La Veuve

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 Poètes, vos papiers

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Adelayde
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Lun 29 Oct 2012 - 17:14

Georges Brassens



29 octobre 1981 – 29 octobre 2012. Quand il est mort le poète…


http://www.dailymotion.com/video/xjy87_quand-il-est-mort-le-poete-deces-de_news

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Le bourreau breton
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Mar 25 Déc 2012 - 10:33

Un essai de mon crû datant de l'année dernière: Histoire de couteaux.

Histoire de couteaux...

"Le soir tombe, les braises meurent dans le foyer,
toute la journée sur son enclume le coutelier s'est mit à peiner,
sous son marteau des lames d'acier il s'est mit à former,
pendant que dans les charbons ardents d'autres barres il mettait à rougeoyer";

"Le lendemain, après avoir la main du forgeron serré, l'émouleur a pris les lames pour les emporter,
pour, au moulin du bord de la rivière, sur le banc surplombant la meule s'allonger,
et longtemps la meule faire crisser, car il est connu que le grès sert à affûter,
ainsi pour l'homme de métier longue sera la journée, car le fruit du travail du compagnon coutelier il lui reste à émouturer";

"Une fois polies, les lames de mains vont à nouveau changer,
pour que de robinier, de pommier ou de noyer leurs manches se voient habiller,
essences de bois qui sur la plate-semelle resteront à riveter,
avant que les désormais élégants couteaux ne soient une nouvelle fois remisés entre des mains, celle du magasinier";

"Mais jamais l'homme n'aurait pu seulement songer,
les couteaux, dans sa vitrine exposer,
sans les disposer dans de beaux étuis de cuir tanné qui, entre les mains d'un dernier habile artisan furent découpés, piqués et cousus, pour pouvoir les lames ranger,
de façon à ce que leurs fils aiguisés ne puissent de blessures occasionner";

"Il ne restera alors qu'à attendre le client qui, dans la boutique entrera pour le couteau acheter,
et que sans vergogne il l'utilise comme le chasseur ou le boucher pour saigner, dépecer et découper,
ou, tel un charpentier, il ne s'en serve pour tailler, graver ou sculpter,
fier de songer que désormais, sur ce compagnon qui, à la ceinture sera toujours porté dans un étui de cuir ajouré, il pourra toujours compter".

Pierre.
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Monsieur de Paris
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Mar 25 Déc 2012 - 15:44

Le bourreau breton a écrit:
Un essai de mon crû datant de l'année dernière: Histoire de couteaux.

Histoire de couteaux...

"Le soir tombe, les braises meurent dans le foyer,
toute la journée sur son enclume le coutelier s'est mit à peiner,
sous son marteau des lames d'acier il s'est mit à former,
pendant que dans les charbons ardents d'autres barres il mettait à rougeoyer";

"Le lendemain, après avoir la main du forgeron serré, l'émouleur a pris les lames pour les emporter,
pour, au moulin du bord de la rivière, sur le banc surplombant la meule s'allonger,
et longtemps la meule faire crisser, car il est connu que le grès sert à affûter,
ainsi pour l'homme de métier longue sera la journée, car le fruit du travail du compagnon coutelier il lui reste à émouturer";

"Une fois polies, les lames de mains vont à nouveau changer,
pour que de robinier, de pommier ou de noyer leurs manches se voient habiller,
essences de bois qui sur la plate-semelle resteront à riveter,
avant que les désormais élégants couteaux ne soient une nouvelle fois remisés entre des mains, celle du magasinier";

"Mais jamais l'homme n'aurait pu seulement songer,
les couteaux, dans sa vitrine exposer,
sans les disposer dans de beaux étuis de cuir tanné qui, entre les mains d'un dernier habile artisan furent découpés, piqués et cousus, pour pouvoir les lames ranger,
de façon à ce que leurs fils aiguisés ne puissent de blessures occasionner";

"Il ne restera alors qu'à attendre le client qui, dans la boutique entrera pour le couteau acheter,
et que sans vergogne il l'utilise comme le chasseur ou le boucher pour saigner, dépecer et découper,
ou, tel un charpentier, il ne s'en serve pour tailler, graver ou sculpter,
fier de songer que désormais, sur ce compagnon qui, à la ceinture sera toujours porté dans un étui de cuir ajouré, il pourra toujours compter".

Pierre.

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Adelayde
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Mar 25 Déc 2012 - 16:36

La fabrication des couteaux : un artisanat d’art qui prend vie au fil de vos mots, depuis les braises qui meurent dans le foyer jusqu'à l'attente d'un client. santa

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Adelayde
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MessageSujet: Paul Éluard - Liberté   Ven 23 Sep 2016 - 16:33

LIBERTÉ

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Éluard - Poésie et Vérité, 1942

°°°°°°°°°°

Le titre initial du poème était "Une seule pensée".

« Je pensais révéler pour conclure le nom de la femme que j’aimais, à qui ce poème était destiné. Mais je me suis vite aperçu que le seul mot que j’avais en tête était le mot Liberté. Ainsi, la femme que j’aimais incarnait un désir plus grand qu’elle. Je la confondais avec mon aspiration la plus sublime, et ce mot Liberté n’était lui-même dans tout mon poème que pour éterniser une très simple volonté, très quotidienne, très appliquée, celle de se libérer de l’Occupant », a confié Éluard.

Le poème est publié le 3 avril 1942, sans visa de censure dans le recueil clandestin ‘‘Poésie et vérité, 1942’’. Il est repris en juin 1942 par la revue Fontaine sous le titre ‘‘Une seule pensée’’ pour lui permettre une diffusion dans la zone sud. Il est à nouveau repris à Londres par la revue officielle gaulliste ‘‘La France libre’’ et parachuté la même année à des milliers d'exemplaires par des avions britanniques de la Royal Air Force au-dessus du sol français. Le recueil est réédité en janvier 1943 en Suisse. À partir de 1945, ‘‘Poésie et vérité, 1942’’ est intégré dans Le ‘‘Rendez-vous allemand’’.

Source : Wikipédia

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