'evenements fictifs. On resent la tension de l'avocat et l'horreur de la "ceremonie".

Oui, Michael. j'avais relevé les erreurs moi aussi.

Récit très émouvant, je suis d'accord avec toi.

On l'oublie souvent, mais l'aventure de l'avocat qui voit son client condamné et exécuté doit constituer une très grande angoisse, qui va crescendo (notamment dans la nuit précédant l'exécution).

Si j'avais été avocat, je ne pense pas que j'aurais pu accepter un procès ou mon client risquait très certainement la peine de mort.

Il est certes, plus facile d'être le Procureur qui requiert (ce n'est pas lui qui décide, il "se contente" de demander l'application de la loi), que l'avocat, lequel doit user de tout son talent pour éviter le pire.

Je rends hommage à messieurs les avocats qui ont accepté ces "dossiers" terribles.

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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Ven 21 Oct 2011 - 8:34

Citation :
L'exécutant en chef laisse tomber la partie haute de la lunette, qui en écrasant la nuque étourdit le condamné.

Est-ce véridique ?
Est-ce que le rôle de la demi lunette supérieure (commandée par une manette) était aussi d’étourdir le condamné juste avant que le couperet ne s’abatte sur son cou ?

Par ailleurs existait t’il différents modèles de lunettes, à utiliser selon le diamatre du cou du client ?
Car certains ont des cous de taureau et d’autres des cous de gazelle ...

Merci
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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Ven 21 Oct 2011 - 13:45

Le rôle n'était pas d'étourdir, mais bien d'empêcher le condamné de retirer sa tête.

Je n'ai jamais entendu parler de lunette de dimension variable selon le gabarit des "clients".

Quant à l'étourdissement, il est fort probable qu'à la chute du couperet le mouton venait frapper violemment la nuque lors de la section, plongeant ainsi la conscience de ladite tête dans le néant (et c'est heureux) dans les quelques secondes de vie où la douleur aurait pu être atrocement ressentie.

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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Mar 25 Oct 2011 - 14:59

michel-j a écrit:
Si la participation au cérémonial avait été obligatoire pour tous les acteurs du processus, il y a fort à parier que beaucoup moins de peines capitales n'auraient été prononcées.

Dejà "l'appareil" en soi permet au bourreau de s'exempter du coup fatal... lui n'a fait "qu'appuyer sur le bouton"... et il n'avait rien décidé, puisqu'il était l'ultime relai d'une décision prise par d'autres... de façon impersonnelle car noyée dans la masse. Ces mises à mort ou "personne n'agit directement" rappellent la (pseudo pour certains témoins directs) balle à blanc du peloton d'exécution... on oblige des quidams désignés d'office à effectuer le boulot que d'autres ont décidé, mais on offre aux bourreaux d'occasion la possibilité de rester en paix avec leur conscience et la religion : "Tu ne tueras point".

Tssss !
Je ne suis absolument pas d'accord avec les propos de Michel-j, c'est juste une manière très simpliste de se laver la conscience.
Alors rester en paix avec la conscience pour un être ayant justement très peu de conscience peut-être, mais avec la religion Chrétienne, impossible.
Même si le job consiste, à appuyer bêtement sur un bouton, c'est exactement cette action qui provoque la mort, c'est comme si un meurtrier tue une personne et pour sa défense dit: "Mais! Je ne suis pas le responsable du meurtre, déjà une autre personne ma payer pour le faire (décision prise par d'autres) et en plus je n'es que presser sur la gâchette du revolver (le bourreau)"

Tuer un tueur, ne fait en somme que de devenir un tueur à son tour.
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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Mar 25 Oct 2011 - 16:16

michel-j a écrit:
Pas compris du tout la dernière réaction !

L'ironie a ceci de particulier; c'est qu'elle stigmatise plus qu'une fatwa par la portée ridicule qu'elle apporte à l'objet de la condamnation.

Quant à la religion... jamais elle n'a fait l'homme bon !... Les guerres de religion, les volontés hégémoniques des religions ont créé plus de catastrophes huma nitaires qu'elles n'en ont soulagé... et ça continue !... Puisqu'une autre religion à forte coloration médiévale se toque de revisiter l'Inquisition.

J'ai rencontré de très braves personnes chez les Chrétiens, les Musulmans, les Bouddhistes... mais c'est bien parmis les libres penseurs que j'ai découvert les personnes les plus allergiques à la violence... sans doute parce qu'elles n'ont que leurs idées et leurs idéaux propres à défendre. Pas de quoi déclencher un massacre.

Bonjour,
Alors avant de commencer l'argumentation, je tiens à vous dire qu'il est inutile d'user de pincette, si on parlent des Musulmans, disons les Musulmans, chacun à droit à la liberté d'expression, gardons le tact pour les diplomates.

Avec tout le respect que je vous doit, par votre âge, il me semble que vous êtes passer comme beaucoup de monde et moi y compris à cotes de pas mal de chose au niveau de l'Histoire et de la Religion.

Vous dites "La religion...jamais elle n'a fait l'homme bon", c'est votre avis, mais connaissez-vous une seule chose qui a rendu l'homme bon ?
On le saurai, je pense.

Il a pourtant énormément de témoignage où la Religion à sortie des gens du mauvais chemin.
Car ces gens ne comprennent pas le système dans lequel ils vivent, ni ces loi, à contrario, la Religion, par de fait simple, les paraboles par exemple peuvent facilement s'identifier en créant des métaphores et ainsi comprendre le mal qu'il peuvent produire en continuant sur le mauvais chemin.
Car dans la Religion, il y a des règles strictes, des commandements qu'on doit appliquer, dites moi dans les commandements ou dans la Bible, quel phrase peut amener un homme à être mauvais?
Au contraire, si vous arrivez à suivre ces règles simples, vous n'êtes pas un voyou dans la société mais un exemple rarissime.
Et je mets au défi, à chaque Homme de suivre c'est quelques commandements, vous aller vite constater qu'être un Homme droit est plus difficile à faire, qu'a dire.

Ensuite on parle des guerres de Religion, pouvez-vous me citer, ces fameuses guerre de Religion?
Car, à ma connaissance, il y a pas eu 10 000 guerres de Religion, par contre des guerres politique, j'ai toute une liste, je pense que vous les connaissais aussi.
Puis si, on va dans le détails, ce n'est pas la Religion qui a commandité les croisades, mais l'Homme lui-même.
Trouvez moi un passage dans la Bible où on vous demande de conquérir et tuer des innocents au non de la Religion...pour faire de vous un bon croyant.
Vous allez chercher longtemps.

Je rajouterai que toute personne tuant au nom de Dieu ne sont pas croyant car aucun dieu ne demande de tuer, au contraire toute Religion le condamne, de sa plus forte volonté.
N'écoutez pas les chaines gangréner sioniste de France télévision, si vous êtes ou si vous aimez les libres penseurs, cherchez l'information à sa source, sans passer par des revendeur d'information qui très souvent, limite, modifie ou censure les faits réels.
Les attentats du 11 Septembre ne sont pas au nom de la Religion mais purement politique, les médias vous font avaler que c'est au nom de la religion, pour gagner l'opinion du peuple et garantir leur soutiens dans les guerres et il faut avouer que le barbu dans des grottes avec un AK-47 dans les mains, c'est vendeur.
Par contre ce qu'on "oublie" de préciser, c'est que c'est l'occident qui a entrainait tout ces barbus au terrorisme à l'époque des Russes.
Un peu comme maintenant avec Kadafhi, tient il y a un an, on est copain, on fait des photos, on vous reconnais comme dirigeant à part entière et après, je t’envoie un porte avion dans les dents car t'es un vilain dictateur méchant et que nous on a une conscience pour le peuple Lybien, ah bon ?
Et le peuple Syrien? Il y a pas de pétrole là bas, dommage pour eux...

Ce n'est pas la Religion qui fait de mauvais Hommes ou des Guerres, ce n'est pas non plus, le fait d'être simplement un Libre Penseur qui fait la Paix dans le monde.
C'est l'Homme qui fait l'Homme.
La Religion est le guide.
Le libre penseur est sa direction.
L'Homme est le voyageur.

En complément, je vous ferai savoir que les plus grands de ce monde sont croyant, ainsi Einstein l'es.
Et qu'être Libre Penseur ou Humaniste ne veut pas dire être Athée, je dirai même que j'ai souvent vu la contraire.

Cordialement.
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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Mar 25 Oct 2011 - 17:29

J'attendais plus de vous.

C'est vrai que c'est pas vraiment le post pour discuter de tout ça, mais votre petit commentaire sur la responsabilité du bourreau m'a piquer légèrement les yeux.
"Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu."

Je suis encore tout ouïe, si vous avez des choses à dire sur ce sujet ou sur votre expérience de vie, on peut en discuter sur un nouveau post.
Tout opinion est bon à prendre et tout échange est bon à faire.

N'es-ce pas la base de tout Libre Penseur ?

Cordialement.
Que Dieu veille sur vous. (c'est pour vous piquer, un peu.)
Wink

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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Mar 25 Oct 2011 - 22:41

Pour revenir au bourreau, c'est celui qui en fait le moins : il tire une manette.
Ses aides attachent le supplicié; le mènent à la planche, lui tirent la tête dans la lunette, le tiennent pendant l'acte.
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MessageSujet: Re: Ça se passait comme cela...   Mer 26 Oct 2011 - 8:31

Le terme de bourreau renvoie à une iconographie moyen-âgeuse coiffé d’une cagoule noire, avec poignet de forces et hache à double tranchant, à une époque à la peine de mort trouvait aussi une exemplarité dans les souffrances intolérables infligées au condamné pendant un supplice qui s’éternisait. Le bourreau faisait figure de sadique.

Au contraire, l’exécuteur est un professionnel, parfait connaisseur de son "outil de travail", aux gestes efficaces pour que tout se passe rapidement, sans problèmes, et donc avec le moins de souffrances physiques (et aussi morales) pour le condamné (faire très vite à partir du moment où il aperçoit la guillotine).

Tous les intervenants (exécuteur en chef, exécuteurs adjoints) ne sont que le dernier maillon de la chaîne judiciaire, le bras armé de l’Etat.
Les véritables responsables d’une exécution sont à rechercher ailleurs (jurés, magistrats de cour d’assises, cour de cassation, présidence de la république).

michel-j a écrit:
Si la participation au cérémonial avait été obligatoire pour tous les acteurs du processus, il y a fort à parier que beaucoup moins de peines capitales n'auraient été prononcées.
Surtout si ça avait été obligatoire pour les jurés ...
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