La Veuve

Forum consacré à l'étude historique et culturelle de la guillotine et des sujets connexes
 
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Ven 18 Avr 2008 - 15:32

BONJOUR,

CHANTAL, CONNAISSEZ-VOUS CE LIVRE ?
Par un collectif d'auteurs. 1998. Éditions QUORUM. Tome II.
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mer 23 Avr 2008 - 19:00

Salut Ajax
J'ai effectivement ce livre,qui m'intéresse d'autant plus que je suis breton
Un bon achat,qui doit être assez facile à trouver(en bretagne sans problême en librairie ou grande surface) ou à commander chez l'auteur
@ tchao
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piotr
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MessageSujet: Narrating the guillotine   Lun 28 Avr 2008 - 18:15

The article from" Theory, Culture & Society,"

http://tcs.sagepub.com/cgi/content/abstract/20/5/27
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CHANTAL
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mer 7 Mai 2008 - 7:50

CHANTAL a écrit:
Je viens d'acheter l'édition de 1993. Merci pour le bon filon car c'est exactement ce que je recherche ! study study study

Finalement, j'avais reçu un mail en retour qui me disait qu'ils avaient fait des recherches partout pour le livre mais qu'il était finalement introuvable... Evil or Very Mad Twisted Evil No geek scratch Ce n'est pas la première fois, je me demande souvent pourquoi ils mettent des livres à vendre alors que finalement, on ne les obtient pas ! confused
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MessageSujet: Les GAC de la Manche - les GAC du Calvados   Ven 16 Mai 2008 - 19:11

Bonjour à toute l'équipe !
Ai profité d'un récent voyage dans l' Ouest pour me procurer les deux ouvrages en objet, qu'on pourrait résumer par : " Oncle Anatole à la campagne "... Cool Vous en recommande vivement l'acquisition, ils sont écrits l'un et l'autre de manière directe et agréable, par une talentueuse journaliste et chroniqueuse littéraire ( GAC de la Manche ), et par un binôme professeur de lycée/maître de conférences à l'université pour les GAC du Calvados study Je suis sans doute partial, puisque je pratique la région depuis plus de 30 ans, mais c'est un plaisir de découvrir ces affaires peu connues...et de redécouvrir quelques plaisantes anecdotes, comme celle de Desfourneaux, Obrecht et les frères Martin ayant perdu la bécane en route vers Coutances en juin 1940 sous les bombardements allemands ! Qu'on se rassure, ces messieurs retrouvèrent leur instrument et purent tranquillement pratiquer la céphalotomie prévue sur leur patient... affraid
Bonne soirée
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CHANTAL
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Lun 19 Mai 2008 - 7:32

J'ai énormément apprécié toutes les GAC lues jusqu'à présent et vais de ce pas suivre vos conseils et essayer de me les procurer ! study :cheers:
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mar 20 Mai 2008 - 14:56

CHANTAL a écrit:
J'ai énormément apprécié toutes les GAC lues jusqu'à présent et vais de ce pas suivre vos conseils et essayer de me les procurer ! study :cheers:
Bonjour, belle Chantal !
A titre d'acompte sur les " GAC DE LA MANCHE ", vous suggère relecture du " Carnet Noir ", pages 174 à 177, Chapitre 12...Je connais très bien la commune de la Haye-Pesnel, sa gendarmerie. par contre je ne saurai dire quel était le restaurant où les gendarmes ont réquisionné le gigot sunny A noter que la conscience professionnelle de Desfourneaux ne saurait être mise en doute, car il attendait à Coutances une "bécane" coincée à Folligny, pendant que son personnel s'empiffrait à la Haye-Pesnel Laughing Dans un autre registre, ces GAC font mention d'exécutions militaires US en 1944 de soldats noirs ayant violé/tué des civiles...
Ce sujet est encore largement tabou en Normandie.Les soldats US blancs ayant commis le même genre d'exploits n'étaient que très rarement pendus, plutôt renvoyés aux USA dans des pénitenciers militaires.
Bonne journée.
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Titus_Pibrac
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mer 2 Juil 2008 - 17:27

Je vous signale ce livre paru en 2007 - quelqu'un l'aura peut-e^tre déjà vu et signalé sur ce forum:

http://www.quimper.maville.com/Quand-la-guillotine-decapitait-place-Mesgloaguen/re/actudet/actu_loc-472699-----_actu.html

Citation :

Yves Floc'h fut le dernier condamné exécuté publiquement à Quimper. C'était en 1930.
150 Bretons ont été guillotinés entre 1811 et 1951. Annick Le Douget a plongé dans les archives pour raconter leur histoire.
Annick Le Douget, greffière au tribunal de Quimper, vient de publier « Justice de sang », un livre consacré à la peine de mort en Bretagne aux XIXe et XXe siècles. On y trouve l'écho de nombreux procès d'assises à Quimper qui en leur temps marquèrent la ville.


• Sauvée par sa beauté. On juge en 1855 un meurtre sordide commis à Fouesnant. Une mendiante « débarrasse » Charles Fleuter de son épouse enceinte pour 75 francs et un emploi pour sa fille. Le fermier de 57 ans peut alors se remarier avec une servante de 20 ans. Cette dernière, Marie-Catherine Kerjosse, est par contre acquittée, uniquement du fait de sa jeunesse et de sa beauté selon le président des assises. « J'ai le sentiment qu'on me coupera le cou », avait-elle pourtant confié.

• Époux parricides. Les époux Le Cohennec, de Cleden-Cap-Sizun sont condamnés en même temps pour parricide le 24 octobre 1818. Le mari est exécuté peu de temps après à Quimper, mais son épouse, enceinte, vivra neuf semaines de plus pour donner naissance à son enfant. Elle sera exécutée aussitôt après la naissance ayant subi le supplice du poing coupé réservé aux parricides.

• Loterie des grâces. Deux condamnations à mort sont prononcées en janvier 1854 à Quimper : Henri Collin, meurtrier de son beau-père à Plozévet, et Félix Recouvrand, de Guipavas, qui a tenté de tuer un garde champêtre. Le directeur des grâces demande au procureur général de Rennes « si l'état du pays vous paraît nécessiter l'exécution rigoureuse des deux condamnations ». Le préfet et le procureur de Quimper répondent qu'« une seule condamnation suffirait aux exigences de la justice ». Seul Henri Collin sera guillotiné.

• Grâce critiquée. Certaines grâces impressionnent défavorablement à l'époque. Ainsi celle de Marc Morvan, condamné en 1877 pour le meurtre d'une jeune paysanne du secteur de Châteaulin rentrant de la foire. La commutation de la peine « a produit la plus pénible impression au pays tout entier », note le procureur l'année suivante.

• Erreur judiciaire. Elle pèsera longtemps dans les débats des jurys d'assises du Finistère : Yves Louarn et Auguste-Prosper Baffet de Bannalec sont condamnés au bagne pour un vol commis de nuit avec arme. Ils sont reconnus à la voix et à la taille. Celle qui est la vraie coupable, la veuve Sinquin, de Saint-Cado, sera condamnée quatre ans plus tard aux travaux forcés. Mais entre-temps Louarn et Baffet sont morts au bagne. Le nombre de condamnations à mort chutera très nettement à la cour d'assises du Finistère dans la période suivante (deux condamnations en quinze ans au lieu d'une par an auparavant).

• Amende honorable. Sous l'Ancien régime, les condamnés à mort faisaient amende honorable, selon un rituel précis de soumission. Avant d'être suppliciée, la voleuse de grands chemins Marion du Faouët doit se mettre à genoux au pied de la cathédrale de Quimper, pieds nus, en chemise blanche, portant un cierge. Elle doit se déclarer coupable. On lui prête un édifiant discours de morale qu'elle aurait adressé à la foule de l'échelle de la potence.

• Exécutions publiques. À Quimper, elles ont lieu place Mesgloaguen près de la prison. On loue les fenêtres des immeubles de la place pour assister à l'exécution qui peut attirer plusieurs milliers de personnes. Certains passaient la nuit dans les tilleuls. La foule assiste avec des sentiments mêlés, ou la vengeance le dispute à la compassion. L'exécution d'Herlédan et Quillien en 1851 se passe ainsi dans un profond silence.

• Condamné sanctifié. Tanguy, un cordonnier de Quimper, avait tué son rival en amour entre 1735 et 1745. Il fut caché par le Supérieur du séminaire de Quimper, à condition d'entrer en pénitence. Il reste ainsi trois ans au pain sec et à l'eau dans une cave. Quand il en sort, à moitié aveugle, il se livre à ses juges pour parfaire sa rédemption. Il sera pendu à Prat-ar-Rouz et enterré au pied du gibet. C'est là qu'un culte du meurtrier transformé en martyr se poursuivra jusqu'au début du XXe siècle. On invoquait « saint Tanguy » pour les enfants fiévreux.

• Attente interminable. Yann Combot, condamné à Quimper en 1893 pour avoir tué deux femmes de Taulé, attendra 85 jours son exécution à la prison de Morlaix. Après l'avoir haï, les habitants de la ville finissent par le prendre en pitié. Combot, qui avait fini par espérer sa grâce, trouve encore la force de plaisanter quand on veut lui couper les cheveux : « Ce n'est pas la peine de me couper les cheveux quand on va me couper la tête. »

• Styles de bourreau. Le bourreau Louis Deibler, qui exécute Paul Faine en 1888 à Quimper, était réputé pour sa lenteur et sa maladresse. « Je n'ai pas envie de me faire manger un doigt », répondait l'intéressé. Son fils Anatole se faisait fort de mener une décapitation en trente secondes montre en main. L'exécution d'Yves Floc'h à Quimper en 1930 est si rapide que l'assistance a à peine eu le temps d'en saisir les détails.

• La dernière exécution. C'est celle du docker Joseph Éliès qui fut fusillé pour assassinat à Quimper le 17 novembre 1945. Fusillé et non guillotiné car l'appareil était monopolisé par Paris dans l'immédiate après-guerre.


Justice de sang, La peine de mort en Bretagne aux XIXe et XXe siècles, par Annick Le Douget, autoédition, Fouesnant, distribution: De Borée (Clermont-Ferrand) 19 €.

Ouest-France
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CHANTAL
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MessageSujet: L'abattoir solennel   Mar 21 Oct 2008 - 7:50

Dans le post consacré à Henri Desfourneaux, on cite un long passage du livre L'abattoir solennel. J'ai lu ce livre avec beaucoup d'intérêt. Il est très émouvant et très humain (je veux dire "humain" dans la profondeur de son récit, pas évidemment du point de vue peine de mort... affraid pale ).

L'histoire de Simone (*) , la jeune femme qui confie sa fillette à l'avocat de son mari pour aller passer la nuit devant le mur de la prison où son mari va être guillotiné est particulièrement triste. Le fil de la vie de cette femme, qui plus tard perdra sa fille, écrasée par un camion contre un mur en rentrant à vélo de l'école, est effroyable à lire mais on en tire de profondes réflexions...

(*) Je dis Simone, mais la mémoire me fait peut-être défaut et je n'ai pas le livre sous la main pour vérifier...
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MessageSujet: When the guillotine fell   Ven 31 Oct 2008 - 21:17

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MessageSujet: Le photographe - Mano Gentil   Ven 7 Nov 2008 - 22:36

Pris à la source de LA BOÎTE À LECTURES.
http://laboitealectures.canalblog.com/archives/2008/03/27/8497329.html
Postée par mimienco.
______________________________________________________________________
Le Photographe , de Mano Gentil - Editions Syros - Collection « Les uns les autres » 2006 - 148p.

Résumé: « Je viens de recevoir une lettre du procureur qui me signifie que je suis mandaté pour une exécutions aux Baumettes, mercredi en huit. J'ai entendu parler du gars aux informations, son affaire a fait du bruit. L'ennui c'est qu'on devra aller chercher la bécane samedi parce que Joseph travaille de nuit. »

Fin des années 70. Monsieur Humbert est agent commercial chez C.C (Cuirs et Confection) et, une ou deux fois par an, "photographe" lors des exécutions capitales: son rôle consiste à immobiliser le condamné au moment où tombe le couperet de la guillotine. Les quelques jours qui le séparent de la date fatidique sont, cette fois-là comme toutes les autres, l'occasion de préparatifs rituels et minutieux, peut être pour ne pas laisser place au doute dans une existence jusqu'alors sans faille.

______________________________________________________________________

Mon opinion : Ce roman ne traite pas à proprement dit de la peine de mort, même si le thème est sans cesse présent en filigrane. Ce roman raconte l'histoire d'un homme (commercial d'une société mais également photographe lors des éxécutions de condamnés à mort), et de l'exécution à laquelle il va participer en 1977.

On plonge alors dans l'intimité d'un homme presque comme tout le monde, qui se pose pour la première fois des questions sur la justification de la peine de mort suite à diverses conversations avec sa compagne Nicole (qui est contre la peine capitale) et aux débats qui traversent toute la société française à cette époque.

Dans la première partie du roman, l'auteure nous présente le personnage de Monsieur Humbert. On comprend alors que le métier de photographe est en quelque sorte un "héritage" de son père, lui même chef exécuteur, et ainsi tout le discours qui légitime la peine capitale et par conséquent les personnels qui l'exécutent. Certains passages nous glacent d'effroi tant les arguments invoqués sont dénués de sens et d'humanité. D'autre part, le personnage principal, qui est aussi le narrateur, nous décrit d'une manière si précise et quasi mécanique les détails d'une exécution, le fonctionnement de la "Louisette", la nécessité de la laver après chaque exécution ou encore l'odeur du sang... que le lecteur peut en avoir des hauts le coeur.

Dans la deuxième partie, le personnage est pris de doutes. Il se questionne pour la première fois de sa vie sur la nécessité de la peine capitale, sur le métier de photographe... Il est tourmenté, et ne sait plus quoi penser entre le discours et le souvenir de son père et sa propre conscience.

Ce roman est original par son thème qui n'est pas des plus communs. Bien écrit et construit, ce roman m'a tout de même mise mal à l'aise et je reste perplexe quant à la fin du roman. Je trouve très intéressant le fait de donner la parole à un "bourreau" comme le nomme l'opinion publique, et de plonger dans sa psychologie . Enfin, ce roman nous offre également un autre point de vue sur ce sujet, ce qui est à, mon sens, sa force. Pour vous faire un avis plus tranché que le mien, lisez-le, il en vaut le coup!


PS: Cela vous aura peut être échappé mais ce livre est destiné à la jeunesse. Pour ma part, je pense qu'il peut être lu par des jeunes adultes (lycéens) et des adultes mais moins par des ados plus jeunes, à moins de le proposer en lecture accompagnée.

______________________________________________________________________

PS : L'auteur est une FEMME.
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MessageSujet: La Terreur   Lun 15 Déc 2008 - 21:16

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MessageSujet: Le condamné à mort - Balzac   Jeu 8 Jan 2009 - 23:46

Un texte superbe sur les prisons, le milieu et la guillotine dans la première moitié du XIXème: la dernière partie de Splendeur et Misère des Courtisanes de Balzac, les illusions de Vautrin:

http://thyme.uchicago.edu/cgi-bin/newphilo/balzac/getobject.pl?c.93:1.balzac

Citation :

Avant la révolution de Juillet, il existait à la Conciergerie, et il y existe encore aujourd'hui d'ailleurs, la chambre du condamné à mort. Cette chambre, adossée au greffe, en est séparée par un gros mur tout en pierre de taille, et elle est flanquée à l'opposite par le gros mur de sept ou huit pieds d'épaisseur qui soutient une portion de l'immense salle des Pas-Perdus. On y entre par la première porte qui se trouve dans le long corridor sombre où le regard plonge quand on est au milieu de la grande salle voûtée du guichet. Cette chambre sinistre tire son jour d'un soupirail, armé d'une grille formidable, et qu'on aperçoit à peine en entrant à la Conciergerie, car il est pratiqué dans le petit espace qui reste entre la fenêtre du greffe, à côté de la grille du guichet, et le logement du greffier de la Conciergerie, que l'architecte a plaqué comme une armoire au fond de la cour d'entrée. Cette situation explique comment cette pièce, encadrée par quatre épaisses murailles, a été destinée, lors du remaniement de la Conciergerie, à ce sinistre et funèbre usage. Toute évasion y est impossible. Le corridor, qui mène aux secrets et au quartier des femmes, débouche en face du poêle, où gendarmes et surveillants sont toujours groupés. Le soupirail, seule issue extérieure, située à neuf pieds au-dessus des dalles, donne sur la première cour gardée par les gendarmes en faction à la porte extérieure de la Conciergerie. Aucune puissance humaine ne peut attaquer les gros murs. D'ailleurs, un criminel condamné à mort est aussitôt revêtu de la camisole, vêtement qui supprime, comme on le sait, l'action des mains ; puis il est enchaîné par un pied à son lit de camp ; enfin il a pour le servir et le garder un mouton. Le sol de cette chambre est dallé de pierres épaisses, et le jour est si faible qu'on y voit à peine.

Il est impossible de ne pas se sentir gelé jusqu'aux os en entrant là, même aujourd'hui, quoique depuis seize ans cette chambre soit sans destination, par suite des changements introduits à Paris dans l'exécution des arrêts de la justice. Voyez-y le criminel en compagnie de ses remords, dans le silence et les ténèbres, deux sources d'horreur, et demandez-vous si ce n'est pas à devenir fou ? Quelles organisations que celles dont la trempe résiste à ce régime auquel la camisole ajoute l'immobilité, l'inaction.


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MessageSujet: Qui touche à mon corps je le tue - Valentine Goby   Mar 27 Jan 2009 - 18:09

Bonsoir à toute l'équipe !
En règle générale, lorsqu'un(e) auteur(e) de romans traite de la "bécane", de ses client(e)s et de ses serviteurs, on aboutit à de la bouillie pour les chats ( Pardon, Bill Wink )
C'est pourquoi je ne saurait trop vous engager à investir 14 euros en vous procurant le livre de Valentine Goby, édité chez Gallimard, dont l'un des personnages est HD, bien connu sur ce forum,successeur du Grand Anatole.
Cet ouvrage est une exception de première grandeur au théorème relatif à la bouillie pour félins Cool
De plus, l'auteur a bénéficié de la science de SL, qui se reconnaîtra sans doute,en ce qui concerne JHD, ou HD...Comme cette demoiselle est fort bien élevée, elle remercie, ce qui devient de plus en plus rare.
Encouragez la ! Le titre de son livre est le sujet de ce post.
Bonne soirée.
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mar 27 Jan 2009 - 18:35

Valentine est une amie, charmante qui plus est. C'est par le biais de ce site - et même du forum, je crois - qu'elle est entrée en contact avec moi. Elle a été la première à lire le manuscrit sur Desfourneaux, après m'avoir assuré qu'elle ne comptait pas le pomper, mais user des informations qu'il contenait pour enrichir son roman. Elle m'a également prodigué de sages conseils pour rendre la biographie de Desfourneaux plus intéressante.

Je suis l'avis de Pierrepoint : encouragez-la, elle le mérite !

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"Je suggère qu'on lui coupe la tête sans ménagement dès dimanche prochain, mais si possible après 17 heures, afin que j'aie le temps d'aller aux vêpres. (Pierre Desproges)"
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mar 27 Jan 2009 - 18:53

Comme je ne connaissais pas cette écrivain j'ai été fouiner sur le net.
La dame en est à son cinquième bouquin ! Il y a beaucoup d'excellentes appréciations sur son livre, notamment de femmes, mais certaines ont des difficultés à le lire, car le sujet est "dur".



« Je hais qu’un homme vive avant de mourir » (p.100). C’est la réflexion que se fait, Henri D. le bourreau. Mais on n’aura jamais autant ressenti la vie que dans les trois personnages du roman de Valentine Goby, « Qui touche à mon corps je le tue », Henri D. Marie G. et Lucie L. La mort fait partie de leur existence, et cette donnée leur confère une intensité bouleversante. Un roman qui bouscule, et qui réinvente la beauté de l’horreur.
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mar 27 Jan 2009 - 19:12

Sywan a écrit:
Valentine est une amie, charmante qui plus est. C'est par le biais de ce site - et même du forum, je crois - qu'elle est entrée en contact avec moi. Elle a été la première à lire le manuscrit sur Desfourneaux, après m'avoir assuré qu'elle ne comptait pas le pomper, mais user des informations qu'il contenait pour enrichir son roman. Elle m'a également prodigué de sages conseils pour rendre la biographie de Desfourneaux plus intéressante.

Je suis l'avis de Pierrepoint : encouragez-la, elle le mérite !
Salut, "Patron"!
Si Valentine est une amie, c'est qu'elle a bon goût ! Laughing En tout cas, elle écrit en français, ce qui devient rare de nos jours...Maintenant, question récurrente : Quand sort la bio de JHD ? Nous sommes un certain nombre
à ne plus en dormir Crying or Very sad
Bien à toi.
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mar 27 Jan 2009 - 20:33

Oui,

ce livre évoque l'histoire de MLG qui finit à la PR, en parallèle des états d'âme de HD.

J'en profite pour vous demander, Pierrepoint, de bien vouloir dérouler vos acronymes, ce serait plus sympa pour tout le monde. Smile
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mer 28 Jan 2009 - 17:26

tOma de l'Est a écrit:
Oui,

ce livre évoque l'histoire de MLG qui finit à la PR, en parallèle des états d'âme de HD.

J'en profite pour vous demander, Pierrepoint, de bien vouloir dérouler vos acronymes, ce serait plus sympa pour tout le monde. Smile
Bien noté la remarque, mon chet tOma de l'Est Cool...!
Je me suis peut-être un peu laissé aller, mais si vous avez lu le livre, vous savez que les trois principaux personnages ne sont jamais désignés autrement study
Bonne soirée et amitiés à toute l'équipe.
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tOma de l'Est
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Lun 2 Fév 2009 - 20:55

Citation :
si vous avez lu le livre, vous savez que les trois principaux personnages ne sont jamais désignés autrement
Alors nous n'avons sans doute pas la même édition; dans mon livre je lis Marie G. et Henri D., et pas MG ou HD.
Ma remarque visait juste à ne pas faire fuir les nouveaux arrivants, qu'il ne croient que nous communiquons qu'à travers des 'private hints'.

J'ai également noté le remerciement unique à SL...
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Lun 2 Fév 2009 - 21:20

[quote="tOma de l'Est"]
Citation :
'private hints'.
toma,
Humm, vous pouvez répéter cela haut et fort s'il vous plait, je n'entends pas bien ? Wink


Dernière édition par mercattore le Mar 3 Fév 2009 - 13:13, édité 1 fois
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tOma de l'Est
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Lun 2 Fév 2009 - 21:27

Oui pardon, Embarassed
Je voulais dire des allusions que nous seuls comprenons.
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mar 3 Fév 2009 - 8:26

Allons, nous allons nous améliorer : Je ne mettrai plus d'acronymes et tOma de l'Est n'écrira plus en anglais dans le forum Laughing
Par contre, Sywan, toi qui connais l'auteur(e) : Pourquoi ce choix de ne pas donner leur patronyme à ses trois personnages principaux : Desfourneaux et Giraud sont entrés dans l'histoire, et il ne doit pas être très difficile de retrouver le nom de la " patiente " de Giraud, Lucie L. , à moins que dans ce cas ce personnage soit imaginaire, produit de plusieurs personnages réels, par exemple ?
Bonne journée.
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MessageSujet: Re: Reférences livres   Mar 3 Fév 2009 - 8:39

Gagné !

Lucie n'existe pas, ce pourrait être n'importe quelle femme qui se fit avorter ce jour-là...

Quand à l'usage d'initiales, je n'en sais rien... Peut-être parce que le livre est une fiction et que par conséquent, user des vrais noms rendrait la situation plus réaliste que voulue...

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MessageSujet: Re: Reférences livres   Ven 24 Avr 2009 - 12:29

Un célèbre combattant de la Veuve :

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MessageSujet: Re: Reférences livres   

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Reférences livres
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