La Veuve

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 L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721

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Adelayde
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MessageSujet: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Mer 8 Sep 2010 - 21:26


En 1721, la foule parisienne est massée sur la place de Grève pour assister au supplice, du célèbre chef de bande Louis-Dominique Cartouche. Voleur des riches, Cartouche est devenu un héros de la littérature populaire et sa gloire perdurera longtemps. Ce bandit au grand cœur mérite t-il réellement sa réputation ?


Dernière édition par Adelayde le Ven 25 Mai 2012 - 15:18, édité 2 fois
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Adelayde
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MessageSujet: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche   Jeu 9 Sep 2010 - 0:21

Louis-Dominique s'appelait en réalité Garthausen (ou Garthauzsien ). Il est né à Paris mais son père était originaire de Hambourg (Allemagne).
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MessageSujet: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche   Dim 27 Mar 2011 - 14:40



Une image postée par Bois de justice
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Raoul
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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Dim 27 Mar 2011 - 21:45

Merci bien pour c podcast passionnant.

Voici le masque mortuaire à l'origine de l'image ci-dessus.



Crédit photographique : (C) RMN / Gérard Blot / Christian Jean
Date : 1721
Technique/Matière : cheveux (matériau), cire, textile (matière), verre (matière)
Hauteur : 0.650 m.
Longueur : 0.450 m.
Profondeur : 0.150 m.
Localisation : Saint-Germain-en-Laye, musée municipal
Auteur anonyme.
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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Lun 28 Mar 2011 - 13:08

Cet arrêt concerne  l'arrêt de mort prononcé contre Louis-Dominique Bourguignon, dit Lamarre, ou petit, ou Bourguignon, et six de ses complices. Cinq devront être roués, deux pendus et  leur corps exposé pendant 24 heures. Les sept seront précédement soumis à la question ordinaire et extraordinaire.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8603980m/f1.image.r=Cartouche.langF
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Adelayde
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MessageSujet: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche   Lun 28 Mar 2011 - 13:13

Bravo Mercattore pour cette superbe découverte
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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Lun 28 Mar 2011 - 14:19

Oh, ce n'était pas difficile Adelayde Laughing
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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Lun 3 Juin 2013 - 23:58

Le Petit Journal, du 18 octobre 1865.
(source : gallica.bnf.fr)

LE CORPS DE CARTOUCHE

Tous les journaux annoncent qu'on fait voir à Paris, pour un droit d'entrée de dix centimes, le véritable corps de Cartouche, le fameux bandit, mis à mort en 1721. Le même qui fit si longtemps trembler les Parisiens et qui fatigua de ses cascades messieurs les gens du roi.
On ne croirait pas, disent ceux qui ont dépensé leurs deux sous pour le voir, que le brigand est mort depuis cent quarante ans quand on considère ce corps momifié par l'embaumement, et qui a été conservé bien avant l'invention du procédé Gannal (1).
Est-ce l'effet de l'imagination? Il semble, selon eux, que le crime a conservé son cachet sinistre sur ce visage pétrifié depuis un siècle et plus.

J'ai parlé de Cartouche à propos de la pièce de la Gaîté qui portait ce titre et dans laquelle son directeur actuel, M. Dumaine, représentait le célèbre voleur. Il y excellait surtout dans un travail de gymnastique qui faisait la joie des amphithéâtres.Il grimpait à la corde comme un chat et bravait les fusils des soldats du guet.
Je ne veux donc pas recommencer, aujourd'hui histoire de sa vie, mais bien celle de cadavre, tombé dans la baraque d'un spectacle forain.

On comprendrait qu'il fut facile de montrer le squelette de Cartouche. Mais son cadavre, c'est plus malaisé à croire, par la raison que le brigand fut roué, brisé, mis en capilotade en Grève.
Les directeurs d'exhibition affirment néanmoins que leur sujet, est accompagné de papiers et documents attestant son incontestable authenticité.

Voici, dit l'Epoque, d'après quelques recherches, par quel concours de circonstances ces restes d'un grand scélérat sont parvenus intacts jusqu'à nous. A la demande du confesseur de Cartouche, qui voulait lui épargner les terribles tortures de la roue, un des archers de l'exécuteur consentit, moyennant une bonne somme, à passer autour du cou du patient une corde fine soie, à l'aide de laquelle il l'étrangla sans que personne en vit rien.

Cartouche mort, on livra aussitôt son cadavre au valet du bourreau, avec ordre de l'inhumer immédiatement. Mais celui-ci jugea convenable de n'en rien faire et garda le corps plusieurs jours chez lui, l'exhibant aux Parisiens, moyennant un sol par tête, et ramassant ainsi de grosses sommes. Pour dissimuler l'odieux de cette dissimulation, il assurait que le produit de cette collecte était destiné à acheter un cercueil au supplicié, qui l'avait bien mérité par ses bons sentiments qu'il avait montrés à ses derniers moments.

Quand le corps commença à se corrompre, l'industrie le vendit au célèbre chirurgien de Saint-Côme (2), qui l'embauma avec concours du docteur Lamare. Ensuite tous deux, aussi peu scrupuleux que le valet du bourreau, l'exposèrent et retirèrent un grand profit de cette exposition.

Le cadavre passa ensuite aux mains du professeur Brallouet qui en fit présent à l'Athénée royal lors de sa réception en 1761: En 1793, il fut dérobé à l'Athénée. En 1848, il était exposé une troisième fois aux regards du public. Acheté ensuite par un antiquaire de la rue de l'École-de-Médecine, il a été vendu par ce dernier 10,000 francs à celui qui l'exploite aujourd'hui.

Selon moi, il est facile de savoir si c'est bien le vrai Cartouche qu'on fait voir à la suite du Phoque Savant et de la Femme à barbe. Un écrivain expert en recherches judiciaires, M. Barthélémy Maurice, a consacré à Cartouche tout un volume rempli de détails inédits. Il suffirait d'examiner le Cartouche exposé avec le volume à la main pour être renseigné sur son degré d'authenticité.
Son auteur vous dira qu'on volait, qu'on assassinait dans les rues au temps de Louis XIV, mais que vers 1717, ces assassinats et ces vols décuplèrent tout à coup.
Un scélérat commandait deux mille coquins armés et prêts à tout faire. Ce coupable, qui semait la terreur dans la capitale, se nommait CARTOUCHE.

M. Barthélémy Maurice enlève tout d'abord à Cartouche son prestige de bel homme, de brigand d'opéra-comique, que Frederick Lemaitre lui avait imprimé quand il joua Cartouche, au théâtre de l'Ambigu et que M. Dumaine lui conserva dans le Cartouche de M. Dennery. Granval, un poète de ce temps et qui l'aura, bien vu, dit qu'il était brun, sec, maigre, petit, mais grand par le courage. Il était si leste qu'il sautait, dans les rues étroites de ce temps, d'une maison à la maison en face par les toits ; il était de première force à l'épée, au bâton, au pistolet, et se grimait à ravir.

Les personnes qui voudront lire la véritable histoire de Cartouche n'ont qu'à prendre le livre de M.Barthélemy Meurice; ils le suivront dans toutes les phases de son existence aventureuse, tour à tour bohémien, soldat, bandit, amoureux, travesti sous tous les costumes.
Je me contenterai de reproduire ce qui regarde son arrestation, sa sentence et sa mort infamante.
L'arrestation de Cartouche se trouve rapportée dans le journal de Barbier :

« Il a été découvert tant par un vol qu'il a fait la nuit, chez un cabaretier, avec des femmes portant des hottes pour enlever des meubles, dont deux ont été prises et ont tout déclaré, que par un soldat de sa clique qui l'a vendu et livré. Ce soldat aux gardes méritait la roue et cependant était tranquille. Pacôme, aide-major des gardes, garçon adroit, qui savait qu'ils étaient de connaissance, fit prendre ce soldat pour le mener au Châtelet, pour son procès lui être fait, à moins qu'il ne voulût indiquer Cartouche. Il a consenti et a servi de mouche.
» M. Le Blanc, secrétaire d'État de la guerre, qui s'est mêlé de cette recherche, en a chargé un des plus braves sergents aux gardes, qui a pris et choisi quarante soldats des plus déterminés et d'autres sergents avec lui. Ils avaient ordre de le prendre mort ou vif, c'est a dire de tirer sur lui s'il s'enfuyait.

» Cartouche s'était couché cette nuit-là sur les six heures, et il était couché dans un cabaret de la Courtille, dans le lit du maître, avec six pistolets sur sa table. On a investi la maison la baïonnette au bout du fusil. — Duval, commissaire du guet, y était aussi. On l'a pris dans son lit, heureusement sans coup férir, car il aurait tué quelqu'un.

» On l'a entouré de cordes ; on l'a conduit en carrosse chez M. Le Blanc, lequel ne l'a point vu, parce qu'il est dans son lit, indisposé, mais les frères de M. Le Blanc et le marquis de Tresnel son gendre, l'ont vu dans la cour, avec nombre d'officiers et de commis qui y étaient. On ordonné de le conduire au Châtelet à pied, afin que le peuple le vît et sût sa capture.
». Il était habillé de noir, à cause du deuil de Mme la grande-duchesse, qui est morte il a quinze jours. »
Ce gueux qui porte un deuil de cour…, c'est un trait qui peint ce siècle élégant et vicieux.

L'arrêt de la cour qui le condamne est du 26 novembre 1721 et porte que Louis-Dominique Cartouche, dit Lamarre, ou Petit, ou Bourguignon, est condamné à avoir les jambes, cuisses, bras et reins rompus vifs sur un échafaud qui, pour cet effet, sera dressé en la place de Grève. Cela fait, son corps mis sur une roue, la face tournée vers le ciel, pour y finir ses jours.
Le texte de l'arrêt, retrouvé par M. Barthélemy Maurice, finit par un retentum, — on appelait ainsi le droit des cours souveraines d'adoucir la peine prononcée.

Ce retentum portait que ledit Cartouche serait secrètement étranglé après qu'il aurait été mis sur la roue… sans doute pour abréger ses souffrances, ce qui prouverait que ce n'était pas une complaisance du bourreau, mais bien la mise à exécution pure et simple de la sentence.

Elle fut exécutée en sa forme et tenue. Voilà qui établit parfaitement que Cartouche eut les os brisés.Comment a-t-on pu conserver ce corps mutilé ? C'est ce que j'ignore. Le montreur de curiosités qui était boulevard Saint-Martin n'avait logé son Cartouche que dans une boutique à louer, et qu'il occupait provisoirement.

Il était dans la destinée de Cartouche d'être nomade, vagabond, sans propriété à lui ; même cent-quarante-quatre ans après sa mort. La boutique, a été louée à un serrurier, que les restes de ce briseur de Verrous eussent inquiété.
Il est à l'heure qu'il est logé sur la grande place de Saint-Denis, afin d'être exhibé durant la fête de cette ville.
Mais M. Barthélémy Maurice vous dirait bien, en le voyant, si c'est là le bandit. Il a reçu, en son temps, la lettre suivante :

A M. B. MAURICE, HOMME DE LETTRES, PARIS.

Mon cher monsieur,

En réponse à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 18 du courant, je vous dirai que la bibliothèque de la ville de Saint-Germain-en-Laye possède, depuis le 25 avril 1849, le portrait en cire du fameux Cartouche dont vous allez publier la première biographie authentique. Ce portrait lui a été donné par l'abbé Niallier, héritier, sous bénéfice d'inventaire, de M. Richot, ancien officier de la maison du roi Louis XVI. M. Richot, décédé à Saint-Germain, possédait depuis plusieurs années ce portrait, d'autant plus précieux qu'il avait appartenu a la famine royale.

Ce buste en cire a été, d'ordre du Régent, moulé par un artiste florentin sur Cartouche quelques jours avant son supplice. Il est coiffé d'une toque de laine ou de feutre grossier, d'une chemise de grosse toile enduite de suie, d'un, gilet, d'une veste et d'un pourpoint de camelot noir. La tradition veut même que les cheveux, et la moustache aient été coupés sur le cadavre et recollés sur la cire. Le tout est renfermé dans un cadre en bois doré, large et profond, d'un fort joli travail ; on y remarque la tracé de l'écusson aux armes de France, ce qui atteste surabondamment son origine.
Sur la face externe, une glace de Venise protège le portrait. Le 17 janvier 1859, M. Nadar, dont l'Europe entière admire les travaux, a bien voulu reproduire, sous mes yeux, la photographie de ce monument réellement historique. Ce portrait, désormais impérissable, offrira un sujet d'étude curieuse aux phrénologues, aux peintres, ainsi qu'aux artistes dramatiques ?
Daignez agréer, monsieur, l'assurance de mes sentiments les plus respectueux,


EUGÈNE BUNOUT, bibliothécaire..

Entre le portrait de cire, que l'on retrouvera reproduit par la gravure dans le livre de mon excellent confrère, et le cadavre exhibé pour dix centimes au profit du public, il doit y avoir une comparaison facile. Les curieux la feront assurément.

TIMOTHÉE TRIMM
______________
(1) Procédé Ganal : Injection d'une solution de sulfate d'alumine dans la carotide. Mis au point par le pharmacien français Jean-Nicolas Gannal, au début de 1830. Il est le précurseur de l'embaumement moderne.

(2) Confrèrie de Saint-Côme : A l'époque, rassemble les chirurgiens de Paris.



Condamnation à mort de Louis Dominique Cartouche et sept de ses complices (et non six, comme indiqué précédemment ).




On remarque l'un des ses principaux lieutenants, François-Louis Gruthus du Chatelet, qui le donna à la police.
Cet arrêt, signé AMIOT, est daté du 26 novembre 1721, veille de l'exécution prévue de Cartouche qui ne sera exécuté que le 28.
_______________

Dans son dictionnaire Le droit criminel, le professeur Jean-Paul Doucet mentionne le retentum de Cartouche :
Retentum au pied de L'arrêt : A été arrêté que lesdits Cartouche et Gruthus du Chatelet seraient secrètement étranglés après qu'ils auront été mis sur la roue…Signé : Amelot - Signé Arnauld ».

Pour quelle raison Cartouche a-t-il bénéficié d'un retentum ? On le comprend pour Gruthus du châtelet qui avait permis l'arrestation de Cartouche. Mais pour ce dernier ? À moins que son nom fût ajouté après qu'il eut livré des dizaines de noms de ses complices, le 27, jour où il devait être exécuté, ramené de la place de Grève ?
Aucun délai de temps n'est indiqué sur le retentum de Cartouche et Grathus du Chatelet pour procéder à l'étranglement, après la mise sur la roue.
D'autres retentum sont plus précis: ils mentionnent que le condamné, une fois posé sur la roue, ne recevra aucun coup vif et sera secrètement étranglé, ou bien qu'il sera secrètement étranglé après avoir senti trois coups vifs.

Dans l'ouvrage Histoire de la vie et du procès du fameux Louis Dominique Cartouche, et plusieurs de ses complices., Lille, 1722 (dont Thimotée Trimm a puisé nombre de renseignements pour son article), on lit :
« Alors on le conduisit à la Grève, où il reçut onze coups vif, il fut ensuite exposé sur la roue pour y expirer, comme la sentence le portait, mais une demie heure après un Valet, à la prière de son confesseur, tira par dessous l'échafaud une corde que Cartouche avait au col, il fut étranglé sans que personne n'en vit rien».

François-Louis Gruthus du Chatelet.

Porté sur la condamnation à mort du Parlement de Paris, Gruthus n'a pas été exécuté ! Dans le Dictionnaire critique de biographie et d'histoire (1872, deuxième édition), d'Auguste Jal, on lit avec étonnement :
« Une des pièces du procès de Cartouche me fait connaitre que, pendant l'épreuve de la question, Rozy * fit des révélations qui, le 17 mai, portèrent M. Joly de Fleury, procureur général, à faire arrêter François-Louis Grathus du Châtelet, condamné à mort par l'arrêt du 26 nov.1721, mais à qui la trahison envers Cartouche, qu'il avait livré, avait valu une commutation de peine (Arch.de l'Emp. et arc. de police).

* Rozy François Jean-Baptiste : dit le chevalier Le Craqueur. Un des affiliés de Cartouche.
Exécuté place de Grève le 10 juin 1722.
Le 23 août 1720, à Paris, il avait assassiné avec deux complices, pour le voler, le poète Jacques Viguier.
___________________________

Exemples de retentum (cités par Pascal Julien) :

« Arrêté que ledit Jean-Claude Ponchon sera secrettement étranglé après être resté une heure sur la petite roue » (18-01-17- 1785).

« Arrêté que le dit Étienne Vinloy ne recevra aucun coup vif et sera secrettement étranglé sur la croix de Saint-André » (07-02-1755).

« Arrêté que le dit Bernard de la Fosse sera secrètement étranglé après avoir senti trois coups vifs» (04-12-1755).

Il s'avère cependant que l'étranglement voulu secret ne pouvait pas toujours le rester. En effet, Pascal Julien fait observer que le libraire Hardy qui assista à plusieurs exécutions capitales, et qui tint un journal où il les consigna, mentionne la visibilité des étranglements. Un des plus remarqués fut celui de Louis-Jacques Boucher en 1780 (ligoté sur la roue), qui nécessita l'action commune, et à grand-peine, de trois exécuteurs.

En plus de l'étranglement manuel pratiqué par l'exécuteur, un curieux dispositif, peu connu, permettait d'abréger l'exécution du condamné. Il a été décrit par le juriste Muyart de Vouglans (l'orthographe de quelques mots a été modernisée) :

« Quand le patient ne doit pas être rompu vif, suivant le retentum porté par l'arrêt, on a précédemment construit sous l'échafaud, à l'endroit où le patient à la tête, un moulinet composé de deux montants arrêtés en haut sous l'échafaud, et en bas sous la terre, que deux traverses assemblent ; et au milieu est le moulinet rond, percé de trous, comme on le voit derrière les charrettes et charriots, et une corde passée en cravate sur le cou du criminel, se va se rendre à ce moulinet ; se roulant autour par moyen des leviers, que deux hommes abaissent l'un après l'autre, elle serre progressivement le cou du patient, et l'étrangle sur le champ ».

Après l'expédition faite, le corps du criminel est porté sur une petite roue de carrosse, dont on a scié le moyeu en dehors, et qui est placé horizontalement sur un pivot. L'exécuteur, après lui avoir plié les cuisses en dessous, de façon que ses talons touchent au derrière de la tête, l'attache à cette roue en le liant de toutes parts aux jantes, et le laisse ainsi exposé au public, plus ou moins de temps, quelquefois on l'expose ainsi sur un grand chemin, où on le laisse pour toujours.


Pascal Bastien, dans son étude sur les exécutions publiques souligne que sur un échantillon de 23 condamnés au supplice de la roue, 16 avaient "bénéficié" d'un retentum.

Dans le cas où le condamné n'en bénéficiait pas, il lui restait la possibilité d'un abrègement de la durée de son supplice, sur décision du lieutenant-criminel du Châtelet. Ce lieutenant présidait l'exécution capitale et détenait le pouvoir d'ordonner le coup de grâce. Par exemple à la suite des supplications du condamné. En outre, même en cas de retentum, le lieutenant-criminel pouvait encore abréger le délai mentionné sur ce dernier.

C'est également le lieutenant-criminel qui déterminait le trajet devant être effectué par le condamné, de son lieu de détention au lieu d'exécution. Il pouvait aussi le modifier à son gré si un évènement quelconque survenait, risquant de troubler l'ordre publique par exemple.

L'heure de l'exécution capitale était fixée par ce même lieutenant-criminel (en général l'après-midi à cette époque), et il avait toute autorité pour la modifier en considération des motifs laissés à sa seule appréciation.

Un exemple surprenant a été rapporté par le magistrat Thomas Gaulette, témoin de l'exécution de Mauriat, décapité le 15-09-1738 pour viol (archives nationales ADIII6, décembre 1738).
Source : Pascal Bastien.

« Le condamné Mauriat avait instamment demandé au lieutenant-criminel du Châtelet s'il était possible de « lui épargner du moins la honte d'être vu au grand jour» lors de son exécution.» S'adressant au bourreau, le Lieutenant-criminel s'informa de la possibilité d'une exécution aux flambeaux ! Sur la réponse affirmative de l'exécuteur, le lieutenant-criminel reporta l'exécution à la nuit. Elle se déroula place de Grève (aujourd'hui, place de l'Hôtel-de-Ville), à la lueur de soixante flambeaux ».
_______________________

Pascal Bastien L'Exécution publique à Paris, au XVIIIème siècle - Une histoire des erreurs judiciaires, éditions Champ Wallon (collection Époques), Seyssel (01420), 2006.

Muyart de Vouglans Pierre-François Les loix criminelles en France, dans leur ordre naturel, Mérigot et Morin, Paris, 1780.

* Juriste et avocat, Muyart de Vouglans trouvait une pleine justification aux tortures et supplices infligés aux prévenus et était partisan de la peine demort. A noter qu'il avait relevé, avec d'autres avocats, les vices de procédure, les infractions à la loi, etc. entachant la sentence de mort prononcé contre le Chevalier de la Barre par les juges d'Abeville. Le Chevalier avait été condamné à avoir la langue et le poing coupés, la tête tranchée, et le corps réduit en cendres dans un « bûcher ardent » pour avoir refusé de se découvrir devant le Saint-Sacrement, proféré des blasphèmes, commis des actes sacrilèges, etc. Il fut décapité le 1er juillet 1766, à Abbeville (Somme), par le bourreau de Paris, Charles-Henri Sanson. La convention le réhabilita.
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Adelayde
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MessageSujet: Cartouche chef de bande   Ven 1 Nov 2013 - 13:58


Cartouche chef de bande
Le cadavre d'un ennemi sent toujours bon. Comme Vitellius, à qui l'on doit cette cruauté célèbre, le Régent sourit devant la dépouille suppliciée de Louis Dominique Cartouche.

À trophée d'exception, pavois d'honneur : le corps est exhibé à la canaille pendant quatre longs jours. Les curieux sont si nombreux que l'on paie pour venir le voir. Ce n'est pas tous les jours qu'on tutoie l'ennemi public n°1 du royaume, ce vaurien de tripots qui ridiculise le pouvoir en détroussant les riches et en tenant la maréchaussée en échec depuis plus de quatre ans.

Lors de son arrestation déjà, ce matin du 14 octobre 1721, le Tout-Paris élégant se presse devant sa geôle, au Châtelet. Philippe d'Orléans en personne lui rend visite. Même le théâtre s'en mêle : les Comédiens-Français viennent l'observer afin de le représenter le plus fidèlement possible. Ils ont peu de temps pour saisir les postures et les contours de ce personnage à qui les longs cheveux bruns, le visage fin, les grands yeux noirs et la petite taille ont valu le surnom de «l'Enfant». Dans quelques semaines, le 28 novembre, ses traits se seront effacés sous les stigmates de la souffrance.

Place de Grève, entouré de 200 archers, le brigand le plus recherché de France sera jugé et roué vif devant une foule convulsée. Il pleut. Le Ciel l'a abandonné jusque dans ses civilités. Le gratin de la cour applaudit, la croûte des rues pleure son héros, martyr du pouvoir devenu symbole de l'oppression du peuple.

Cartouche subit le supplice des brodequins. Dans ses jambes, le bourreau enfonce huit coins de fer qui broient ses chairs. Après avoir rompu ses membres avec une masse de fer, il place son corps ensanglanté sur une roue fixée au sommet d'un poteau. 28 ans. Courte vie face à cette agonie d'une insoutenable éternité.

Rien ne prédestinait Louis Dominique Bourguignon, de son vrai nom, à la rapinerie de haut vol. Il était bien un peu retors, mais pas de quoi faire tourner les sangs de son père, honnête tonnelier du quartier de la Courtille à Paris. Son sort se scelle quand il tombe amoureux. Lieu commun. La belle lui réclame des présents. Plutôt que d'apprendre les rudiments du métier paternel pour satisfaire à ses exigences, il écume Paris et ses faubourgs où il commence à couper quelques bourses. Tabatières, mouchoirs, bonbonnières, boîtes à mouches, gardes d'épée… il subtilise tout ce qu'il peut revendre facilement dans les cabarets. Mais son père met vite le holà à ces agissements : il obtient une lettre de cachet pour le faire interner dans une maison de redressement, d'où il s'enfuit.

Flanqué d'un certain Galichon, il reprend ses larcins et étend son activité aux flacons de vins et d'eau-de-vie, et s'entraîne à l'épée. Las, son complice est arrêté. Il entre alors comme laquais chez monsieur de La Cropte, marquis de Saint Acre et lieutenant général des armées du roi, et devient expert au jeu de cartes. Mais à trop tricher, il a tôt fait d'être congédié. Qu'importe ! Il a beau ne pas savoir lire et écrire, il devient informateur pour le lieutenant de police d'Argenson puis s'improvise recruteur pour l'armée. Un racolage trop étroit pour ses ambitions. Après avoir servi quelque temps, il se met à la tête d'une troupe de bandits, avortons de soldats qui ont formé par ennui le noyau de sa nouvelle bande. Ses frères et sœurs sont de la partie. Ils sont bientôt rejoints par les Tanton, leurs cousins, dont le père, Jacques, dit Châteaufort, est un spécialiste de l'évasion.

Chantages, rackets, coups de main contre les hôtels particuliers, pillages de bijouteries, attaques de diligences… Rien ne les arrête. Pas même le règlement du 26 novembre 1718 qui interdit aux soldats et aux domestiques de baguenauder hors de leurs quartiers la nuit tombée et de sortir armés. Sans vergogne, ils pillent tous les nantis que compte Paris. Nul autre. Cartouche se rêve en bandit d'honneur. Ne prendre qu'aux riches, pour venger tous les pauvres. C'est ainsi qu'il sauve du suicide un marchand ruiné en payant ses créanciers… qu'il fait ensuite agresser et délester de leur argent fraîchement recouvré. Dommage que cette ardeur romanesque ne soit pas à l'origine de son surnom. Alors que tant d'admirateurs y voient le fruit de ses haut faits, «Cartouche» vient tout bêtement de la prononciation à la française de «Garthauszien», le patronyme allemand de son père originaire de Hambourg.

Qu'importe, autant de zèle ne tarde pas à faire connaître la bande. Et plus le banquet compte de richesses au menu, plus les ripailleurs sont nombreux à vouloir le rejoindre. Ainsi, les «Cartouchiens» seraient pas moins de deux mille. Remarquable de méthode, l'organisation s'inspire de celle de l'armée, avec une discipline et une hiérarchie sévères.

Cartouche possède autant de membres actifs que d'indicateurs. Il crée même un redoutable réseau de receleurs et d'armuriers. Et qui veut se jouer de lui n'a qu'à trembler : le pauvre hère qui a voulu le donner a été injurié devant les autres complices puis égorgé sur son ordre. Pas drôle, le Cartouche. Comme tous les stratèges, que la tyrannie sublime, il est autant craint qu'adulé.

Surtout, le panache avec lequel il provoque les autorités lui attire la sympathie des petites gens, qui trouvent dans cette insolence la vengeance de leur silence contraint. Plus d'un s'est gaussé quand, libéré au petit matin d'une nuit en cellule, il eut le culot de récupérer les objets volés déposés au greffe ! Quelle pantalonnade encore quand, lors du carnaval, ses acolytes entreprirent de bringuebaler sur une charrette des mannequins représentant les forces de l'ordre pour les fouetter à tour de bras !

Mais ce sont les attaques de carrosses entre Versailles et Paris qui sacrent ces rois du brigandage pratique si courante qu'elle vaudra plus tard à cette route l'installation de l'éclairage. Pourtant, le coup de maître reste à venir. La dépression de l'économie française et la spéculation, qui naît en 1720 avec l'émission du papier-monnaie, est une aubaine. La fortune est acquise aux nez creux par le simple jeu de signatures. Rue Quincampoix, sorte de Bourse en plein air, les « Cartouchiens » tirent donc le gros lot :

Ils s'emparent d'un million trois cent mille livres d'actions. Riche, respecté, Cartouche est aussi comblé par les femmes. Nul besoin, dans ce domaine, d'entrer par effraction pour dérober leurs cœurs acquis. La lumière de son obscure existence les hypnotise comme des lapins pris dans les phares. Une seule pourtant le retient : Marie Antoinette Néron, complice de toujours, qu'il épouse.

Mais l'étau se resserre. Déjà en septembre 1719, l'arrestation de trois compères, impérieusement sommés de dénoncer leur chef, avait délié les langues. La police et les juges sont sur ses traces. Des provinciaux, qui «travaillent» en liaison avec le bandit, sont eux aussi arrêtés. Plus tard, ses frères sont pris, torturés. Lui-même est arrêté une première fois. Son évasion ne suffit pas à redonner la foi à la bande en déroute. Les trahisons se multiplient. Le 19 juillet 1721, à son de trompe, on demande au peuple de coopérer.

Le 14 octobre, Cartouche est trahi par l'un des siens. Les gens d'armes conduisent le brigand pieds nus au Châtelet, où il est enchaîné dans une cage. Pas question que l'oiseau s'envole. Nier tout, seule chance de s'en sortir. Il n'est pas Cartouche, ne sait ni lire ni écrire, ne reconnaît pas cette femme qu'on lui amène et qu'on lui présente comme sa mère.

Il faut à tout prix gagner du temps. Que le bon Dieu puisse se raviser. Mais la ruse ne dupe personne. Chaque seconde le rapproche du supplice. « Ces vermines vont me saigner, se dit-il, le cœur aux tempes. Gilles, Jacques, Antoine, Henri… où sont-ils, nom de Dieu ? Les bâtards qui avaient fait le serment de venir me libérer… Le Diable les crève, rage-t-il, je ne serai pas seul à m'allonger au cimetière. Oui, je suis Cartouche, s'écrie-t-il, alors que le cliquetis des instruments de mort assourdit son âme, et je suis prêt à vous livrer des noms, beaucoup de noms. » On le reconduit devant les juges. Dix-huit heures durant, on fait défiler ses compagnons devant lui pour qu'il les dénonce, un à un. Pas glorieux pour un bandit d'honneur. Il croit ainsi sauver sa tête. Mais la clémence extorquée au destin est toujours de courte durée. Cartouche est ramené vers ses fossoyeurs, place de Grève.

La mesquinerie de ses derniers instants ne suffira pas à ternir sa renommée. Le jugement des hommes n'est pas celui de la postérité qui a décidé, par contumace, de lui faire traverser les siècles comme un grand héros de la littérature populaire. Postérité. Voilà, au fond, le plus gros butin que le petit truand aura ravi. Celle qui fait rêver des chapelets d'hommes et dont Joachim du Bellay disait qu'elle était la « seule échelle par les degrés de laquelle les mortels d'un pied léger montent au ciel et se font compagnons des dieux ».

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/30/01016-20080730ARTFIG00531-cartouche-chef-de-bande-.php

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MessageSujet: CARTOUCHE, rompu vif le 23 novembre : réédition de sa bio de 1789.   Sam 8 Nov 2014 - 15:50

Bonjour à tous, le 23 novembre 1721, CARTOUCHE est rompu vif à Paris.
Le 23 novembre 2014, DREAD Editions sort une édition critique de



la-vie-de-cartouche.fr

Cet ouvrage paru de manière anonyme dépeint, à l'aide d'un style flamboyant et jubilatoire, un CARTOUCHE triomphant et flamboyant tel qu'il a été figé dans le mythe populaire. Sans contexte le meilleur ouvrage consacré au premier Ennemi Public N°1 de l'histoire de France !

Nous avons ajouté plus de 80 notes historiques pour permettre une lecture "intelligente" de ce texte d'époque, et accompagné le tout de plusieurs reproductions de rares gravures d'époque.

DREAD Editions / La Collection du Moine marin : éditeur indépendant, n'hésitez pas à commander directement chez nous (paiement sécurisé par paypal). Nous attendons vos commentaires avec impatience,

Amicalement
Bruno Célan

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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Sam 8 Nov 2014 - 16:09

Bonjour le Moine marin, bienvenue sur le forum queen

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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Sam 8 Nov 2014 - 16:52

Merci ! Je vois parmi tous ces condamnés et autres décapités célèbres que nous sommes en bonne compagnie. Very Happy
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MessageSujet: Concours !   Dim 30 Nov 2014 - 11:35

Bonjour à tous,

Nous vous proposons de gagner un exemplaire de notre ouvrage consacré à Cartouche !

Pour recevoir un exemplaire gratuit, traduisez correctement le passage sur notre page web ( la-vie-de-cartouche.fr ), écrit en argot du 18e siècle. L'arrestation de Cartouche marqua en effet une accélération de l'utilisation du langage des voleurs dans les salons littéraires, à la cour et dans la vie de tous les jours. Interrogé en prison, Cartouche livra plusieurs définitions au dramaturge Legrand qui s'en servit dans sa pièce consacrée au bandit. La mode était lancée…

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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Dim 30 Nov 2014 - 16:33

Bonjour Le Moine marin,

Le texte à traduire n'apparait pas sur la page qu'ouvre le lien que vous avez indiqué :


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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Dim 30 Nov 2014 - 16:44

Vraiment, je le remets :

www.la-vie-de-cartouche.fr

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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Dim 30 Nov 2014 - 18:00

Ça marche à présent.

Merci queen

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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Dim 30 Nov 2014 - 18:06

Oui, merci à vous ! L'un des "larrons" de ce forum vient d'ailleurs de remporter un exemplaire ! Very Happy
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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Dim 30 Nov 2014 - 19:04

J'ai envoyé ma réponse par courriel mais certainement trop tard. Je ne gagnerai pas le livre mais j'ai gagné le plaisir de traduire l'argot du XVIIIème siècle.  queen

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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Lun 1 Déc 2014 - 13:36

Mon petit doigt m'a dit - mais a-t-il dit la vérité ? - qu'une petite "larronne" de ce forum avait également remporté un exemplaire de votre ouvrage.

Bien amicalement. queen

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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Lun 1 Déc 2014 - 18:33

Bonjour M. Celan,

Cartouche n'a-t-il pas été exécuté le 28 ?
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MessageSujet: Le veritable portrait de Cartouche   Mar 2 Déc 2014 - 15:01



Un criminel au visage d'ange...

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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Mer 10 Déc 2014 - 19:35

Cher Mercattore… si, bien sûr! Le 28 novembre 1721. La peur nous a agrippés en constatant qu'une bonne partie de notre communication mentionnait le… 23! Bravo, les gars !   Embarassed Heureusement, il s'agit d'un aveuglement collectif tardif ; et nous mentionnons la bonne date dans le livre - ouf ! Wink

La gravure ci-dessus est intéressante. Mais il n'est pas fait mention de cicatrice dans les descriptions de Cartouche et les autres gravures présentent toutes… un visage différent ! ON a un buste en cire apparemment moulé sur le bandit de son vivant et actuellement conservé au musée de St Germain mais certains mettent son authenticité en doute. Voici le portrait qui se rapproche le plus, d'après nos recherches (je publie bientôt un article assez long sur le "véritable crâne de Cartouche", conservé au Muséum d'Histoire naturelle, je vous mettrai un lien) mais surtout notre intuition, de Cartouche :



Le livre vient d'être cité dans les Grosses Têtes (RTL), avec petite intervention de l'éditeur (moi, en fait). Il est aussi chroniqué dans L'Express de cette semaine.


Amicalement
Thibault


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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Lun 19 Jan 2015 - 11:28

Bonjour à tous,
une nouveauté sur Cartouche, un article consacré à l'histoire de son "véritable" crâne, conservé au Muséum d'Histoire naturelle de Paris et que j'ai eu la possibilité d'approcher. Plus on creuse l'histoire de Cartouche, plus le mystère s'épaissit ! Vous reprendrez bien un petit peu de brume ? Very Happy

L'article ici : www.la-vie-de-cartouche.fr



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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Lun 19 Jan 2015 - 14:31

Bonjour Le moine Marin,

Je me souviens d'avoir vu, il y a longtemps,  ce crâne, en noir et blanc, dans un bouquin avec l'indication « Crane supposé être celui de Cartouche ».
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MessageSujet: Re: L'histoire vraie de Louis-Dominique Cartouche - 1721   Lun 19 Jan 2015 - 14:52

Bonjour Mercattore,

En effet, rien ne permet aujourd'hui d'affirmer sans guillemets qu'il s'agit de l'authentique crâne de Cartouche. Mais il est référencé comme tel depuis 1850. Un historien, en 1995, a porté la première estocade au mythe avec des arguments plutôt solides; mais pas encore déterminants. Ce qui n'en a rendu cette traque que plus excitante ! Very Happy
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