La Veuve

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 Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution

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BrunoJohn
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MessageSujet: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Dim 7 Mar 2010 - 10:19

http://les.guillotines.free.fr/index.htm

Y avez-vous des ancêtres ?

ZIMMERMANN Jérémie, marchand de chandelles, domicilié à Strasbourg département du Bas-Rhin condamné à mort le 8 brumaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Strasbourg, comme ayant vendu au dessus de la taxe.
Et encore une histoire de pognon...
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Ananke
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Dim 7 Mar 2010 - 11:37

Vu que mon patronyme figure 21 fois au palmarès, il y a des chances, puisqu'à l'époque ma famille était française.
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CARNIFEX
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Lun 8 Mar 2010 - 16:09

J'ai des origines dans la région Vendée militaire (qui ne correspond pas exactement au département de Vendée, mais est plus large).

J'ignore si j'ai des ancêtres guillotinés, mais cela est fort possible car beaucoup de roturiers furent guillotinés (je suis un gueux What a Face )

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BrunoJohn
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Lun 8 Mar 2010 - 16:53

En ce qui me concerne, côté anglais, mes ancêtres eu un château au XIIIème siècle, dans les Cornouailles... enfin on parle de "Manor" qui était plutôt une place forte sur un mont... côté français il y a de la noblesse... sauf que je n'ai aucune précision... noblesse royale ou noblesse d'empire ?
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piotr
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Lun 7 Nov 2011 - 17:50

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Benny
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Lun 7 Nov 2011 - 21:50

Sauvée par le gong :

SERVIN Claire,
épouse LORIOT Activité : ouvrière en mode.
Lieu de naissance : ° 1764 Amiens (80.021).
Jugement : condamnée à mort le 22 Frimaire An II, , comme convaincue d'avoir tenu des propos tendant au rétablissement de la royauté, et crié "Vive le roi, Vive la reine !".
Juridiction : tribunal révolutionnaire de Paris.
Note : s'étant déclarée enceinte, un jugement du 24 Frimaire sursit à son exécution, les évènements du 09 Thermidor An III étant survenus, elle ne fut pas guillotinée.
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piotr
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Sam 10 Déc 2011 - 8:09

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La bourelle
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MessageSujet: Liste des guillotinés de la révolution.   Dim 18 Mar 2012 - 18:01

Bonjour à tous et à toutes.Nouveau sur ce forum je ne sais pas trop ou placer un lien qui est en fait une liste alphabétique qui donnent des renseignements sur des personnes guillotinées pendant la révolution.
Peut être dois je envoyer ce mail à une personne ici en MP et elle le mettra correctement à la connaissance de tous...?
Je suis un peu néophyte en informatique et attends vos bons conseils. Merci. Daniel
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Adelayde
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Dim 18 Mar 2012 - 18:12

Bonjour La bourelle,

Vous pouvez poster la liste des guillotinés de la Révolution sur ce fil :

http://guillotine.cultureforum.net/t1458-la-revolution?highlight=r%E9volution

Cordialement.

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La bourelle
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MessageSujet: Liste des guillotinés de la révolution.   Dim 18 Mar 2012 - 18:22

Bonjour à toutes et à tous.
Voilà l'adresse du lien que je possède mais je crois que Bruno john à déjà donner ce lien.

http://les.guillotines.free.fr/
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Adelayde
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Dim 18 Mar 2012 - 19:07

BrunoJohn a effectivement communiqué ce lien : Cf. le premier post de ce fil (7 mars 2010).

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CARNIFEX
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Dim 29 Avr 2012 - 16:14

Le curé Noël PINOT, montant à la guillotine en habits liturgiques:



(photos prises dans l'église St Joseph, à Angers)

A gauche de cette peinture on voit le curé Noël PINOT célébrant une messe clandestine, sous la révolution:


A noter qu'il y a une très belle statue de lui en marbre, dans la cathédrale d'Angers (je tâcherai de vous la photographier, un jour).

Son histoire:

Né à Angers d'un père tisserand qui avait 16 enfants, il fut ordonné prêtre le 22 décembre 1770. Il fut d'abord nommé vicaire à Bousse puis procuré en 1772, et ensuite aumônier des incurables à Angers en août 1781. En septembre 1788, il devint curé du Louroux-Béconnais.
Au cours de la Révolution française, il refusa de prêter le serment de la Constitution civile du clergé et poursuivit son ministère malgré les risques encourus.
Traqué, il fut arrêté dans la nuit du 8 février en 1794 au cours d'une messe clandestine qu'il célébrait à la ferme de la Milandrie au Louroux-Béconnais. Il fut pris alors qu'il venait de se cacher dans un coffre en bois. Il fut conduit à Angers, comparut devant un tribunal révolutionnaire et fut guillotiné le 3 ventôse an II (21 février 1794) sur la Place du Ralliement dans les vêtements liturgiques qu'il portait au moment de son arrestation. Il monta sur l'échafaud en récitant les premières prières de la messe : « Introibo ad altare Dei ».
Une statue de la cathédrale d'Angers le représente gravissant la première marche de "l'autel de Dieu".
Il fut béatifié par Pie XI le 31 octobre 1926 et canonisé par Jean-Paul II le 19 février 1984. Il est fêté le 21 février.
(source: wikipédia)

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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Dim 29 Avr 2012 - 16:18

Une autre photo trouvée sur internet (église du Louroux Béconnais, je crois; il faudra que je vérifie; c'est dans mon département):


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Le bourreau breton
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Dim 29 Avr 2012 - 19:40

Belle peinture (fresque?), d'un réalisme surprenant, avec des visages fort expressifs. Smile
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Adelayde
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Dim 29 Avr 2012 - 21:30

Des fresques ? Des tableaux géants ? Magnifique !

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Gaëtane
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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Lun 30 Avr 2012 - 10:10

Des oeuvres ma-gni-fiques sunny


Merci Carnifex



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Adelayde
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MessageSujet: Cipryen Lassabathié - le guillotiné de la Chartreuse   Ven 20 Juil 2012 - 17:51


Cipryen Lassabathié - le guillotiné de la Chartreuse




L'épitaphe de Jean-Cipryen Lassabathié rappelant le destin tragique de ce négociant. (photo Richard Zéboulon)

La conquête festive des libertés le 14 juillet 1789, que nous célébrons de bon cœur avec feux d'artifices, bals costumés et lampions tricolores, fut suivie d'années douloureuses. La Terreur est à « l'ordre du jour » : chasse aux nobles, aux parlementaires, aux avocats et aux libéraux comme François-Armand Saige, pourtant élu maire de Bordeaux en 1791.
D'octobre 1793 à juillet 94, la guillotine est dressée place Nationale (aujourd'hui place Gambetta). 302 condamnations à mort sont prononcées à Bordeaux par la Commission militaire présidée par le sinistre Jean-Baptiste Lacombe. « La sévérité de la justice révolutionnaire surpassait la férocité des massacres de la Saint Barthélémy bordelaise », écrit l'historien Pierre Bécamps.

Les négociants, bien que soumis à un rigoureux contrôle, sont l'objet d'accusations, de suspicions qui leur valent confiscation de leur fortune ou, pire encore, la peine de mort. Ce triste sort est réservé au citoyen Jean-Cipryen Lassabathié.


Dénoncé par un boulanger

Aujourd'hui, l'incident aurait été jugé bien mineur. Les faits : ce commissaire préposé aux grains, chargé de l'approvisionnement, est dénoncé par un boulanger qui lui demandait des farines. Il aurait répondu vertement : « Vous n'en aurez pas plus que de la m**de ! », une réaction d'exaspération dans un contexte économique difficile. Déjà dans une lettre du 25 juillet 1793, il écrivait : « J'éprouve tous les genres de vexations que peut inventer la malignité ; mes jours sont menacés… ». Bref, cette altercation lui coûte la vie. Accusé par la Commission militaire de « contre-révolutionnaire » et de « projeter d'amener la disette à Bordeaux pour décourager le peuple et le forcer par ce moyen à regretter ses chaînes », il est condamné à mort le 17 frimaire an II et guillotiné dès le lendemain place Nationale, le 8 décembre 1793. Il avait 65 ans (1). On inhume son corps meurtri au cimetière paroissial de Saint-Seurin, où la plupart des exécutés sont ensevelis. En 1830, ses descendants lui offrent une sépulture plus digne au cimetière de la Chartreuse.
Jean-Cipryen Lassabathié était originaire de Moissac, où sa famille occupait une position importante dans le milieu minotier. Né sous le règne de Louis XV le 17 septembre 1729, il est venu faire fortune à Bordeaux comme bon nombre d'immigrants du haut pays. Le 28 septembre 1764, il épouse en l'église Sainte-Eulalie Marie Dubergier, héritière d'une des plus anciennes familles bordelaises. Ce négociant très fortuné, possédait une verrerie, une raffinerie de sucre, une distillerie, des vignes et un domaine viticole.

Aujourd'hui, ressurgie de l'oubli, l'épitaphe de Jean-Cipryen Lassabathié nous plonge brutalement dans cette sanglante période de l'histoire bordelaise.
Sans doute pour effacer les traces de son terrible destin, une main fidèle et protectrice effaça au burin le mot « guillotiné ». Quelque temps après, pensant sceller définitivement l'indicible secret, une plaque de marbre fut posée pour occulter ce qui était vécu probablement comme une honte, voire malédiction. Mais fatiguée par le temps, la plaque de marbre a cédé et fait réapparaître au grand jour la mémoire d'une victime de la Terreur bordelaise.


http://www.sudouest.fr/2012/05/08/le-guillotine-de-la-chartreuse-709227-2780.php

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Titus_Pibrac
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MessageSujet: Jean-Antoine Roucher   Ven 12 Avr 2013 - 17:39

Un poète et épigraphe français, dont un des derniers portraits fut peint sur une assiette par son compagnon de détention, le peintre Hubert Robert.

Il accompagna André Chénier ("Mourir sans vider mon carquois") dans la même charrette, en récitant des vers d'Andromaque, tout en méditant à juste titre sur sa devise: "Se regarder passer".

Son acte d'accusation signé Fouquier-Tinville, indique :
« aristocrate puant, salarié de la liste civile, écrivain stipendié du tyran, mercenaire du parti autrichien, Président du club de la Sainte Chapelle, conspirateur à la maison d’arrêt de Saint-Lazare, pour Roucher, "ennemi du peuple" : la mort. »





Voir wikipedia:

Issu d’une famille d’artisans bourgeois de Montpellier, amateurs de belles-lettres, Roucher est initié très tôt par son père aux auteurs classiques grecs et latins (voir la dédicace de sa grande œuvre poétique "les Mois").
Pendant ses études au petit séminaire (collège diocésain) de sa ville natale, il se distingue comme un élève brillant et les jésuites lui suggèrent d'embrasser l'état ecclésiastique. Mais il préfère rejoindre Paris et retrouve à Versailles son oncle, l'abbé Gros de Besplas, aumônier de Monsieur, frère du Roi, comte de Provence. Son poème écrit à l’occasion du mariage du Dauphin et de Marie Antoinette, La France et l’Autriche au temple de l’hymen*, rencontre un certain succès et lui permet d’obtenir grâce à Turgot la charge de Receveur des gabelles,devenant ainsi aristocrate. Il fera exercer cette charge par son frère Roucher d’Aubanel afin de se consacrer à la poésie.

Il acquiert également une grande renommée avec son monumental poème pastoral en douze chants, Les Mois (1779), suivi de longues et intéressantes notes. Il fait partie des deux ou trois poètes français qui remettent en cause la rigidité de l’alexandrin classique, en prenant des libertés avec l’hémistiche pour lui donner de la légèreté. Les salons en vogue s'arrachent le poète, prié de faire la lecture de chaque nouvelle tranche de son ouvrage en cours.
S’opposant durement à La Harpe, il refuse les compromissions que le critique lui propose, en particulier le retrait de certains textes de son livre, en échange d'une admission à l’Académie française. La Harpe ne lui pardonnera jamais et, à compter de ce jour, dénigrera son œuvre. Roucher sera longtemps en relation avec Turgot ; les deux hommes se retrouvent régulièrement pour commenter les événements politiques du temps. Il publie et édite La collection universelle des mémoires particuliers relatifs à l’Histoire de France (Paris, 1790).
Il fréquente les salons de Julie de Lespinasse et d’Anne-Catherine Helvétius à Auteuil. Cette dernière se prend d’affection pour sa fille Eulalie. C’est là qu’il se lie d’amitié avec Benjamin Franklin. Il étudie assidûment l’anglais.
Sous la Révolution, après avoir éprouvé un certain enthousiasme pour les idées nouvelles, et de l'admiration pour Voltaire et Jean-Jacques Rousseau (dont il est le premier à publier les quatre Lettres à M. de Malesherbes), il prend vite conscience des abus que cette insurrection porte en elle et rédige des articles contre-révolutionnaires. Son inimitié pour Robespierre, auquel il reproche ses excès, lui vaut d’être arrêté sous la Terreur. Antoine Roucher est l'auteur d'une célèbre phrase passée à la postérité sous forme résumée : « Robespierre, surnommé « l'incorruptible » par des gens qui ne le sont pas ».
Il est emprisonné à Sainte-Pélagie puis à Saint-Lazare, où il a entre autres compagnons de captivité Michelle de Bonneuil, à laquelle il dédie fin 1793 des "Stances sur les fleurs", puis l'année suivante André-Marie Chénier, Aimée de Coigny, duchesse de Fleury (la Jeune captive) et Hubert Robert, qui le représente une dizaine de fois (dont un dessin émouvant avec son fils Pierre-Angélique, dit Émile, « l’Archange », derrière les barreaux de la prison en compagnie d’Aimée de Coigny). En prison, il refond sa première traduction (1790) des Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des Nations d’Adam Smith qui introduit les idées libérales en France (chez F. Buisson, an 3 de la République).

André Chénier et Jean-Antoine Roucher sont victimes de la répression contre une conspiration des prisons qui s'avère imaginaire. Transférés à la Conciergerie, ils sont jugés pour « complot monarchiste », condamnés à mort et guillotinés le 7 thermidor an II. L'acte d’accusation de Roucher, signé Fouquier-Tinville, indique : « aristocrate puant, salarié de la liste civile, écrivain stipendié du tyran, mercenaire du parti autrichien, Président du club de la Sainte Chapelle, conspirateur à la maison d’arrêt de Saint-Lazare, pour Roucher, "ennemi du peuple" : la mort. » Dans la charrette qui emmène Chénier et Roucher vers la guillotine, ils échangent des vers tirés d’Andromaque : « Oui, puisque je perds un ami si fidèle… » (voir la gravure La dernière charrette). Roucher est inhumé à Paris au cimetière de Picpus.
Un tableau d’Hubert Robert le représente dans sa cellule quelques jours avant son exécution (tableau conservé au Wadsworth Atheneum Museum of Art à Hartford: Connecticut, USA). Un dernier portrait, aujourd’hui au musée Carnavalet, est peint juste avant sa mort. Il compose alors pour l’orner ces quatre derniers vers, qu’il adresse à sa famille, et qui sont aujourd’hui connus sous le nom de Quatrain de Roucher :


À ma femme, à mes enfants, à mes amis :
« Ne vous étonnez pas, objets sacrés et doux,
Si quelqu’air de tristesse obscurcit mon visage.
Quand un savant crayon dessinait cette image
J’attendais l’échafaud et je pensais à vous. »



Les Muses patriotiqueschez P. de Lormel à Paris, 1770
Une partie de la belle et émouvante correspondance qu’il a échangée depuis la prison avec sa famille et ses amis (principalement avec sa fille Eulalie à laquelle il prodiguait d'affectueux et avisés conseils) fut rassemblée après sa mort et publiée sous le nom de Consolations de ma captivité (chez Agasse, imprimeur, 1797), témoignage passionnant sur la vie dans les prisons révolutionnaires.
André Chénier, moins connu à l’époque, et Jean-Antoine Roucher, tous les deux morts trop jeunes, peuvent être considérés comme les précurseurs du foisonnement poétique que connaîtra le xixe siècle.

Un monumental tableau peint au début du xixe siècle par Charles-Louis Muller, L'appel des dernières victimes de la Terreur, le représente avec un certain nombre de condamnés, dont André Chénier et Aimée de Coigny, à la Conciergerie. Ce tableau est exposé au musée national de la Révolution française, à Vizille ; le tableau préparatoire se trouve chez l’un de ses descendants.

La poétesse Marceline Desbordes-Valmore, admiratrice de l'homme et du poète, est touchée par la culture familiale de ses descendants et la façon dont ils honorent sa mémoire. Elle compose pour eux un poème Aux petits-enfants du Poète Roucher

« Il est des noms aimés qui s’attachant à l’âme
Vivent comme des fleurs au fond du souvenir :
Gémissant, mais baigné d’harmonie et de flamme,
Le vôtre a des parfums pour tout votre avenir.
Beaux enfants ! Que ce nom mélodieux rassemble
Doux héritiers du cygne, ah, ne nous quittez pas :
Un écho pleure encore où vous parlez ensemble,
Mais une gloire chante où vous posez vos pas
. »


Il existe une « Société des Amis de Roucher et André Chénier » fondée par Antoine Roucher aidé d'Edouard Guitton (1er Président) en 1980 à Versailles, dont le siège est situé à la Mairie du 16e arrondissement de Paris et qui organise chaque année un colloque sur ou autour de la poésie du xviiie siècle avec une publication de ses actes "Cahier Roucher-André Chénier" (32 numéros en 2011) www.assoc-roucher-chenier.fr

La devise d'Antoine Roucher était : « Se regarder passer » (Les Consolations, Lettres à Eulalie).

Les armes de la famille Roucher sont « d’azur à une hachette d’or accompagnée d'une plume passée en sautoir ».
En 1820, le nom de Roucher a été donné à une orchidée découverte en Colombie : la Roucheria punctata.
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Titus_Pibrac
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MessageSujet: Guillotinés aveyronnais sous la Révolution   Lun 15 Avr 2013 - 15:52


ALAUZET François, cultivateur, domicilié à Notre-Dame-d’Aures, canton de Rhodés, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, par le tribunal criminel du département le 26 nivose an 2
ALAUZET Paul, cultivateur, domicilié à lesfaux, canton de Milhau, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 26 nivose an ? par le tribunal criminel du département.
ALBERT Baptiste, cultivateur, domicilié à Lesfaux, canton de Milhau, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, par le tribunal criminel du département le 26 nivose an 2.
ALBERT Barthélémy, cultivateur, domicilié à St George de Camboulas, canton de Rhodés, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire par le tribunal criminel du département le 26 nivose an 2.
ALMERAS Joseph, fabricant de bas, domicilié à Montpellier, département de l’Hérault, condamné à mort comme fabricant de faux assignats, par le tribunal criminel, du département de l’Aveyron .
ARNAL Etienne, fabricant de bas, domicilié à Compeyre, canton de Milhau, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire par le tribunal criminel, du dit département, le 2 pluviôse an 2.
BALZAC Jean Jacques, (dit Firmy), âgé de 60 ans, ex-noble natif de Sergue, département de l’Aveyron, ex conseiller au parlement de Toulouse, domicilié à Toulouse, département de la Haute-Garonne, condamné à mort le 1 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d’une conspiration contre le peuple en signant les arrêtés des 25 et 27 septembre 1790
BANCAREL François, domicilié à Roquetaillade, canton de Milhau, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 16 octobre 1793, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BEDOS Pierre Jean, (dit Loussonal), cultivateur, domicilié à la Panouze, canton de Mende, département de la Lozère, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 29 frimaire an 2, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BEDOS Marie, veuve, domiciliée à la Panouze, canton de Mende, département de la Lozère, condamnée à la déportation, le 8 juin 1793, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BERGON François, prêtre, domicilié à Balayé, canton de Chanac, département de l’Aveyron, condamné à mort comme réfractaire à la loi le 27 floréal an 2, par le tribunal criminel du département du Lot.
BLANC Jean, marchand quincaillier, domicilié à la Montagne, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 4 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.
BLANC Jean, âgé de 46 ans, né à St Afrique, département de l’Aveyron, négocient, y demeurant condamné à mort le 4 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu d’avoir pris part à la révolte de Lyon, en fournissant des fonds aux révoltés, en discréditant les assignats, et en cherchant à avilir la représentation nationale.
BLANQUIERE Pierre, domicilié à St Victor canton de St Affrique, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 9 avril 1793, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BONNEFOI Pierre, journalier, domicilié à la Maléne, canton de Meyrveis, département de la Lozère, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 10 pluviôse an 2, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BOREZ Jean Baptiste, domestique, âgé de 30 ans, né à Luques, département de l’Aveyron, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort comme conspirateur, le 25 prairial an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.
BOREZ Maurice, domestique, âgé de 27 ans, né à Luques, département de l’Aveyron, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort comme conspirateur, le 25 prairial an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.
BOSENS Jean Joseph, prêtre, domicilié à Agnac, canton d’Aubin, département de l’Aveyron, condamné à mort comme réfractaire à la loi, le 14 prairial an 2, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BOSENS André, prêtre, domicilié à Agnac, canton d’Anbin, département de l’Aveyron, condamné à mort comme réfractaire à la loi, le 14 prairial an 2, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BOUDES Jean, tisserand, domicilié à Sévérac-l-Eglise, canton de Sévérac, département de l’Aveyron, condamné à mort comme receleur de prêtres réfractaire, le 29 pluviôse an 2, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BOUDON André, doreur, domicilié à Montpellier, département de l’Hérault, condamné à mort comme fabricant de faux assigats, le 29 brumaire an 2, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BOUDON François, (dit des Flotte), domicilié à Rhodez, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 30 mars 1793, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
BRU Louis, cultivateur, domicilié à Peyrebrune, canton de Milhau, département de l’Aveyron, condamné à mort comme embaucheur, le 26 nivôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
CABRILLAC, domicilié à Brohat, canton de Milhau, département de l’Aveyron, condamné à mort comme déserteur, le 16 nivôse an 2, par le tribunal militaire du 1er arrondissement des Pyrénées occidentales, séante à Bayonne.
CAILLOL Jean Joseph, âgé de 31 ans, né à Rhodez, département de l’Aveyron, prêtre, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort le 5 thermidor, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d’une conspiration, dans la maison d’arrêt des Carmes, ou il était détenu.
CARBON P. L., âgé de 60 ans, né à Milhau, département de l’Aveyron, ex conseiller au parlement de Toulouse, condamné à mort le 18 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme ennemi du peuple, en prenant part à la coalition des parlements notamment aux arrêtés et délibérations pris par le parlement de Toulouse, les 25 et 27 septembre 1790.
CARRIERE Jean, tondeur de draps, domicilié à Montagne, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 26 nivôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
CHABOT François, ex capucin, âgé de 35 ans, natif de St Geniez-Dol, département de l’Aveyron, député du département de Loire et Cher à la convention nationale de Paris, condamné à mort le 16 germinal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme tendante à avilir la convention nationale, détruire par la corruption le gouvernement républicain et pour avoir voulu favoriser la conspiration de l’étranger.
CHARRIE Marc Antoine, ex constituant, domicilié à Nasbinals, département de la Lozère, condamné à mort comme conspirateur, le 16 juillet 1794, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
COMBACAN Jean Pierre, laboureur, domicilié à Bonnaubert, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 17 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
COMBACAN Pierre Jean, journalier, domicilié à Rainals, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 17 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
COMBAREL Baptiste, Journalier, domicilié à l’Estrade, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 17 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
DELBES Pierre, prêtre non conformiste, âgé de 54 ans, natif de St Genies, domicilié à St Rémy, département de l’Aveyron, condamné à mort comme réfractaire, le 14 germinal an 2, par la commission militaire séante à Bordeaux.
DEMAS Jean Jacques, ex chevalier, domicilié à Rhodès, département de l’Aveyron, condamné à mort comme 7 frimaire an 2, par la commission militaire séante à Rhodès, comme émigré pris les armes à la main.
DESMAZES Antoine, prêtre, domicilié à Sanguières, département de l’Aveyron, condamné à mort comme réfractaire le 28 frimaire an 2, par le tribunal dudit département.
DURAND Jean, domicilié à St Aignan, département de l’Aveyron, condamné à mort comme embaucheur le 26 nivôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
DURAND Louis, soldat au 61ème régiment ci-devant Vermandois, domicilié à St Afrique, département de l’Aveyron, condamné à mort comme émigré, le 17 messidor an 2, par le tribunal militaire du 2ème arrondissement de l’armée des Pyrénées-Orientales.
DURAND Pierre, prêtre, domicilié à St Hilaire, département de l’Aveyron, condamné à mort comme réfractaire le 28 frimaire an 2, par le tribunal criminel dudit département.
DURANT Pierre Jean, fils, domicilié à Campagnac, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 26 mai 1793, par le tribunal criminel dudit département.
DURANT Pierre Jean, fils, domicilié à Campagnac, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 26 mai 1793, par le tribunal criminel dudit département.
FOISSAC Pierre, domicilié à St Victor, département de l’Aveyron, condamné à mort le 9 avril 793, par le tribunal criminel dudit département comme contre-révolutionnaire.
GAFFARD François, cultivateur, domicilié à Canet, département de l’Aveyron condamné à mort le 26 nivôse an 2, par le tribunal criminel dudit département comme contre-révolutionnaire.
GALTIER Joseph, journalier, domicilié à Mendailles, département de l’Aveyron, condamné à mort, comme contre-révolutionnaire le 17 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
GAUDY Jacques, entrepreneur de bâtiments, domicilié à Montpellier département de l’Hérault condamné à mort, comme frabricateur de faux assignats le 25 brumaire an 2, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
GIZARD Antoine (dit Marceillac), cultivateur domicilié à Bousquet, département de l’Aveyron, condamné à mort le 17 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département comme contre-révolutionnaire.
LACAN Antoine, (dit Saronille), journalier, domicilié à Mandailles, département de l’Aveyron, condamné à mort, le 17 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département, comme embaucheur.
LACAN Jean, domicilié à St Victor, département de l’Aveyron, condamné à mort, le 9 avril 1793, par le tribunal criminel dudit département, comme contre-révolutionnaire.
LAURENS Jean Antoine, domicilié à Rhodés, département de l’Aveyron, condamné à la déportation, le 10 mai 1793, par le tribunal criminel dudit département.
MARICAN, aîné, domicilié à Rhodez, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 26 nivôse an 2, par le tribunal criminel du département de l’Aveyron.
MOISSET Julien, tailleur, domicilié à Mandailles, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 17 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
MOLINERY François (dit Murols), âgé de 46 ans, conseiller au parlement de Toulouse, né et domicilié à Mur-de-Barès, département de l’Aveyron, condamné à mort le 26 prairial an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme contre-révolutionnaire, en cherchant à anéantir la Liberté publique, en provoquant, signant ou approuvant des écrits et protestations faites au nom de ce parlement de Toulouse, les 25 et 27 septembre 1790.
PALANGIÉ François, prêtre, domicilié à St Geniès, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 11 prairial an 2, par le tribunal criminel dudit département.
PELON Jean Jacques, domicilié à Navial département de l’Aveyron, condamné à mort le 19 germinal an 2, par la commission militaire d’Auxonne, comme émigré.
PEYROT J. F., âgé de 59 ans, ex conseiller au ci-devant parlement de Toulouse, département de Haute Garonne, né à Nillot, département de l’Aveyron, condamné à mort le 18 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme ennemi du peuple, en prenant part à la coalition des parlements notamment aux arrêtés et délibérations prise par le parlement de Toulouse, le 25 et 27 septembre 1790.
PONS, fils, domicilié à Caylus, département de l’Aveyron, condamné à mort comme complice de séditieux, le 24 floréal an 2, par le tribunal criminel du département de la Lozère.
PONSCAYLUS Jean Baptiste (dit Consoulens), négociant, domicilié à Cosne, département de l’Aveyron, condamné à mort comme émigré, pris les arme à la main, le 24 brumaire an 2, par la commission militaire de Rhodez.
PRADELLE Jean Pierre, médecin, âgé de 40 ans, natif d’Espallion, département de l’Aveyron, domicilié à Bordeaux département de la Gironde, condamné à mort le 24 messidor an 2, par la commission militaire de Bordeaux, comme contre-révolutionnaire, ayant été membre du club monarchique et de la société Bordelaise, et ses propos n’ayant eu pour but que la dissolution de l’unité de la République.
REYNES Jean, journalier, domicilié à Alrance, département de l’Aveyron, condamné à mort le 26 nivôse an 2, par le tribunal criminel dudit département comme contre-révolutionnaire.
ROCAJEL Pierre, journalier, domicilié à Mandailles, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 17 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
ROUVIÈRES Joseph Vincent, âgé de 27 ans, natif de Marvejols, tisserand, domicilié à St Geniez, département de l’Aveyron, condamné à mort, le 13 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme s’étant joint aux brigands de l’Aveyron, qui ont marché sous les ordres de Charrier, ex député constituant.
SALEIL Jean Pierre, domicilié à Bourquet, département de l’Aveyron, condamné à mort comme séditieux, le 24 mai 1793, par le tribunal criminel du dit département.
SALGUES, domicilié à Liocan, département de l’Aveyron, condamné à mort comme complice de séditieux, le 24 floréal an 2, par le tribunal criminel du département de la Lozère.
SEGUR Jean Pierre, cultivateur, domicilié à Lesfaux, département de l’Aveyron, condamné à mort comme embaucheur, le 26 nivôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
SOLINHAC Jean Antoine, cultivateur, domicilié à Bouaubert, département de l’Aveyron, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 17 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
SOULAGE François, hussard, braconnier, domicilié à la Cavalerie, département de l’Aveyron, condamné à mort comme émigré, le 7 fructidor an 2, par la commission militaire de Bruxelles.
SOUTOULI, médecin de St Côme, domicilié à Liocan, département de l’Aveyron, condamné à mort le 24 floréal an 2, par le tribunal criminel du département de la Lozère, comme complice de séditieux.
TREMOSIERE Guillaume, domicilié à Asprières, département de l’Aveyron, condamné à mort comme conspirateur, le 29 pluviôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
VALADY IZARN Jacques Godefroi Charles Sébastien Xavier Jean Joseph, député à la convention nationale domicilié à Villefranche, département de l’Aveyron, condamné à mort le 15 frimaire an 2, par le tribunal criminel du département de la Dordogne, comme conspirateur mis hors la loi par décret de la convention nationale du 28 juillet 1793, et par suite des malheureuses journées des 31 mai et 2 juin.
VASSEUR, maçon, domicilié à St-Geniez, département de l’Aveyron, condamné à mort comme complice de séditieux, le 24 floréal an 2, par le tribunal criminel du département de la Lozère.
VENCHES Joseph, orfèvre, domicilié à Montpellier, départ de l’Hérault, comdamné à mor comme fabricant de faux assignats,, le 25 brumaire an 2, par le tribunal criminel de l’Aveyron,.
VERDIER Barthélemi, cultivateur domicilié à Conquéte, département de l’Aveyron condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 26 nivôse an 2, par le tribunal criminel dudit département.
VERNHET Jean Baptiste, domicilié à Larouvère, département de l’Aveyron, condamné à la déportation, le 24 mai 1793, par le tribunal criminel dudit département.
WAROQUIER Louis Charles, ex –noble, ex lieutenant des grenadiers royaux, ex major de la garde nationale parisienne, âgé de 38 ans, né à Ste Affrique, département de l’Aveyron, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort le 5 thermidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d’une conspiration dans la maison d’arrêt des carmes où il été détenu.
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MessageSujet: Fabre d'Eglantine   Mar 16 Avr 2013 - 2:08

Philippe-François-Nazaire Fabre, dit Fabre d’Églantine né et baptisé le 28 juillet 1750 à Carcassonne et guillotiné le 5 avril 1794 à Paris, est un acteur, dramaturge, poète et homme politique français.

Il reste à la postérité d'une part pour sa chanson, "Il pleut bergère", qui plaisait tant à Marie-Antoinette, et d'autre part pour être l'inventeur du calendrier révolutionnaire (Messidor, Thermidor, Fructidor, etc...)

Pour beaucoup, cela reste avant tout une sorte d'escroc.
Ses pièces de théâtre n'ont guère traversé le temps et ne sont pas devenus des classiques.
Sa poésie ne laissa guère de trace, à la différence d'un Chénier qui marqua les romantiques.

Déféré devant le tribunal révolutionnaire avec Danton pour corruption, trafic d'opinion, tentative de division et de destruction de la représentation nationale, il rédige un Précis apologétique dans lequel il rejette l'ensemble des accusations et nie tout lien avec ses co-accusés. Condamné, il est guillotiné avec Danton le 17 germinal (5 avril 1794).

La légende veut qu’il ait pleuré sur la charrette le menant à l’échafaud, se lamentant de n’avoir pas pu terminer un poème. Danton, connu pour son esprit caustique, lui aurait alors déclaré : « Ne t’inquiète donc pas, dans une semaine, des vers, tu en auras fait des milliers… ».

Une autre version prétend que Fabre aurait fredonné son Il pleut, il pleut, bergère, en montant à l'échafaud.
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MessageSujet: Thomas Paine   Mar 16 Avr 2013 - 2:35

Un fou furieux anglais, devenu révolutionnaire américain, puis élu en 1792 député du Pas de Calais à la Convention en France, bien que ne parlant pas un traitre mot de français à son arrivée dans l'Hexagone. Il est passé à la postérité comme l'auteur de la déclaration des droits de l'Homme.

Emprisonné sous la Terreur, défendu dans la mesure du possible par Thomas Jefferson, alors ambassadeur des Etats-Unis en France, il devait être condamné à mort ensemble avec Joséphine Beauharnais et Hubert Robert. La chute de Robespierre lui sauva la tête et lui permit de retrouver son siège de député. Il participe aux débats sur la nouvelle Constitution fondant le Directoire. Il espère que Napoléon va diffuser les idéaux révolutionnaires en Europe, notamment dans son pays natal l’Angleterre2. Puis il déchante lorsque le Premier Consul établit un régime autoritaire, qualifiant le Premier Consul de « charlatan le plus parfait qui eût jamais existé ».

Paine demeure en France jusqu'à la Paix d'Amiens (25 mars 1802) signée avec l’Angleterre, ce qui lui permet de quitter la France pour rejoindre les États-Unis, à l’invitation de Thomas Jefferson.

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MessageSujet: Malesherbes   Mar 16 Avr 2013 - 2:44

Ancien ministre de Louis XVI.

En 1792, il rend visite à sa fille émigrée à Lausanne, mais revient vite en France, pourtant sans illusion sur la Révolution. Par fidélité au roi qui pourtant ne l’aimait guère, il se porte volontaire pour prendre sa défense à son procès et écrit au président de la Convention : « J’ignore si la Convention nationale donnera à Louis XVI un conseil pour le défendre, et si elle lui en laissera le choix. Dans ce cas-là je désire que Louis XVI sache que, s’il me choisit pour cette fonction, je suis prêt à m’y dévouer ».

Louis XVI répondit : « Votre sacrifice est d’autant plus généreux que vous exposez votre vie et que vous ne sauverez pas la mienne6 ». Plus tard, c’est Malesherbes qui signifia au roi sa sentence de mort, le 20 janvier 1793.

Plus tard dans l'année 1793, Henri de Prusse fait élever un monument à Malesherbes à Rheinsberg, avec cette inscription rédigée par Stanislas de Boufflers : « Il vieillissoit tranquille au milieu de l'orage, Distrait de ses malheurs par ceux de son pays, Tout-à-coup il s'élève, & son pieux courage ose offrir une égide aux vertus de Louis. Ce n'est plus pour son Roi qu'il ſignale ſon zèle; Mais il connoît le cœur de ce Roi malheureux ; C'est l'homme qu'il défend, & de sujet fidèle il devient ami généreux. »


On se souvient de lui en pleine Terreur et, au mois de décembre 1793, il est arrêté avec toute sa famille, à Malesherbes. Il est ramené à Paris et incarcéré avec sa famille pour « conspiration avec les émigrés ». Son gendre Louis Le Peletier de Rosanbo est guillotiné le 21 avril 1794. Le lendemain, sa fille Antoinette, sa petite-fille Aline et son mari Jean-Baptiste de Chateaubriand, et deux de ses secrétaires sont exécutés avec lui. En sortant de prison pour monter dans la sinistre charrette, son pied heurte une pierre et lui fait faire un faux pas. « Voilà, dit-il en souriant tristement, un mauvais présage ; à ma place, un Romain serait rentré8. »

Un pur intellectuel qui inspira à Elisabeth Badinter ce qui est peut-être son meilleure livre: Les Remontrances de Malesherbes

Cela dire, se faire guillotiner par des fous, en compagnie de ses petits-enfants, cela donne à penser ...
Quand on pense qu'il y a encore des gens qui vénèrent la révolution, cela fait froid dans le dos.


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MessageSujet: Pierre Vieturnien Vergniau -1793   Ven 19 Avr 2013 - 5:12

Pierre Vieturnien Vergniaud (1753-1793), avocat depute Girondin et orateur de la Revolution Francaise, il fut guillotine le 31 Octobre 1793.

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MessageSujet: Re: Les condamnés à mort, les guillotinés de la Révolution   Ven 19 Avr 2013 - 11:14

Filomatic a écrit:
Pierre Vieturnien Vergniaud (1753-1793), avocat depute Girondin et orateur de la Revolution Francaise, il fut guillotine le 31 Octobre 1793.


http://acteursrevolution.unblog.fr/vergniaud/


Une rue porte son nom dans le 13ème arrondissement de Paris, près du lieu où Mesrine fut serré par le commissaire Broussard ( énigme de mercattore).

http://guillotine.cultureforum.net/t488p330-enigmes


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MessageSujet: Jean Mercier, premier guillotiné de Chalon-sur-Saône   Jeu 2 Mai 2013 - 14:37


Jean Mercier, premier guillotiné de Chalon-sur-Saône
-----=-----

Cette année, nous fêtons les 30 ans de l’abolition de la peine de mort. Mais avant 1981, plusieurs personnes ont été condamnées à la peine capitale. Revenons sur le premier homme à avoir été guillotiné sous la Révolution.

Ce quatre nivôse an II (24 décembre 1793 ancien style, comme on disait alors), le couperet de la Louison tomba avec un bruit mat sur le cou de Jean Mercier, premier guillotiné de Chalon, sur la place de la Révolution (place de Beaune actuelle) par la vertu (?) du vengeur national (appellation de l’exécuteur des hautes œuvres) Claude-Antoine Chrétien.

Sa tête fut placée entre ses jambes et, le corps enveloppé dans un linceul, il partit pour son lieu de sépulture définitif le nouveau cimetière de l’Est ou du champ Rollet.

Le 1er décembre 1793, soit trois semaines plus tôt le comité de surveillance de Chalon avait envoyé une délibération au représentant du peuple, dans laquelle il expliquait que le tribunal criminel du département ne pouvait punir les coupables contre-révolutionnaires, car la guillotine ne se trouvait point dans notre ville.


Le premier coupable

Jean Mercier, attaché au service du bailli d’épée de Mâcon Pierre Desbois, avait suivi son maître de Paris à Strasbourg pour émigrer, mais revint seul dans sa région d’origine.

Il s’y cacha quelque temps mais il eut l’imprudence de se rendre à Montluel, dans l’Ain, et y fut arrêté par le juge de paix de Limonest, le 11 octobre 1793, au moment où les troupes de la Convention entraient dans Lyon, révoltée contre Paris. On le considéra immédiatement comme s’en étant échappé subrepticement et fut envoyé sous escorte à Mâcon, son lieu de résidence, pour y être jugé. De là, il fut transféré à Chalon, siège du tribunal criminel du département.

Il fut interrogé une première fois, le 12 novembre, par le juge Joleaud remplaçant l’accusateur public Claude Lavrand, absent de Chalon.

Il fut remis en prison car la guillotine se trouvant à Mâcon pour cause de réparations, il convenait de différer le jugement. Car, en cas de condamnation, il fallait s’assurer qu’aucun obstacle ne saurait en retarder l’exécution.

La sinistre machine parvint dans notre ville à la mi-décembre.

Le 24 décembre (4 nivôse an II), Mercier repassa donc en jugement, Dechevannes étant président. N’ayant pu justifier d’une résidence constante en France, il fut convaincu d’émigration et condamné à la peine capitale.

Ce qui fut fait le jour même à 17 heures !

« Au nom de la loy,
Sincère cy-devant Louis Guichard, membre du Conseil général de la commune de Chalon-sur-Saône, élu officier public, savoir fait que ce jourd’hui quatre nivôse l’an deux de la république française une indivisible et démocratique, heure de cinq du soir, a comparu le citoyen Louis Cadot, officier municipal de cette commune assisté des citoyens Jean Baptiste Crépet aussi officier municipal de cette commune et de Antoine Gabriel Gauthier, membre du conseil général, lequel m’a déclaré que ce jourd’huy heure de cinq de relevée (après midi) Jean MERCIER, cy-devant domicilié à Mâcon, est décédé en cette ville âgé de quarante-six ans ; après m’être transporté au lieu où gisait le cadavre pour m’assurer du décès dudit Mercier et d’après la déclaration affirmée sincère et véritable par le déclarant et les témoins, j’en ai dressé le présent acte qu’ils ont signé avec moi.
Fait en la maison commune le jour, mois et an que ci-dessus. »


http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2011/09/03/le-premier-guillotine-de-chalon?image=43CA8AD7-3C91-4212-9C90-4CBDF692B8F9

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