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 Les bagnes de Guyane

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MessageSujet: Les bagnes de Guyane   Jeu 7 Aoû 2008 - 20:54


Par Archange - 27/11/2011

Saint-Laurent-du-Maroni : Emplacement de la guillotine dans la deuxième cour intérieure.

Source : http://www.imageplus.name/LE-BAGNE-DE-GUYANE-_a44.html?page=3

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MessageSujet: La Guyane a perdu une partie des archives du bagne   Sam 18 Oct 2008 - 16:51

CAYENNE.

C'est une perte inestimable. Au cours des affrontements qui ont opposé les forces de l'ordre aux militants indépendantistes, en Guyane, fin novembre, tout un pan de la mémoire de ce département français d'outre-mer a disparu dans l'indifférence générale.

Pendant les échauffourées aux abords de l'hôtel des impôts de Cayenne, l'incendie qui a dévasté le rez-de-chaussée du bâtiment a entièrement détruit une partie des archives du bagne. Près de neuf cent registres rédigés par des surveillants se sont envolés en fumée.
Ils racontaient comment l'administration pénitentiaire décida d'attribuer des concessions agricoles aux forçats, leur proposant ainsi la liberté par la colonisation.

Il n'existait aucune copie de ces dizaines d'anecdotes, d'échanges entre prisonniers et gardiens, de croquis couchés sur papier. Ironie du sort, la destruction accidentelle de ces dossiers -manifestants comme gendarmes ignoraient l'existence sur place de ces pièces uniques - intervient à un moment où la Guyane commence à s'interroger sur son histoire coloniale, et voudrait bien faire le deuil d'un passé qui lui colle à la peau. Fin septembre, le mouvement indépendantiste MDES a mené à Cayenne une offensive culturelle en débaptisant l'une des principales voies communales, le boulevard Jubelin, du nom d'un gestionnaire du système esclavagiste. A la faveur de la nuit, des militants ont remplacés les plaques apposés sur les murs. Le boulevard Jubelin est ainsi devenu le «boulevard du noir marron Gabriel», célébrant ainsi un esclave affranchi. Une statue du héros, réalisée par un artiste local, a été installée au beau milieu de la rue. Cette installation symbolique rappelait le coup de force des indépendantistes guadeloupéens, en octobre 1999, rassemblées devant la statue d'Ignace - un officier noir qui, en 1801, mena la révolte contre la remise en cause des acquis de la Révolution française -, ils avaient couverts de sifflets le discours du premier ministre Lionnel Jospin, alors en visite aux Antilles.


_________________________

Extrait d'un article de Stéphane Urbajtel, pubié en 2006. Le nom de la publication n'a pas été retrouvée pour le moment.
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Sam 18 Oct 2008 - 19:56

OK. Merci pour les précisions. Smile
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Monsieur Bill
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MessageSujet: EXECUTION AU BAGNE   Mer 3 Déc 2008 - 18:27

http://www.imageplus.name/index.php?action=galerie&subaction=photo&id_album=1511&id_photo=15405&page=1&start=0
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Mer 3 Déc 2008 - 19:15

Oui, c'est une peinture de Francis Lagrange, curieux bonhomme, un faussaire hors-pair, qui arrivait à fabriquer des faux billets aux îles du Salut. Incroyable le parcours de ce forçat.
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Monsieur Bill
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Mer 3 Déc 2008 - 23:17

mercattore a écrit:
Oui, c'est une peinture de Francis Lagrange, curieux bonhomme, un faussaire hors-pair, qui arrivait à fabriquer des faux billets aux îles du Salut. Incroyable le parcours de ce forçat.

Bonjour Mercattore

En savez-vous plus sur cet artiste talentueux, spécialiste du faux talbin ?
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Mer 3 Déc 2008 - 23:27

Oui, j'ai tout une doc. j'en posterai un morceau, mais il faut trier, c'est un peu de boulot.
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MessageSujet: guyane   Mer 17 Déc 2008 - 13:14

Il va falloir songer a proteger vos archives, Mercattore !

Tiens, si par miracle vous possediez des archives concernant ce "vieux blanc" ; Malzieux... retombe en France pour braquage dans les annees 60 dans le millesime, quasi canonique, de 60-70 piges ?

Ou Pierrot Fatalitas, dit "le tatoue"ou "Pierrot le Corse"... pas un "tatoue banal" comme la plupart des bagnards... celui-la avait meme le visage tatoue... Il etait retombe, dans les annees 70 pour avoir occis la balance qui l'avait fait replonger... pour le meurtre de l'indic qui l'avait envoye au bagne 20 ans plus tot... Un accro du "nettoyage anti-baveur".

2 figures tout a fait folkloriques... Mais quel "vieux-blanc" ne l'etait pas !?... Rien que pour survivre, deja....

Si vous avez lu le livre de Charriere, il faut s'avoir qu'il reste tres souvent en deca dans la peinture de la reelle cruaute des lieux.... Ou du moins ne cherche-t-il pas a les restituer de facon "parlante", comme il aurait tout a fait pu le faire... de la pudeur, sans doute... celle qui preserve "l'Homme" de l'apitoiement sur son propre sort, car la, il jouerait du violon sur le nerf cardiaque avec une egoine en guise d'archet.
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Mer 17 Déc 2008 - 13:51

Oui, Michel, Malzieux ne m'est pas inconnu, mais il me semble ne pas avoir grand chose sur lui. Je vais voir.
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MessageSujet: guyane   Mer 17 Déc 2008 - 15:06

Merci, Mercattore !... Ca va me filer une vraie cure de jouvence si vous retrouvez quelque chose a son sujet.

Anecdote... au president de cour d'assise qui lui demandait s'il avait amene une mitraillette dans l'intention de s'en servir contre les forces de l'ordre, il repondit avec son accent inimitable ; " Pardi non, monsieur le president ! Mais ca va tellement bien pour enfiler des perles, ce truc !"...

Du directeur au simple porte-clefs de courcives, il appelait tout le personnel ; "gamin"... A un maton qui eut la curiosite de lui demander "pourquoi gamin ?" il retorqua sans se troubler ; "si tu preferes "gamine, petite, je ne suis pas sectaire!"... et un autre qui ralait parce qu'une fois de plus il l'envoyait faire une commission dans la cellule d'un ami ; "Vous rendre service, soit !... Mais "gamin"..." Et le Vieux de retorquer ; "si tu veux du galon, je veux bien t'appeler "garcon"... mais de course !"... Ici, pour gouter la subtilite du propos, il faut savoir que dans le langage voyou "garcon" (abreviation de "mauvais garcon"... car il faut bien garder en evidence que dans ce milieu l'echelle des valeurs se trouve inversee !) est un titre honorifique.
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piotr
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MessageSujet: Guillotine from French Guyana   Sam 11 Avr 2009 - 19:56

http://www.thoughtequity.com/video/clip/4930613_044.do

and Anatole once again

http://www.thoughtequity.com/video/searchResults.do?search.project=Home&search.type=intermediate&search.className=Footage&search.className=Editorial&search.categories=Archive&search.keywords=guillotines&search.withinResults=1&search.withinKeywords=guillotines
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Dim 12 Avr 2009 - 16:03

Great, Piotr bounce :cheers:

Thanks a lot for all your finds.
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Elie Köpter
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Lun 13 Avr 2009 - 10:00

Yes Piotr !
Very interesting link !
You're a great seeker
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MessageSujet: Ceux qu'on n'a pas exécutés   Mer 14 Oct 2009 - 16:22

POINT DE VUE :
Un article de M. Louis Baumann dans «Archives d'anthropologie criminelle» (1909).
______________________________________________________________________

CEUX QU'ON N'A PAS EXÉCUTÉS

La vie, aux îles du Salut, des condamnés à mort graciés.


A son retour de Béthune, lundi soir, M. Gustave Babin, qui avait appris là-bas, de bonne source, quels projets d'avenir avaient faits, dans leur prison, les sinistres héros de la bande du Nord, et qui, d'autre part, me sait assez documenté, en raison de mes différents séjours à la Guyane, sur les choses du bagne, me demandait à brûle-pourpoint :
— Que serait-il arrivé à Abel Pollet et à ses amis si M. Fallieres leur avait fait grâce?
— Il en serait d'eux comme des autres condamnés à mort qu'on n'a pas guillotinés. Ils seraient allés vivre aux îles du Salut une vie égale et confortable, une vie de fonctionnaires bien nourris, exemps de tout souci et de tout travail.
— Mais encore?...
— Il y a deux opinions contradictoires : la première, qui a été exposée par M. Jacques Dhur et qui est généralement admise, présente tous les forçats, choyés par des gardes-chiourmes modem-style, heureux, bien nourris, confortablement installés dans des concessions rurales qui en font autant de petits propriétaires et de rentiers.

La deuxième opinion, qui est celle de l'administration pénitentiaire elle-même, a été exposée dans l'Illustration, il y a un an, par M. Jean Galmot : « Point de rigueur inhumaine ni de coupable faiblesse, mais un régime d'expiation par le travail ». La vérité, comme il arrive souvent, est à mi-chemin entre ces deux opinions. Mais cette vérité est assez délicate à exprimer, car elle révèle un état de choses souverainement immoral. Et, comme on va le voir, l'administration veille jalousement à ce qu'aucun témoin ne la vienne dénoncer. Lorsque M. Jean Galmot affirme que les forçats travaillent et que le régime auquel ils sont soumis est une existence d'expiation il entend parler sans doute des bagnes de la côte, de Cayenne à Saint-Laurent du Maroni, par la Montagne d'Argent, les Roches, Kourou, Saint-Maurice et Saint-Jean. Sur ces pénitentiers vivent les quatre cinquièmes des condamnés; ce sont les forçats sans gloire, les meurtriers, voleurs et cambrioleurs vulgaires : ceux qui n'ont pas « crâné » en cour d'assises ou dont la faute et la condamnation furent relativement légères. Ceux-là expient réellement. Du matin au soir, sous un climat auquel aucun tempérament ne résiste, ils sont astreints à de durs travaux qui les déciment. Tout visiteur, pour peu qu'il ait des références locales, peut visiter les pénitenciers de la côte. Mais il est un « pénitencier fermé », un sanctuaire qui échappe à toutes les investigations. Ni M. Jacques Dhur, ni M. Jean Galmot; ne l'ont visité : c'est le pénitentier des îles du Salut.

Là sont enfermés les assassins de grande allure, dont les crimes ont fourni aux journaux des titres sensationnels : les Soleilland, les Brierre, les Martin (assassin de Berthe de Brienne), Hubac, les « apaches » Manda et Lecca, les voleurs illustres, comme Gallay et quelques autres. Ceux-là sont les enfants gâtés et les maîtres du bagne. L'administration les garde avec sollicitude. En voici, sans plus tarder, la raison. Les camps du littoral sont installés en lisière de la brousse; la répression des évasions est matériellement impossible. Pendant les heures de travail, les hommes disparaissent du chantier sans que nul s'en aperçoive. L'insuffisance du personnel des gardiens militaires rend toute surveillance illusoire. On voit chaque jour des corvées de cent et cent cinquante hommes gardées par un seul surveillant. Dans ces conditions, le condamné aux travaux forcés part lorsqu'il le veut. Un cambrioleur vulgaire disparaît, nul n'y prend garde. Mais imaginez quïi s'agisse de Soleilland, de Brierre ou d'Ullmo... songez au vacarme des Quotidiens et vous comprendrez que l'administration pénitentiaire, jalouse de ménager sa responsabilité, mette les condamnés de grande marque en lieu sûr... Malheureusement, ce lieu sûr est un lieu de délices. Est-ce la faute de l'administration si les îles du Salut, où elle tient parqués les forçats célèbres, sont des îles au climat doux et sain, soumises à des vents qui en éloignent les fièvres, les moustiques et les miasmes par quoi sont rendues inhabitables les terres de la côte?

Point d'évasion possible aux îles. Une mer toujours démontée les entoure. Si, par miracle, un audacieux, un fou réussissait à partir sur une embarcation de fortune, les carabines des soldats d'infanterie coloniale en veille permanente l'arrêteraient bientôt. D'autre part, les abords des îles sont infestés de requins dont les dos affleurant à la surface de l'eau sont la meilleure garde de ce bagne. On raconte l'effroyable aventure d'un condamné qui était parvenu à mettre à la mer le cercueil dans lequel on porte chaque matin, pour les couler au large, les cadavres de l'hôpital. Il avait réussi à fuir, suivi d'une nuée de requins, par une mer exceptionnellement calme. Mais l'absence de courant, le calme même de l'atmosphère, l'obligèrent à rester plusieurs jours en pleine mer. Il mourut de faim dans ce cercueil où un bateau venant de Cayenne finit par le découvrir. Aucun lieu au monde ne pourrait donc offrir moins de chance d'évasion que ces îles. Mais ce n'est pas assez. Il faut encore éviter les révoltes et même le mécontentement des condamnés qui ont la faculté d'écrire directement, sans le contrôle de l'administration, au ministre de la Justice, au gouverneur de la colonie et au procureur général de Cayenne.

« Pas d'affaires, pas de scandales », disent les chefs et, comme les condamnés n'ignorent rien de leurs droits, ils pratiquent une sorte de vaste chantage qui réussit à merveille. Leur refuse-t-on une faveur, ils adressent au Parquet une plainte contre le fonctionnaire récalcitrant. Aussitôt la justice se met en route (les vacations sont fort lucratives), les magistrats enquêtent, et l'infortuné fonctionnaire voit figurer à son dossier une « enquête ». Peu à peu, de concessions en concessions, l'administration en est arrivée à céder partout et toujours. Et il se produit ceci : plus un bandit est redoutable, meilleur est son sort. Il aura un emploi de tout repos, une sinécure qui l'affranchira des ennuis de l'exil. Pour invraisemblable que paraisse ce régime d'expiation à rebours, il est cependant indiscutable.

Soleilland, la plus triste figure du bagne, a une situation exceptionnelle. On ne sait trop pourquoi l'administration s'est avisée qu'il pouvait être enlevé. Par qui? Par les partisans de la peine de mort? On ne le dit pas, mais cette crainte a valu à Soleilland une surveillance dont il ne se plaint pas. Il est exempt de toute corvée, de tout travail. Dans ses promenades à travers l'île Saint- Joseph, il est accompagné de deux surveillants militaires. Il fume des cigarettes et s'occupe à graver des arabesques sur des noix de coco. Tous les efforts des rares initiés qui pénètrent sur l'île pour le photographier restent vains. Exception est faite pour lui; il faut l'approcher les mains vides. Il est content de son sort. Récemment, il nous disait : « Vous voyez, j'engraisse... » . Mais Soleilland est, je crois, le seul condamné auquel l'administration évite ainsi tout effort physique et tout souci. Les autres héros ont un emploi, accordé selon les goûts et les préférences de chacun : Brierre, le sinistre assassin qui tua ses cinq enfants à coups de pioche, est infirmier; Hubac, qui empoisonna le commandant Masson est pharmacien; Manda, le roi des apaches, qui tuait dans la rue « pour le plaisir », est infirmier, et son rival Lecca également.

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Au bagne. Manda, (Joseph pleigneur, affaire Casque d'or ***), condamné en 1902 à vingt ans, est décédé en 1936 après avoir effectué l'inrégralité de sa peine. Lecca Dominique, condamné à 8 ans, serait mort dans une rixe après avoir effectué sa peine.

Pour voir d'excellentes photos de ces protagonistes, par Bernard: http://guillotine.cultureforum.net/la-veuve-f1/photos-de-criminels-t107-105.htm
______________________________________________________________________

Infirmier encore Martin, l'assassin de Berthe de Brienne; Jacob, l'Abel Pollet de la bande d'Amiens, est resté aussi farouche qu'à la cour d'assises. Il ne fait rien; Bassot, l'assassin d'Eugénie Fougère, a la garde d'un jardin de l'île Royale. Enfin, les six cents forçats célèbres gardés aux îles du Salut payent de mine. Les clichés ci-dessus les montrent robustes et tranquilles dans le décor paradisiaque des îles. L'administration fait des prodiges pour occuper ces privilégiés. On multiplie les emplois dans les bureaux et l'on organise des chantiers qui n'ont d'autre objet que d'occuper les mains libres. Une des grandes occupations de ces désœuvrés consiste à recueillir du sable sur la plage avec des boîtes de conserve vides. C'est un jeu d'enfants plutôt qu'un travail d'adultes. Les équipes entassent ainsi un mètre cube ou deux de sable qu'elles vont rejeter le lendemain à la mer, dans les mêmes conditions. Quelques-uns des plus robustes, parmi ces hommes favorisés, rament sur les baleinières employées au ravitaillement de l'île du Diable, où est Ullmo, ou aux tournées des fonctionnaires.

Un pareil régime est un encouragement au crime. S'il était renseigné sur le châtiment qui lui est réservé, le voleur n'hésiterait pas à employer les pires moyens. Un voleur vulgaire, condamné à cinq ans de travaux forcés, ira pendant cinq années travailler, dans les boues du Maroni, au débroussage de la forêt vierge. Sous un soleil dur, mal nourri, dormant dans une atmosphère pestilentielle, il ne finira sa peine que par miracle et s'il est doué d'une constitution exceptionnellement robuste. Au contraire, un assassin dont le crime aura soulevé l'horreur des foules, envoyé au bagne avec une condamnation aux travaux forcés à perpétuité, sera installé aux îles du Salut dans un milieu sain, et il n'aura aucun travail à faire. Nourriture, vêtement, hygiène, tout est incomparablement meilleur à l'île Royale qu'à Saint-Laurent du Maroni. Aucun colon n'est plus heureux qu'un condamné à mort en Guyane. L'échelle des pénalités est ainsi renversée par l'administration pénitentiaire. Le souci d'éviter « les histoires » l'a conduite à créer un régime dont l'immoralité étonne et révolte. Si l'on veut supprimer la peine de mort, il faut d'abord modifier cet état de choses. Il faut obtenir de l'administration qu'elle rende effective la peine des travaux forcés.


*** Casque d'or (Amélie Hélie), à l'identité judiciaire.

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MessageSujet: Les Bagnes de Guyane   Ven 1 Jan 2010 - 23:07

Comme des posts sur ce thème ont disparu accidentellement du site chacun pourra placer ici ce qu'il estime intéressant à faire découvrir sur les divers bagnes de Guyane.


Dernière édition par mercattore le Sam 2 Jan 2010 - 0:59, édité 1 fois
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Pibrac
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Ven 1 Jan 2010 - 23:31

Installation à St Laurent du Maroni:


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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Ven 1 Jan 2010 - 23:47

http://gmarchal.free.fr/Le%20Bagne%20de%20Guyane/Histoire%20du%20Bagne%20de%20Guyane.htm

Et aussi:
http://www.bagne-guyane.com/
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MessageSujet: Femmes reléguées St Laurent du Maroni   Dim 3 Jan 2010 - 14:22



Les surveillantes étaient des soeurs de St Joseph de Cluny:
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MessageSujet: Bagnards annamites   Dim 3 Jan 2010 - 22:03

Construction d'un carbet pour les bagnards annamites à Crique-Anguille 1931:


IDEM:


Bagnards annamites au travail à la même époque:
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Lun 4 Jan 2010 - 15:43

Glossaire :

— TRANSPORTÉS : Terme appliqué aux auteurs de crimes, condamnés à la peine des travaux forcés par des cours d'assises (loi du 30 mai 1854).

— DÉPORTÉS : Terme appliqué aux condamnés politiques, jugés par les conseils de guerre (loi du 8 juin 1850). Il n'en sera pas toujours ainsi jusqu'en 1870, ces condamnés politiques portant parfois le titre de transplantés.

— RELÉGUÉS : Terme appliqué à partir de 1885 aux délinquants multirécidivistes, condamnés en correctionnelle.



Nombre de bagnards ayant subi leur peine en Guyane et en Nouvelle-Calédonie : 1852-1938 : 102100 environ.

Le dernier convoi de 666 relégués est parti de Saint-Martin-de-Ré le 22 novembre 1938 . L'envoi en Guyane des transportés ayant été supprimé par un décret-loi du 17 juin 1938. Les premiers rapatriements pour la métropole n'auront lieu qu'à partir de 1947 et se poursuivront jusqu'en 1953.

A NOTER : A partir de 1864, les convois pour la Guyane ont été suspendus pour les transportés européens condamnés à moins de huit ans de bagne. A partir de 1867 et jusqu'en 1887 les convois de condamnés européens à destination de la Guyane sont suspendus, les taux de mortalité étant trop élevés.

* Un décret du 20 août 1853 instaure l'envoi en Guyanne, d'hommes et de femmes d'origine africaine ou asiatique et condamnés aux travaux forcés.

(On peut noter l'oeuvre très importante que l'Armée du Salut a effectué en Guyane, militant pour la suppression des bagnes, facilitant la réinsertion d'ex-bagnards par des structures d'accueil, la construction de locaux permettant une réadaptation professionnelle, l'organisation et l'aide financière du rapatriement en métropole des condamnés libérés etc. La figure dominante de l'Armée du Salut fut Charles Péan, qui effectua de nombreuses missions en Guyane dès 1928).



Nombre de bagnards ayant subi leur peine en Guyane : 1852-1938(pour la Nouvelle-Calédonie voir le sujet à venir « Les bagnes de la Nouvelle-Calédonie »)

HOMMES :

— Transportés : 52000

— Relégués : 15600


FEMMES (ces chiffres sont ceux du Centre des Archives d'Outre-mer. Ils divergent d'autres chiffres publiés par des sites pourtant compétents, comme par exemple criminocorpus).

— Transportées : 394
(dont 35 coloniales)

Reléguées : 519 (de 1887 à 1904. A partir de cette date, la relégation n'est plus appliquée aux femmes).

Déportées : 7 (recensées avec les 394 transportées ci-dessus).

— Le chiffre des emprisonnées et réclusionnaires, environ 60 à 70, envoyées en Guyane, ne peut être précisé, faute d'archives.


— A partir de 1904 les femmes condamnées à la relégation ne partent plus pour la Guyane. Ultérieurement, une loi du 19 juillet 1907, présentée par un adversaire résolu de la relégation, le président du conseil Georges Clémenceau, prescrit que la relégation n'est plus applicable aux femmes. Mais ce n'est qu'en 1913 qu'intervient sur place la suppression totale de la relégation par la fermeture du dépôt de Saint-Laurent du Maroni. 37 condamnées demandent a regagner la métropole, une la Martinique, une autre l'Afrique.


CHRONOLOGIE : FEMMES : La loi du 30 mai 1854 stipule que les femmes condamnées aux travaux forcés pourront être conduites dans les établissements crées aux colonies. Par « pourront », cette loi laisse aux femmes la possibilité de choisir entre leur maintien sur le sol métropolitain pour purger leur peine, comme autrefois, ou leur départ pour la Guyane, mais avec la promesse d'être pourvues de mari et de concession. Beaucoup ne partirent pas, le taux de mortalité en Guyane étant de 25% et les prisonnières métropolitaines en furent informées.

1858
(28 décembre) Le premier convoi de femmes à destination de la Guyane appareille à Brest pour Saint-Laurent du Maroni. Il est composé de 36 transportées. Un pénitencier pour femmes est donc édifié hativement à Saint-Laurent-du-Maroni pour "accueillir" ces premières arrivées (janvier 1859). Leur installation dans ce camp toujours en chantier, boueux, puant, aggravé par les fièvres et la misère physiologique, font que le tiers de ces femmes décèdent dans les six premiers mois suivant leur arrivée.

De 1859 à 1869 : Neuf convois, d'un total de 340 femmes condamnées aux travaux forcés appareillent pour la Guyane (à partir de 1885, l'envoi en Guyane de femmes condamnées aux travaux forcés est arrêté. Ce sont les femmes condamnées à la relégation qui les remplacent dans le pénitencier de Saint-Laurent du Maroni — que l'on nommera alors « dépôt collectif ».


1869-1881 : Convois de 359 Femmes transportées et de 60 réclusionnaires et emprisonnées.

1868-1887
: Convois de 35 Femmes transportées, venant des colonies).


LIEUX DE DÉTENTION DES FEMMES :


GUYANE : ((pour la Nouvelle-Calédonie voir le sujet à venir « Les bagnes de la Nouvelle-Calédonie »)

Principalement Saint-Laurent du Maroni (1859-1913) composé de :

— Transportées

— Réclusionnaires

— Emprisonnées

— Reléguées


D'autres camps, moins importants, ont été été également établis. Plus de précisions ultérieurement.

Source principale : Centre des Archives d'Outre-mer, Aix-en-Provence (13100).



Les premiers déportés:

1795 : Ce sont des déportés politiques, dont le général Pichegru ( il s'en évadera), le sanguinaire conventionnel Collot d'Herbois ( il y mourra), Billaud-Varenne (qui ne reviendra jamais en France) etc.

1798 : Plus de 300 déportés, sous le Directoire, dont un majorité de prêtres réfractaires.

Au total 688 condamnés seront déportés avant que les départs pour la Guyane ne soient interrompus pendant plus de cinquante ans.

1852 : Les Archives d'Outre-mer indiquent qu'un convoi de 329 insurgés de 1851 est parti en Guyane à la suite du décret du 8 décembre 1851 (concernant les individus placés sous la surveillance de la haute police et les individus reconnus coupables d’avoir fait partie d’une société secrète). Ces déportés politiques portent anormalement le titre de transportés.

* Le premier insurgé de la révolution de Juin 1848 transporté en Guyane, Jean Chautard (matricule 170), arrive sur la Fortune qui a appareillé le 5 septembre 1852. Puis 24 autres suivent sur le convoi de « l’Allier » qui a appareillé le 7 juin 1853 (Les insurgés de 1848 avaient été déportés à Belle-Ile et surtout en Algérie, d'où venait Chautard).

1852 : 31 mars — Premier convoi après l'interruption: Départ de 298 condamnés provenant des bagnes de Rochefort et Brest et de 3 déportés politiques pour les îles du Salut, au large de la Guyane (suite au décret du 27 mars 1852, préconisant l'envoi en Guyanne d'un certain nombre de condamnés aux travaux forcés, détenus dans les bagnes métropolitains, pour y subir leur peine, en étant employés aux travaux de la colonisation, de la culture, de l'exploitation des forêts et à tous autres travaux d'utilité publique).


Dernière édition par mercattore le Lun 7 Juin 2010 - 15:49, édité 2 fois
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piotr
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Mer 17 Fév 2010 - 19:15

http://www.bhedition.com/e26.htm

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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Lun 7 Juin 2010 - 15:28

EN CONSTRUCTION

DES AJOUTS OU DES MODIFICATIONS SERONT EFFECTUÉS ULTÉRIEUREMENT.


* Entre 1852 et 1863 s'ouvrent divers camps (pour plus de détails et la liste complète, voir les sites spécialisés) :
Ilet la mère — Montagne d'Argent — Saint-Georges — Sainte-Marie — Sainte-Philippe — Saint-Augustin — Îlet Saint-Louis — Organabo — Saint-Pierre — Saint-Anne.

1855 — Etablissement de pénitenciers flottants au large de CAYENNE (1855) KOUROU (1856)

1856OUVERTURE du pénitencier de KOUROU

1859 OUVERTURE du camp de SAINT-JEAN-DU-MARONI

1867 — Début de la construction du pénitencier de CAYENNE

1867 — Décrêt supprimant la transportation D'EUROPÉENS en Guyane. Elle est maintenue pour les extra-métropolitains

1868FERMETURE du camp de SAINT-JEAN-DU-MARONI (insalubrité)

18-03-1880 — Décret érigeant SAINT-LAURENT-DU-MARONI en commune pénitentiaire

Entrée de la Transportation, à Saint-Jean-du-Maroni..

1883 — Les bagnes passent sous la tutelle du Ministère des Colonie

1887REPRISE des convois D'EUROPÉENS vers la Guyane

1887RÉOUVERTURE du camp de SAINT-JEAN-DU-MARONI pour la relégation collective

04-10-1889 — Décret établissant un Tribunal maritime spécial (TMS). Le tribunal maritime spécial donnait sur la cour centrale du centre pénitencier de Cayenne. Il se composait d' une salle d'audience, d'une salle de délibération, du cabinet du commissaire, du rapporteur, du greffe, et le logement du surveillant attaché au greffe. Lui étaient adjoints, un logement pour le greffier, un logement pour deux surveillants et deux hangars servant de magasins. Fonctionnant de 1889 à 1893, il sera ensuite établi à Saint-Laurent-du-Maroni

1896OUVERTURE du camp forestier de CHARVEIN, rattaché à Saint-Laurent-du Maroni

1899OUVERTURE du NOUVEAU CAMP

1899 — L'île SAINT-JOSEPH interne des condamnés par le TribunaL maritime spécial. Constitué de trois bâtiments de 152 cellules, pour réclusionnaires

1906OUVERTURE du camp des MALGACHES, rattaché à Saint-Laurent-du-Maroni

1909 OUVERTURE du camp forestier de GODEBERT, rattaché à Saint-Laurent-du Maroni

1925 : SUPPRESSION des bas-flancs, des fers, et du cachot Attribution des hamacs

06-06-1930 — Création du territoire autonome de L'ININI . Il est placé sous la seule administration de Paris, par l'intermédiaire du Gouverneur.

1931-1946 — Par décret du 22-01-1931, implantation de camps d'établissements pénitentiaires spéciaux (EPS) :

- Camp de CRIQUE-ANGUILLE

- Camp de la FORESTiÈRE

- Camp de SAUT-TIGRE


17-05-1931 — Départ de Saïgon d'un convoi de 535 condamnés Vietnamiens. Voir ci-dessous :

30-06-1931 — Arrivée à Cayenne, par le MARTINIÈRE, d'un convoi de 535 condamnés politiques et de droits communs vietnamiens, en provenance du bagne de Poulo-Condor et des maisons d'arrêt de Hanoï et de Saïgon. Ils seront ultérieurement transférés dans les E.P.S

1931-Août. OUVERTURE du Camp des Annamites, dit camp de CRIQUE ANGUILLE, à 45km à l'est de Cayenne. Interne, en août 1931, 395 déportés anamites. Sources divergentes pour sa fermeture. Certaines la fixent en 1938 (insalubrité), d'autres, en 1946 ou 1945.

Ruines du camp de CRIQUE ANGUILLE. Cellules pour réclusionnaires.

Crique Anguille. Aujourd'hui, les touristes s'y baladent.


Plaque en mémoire des condamnés Vietnamiens, sur le circuit balisé du chemin menant aujourd'hui à Crique-Anguille.
« Suite au Soulèvement Général de Yen Bay du 10 février 1930, 535 condamnés Vienamiens, dont plusieurs nationalistes, sont déportés jusqu'ici. La Patrie est reconnaissante ».

Le chemin de Crique-Anguille
(excellent petit blog photographique) : http://psyenchemin.canalblog.com/archives/2009/05/05/13616435.html

Septembre 1931OUVERTURE du camp de la FORESTIÈRE, bagne des annamites (Apatou). Dépendant de Saint-Laurent-du-Maroni. 135 annamites déportés en 1931. Remplacé, en octobre 1934, par le camp de Saut-Tigre.

1933OUVERTURE du camp de SAUT TIGRE (région de Cayenne). Interne 200 déportés Anamites. Effectif chargé de la mise en valeur du territoire autonome de l'Inini. Sources divergentes pour sa fermeture. Pour certaines, en 1939 (pour cause d' insalubrité), pour d'autres, en 1944. Ce camp internera les 3/5ème des condamnés indochinois.

1933-Octobre — On dénombre 538 condamnés indochinois sur le territoire de l'Inini.

17-06-1938 — Décret-loi abolissant la TRANSPORTATION en Guyane.

22-06-1938 DERNIER CONVOI pour la GUYANE. Départ de 666 relégués.

1946FERMETURE du bagne de Guyane

17-08-1946 — Arrivée à Marseille de 145 détenus libérés, en provenance de Guyane

19-03-1946 — La Guyane devient un département (DOM).

1953 — Les derniers condamnés — n'ayant pas terminé leur peine ils seront incarcérés à Fresnes — et les derniers libérés rentrent en métropole.

1953 — Arrivée en métropole d'anciens bagnards de Guyane.

1954 — Début du rapatriement des condamnés indochinois. il se poursuivra jusqu'en 1963.

A suivre...


Dernière édition par mercattore le Sam 30 Oct 2010 - 14:36, édité 4 fois
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octave
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Sam 30 Oct 2010 - 14:15

MERCI.trés interessant.vivement la suite...
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Ven 15 Juin 2012 - 22:04



Guyane française carte ancienne de 1880


(collection privée. Société Philomatique des Vosges)







Déclaration de résidence à Cayenne du condamné Lhôte Victor et ses anciennes condamnations

(Archives départementales des Vosges 9Y6 document paru dans Mémoires des Vosges N°23 de la Société Philomatique des Vosges)


















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MessageSujet: Re: Les bagnes de Guyane   Ven 22 Juin 2012 - 23:24

A lire absolument, un livre autobiographique fabuleux sur l'horreur du bagne de Cayenne : "les compagnons de la belle" de rené Belbenoit ; par contre difficile a trouver en édition originale de 1938 (j'en possèdes un exemplaire); il est réédité en version allégée
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