La Veuve

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 Poètes, vos papiers

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Adelayde
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MessageSujet: Demain dès l'aube...   Sam 5 Fév 2011 - 22:36

Un lien intéressant

http://www.weblettres.net/blogs/?w=Jenperdsmonf&category=POESIE

LE DRAME DE VILLEQUIER




Victor HUGO (1802 - 1885)
dédie ce poème à sa fille Léopoldine morte noyée en 1843, avec son mari
Charles Vacquerie à Villequier (Haute-Normandie, Seine-Maritime) alors
qu'ils naviguaient sur la Seine. Non loin du lieu du drame, une statue
de Victor Hugo, dolent, contemple avec peine le triste paysage.
[/b]




Les tombes de la famille Hugo au cimetière de Villequier.
Charles et Léopldine sont enterrés dans le même cercueil,
Victor Hugo est inhumé au Panthéon à Paris.



Le lieu du drame





Plaque indiquant le lieu du drame





La maison des Vacquerie (Musée Victor Hugo) sur les bords de Seine
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Henri
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MessageSujet: Demain des l'aube.   Dim 6 Fév 2011 - 13:31

Bonjour.

Pour les amateurs et amoureux de poesie et de belle chanson, "Demain des l'aube" a ete mis en musique par Pierre Perret, sur son disque
"La bete est revenue". Il a ete dit a l'epoque qu'il avait enregistre ce poeme, en hommage a Julie, l'une de ses filles, morte quelques temps auparavant de maladie.
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Adelayde
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MessageSujet: Demain dès l'aube...   Dim 6 Fév 2011 - 13:49

Victor Hugo croyait au " retour de Léopold ", un fils aîné né le 16 juillet 1823 et décédé le 10 octobre quand Adèle donne naissance à une fille le 28 août 1824, Léopoldine, qui sera baptisée le 16 septembre. Sa famille l’appelle " Didine ", et très tôt, de nombreux peintres feront son portrait tels Achille Devéria, Louis Boulanger, Adèle et Julie Duvidal de Montferrier.
Après Blois, et les Alpes en 1825, elle profite des étés passés en famille à Bièvres dès 1831, dans la propriété des Bertin. En octobre 1832, elle entre à L’Externat des Jeunes Demoiselles, à quelques numéros de l’habitation familiale parisienne, place Royale.
En janvier 1838, elle suit en externe les cours d’émulation Boblet qui entretiennent ses croyances religieuses déjà très fortes.
Depuis 1834, elle reçoit les lettres que son père lui envoie au cours de tous ses voyages ; un père qui écrira bientôt sur elle, tout séduit qu’il est par ce symbole de pureté. Il lui écrit en 1837, d’Étaples près de Boulogne-sur-Mer : " J’ai cueilli pour toi cette fleur dans la dune. C’est une pensée sauvage qu’a arrosée plus d’une fois l’écume de l’océan. (…) Et puis, mon ange, j’ai tracé ton nom sur le sable : DIDI. La vague de la haute mer l’effacera cette nuit, mais ce que rien n’effacera, c’est l’amour que ton père a pour toi (…) ".
De nombreux prétendants se présentent, mais elle fait la connaissance en vacances près du Havre de Charles Vacquerie, frère d’Auguste Vacquerie. Elle se marie avec Charles en l’Église Saint-Paul le 15 février 1843. Ils emménagent près du Havre au domicile de la belle-famille. Avant que Victor et Adèle Hugo les rejoignent un moment en mai, son père écrit dès le 17 février à Juliette Drouet : " Elle me quitte. Je suis triste, triste de cette tristesse profonde que doit avoir, qu’a peut-être (qui le sait ?) le rosier au moment où la main d’un passant lui cueille sa rose. Tout à l’heure j’ai pleuré (…) ".
Peu de temps après, le 4 septembre, c’est le drame : le jeune couple se noie lors d’une sortie en bateau sur la Seine, à Villequier.
" M.Charles Vacquerie, habile et vigoureux nageur, plein de courage et de sang-froid, a plongé et replongé pendant plus de cinq minutes, et a été vu plusieurs fois ramenant à la surface de l’eau sa jeune femme. Mais, hélas ! ils ont fini par disparaître tous deux comme entrelacés !…(…) Et la famille Hugo quel va être son désespoir ! Quelle atroce blessure pour le cœur de la femme du poète et du poète lui-même ! (…) frappé au même endroit que naguère Lamartine (…)" lit-on dans le journal de Rouen du mercredi 6 septembre 1843.
Hugo apprend la nouvelle de ce décès le 9 septembre dans un journal à Rochefort, sur le chemin de retour d’un voyage qu’il faisait avec Juliette Drouet en Espagne. Il écrit le 10 septembre à Louise Bertin : " J’ai lu. C’est ainsi que j’ai appris que la moitié de ma vie et de mon cœur était morte (…). O mon Dieu, que vous ai-je fait ! (…) Dieu ne veut pas qu’on ait le paradis sur la terre. Il l’a reprise. Oh ! mon pauvre ange, dire que je ne la reverrai plus ".
Il ne se rendra sur sa tombe qu’en septembre 1846.

http://www.victorhugo2002.culture.fr/culture/celebrations/hugo/fr/fampg6.htm

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Gaëtane
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MessageSujet: Quand ça marmite !   Mar 8 Fév 2011 - 10:01


Le poème qui suit a été écrit par le vosgien Henri MARTIN (1892-1983), maître d’école, botaniste, écrivain et poète. Lieutenant d’artillerie pendant la Grande Guerre, il a participé aux combats des sommets du massif vosgien, que l’ennemi occupait avec ténacité et acharnement.



Quand ça marmite !

Camp Barrier ou du Silberloch Mars 1915.
A mon camarade ANDREOTAT du 13ème Bataillon de Chasseurs Alpins.


Quand tout est calme, ça va,
On reste dans sa cagna,
Près du brasero de coke.
La neige couvre les bois,
Les balles sifflent parfois,
Mais dans un trou l’on s’en moque.

Le jour où ça ne va plus,
C’est quand tombent les obus,
Les 105, les 150.
On entend leurs sifflements,
Puis leurs brusques craquements
Qui font trembler les charpentes.

Quand les coups tombent plus près,
Quand sautent dans les forêts,
Comme des bouts d’allumettes,
Les hêtres et les sapins.
Quand on voit que les alpins,
Se hâtent vers leurs cachettes,

On se dit « c’est le moment » !
L’abri de bombardement
N’est pas creusé pour la frime,
Si ma cagna, sous les chocs,
D’un de ces énormes blocs,
S’effondrait, adieu la rime !

Vers son trou de rat, l’on court,
Avec le journal du jour
Ou bien de l’autre semaine,
La nouveauté n’y fait rien.
Et pour qu’on se trouve bien,
En ce très obscur domaine,

On emporte un lumignon,
En plus d’un petit quignon,
De pain pour notre fringale;
Et de la gnôle, liqueur
Qui vous redonne du coeur,
Lorsque vous vous sentez pâle.

On s’en envoie un bon quart,
Et la marmite qui part,
Passe presque inaperçue,
Car certes, on ne va pas voir
Sur la porte pour savoir,
Quelle cagna l’a reçue.

Plus d’un se trouve à l’étroit
Mais on aime avoir un toit,
De bons rondins et de terre,
Et dès qu’il pleut sur le camp,
Chaque petit trou vacant,
Trouve plus d’un locataire.

On demande quelquefois
« ça tombe encore dans le bois ? »
Craac répond une marmite.
Et l’on chante tout de go :
Sous les ponts, dernier tango,
Au fond de nos trous d’ermite.

Et quand l’averse a cessé,
On va voir ce qu’ont cassé,
Dans les hautes sapinières,
Les gros obus percutants.
On voit des trous épatants,
Aussi grands que des ornières.

Allons voir si la cagna,
Dans cette tempête n’a
Pas trop souffert de l’épreuve !
Intacte ! Cela va bien.
La mienne, il n’en reste rien,
J’en recommence une neuve.


Henri MARTIN



Tranchée du Linge - hier et aujourd'hui





Publication : « l’Echo du Parmont », revue de mon association Cercle d’Histoire militaire de Remiremont.
Photo hier et aujourd'hui : Mémorial du Linge - Champ de bataille du Lingekopf (Vosges/Alsace)





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Gaëtane
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MessageSujet: Le coucher de soleil romantique   Mer 9 Fév 2011 - 11:18

Bonjour à tous Cool Wink

Bonjour Adelayde sunny



Le coucher du soleil romantique


Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

Charles BAUDELAIRE



Coucher de soleil sur le Lac de Gérardmer (Vosges)







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MessageSujet: Colloque sentimental   Jeu 10 Fév 2011 - 15:23

Colloque sentimental

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.

- Te souvient-il de notre extase ancienne ?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?

- Ton cœur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois tu mon âme en rêve? - Non.

- Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.

Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.

Paul Verlaine (1844 – 1896), Fêtes galantes, 1869


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MessageSujet: Le Lac   Lun 14 Fév 2011 - 22:14


Le lac


Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! L'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! Je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps !suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n' en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! Passés pour jamais ! Quoi ! Tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez- vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! Rochers muets ! Grottes ! Forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !


Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)


Au-dessus du Lac Blanc ( 1 100 mètres) Vosges





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MessageSujet: Mon rêve familier   Sam 19 Fév 2011 - 16:57

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Paul Verlaine (1844 – 1896), Poèmes saturniens, 1866




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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Mar 22 Fév 2011 - 18:20

Ah, Mon rêve familier ... C'est l'un de mes préférés de Paulo. I love you


Dernière édition par mercattore le Mar 22 Fév 2011 - 18:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Mar 22 Fév 2011 - 18:28

merci
c'est mon poème qui me touche le plus....
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MessageSujet: Verlaine   Mar 22 Fév 2011 - 18:42

J'aime Verlaine, tout Verlaine, mais " Colloque sentimental " et " Mon rêve familier " sont, entre toutes ses poésies, celles qui me touchent le plus.
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Ven 25 Fév 2011 - 16:35



C'est extra

Une robe de cuir comme un fuseau
Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
Et dedans comme un matelot
Une fille qui tangue un air anglais
C'est extra
Un Moody Blues qui chante la nuit
Comme un satin de blanc marié
Et dans le port de cette nuit
Une fille qui tangue et vient mouiller

C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra

Des cheveux qui tombent comme le soir
Et d'la musique en bas des reins
Ce jazz qui d'jazze dans le noir
Et ce mal qui nous fait du bien
C'est extra
Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui prie

C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra

Ces bas qui tiennent hauts perchés
Comme les cordes d'un violon
Et cette chair que vient troubler
L'archet qui coule ma chanson
C'est extra
Et sous le voile à peine clos
Cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu'on n'attend plus

C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra

Une robe de cuir comme un oubli
Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
Et dedans comme un matin gris
Une fille qui tangue et qui se tait
C'est extra
Les Moody Blues qui s'en balancent
Cet ampli qui n'veut plus rien dire
Et dans la musique du silence
Une fille qui tangue et vient mourir

C'est extra
C'est extra
C'est extra
C'est extra


Léo Ferré (1969).

En version live :
http://www.youtube.com/watch?v=x0rMSHdi5Jw

En version disque : http://www.youtube.com/watch?v=ABjif5N1uKE
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CARNIFEX
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Ven 25 Fév 2011 - 18:52



Ah, celle-là je l'adore. Merci Mercattore. Very Happy

_________________
Potius mori quam foedari
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Gaëtane
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MessageSujet: Poètes, vos papiers   Ven 25 Fév 2011 - 20:09



Léo Ferré est un de mes chanteurs préférés...C'est extra, merci mercattore ! sunny
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Mar 1 Mar 2011 - 17:07

Voici une des poésies lyriques composées par le Duc Guillaume IX d’ Aquitaine (1071-1126), surnommé Guillaume le Troubadour, écrite en langue d’oc. (suivie de la traduction en français)


Je n'adorerai qu'elle !


Farai chansoneta nueva,
Ans que vent ni gel ni plueva:
Ma dona m'assaya e-m prueva,
Quossi de qual guiza l'am;
E ja per plag que m'en mueva
No-m solvera de son liam.

Qu'ans mi rent a lieys e-m liure,
Qu'en sa carta-m pot escriure.
E no m'en tenguatz per yure,
S'ieu ma bona dompna am!
Quar senes lieys non puesc viure,
Tant ai pres de s'amor gran fam.

Per aquesta fri e tremble,
Quar de tam bon'amor l'am,
Qu'anc no cug qu'en nasques semble
En semblan del gran linh n'Adam.

Que plus es blanca qu'evori,
Per qu'ieu autra non azori:
Si-m breu non ai aiutori,
Cum ma bona dompna m'am,
Morrai, pel cap sanh Gregori,
Si no-m bayza en cambr'o sotz ram.

Qual pro-y auretz, dompna conja,
Si vostr'amors mi deslonja
Par que-us vulhatz metre monja!
E sapchatz, quar tan vos am,
Tem que la dolors me ponja,
Si no-m faitz dreg dels tortz q'ie-us clam.

Qual pro i auretz s'ieu m'enclostre
E no-m retenetz per vostre
Totz lo joys del mon es nostre,
Dompna, s'amduy nos amam.
Lay al mieu amic Daurostre,
Dic e man que chan e bram.



Ferai chansonnette nouvelle
Avant qu'il vente, pleuve ou gèle
Ma dame m'éprouve, tente
De savoir combien je l'aime ;
Mais elle a beau chercher querelle,
Je ne renoncerai pas à son lien.

Je me rends à elle, je me livre,
Elle peut m'inscrire en sa charte ;
Et ne me tenez pour ivre
Si j'aime ma bonne dame,
Car sans elle je ne puis vivre,
Tant de son amour j'ai grand faim.

Pour elle je frissonne et tremble,
Je l'aime tant de si bon amour !
Je n'en crois jamais née de si belle
En la lignée du seigneur Adam.

Elle est plus blanche qu'ivoire,
Je n'adorerai qu'elle !
Mais, si je n'ai prompt secours,
Si ma bonne dame ne m'aime,
Je mourrai, par la tête de Saint Grégoire,
Un baiser en chambre ou sous l'arbre.

Qu'y gagnerez-vous, belle dame,
Si de votre amour vous m'éloignez ?
Vous semblez vous mettre nonne,
Mais sachez que je vous aime tant
Que je crains la douleur blessante
Si vous ne faites droit des torts dont je me plains.

Que gagnerez-vous si je me cloître,
Si vous ne me tenez pas pour vôtre ?
Toute la joie du monde est nôtre,
Dame, si nous nous aimons,
Je demande à l'ami Daurostre
De chanter, et non plus crier.

Guillaume le Troubadour



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MessageSujet: Ne chantez pas la Mort   Ven 4 Mar 2011 - 15:55

Ne chantez pas la Mort
Léo Ferré – Texte de Jean-Roger Caussimon


http://www.youtube.com/watch?v=2RwTU3G4QZw


Ne chantez pas la Mort, c'est un sujet morbide
Le mot seul jette un froid, aussitôt qu'il est dit
Les gens du show-business vous prédiront le bide
C'est un sujet tabou pour poète maudit
La Mort
La Mort

Je la chante et, dès lors, miracle des voyelles
Il semble que la Mort est la soeur de l'amour
La Mort qui nous attend, l'amour que l'on appelle
Et si lui ne vient pas, elle viendra toujours
La Mort
La Mort

La mienne n'aura pas, comme dans le Larousse
Un squelette, un linceul, dans la main une faux
Mais fille de vingt ans à chevelure rousse
En voile de mariée, elle aura ce qu'il faut
La Mort
La Mort

De grands yeux d'océan, une voix d'ingénue
Un sourire d'enfant sur des lèvres carmin
Douce, elle apaisera sur sa poitrine nue
Mes paupières brûlées, ma gueule en parchemin
La Mort
La Mort

Requiem de Mozart et non Danse Macabre
Pauvre valse musette au musée de Saint-Saëns!
La Mort c'est la beauté, c'est l'éclair vif du sabre
C'est le doux penthotal de l'esprit et des sens
La Mort
La Mort

Et n'allez pas confondre et l'effet et la cause
La Mort est délivrance, elle sait que le Temps
Quotidiennement nous vole quelque chose
La poignée de cheveux et l'ivoire des dents
La Mort
La Mort

Elle est Euthanasie, la suprême infirmière
Elle survient à temps, pour arrêter ce jeu
Près du soldat blessé dans la boue des rizières
Chez le vieillard glacé dans la chambre sans feu
La Mort
La Mort

Le Temps, c'est le tic-tac monstrueux de la montre
La Mort, c'est l'infini dans son éternité
Mais qu'advient-il de ceux qui vont à sa rencontre ?
Comme on gagne sa vie, nous faut-il mériter ?
La Mort
La Mort

La Mort ?



Léo Ferré



Jean-Roger Caussimon
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Sam 5 Mar 2011 - 22:02

On continue dans le sombre.

La mort viendra et elle aura tes yeux

La mort viendra et elle aura tes yeux
cette mort qui est notre compagne
du matin jusqu'au soir, sans sommeil,
sourde, comme un vieux remords
ou un vice absurde. Tes yeux
seront une vaine parole,
un cri réprimé, un silence.
Ainsi les vois-tu le matin
quand sur toi seule tu te penches
au miroir. O chère espérance,
ce jour-là nous saurons nous aussi
que tu es la vie et que tu es le néant.

La mort a pour tous un regard.
La mort viendra et elle aura tes yeux.
Ce sera comme cesser un vice,
comme voir resurgir
au miroir un visage défunt,
comme écouter des lèvres closes.
Nous descendrons dans le gouffre muets.

Cesare Pavese, 1950 (1908-1950).


VERSION ORIGINALE.

Verrà la morte e avrà i tuoi occhi
questa morte che ci accompagna
dal mattino alla sera, insonne,
sorda, come un vecchio rimorso
o un vizio assurdo. I tuoi occhi
saranno una vana parola,
un grido taciuto, un silenzio.
Cosí li vedi ogni mattina
quando su te sola ti pieghi
nello specchio. O cara speranza,
quel giorno sapremo anche noi
che sei la vita e sei il nulla.

Per tutti la morte ha uno sguardo.
Verrà la morte e avrà i tuoi occhi.
Sarà come smettere un vizio,
come vedere nello specchio
riemergere un viso morto,
come ascoltare un labbro chiuso.
Scenderemo nel gorgo muti.




La mort viendra et elle aura tes yeux, est le dernier poème de Pavese écrit avant son suicide.
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Raoul
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Dim 6 Mar 2011 - 16:21

Je ne sais pas s'il y a ici des adeptes de Boris Vian (et peu importe, je l'admire assez pour vous tous Wink )
Pour un premier poème de lui ici, je ne choisis pas un de ceux que je préfère, mais un qui évoque la veuve.

Ils cassent le monde

Ils cassent le monde
En petits morceaux
Ils cassent le monde
A coups de marteau
Mais ça m'est égal
Ca m'est bien égal
Il en reste assez pour moi
Il en reste assez
Il suffit que j'aime
Une plume bleue
Un chemin de sable
Un oiseau peureux
Il suffit que j'aime
Un brin d'herbe mince
Une goutte de rosée
Un grillon de bois
Ils peuvent casser le monde
En petits morceaux
Il en reste assez pour moi
Il en reste assez
J'aurais toujours un peu d'air
Un petit filet de vie
Dans l'oeil un peu de lumière
Et le vent dans les orties
Et même, et même
S'ils me mettent en prison
Il en reste assez pour moi
Il en reste assez
Il suffit que j'aime
Cette pierre corrodée
Ces crochets de fer
Où s'attarde un peu de sang
Je l'aime, je l'aime
La planche usée de mon lit
La paillasse et le châlit
La poussière de soleil
J'aime le judas qui s'ouvre
Les hommes qui sont entrés
Qui s'avancent, qui m'emmènent
Retrouver la vie du monde
Et retrouver la couleur
J'aime ces deux longs montants
Ce couteau triangulaire
Ces messieurs vêtus de noir
C'est ma fête et je suis fier
Je l'aime, je l'aime
Ce panier rempli de son
Où je vais poser ma tête
Oh, je l'aime pour de bon
Il suffit que j'aime
Un petit brin d'herbe bleue
Une goutte de rosée
Un amour d'oiseau peureux
Ils cassent le monde
Avec leurs marteaux pesants
Il en reste assez pour moi
Il en reste assez, mon cœur

Boris Vian, Recueil Je voudrais pas crever paru en 1962.
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Lun 7 Mar 2011 - 13:41


L'albatros


Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


Charles BAUDELAIRE

Spleen et idéal - Les fleurs du Mal


Poème interprété par Léo Ferré

http://www.youtube.com/watch?v=jB8fNp-V5uk




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MessageSujet: m**de à Vauban   Mer 9 Mar 2011 - 15:16

M... à Vauban

Pour écouter la chanson

http://www.youtube.com/watch?v=HwHpjJfN7cw

Les paroles sont de Pierre Seghers - merci Mercattore - king , la musique de Léo Ferré

Bagnard, au bagne de Vauban
Dans l'îl' de Ré
J'mang' du pain noir et des murs blancs
Dans l'îl' de Ré
A la vill' m'attend ma mignonn'
Mais dans vingt ans
Pour ell' je n'serai plus personn'
M... à Vauban

Bagnard, je suis, chaîne et boulet
Tout ça pour rien,
Ils m'ont serré dans l'îl' de Ré
C'est pour mon bien
On y voit passer les nuages
Qui vont crevant
Moi j'vois s'faner la fleur de l'âge
M... à Vauban

Bagnard, ici les demoiselles
Dans l'îl' de Ré
S'approch'nt pour voir rogner nos ailes
Dans l'îl' de Ré
Ah ! Que jamais ne vienne celle
Que j'aimais tant
Pour elle j'ai manqué la belle
M... à Vauban

Bagnard, la belle elle est là-haut
Dans le ciel gris
Ell' s'en va derrière les barreaux
Jusqu'à Paris
Moi j'suis au mitard avec elle
Tout en rêvant
A mon amour qu'est la plus belle
M... à Vauban

Bagnard, le temps qui tant s'allonge
Dans l'îl' de Ré
Avec ses poux le temps te ronge
Dans l'îl' de Ré
Où sont ses yeux où est sa bouche
Avec le vent
On dirait parfois que j'les touche
M... à Vauban

C'est un p'tit corbillard tout noir
Etroit et vieux
Qui m'sortira d'ici un soir
Et ce s'ra mieux
Je reverrai la route blanche
Les pieds devant
Mais je chant'rai d'en d'ssous mes planch's
M... à Vauban

Léo Ferré – Paname, 1960


Léo Ferré



Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban



Saint-Martin-de-Ré

Escalier d’accès pour les bagnard





Anse pour l'embarquement en direction du bagne




Gravure de prisonniers


Dernière édition par Adelayde le Mer 23 Mar 2011 - 14:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Le ciel est, par-dessus le toit   Sam 19 Mar 2011 - 17:21


Le ciel est par-dessus le toit...

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit
Berce sa palme.

La cloche dans le ciel qu'on voit
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

- Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine - Sagesse, 1881




Dernière édition par Adelayde le Sam 19 Mar 2011 - 17:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Il pleure dans mon cœur   Sam 19 Mar 2011 - 17:25

Il pleure dans mon cœur…

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie
O le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s'écœure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !

Paul Verlaine - Romances sans paroles, 1874



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MessageSujet: Le serpent qui danse   Sam 19 Mar 2011 - 17:29

Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l'eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur!


Charles Baudelaire

Mis en musique par Serge Gainsbourg dans les années 60. Je viens de découvrir ce texte dans le film-conte-biographie de Joann Sfar.

_________________
"Je suggère qu'on lui coupe la tête sans ménagement dès dimanche prochain, mais si possible après 17 heures, afin que j'aie le temps d'aller aux vêpres. (Pierre Desproges)"
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Sam 19 Mar 2011 - 20:01

Adelayde a écrit:
M... à Vauban

Pour écouter la chanson

http://www.youtube.com/watch?v=HwHpjJfN7cw
On peut préciser que les paroles sont du poète et éditeur Pierre Seghers . Léo n'a fait que la musique, mais c'est déjà pas mal Wink

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Gaëtane
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MessageSujet: Re: Poètes, vos papiers   Sam 19 Mar 2011 - 20:05



Bonsoir et merci Sylvain pour ce joli poème de Charles Baudelaire sunny

"Le serpent qui danse" mis en musique par Serge Gainsbourg Wink


http://www.youtube.com/watch?v=otqQayOacUg
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