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 Xavier Carrara - 1898

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piotr
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MessageSujet: Sylvain Larue :-) about Carrara   Dim 14 Mar 2010 - 9:29

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MessageSujet: A scene of horror   Jeu 1 Avr 2010 - 21:14

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MessageSujet: Etude sur l'exécution de Carrara   Mar 18 Jan 2011 - 14:17

Extrait d'une étude sur « l'exécution de Carrara » (le 25-06-1898). Auteur : Docteur Louis Capitan. Publiée dans les Archives d'anthropologie criminelle de médecine légale et de psychologie normale et pathologique, en 1898.

« Enfin, la toilette est finie et l'on dirige le condamné vers la guillotine. Au dehors, les personnes privilégiées qui stationnent autour des bois de justice, s'attendant à l'apparition imminente du condamné, gardent le silence. Tout à coup les deux battants de la porte de la Grande Roquette roulent sur leurs gonds, et l'on voit Carrara, les mains liées derrière le dos, des entraves aux pieds, s'avancer avec peine.

Précédé par M. Deibler et son fils, il est soutenu ou plutôt porté (car il est sans force) par un aide, un gardien de la prison et l'aumônier qui, placé à sa droite, a passé son bras sous le sien, tandis qu'il lui montre de l'autre un crucifix. Le condamné ne prononce pas un mot; mais il ne cesse de geindre. Sa tête, relevée par le prêtre qui lui fait baiser de temps en temps le crucifix, retombe presque aussitôt sur la poitrine. Ramassé sur lui-même, courbé en deux, le patient regarde le sol. Il n'aperçoit pas la guillotine, mais pourrait-il distinguer quelque chose dans l'état de prostration où il se trouve ? Il est presque inanimé. Son visage est d'une pâleur livide, affreuse, ou plutôt il n"a plus figure humaine, tant il est bouleversé par l'épouvante. Mais le voilà au pied de l'instrument du supplice. Alors l'aumônier l'embrasse et le laisse aux aides qui le couchent sur la planche fatale, où ils sont obligés de l'étirer avec force pour lui faire prendre une position horizontale. Pendant que ces derniers préparatifs s'accomplissent, le prêtre s'est agenouillé sur le sol et il prie Dieu. Quand la tête du patient est bien engagée dans la lunette, M. Deibler, qui est resté jusque-là spectateur de cette scène émouvante, s'avance et touche un ressort ; on entend un coup sourd, un flot de sang jaillit : Carrara n'est plus.

Il est alors quatre heures précises. Il s'est donc écoulé vingt minutes entre le moment du réveil du condamné et sa mort.
Le corps du supplicié, enfermé avec hâte dans le panier plein de son, est placé dans un fourgon qui, escorté de quelques gendarmes, roule rapidement vers le cimetière d'Ivry, où l'inhumation doit avoir lieu. La famille du meurtrier n'a pas réclamé la dépouille funèbre. Aussitôt après le départ du fourgon, les curieux s'écoulent lentement, commentant, selon l'usage, la façon dont est mort l'assassin de Bicêtre.

Voici l'acte de décès du supplicié, rédigé à la mairie du 11ème arrondissement .
« Ce jourd'hui, 23 juin 1898, à quatre heures du matin, est décédé Carrara (Xavier-Ange), né à Albino (Italie), le 15 mars 1863, fils de Carrara (Antoine-Nicoli) et de Toussaint. »

Observations physiologiques à l'exécution de Carrara (1)

— Une exécution capitale n'est certes pas un spectacle agréable à voir, mais on peut y faire une série d'observations parfois intéressantes. J'ai pu, à l'exécution de Carrara, noter quelques faits dont l'énoncé à la Société de biologie a suscité de la part de MM. Ch. Richet et Gley quelques observations pleines d'intérêt. Tout d'abord il m'avait semblé, ainsi d'ailleurs qu'aux autres assistants, que les aides et le bourreau opéraient avec une extrême lenteur (voir note), les premiers pour faire basculer le condamné et le coucher sur la planche, le second pour arriver à bien disposer la tête déjà fixée dans la lunette.

C'est surtout ce dernier temps de l'opération qui a paru exagérément long à tout le monde, des murmures se sont même fait entendre à ce moment parmi le public. J'ai estimé cette durée à six ou huit secondes, un assistant à douze secondes. Or, M. Ch. Richet nous a fait observer qu'il pouvait bien n'y avoir là qu'une illusion. Plusieurs observateurs, Régnard entre autres, ont déjà noté cette sensation d'extrême lenteur durant les exécutions capitales, et, ayant vérifié, montre en main, ils se sont aperçu qu'au contraire les acteurs de ce drame évoluaient très rapidement. Suivant l'expression vulgaire, les secondes paraissent alors des minutes

A ce propos, M. Ch. Richet a cité une très curieuse observation qu'il a pu faire. Ayant assisté fortuitement à la chute d'un individu tombant d'un lieu élevé, bien que cette chute se fût produite très rapidement, il lui sembla que l'individu était tombé avec une extrême lenteur, s'inclinant d'abord en avant, puis planant et finissant enfin par se renverser la tête en bas avant d'atteindre le sol.

Pour M. Laborde — qui a bien voulu nous envoyer par écrit le résultat de très intéressantes observations faites par lui aux nombreuses exécutions auxquelles il a assisté — la longueur apparente ou réelle des préparatifs et du temps qui précède immédiatement l'exécution dépend surtout de l'état dans lequel se trouve le condamné, tantôt inerte, tantôt au contraire excité et luttant contre le bourreau et ses aides. Suivant les cas, on comprend que ceux-ci doivent mettre un temps plus ou moins long pour arriver à se rendre maître de la victime et à la disposer correctement sur la planche de la guillotine. De là, dans certaines circonstances, un retard réel et une certaine lenteur dans l'intervention du bourreau et de ses aides, lenteur qui paraît d'autant plus grande que l'on a le très pressant désir de voir le dénouement se produire le plus vite possible.En somme, il y a là un point qu'il serait intéressant d'élucider, le cas échéant, avec un bon chronomètre.

La seconde observation que j'ai pu faire est d'un tout autre ordre. Carrara s'est comporté comme les criminels saisis d'une émotion telle qu'ils perdent à peu près connaissance dès que s'ouvre la porte de Mazas * et qu'ils aperçoivent ce très émouvant et terrifiant spectacle de la guillotine, éclairée par le petit jour blafard filtrant à travers le feuillage, flanquée du panier ouvert et isolée au milieu d'un carré formé par les journalistes et les agents de police et dans le fond par les gendarmes à cheval. On le traîna, exsangue, livide, jusqu'à la guillotine. Il eut un brusque mouvement de recul du tronc en arrière, au moment où on le poussa contre la bascule, puis il resta immobile. L'aide de gauche n'eut pas besoin de le tirer en avant par les épaules, ainsi qu'il est souvent obligé de le faire. Il nous sembla absolument inerte, cadavérique, pendant que Deibler manipulait la tète de façon à ce qu'elle se présentât convenablement au couteau.

Or, dès que le couteau fut tombé, nous pûmes constater que la section du cou, encore engagé dans la lunette, ne saignait pas, ou tout au moins fort peu, et présentait l'aspect de la section d'un cou de cadavre. Le tronc fut alors, rapidement d'ailleurs, projeté dans le panier. Mais les épaules butèrent sur le bord et le cou resta hors du panier, très visible. Ce ne fut qu'à ce moment-là que les carotides donnèrent un jet de sang rouge qui jaillit à plus d'un mètre en l'air et à près d'un mètre cinquante en avant. Ce fait fut remarqué par les assistants ordinaires et forces des exécutions (officiers de paix et fonctionnaires de la préfecture de police).

Ils nous firent observer que dans le cas, par exemple, de Vaillant ou d'Anastay qui conservèrent toute leur énergie et furent couchés sur la guillotine encore pleins de vie, l'hémorragie artérielle avait été immédiate et les jets des carotides avaient jailli au moment même de la section.

Comment expliquer cette particularité ? M. Gley rappela qu'ayant pu, en province, étudier les cadavres de deux décapités, deux minutes après l'exécution, il avait constaté que, chez l'un, le cœur avait déjà cessé de battre, tandis que chez le second il battait encore et qu'il continua à battre pendant six à huit minutes.

Or, le premier était, avant l'exécution, dans le même état syncopal que Carrara, tandis que le second avait conservé son énergie et sa vitalité. M. Gley pense donc que le fait que nous avons observé peut s'expliquer, comme dans son premier cas, par un arrêt syncopal du cœur (2) (voir note) avant et par suite au moment même de la décollation, d'où absence d'hémorragie, le cœur ne battant plus. Puis, la décapitation produisant une excitation médullaire violente, le cœur aurait pu, sous cette influence, se contracter de nouveau et déterminer ainsi l'hémorragie en jet au niveau de la section du cou, trois à quatre secondes après la décapitation. Sur ce point M. Laborde voulut bien aussi nous donner son opinion que je transcris littéralement ici :

« Deux conditions essentielles,que j'ai déjà observées, étudiées et décrites, interviennent chez le condamné, au moment du supplice par la guillotine et de sa réalisation :

— Ou bien le sujet, conservant la majeure partie de sa virilité et de ses forces, marche délibérément, avec une résolution plus ou moins stoïque, vers l'instrument du supplice, qu'il a regardé, d'ailleurs, une seule fois (ce fait est constant) en franchissant la porte de la prison, et alors, le sang jaillit instantanément — ou très peu s'en faut — à la suite du choc tranchant et avec une force qui témoigne de la persistance des contractions cardiaques, douées d'une vigueur au moins normale. Le cœur, en effet, — il est facile de le constater, — continue à battre un temps plus ou moins long après la décapitation (vingt minutes, demi-heure, trois quarts d'heure,une heure et même une heure trois quarts), et dans cette condition première, il s'arrête constamment à vide, en systole, c'est-à-dire dans une contraction terminale énergique, une véritable contracture, où il reste fixé, et tel que j'ai pu le conserver dans les nombreux cas de cette sorte que j'ai observés (collection de cœurs de suppliciés à mon laboratoire).

— « Ou bien — deuxième alternative — le sujet frappé, sidéré, comme anéanti a la nouvelle de l'heure fatale, incapable de se tenir debout, soutenu et porté a la guillotine, demi-mort d'avance, en état de syncope, subit le supplice dans ces conditions. Alors, le cœur étant et se trouvant plus ou moins en arrêt, le sang ne jaillit pas immédiatement sur le coup, mais une fois celui-ci porté, le cœur, affranchi de l'influence d'arrêt, récupère momentanément ses contractions, et, selon leur plus ou moins de force, le sang jaillit en conséquence. Ordinairement, en ce cas, si la syncope a été complète, les contractions sont faibles, le jaillissement sanguin proportionné à cette faiblesse; le cœur persiste moins en ses battements post-mortem et il s'arrête en état de flaccidité, plus ou moins dilaté par des caillots asphyxiques.

« Il est probable— d'après vos renseignements —que Carrara s'est trouvé dans cette deuxième condition, s'il a été réellement en état syncopal. En tout cas, c'est bien comme je viens de le dire, et ainsi que Gley en a eu la juste idée, que semble devoir être comprise et expliquée la reprise sus-mentionnée des battements du cœur, affranchi, je le répète, après le coup mortel, et ayant récupéré son autonomie fonctionnelle. » Je voudrais aussi noter un dernier point, d'ailleurs de constatation courante, mais qui, ici, a été très net, c'est que lorsque l'esprit est occupé par une recherche quelconque, nécessitant une observation très attentive, il est complètement inhibé pour toute sensation émotive qui disparaît même de ce fait.

Telles sont ces très simples observations qui n'ont d'intérêt qu'au point de vue de leur interprétation et à cause de la discussion qu'elles ont pu provoquer et des intéressantes observations qu'elles ont suscitées.


CAPITAN
.

(1) Communication faite à la Société d'anthropologie.

(2) L'autopsie de Carrara n'ayant pas été faite, il nous a été impossible de vérifier l'état de son cœur.

Le Dr Capitan mentionne que Carrara n'a pas été autopsié, alors qu'il l'été. Les comptes-rendus d'exécution de la presse et celui de la séance du 07-07-1898 (à laquelle il participait !) des Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, 1898, le mentionnent ci-dessous :

La fermeture de la prison de Mazas eu lieu en 1898, année où l'auteur a publié son article sur cette exécution de la Roquette. Cela a peut-être interféré dans son esprit au moment de la rédaction de ce passage ?

Carrara fut l'avant-dernier condamné exécuté place de la Roquette.
La décapitation d'Alfred peugnez, le 01-02-1899, sera la dernière exécution pratiquée sur cette place. Les exécutions capitales à Paris ne reprendront que dix ans plus tard, dans le XIVème arrondissement, bd Arago, avec la décapitation du parricide Duchemin Henri, le 05-08-1909.
________________________________

Louis Capitan (1854-1829)

Médecin, anthropologue de grande réputation, préhistorien, archéologue, chercheur et enseignant, il déploya une activité considérable tout au long de sa vie.
En 1880, à 26 ans, il cofonda lepremier laboratoire de pathologie et thérapeutique de la faculté de Médecine de Paris.
Il fut l'un des maitres du préhistorien Henri Breuil avec lequel il explora pour la première fois, en 1901, les très belles grottes rupestres des Combarelles et de Font-de-Gaume, aux Eyzies, en Dordogne. Henri Breuil deviendra un préhistorien de renommée mondiale, connu sous le nom de «l'abbé Breuil».

— En mémoire du docteur Capitan, la ville de Paris avait donné son nom à un square de la rue des Arènes (Vème arrdt), le « Square Capitan » (donc sans indication de prénom). Il jouxte le demi-amphithéâtre romain dit les « Arènes de Lutèce », redécouvert, en partie, dans la seconde moitié du XIXème siècle au cours de travaux de voirie. Le docteur Louis Capitan en assura les dernières fouilles à la fin de la "grande guerre".

Entrée des « Arènes de Lutèce », 49 rue Monge.
Il y a deux mille ans, à quelques mètres de cette entrée enserrée dans un immeuble d'habitation, s'organisaient les " jeux du cirque ", des fauves étaient lâchés contre des gladiateurs et des acteurs déclamaient sur une scène de théâtre, devant plus de 15000 spectateurs.


Note : Une grosse bourde.

La Mairie de Paris a commis une erreur en réunissant sous l'unique appellation « Square des Arènes de Lutèce - René Capitan » le » Square des Arènes de Lutèce » et le « Square Capitan ». Elle a confondu René Capitant (avec un t en finale), juriste et homme politique ayant exercé des fonctions gouvernementales, sous les IVème et Vème République, avec le médecin de ce post, Louis Capitan (sans t en finale). Indubitablement, la première appellation du square, « Square Capitan », rendait hommage au médecin (sans son prénom, malheureusement) et non au juriste René Capitant. En mémoire de Louis Capitan, il est grand temps que la ville de Paris rectifie cette erreur !







Dernière édition par mercattore le Lun 18 Avr 2011 - 22:33, édité 5 fois
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MessageSujet: Etude sur l'exécution de Carrara   Mar 18 Jan 2011 - 20:55


Excellente étude Mercattore !

Voici une autre image du couple Carrara




Dernière édition par Adelayde le Jeu 17 Mar 2011 - 14:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Mer 19 Jan 2011 - 12:51

L'analyse médicale est très intéressante. Merci Mercattore.

J'ai déjà lu à ce sujet qu'il est arrivé que des condamnés, terrifiés par la guillotine, soient tombés en syncope au moment fatidique et que ce soit un cadavre ("mort de peur") que la guillotine décapite.

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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Mer 19 Jan 2011 - 16:20

Oui, Carnifex, je l'ai lu aussi. Selon le degré d'émotivité de chaque condamné, qui pouvait aller de la terreur devant la guillotine, au peu d'impressionnabilité (comme par exemple le docteur Petiot) la réaction des systèmes cardiaque et nerveux était très différente.
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MessageSujet: Carrara à la Conciergerie   Mar 3 Mai 2011 - 22:25


Carrara à la Conciergerie



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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Lun 14 Nov 2011 - 17:48

Non. Mais Messoneau (source) ne raconte que les exécutions dont il a été témoin.
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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Ven 18 Nov 2011 - 18:36


Les images que l’invité avait postées ont disparu. En voici d’autres :




L’assassinat






Le cadavre brûlé






Carrara et sa femme






L’exécution de Carrara





Le Docteur Louis Capitan et sa femme, dans le jardin de leur hôtel particulier, 5 rue des Ursulines, à Paris (Vème).





La prison de Mazas



Dernière édition par Adelayde le Mar 10 Juil 2012 - 18:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Lun 21 Nov 2011 - 1:28

Le lieu du crime :

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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Sam 24 Nov 2012 - 17:03

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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Jeu 29 Jan 2015 - 13:18

http://www.20minutes.fr/societe/diaporama-7170-photo-847946-photographier-scenes-crimes-tout-art

La photo n°11 :
"Ce bouton à tête de cheval a été volé par le bourreau de Xavier-Ange Carrara (Deibler), condamné à mort pour le meurtre le 30 novembre 1897 d'un garçon de recettes. Il était récurrent que des souvenirs soient confectionnés à l'issue des exécutions publiques."
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itto
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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Jeu 29 Jan 2015 - 22:25

J'ai travaillé là!

Nous nommions cet endroit les guichets du Louvre...................pas la colonnade?
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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Ven 30 Jan 2015 - 11:19

Lyon médical : Gazette médicale et Journal de médecine réunis. 01-05-1898.
Source : gallica.bnf.fr

- SYNCOPE CARDIAQUE ET GUILLOTINE -

L
e regretté Paul Loye a écrit dans son ouvrage sur la mort par décapitation que dans la grande majorité des cas le condamné est en syncope au moment fatal. C'est presque un cadavre que le bourreau décapite. L'angoisse, la terreur, l'émotion, sont telles que le corps n'est souvent qu'une masse inerte, sans force et sans sentiment.

Les faits observés chez le dernier guillotiné parisien, l'assassin Carrara, sont de nature à confirmer cette appréciation. M Capitan, témoin de cette exécution, dit qu'en arrivant à la guillotine, le condamné était d'une pâleur de cadavre et presque inerte, pas de mouvement de résistance. Dès que la tête a été coupée, la section du cou est restée tout à fait exsangue. Aucun jet de sang n'a jailli en avant lorsque le corps renversé dans le panier buta contre le rebord, sur lequel le cou s'arrêta un très court instant, tout à coup deux forts jets de sang noir jaillirent à environ un mètre en l'air et en avant sur la droite de la guillotine.

Que s'était il passé ? C'est qu'il y a eu syncope cardiaque : arrêt du cœur, dû à l'émotion. Mais l'excitation physique produite par la section des tissus et des nerfs ayant agi ensuite a réveillé l'action du cœur, qui s'est remis à battre, d'où les jets de sang. Il se pourrait très bien que si, au lieu de faire tomber le couperet, on eût laissé les choses en l'état, Carrara fût mort de l'émotion tout simplement, sans effusion de sang.
Des faits de ce genre existent : la peur tue. Et elle tue vraisemblablement par arrêt, par syncope du cœur. (De Varigny, in Temps.)
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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   Ven 13 Fév 2015 - 14:50


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MessageSujet: Re: Xavier Carrara - 1898   

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