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 M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909

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MessageSujet: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Ven 1 Jan 2010 - 20:29

Le samedi 17 juillet 1909, cinq fonctionnaires de police, dont le sous-directeur de la Sûreté M. Blot, se présentent au 25 rue de la Folie-Méricourt (Paris XIème). Ils viennent procéder à l'arrestation d'un nommé Émile Delaunay , soupçonné d'être le chef d'une bande de pilleurs d'églises et de musées et qui sévit depuis plusieurs mois dans le centre de la France. L'homme est signalé dangereux par des complices qui ont déjà été arrêté.

M. Blot, en tête du groupe monte, au deuxième étage de l'immeuble et (sans arme à la main) frappe à la porte de Delaunay : au nom de la loi, ouvrez. La porte s'ouvre, mais à peine engagé dans l'appartement des coups de feu sont tirés sur M. Blot qui s'écroule. Il décédera 30 minutes plus tard. A ce moment, au lieu d'abattre Delaunay, (1) l'inspecteur Mugat tente de le saisir aux jambes, mais le bandit réussit à le retourner et à lui tirer deux balles dans le dos. Delaunay réussit ensuite à s'enfermer dans sa chambre en traînant avec lui le corps de l'inspecteur Mugat.

Un officier de paix, M. faralicq, (2) venu prêter main-forte à ses collègues, tente d'enfoncer la porte de la chambre de Delaunay mais un coup de pistolet se fait entendre et entrant dans la pièce Faralicq découvre deux cadavres. Mugat est mort des coups de feu précédents et Delaunay s'est tiré une balle dans la tête.


2012-01-11 par Adelayde

M. Blot et L'inspecteur Mugat.



(1) Les policiers étaient armés mais ne pouvaient brandir leur arme qu'en cas express de légitime défense, ordre évidemment trop restrictif.
M.Blot et M. Jouin, tous deux abattus brutalement se faisaient un honneur de ne pas se servir d'armes et peut-être même à ne pas s'en munir. On voit ce qu'il leur en à coûté face à des bandits n'hésitant pas à tuer.

2) C'est cet officier de paix (devenu par la suite commissaire) qui fut chargé d'organiser l'escorte de la guillotine destinée à l'exécution de Jean-Jacques Liabeuf , dans la nuit du 1er juillet 1910 . Il accompagna le convoi de protection qui effectua le parcours de la rue de la folie-Régnault au bd Arago, la préfecture de police craignant une tentative de main-mise sur la guillotine de la part d'éléments anarchistes ou d'extrême gauche. Il assista à l'exécution de Liabeuf et rapporte qu'il l'entendit crier juste avant la décapitation (page 188 *) : « Vive l'anarchie ! Mort aux va…. ». Il est bien le seul.

Tous les observateurs, journalistes (de toutes tendances), personnalités etc. qui étaient près de la guillotine grâce à leur coupe-file et qui ont relaté l'exécution entendirent liabeuf crier juste avant que le couperet ne s'abatte sur son cou « je ne suis pas un sout….. Liabeuf n'était pas anarchiste. M. Faralicq veut le faire croire en lui prêtant des mots qu'il n'a jamais prononcés. Cet ouvrier cordonnier n'était ni Casério, ni Henri, ni Ravachol et consorts. Certes, meurtre et tentative de meurtre contre des policiers, et il a payé pour cela, mais il n'a agit que par l'obsession de la vengeance (je ne l'excuse pas, mais tente de le comprendre) contre des agents des moeurs dont on sait la compromission que certains d'entre eux entretenaient avec le milieu de la prostitution. Cette accusation de proxénétisme (certainement fausse pour qui a bien étudié cette affaire, rendons à Liabeuf cette justice) lui insupportait terriblement et il l'a toujours déniée, et ce jusqu'au bout de sa vie.
A ce titre, Il est est symptomatique que la reconnaissance par la justice d'une fausse accusation de proxénétisme à son encontre importait plus pour Liabeuf que sa condamnation à mort.



Nuit du 1er juillet 1910. L'escorte de protection pour le transport de la guillotine destinée à l'exécution de Jean-Jacques Liabeuf s'apprête à partir pour le bd Arago. (cliché de presse)


* FARALICQ Gaston « Trente ans dans les rues de Paris », librairie académique Perrin, Paris, 1934.

Pour cette affaire Delaunay, il reste à déterminer l'identité réelle de ce dernier, la police de l'époque pensant qu'il pouvait être un bagnard évadé de la Guyane. Recherches à poursuivre.
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Benny
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Mer 11 Jan 2012 - 22:13

A défaut des images, les miniatures :





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Benny
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Jeu 12 Jan 2012 - 10:35

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k563307v/f1.image.langFR.swf

L'ASSASSINAT DE MM. BLOT ET MUGAT

La perquisition chez leur meurtrier confirme les soupçons de la police
Delaunay était un "rat d'église"
Les victimes seront solennellement inhumées, demain, aux frais de la Ville de Paris.

C'est avec une profonde émotion que les Parisiens ont appris, hier matin, le drame effroyable qui s'était déroulé la veille au soir. rue de la Folie-Méricourt, drame au cours duquel M. Blot, sous-chef de la sûreté, et l'inspecteur Léon Mugat ont été, comme on sait, tués à coups de revolver par le chef d une bande de cambrioleurs de musées, de « rais d'église », dont ils avaient mission de s'assurer et qui, son double cri-me commis, s'est fait justice en se logeant une balle dans la tête.

Dans ce quartier si populeux de Saint-Ambroise, dans l'immeuble qui fut le théâtre de cette tragédie, véritable phalanstère occupé par une quantité de petits ménages de travailleurs, braves gens aux mœurs paisibles, chacun commentait, hier, ces poignants événements, et c'est unanimement que l'on déplorait la fin tragique des deux infortunés policiers.

De fort bonne heure, hier matin, la foule s'était massée de nouveau devant le 25 de la rue de la Folie-Méricourt, que les magistrats instructeurs avaient quitté fort avant dans la nuit et dans lequel ils ne tardèrent pas à revenir.

Entre temps il nous fut possible de recueillir de nouveaux renseignements sur Delaunay, car tous les habitants étaient dehors et ne demandaient qu'a parler.
Certes, nous n'aurions jamais pensé, nous dit la concierge, que notre locataire fùt un homme à jouer ainsi du revolver et à tuer deux personnes. Je dois dire cependant que ses allures m'avaient fort intriguée, et que je m'étais assez fréquemment, demandé à quel genre de commerce il pouvait bien s'y livrer.

Un effet, ainsi qu'il m'en avait prévenue, il voyageait beaucoup. Chaque fois qu'il partait il chargeait sur une voiture une malle d'assez grande dimension qui contenait, disait-il, ses échantillons mais quand il revenait, cette malle, le plus souvent, était vide.

D'autre part, son attitude était assez étrange. Très fermé, Delaunay n'entretenait aucune relation dans le voisinage, ne causait à personne. Seule une femme assez élégante, grande, mince, venait le visiter plusieurs fois par semaine quand notre locataire était à Paris, Le plus souvent, elle arrivait en automobile un peu-avant midi, et passait avec Delaunay une partie de la journée.
Elle ne repartait guère que vers six heures du soir, après avoir fait en sa compagnie un déjeuner des plus fins.



Ce qu'on a trouvé chez Delaunay

Tandis que nous nous entretenions ainsi avec les habitants de l'immeuble survenaient les magistrats qui venaient d'opérer unc minutieuse perquisition dans le logement du meurtrier. C'étaient M. Drapier, juge d'instruction et son greffier, MM. Carpin, commissaire de police Collot et Barnabé, secrétaires de ce dernier Dol, inspecteur principal de la sûreté et. deux de ses subordonnés.

Nous avons découvert des choses intéressantes, nous dit M. Carpin, qui prouvent surabondamment que les soupçons de la sûreté concernant Delaunay étaient plus que fondés, et que ce dernier, en tirant sur M. Blot et ceux qui l'accompagnaient, devait avoir de bonnes raisons de tenir à sa liberté.

Hier soir, Poursuit M. Carpin, nous dûmes nous arrêter devant un coffre-fort placé dans un coin de la chambre de Delaunay. et dont nous ne possédions pas les clefs.
Mais vers une heure et demie du matin, quand on releva le cadavre de Delaunav et qu'on eut retrouvé sous le corps une balle en plomb provenant du revolver de Dol, je fis fouiller une dernière fois les vêtements, et dans une poche du veston on découvris un porte-monnaie contenant 383 francs, ainsi qu'un trousseau de clefs permettant d'ouvrir le coffre.

Nous avons procédé ce matin, avec M. Drapier, cette opération qui nous a donné des résultats édifiants. Delaunay était bien, ainsi qu'on t'avait représenté, un rat d'église un pilleur de musées.

Ce que renfermait le coffre-fort Voici à peu près exactement la nomenclature des objets que contenait le meuble.
Tout d'abord, deux reliquaires en bois, avec applications d'émaux fort curieux, reliquaires d'ailleurs vides.

Une douzaine de superbes émaux sur cuivre rouge il plaques bombées, la plupart fort anciens et signés de Landin, Limoges.
Presque, tous représentent des scènes religieuses. Sur un d'eux on lit ces mots: Palanccau de la communauté de Limoges donné par M. Fournier, doyen.

Puis six ivoires sculptés, d'un travail très délicat et paraissant avoir une très grande valeur. Vingt crucifix datant du treizième siècle et dont les sujets sont presque tous détachés des croix. Une petite boite en cloisonné or et émail blanc, deux custodes avec au centre une tète de Christ un dé en ivoire fort ancien, orné de peintures très curieuses.

Puis des cartes postales licencieuses, d'autres émaux/représentant des scènes profanes, des statuettes en terre cuite d'une très haute antiquité, un stylet dans sa gaine, une médaille de la Sociéte d'agriculture de l'Indre, deux vieux reliquaires de petites dimensions richement enluminés, une bonbonnière en faïence.

Dans une petite cassette, M. Carpin a saisi plusieurs carnets sur lesquels sont notés avec soin des routages » de Paris à différentes villes on a découvert une facture de deux bagues, vendues par M. Romand, bijoutier à Dijon, à un M. Bernaud.
Est-ce là un nom d'emprunt pris par Delaunay au cours d'un de ses voyages ?
Les magistrats ont découvert, en outre, une serviette bourrée de papiers, dont on fera prochainement un inventaire minutieux. L'examen assez rapide qu'on en a fait hier, avec l'espoir d'y trouver des documents pouvant servir à identifier complètement le personnage, n'a donné aucun résultat.

On croit toutefois que certains de ces papiers fourniront à l'instruction d'utiles renseignements qui permettront' de relever la piste des complices de Delaunay.

Enfin, dans un double-fond du coffre-fort, avec une serviette portant des empreintes sanglantes. M. Carpin a découvert tout un attirail de cambrioleur, attirail des plus perfectionnés, d'ailleurs.

Là, s'alignaient des vrilles volumineuses système américain, en acier à toute épreuve, des rossignols énormes permettant le crochetage des portes d'église, des clefs non terminées, une machine a percer le fer, un poignard, et aussi une centaine de cartes de visite au nom de « M. Emile Delaunay, employé de commerce ».

M. Carpin, quand il eut fait l'inventaire de tous ces objets, les replaça dans le coffre. Il les fera enlever aujourd'hui et les enverra au greffe du parquet, après quoi le juge de paix du onzième arrondissement viendra apposer les scellés sur l'appartement de Delaunay.

Ajoutons que M. Carpin nous a déclaré que l'amie du rat d'église, dont nous avait parlé la concierge, est actuellement en villégiature à la mer et qu'il y a tout lieu de supposer qu'elle ignorait le genre d'industrie du personnage.



DELAUNAY ET SA BANDE

Ces malfaiteurs avaient pour spécialité de dévaliser les églises et les musées.
L'enquête de la sûreté générale permit de les démasquer et de découvrir des trésors cachés.

C'est une série d'opérations policières très activement conduites par M Sébille, contrôleur général des recherches à la sûreté générale, et par M Canac, commissaire divisionnaire, chef de la police mobile de Limoges, que vient de clore la mort tragique du sous-chef de la sûreté parisienne et de son inspecteur.

Afin de donner une idée claire des méfaits de la bande Delaunay et des recherches auxquelles ils donnèrent lieu, nous avons adopté, pour exposer les premiers et préciser les secondes, l'ordre chronologique.

De vol en vol

Depuis bientôt deux ans, la sûreté générale enregistrait les vols dont voici 1 énumération et ouvrait des enquêtes successives pour en découvrir les auteurs.
Dans la nuit du 25 au 26 mai 1908, la cathédrale de Limoges recevait la visite de mystérieux cambrioleurs.

C'est le premier en date de la série de vols exécutés par Delaunay et ses complices.

Le second exploit de ces bandits eut pour théâtre l'église de Saint-Viance, dans la Corrèze.

Deux mois après, dans la nuit du 26 au 27 octobre 1908, l'église de Saint-Vaury (Creuse) fut, à son tour, cambriolée.
Nous voici maintenant en l'année 1909.
Dans la nuit du 25 au 26 mars, Delaunay s'attaque à l'église de la Souterraine (Creuse). Il y dérobe deux très beaux calices, l'un romain, l'autre gothique, ornés, tous deux, de turquoises et de rubis trois ciboires Renaissance et un ostensoir de la même époque.

De même. un mois après. le 17 avril, l'église d'Huriel est visitée et privée de deux calices et d'un ciboire.

Au tour des musées

Ce fut le musée de Guéret qui reçut, le 27 avril 1909, la visite des audacieux pilleurs Les successeurs de Thomas et de ses complices paraissent avoir eu des goûts identiques, puisque leur choix se porta, à cette date. sur les objets précieux qui, en décembre 1906, avaient été dérobés une première fois par les fameux filous condamnés à Clermont-Ferrand, et réinstallés le mois de juin suivant.

A Limoges, M. Canac, commissaire divisionnaire, avait très habilement démasqué, sinon le chef même de la bande, Delaunay, du moins la plupart de ses aides.

C est ainsi qu il avait acquis la certitude de la complicité d'un antiquaire parisien NI Chevillard, demeurant 271 faubourg Saint-Honoré. Filé a Vichy, où il faisait une cure, du au 16 juillet dernier. M Chevillard fut reconnu coupable de recel 1 objets provenant du musée de Guéret et. dans la nuit du 16 au juillet, un mandat d'arrêt contre lui fut télégraphiquement expédié par le juge d'instruction de cette ville.
Arrêté par M. Hasard le samedi 17 juillet, à dix heures du matin, M. Chevillard, presse de questions, dénonça lui-même Delaunay De leur côté, les nommes Baudet et Nicolas, antérieurement arrêtés et au domicile desquels avaient été découverts plusieurs des objets que nous avons énumérés plus haut, tirent des aveux complets et révélèrent également la culpabilité du bandit.
Chevillard poussa même ses explications jusqu'à informer ta police du danger que présentait l'arrestation du chef de la bande. Delaunay était doué d'une force herculéenne, dit-il, et il ne reculerait devant aucune brutalité pour défendre sa liberté.
Cette précision devait se réaliser le soir même, hélas.

M. Canac s'était même promis, connaissant à fond les inculpations imputables aux pilleurs d'églises, d'assister personnellement la sûreté parisienne dans l'arrestation de Delaunay.

Un simple hasard voulut que samedi soir M Blot ait devancé l'heure de son opération.
M Canac arriva trop tard pour l'accompagner. On sait le reste.

Pour qui volaient-Ils ?

Telle est la question qu'il faut élucider maintenant. Il est de toute évidence que des gens opérant avec l'audace et la fréquence de Delaunay el de sa bande devaient retirer de leurs expéditions des avantages pécuniaires sérieux.

L'arrestation de M. Chevillara ne suffit pas à éclairer encore ce mystère mais, si nos renseignements sont exacts, on peut s'attendre à ce que cette affaire provoque un certain scandale.

Il paraitrait établi aujourd'hui que les pilleurs d'églises et de musées servaient des intermédiaires aussi riches que peu scrupuleux sur les moyens à employer pour se procurer des objets d'art ancien. Ces richesses artistiques étaient, du reste, écoulées à l'étranger. Certains pays, qui disposant de fortunes énormes et convoitent les chefs-d'œuvre de l'art religieux français, se voyaient possesseurs ainsi d'inimitables trésors. Cambrioleurs et intermédiaires trouvaient leur compte à servir une clientèle qui ne marchandait pas le prix des œuvres qu'elle acquérait, se- préoccupant seulement de s'assurer de leur authenticité et non de leur origine.

L'organisation de ces vandales internationaux ne tardera pas à être connue. Nous pourrions même dire déjà qu'elle est démasquée et préciser notre information, si nous ne voulions pas, en des circonstances aussi graves, observer une réserve qui s'impose et qui est nécessaire à la police pour agir promptement et librement.

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Benny
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Jeu 12 Jan 2012 - 13:53

Je rapatrie celle-ci.




2012-01-12 par Testou
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testou
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MessageSujet: butin de delaunay ( affaire Blot Mugat) ss chef sureté   Jeu 12 Jan 2012 - 21:09

voilà des photos que vous ne verrez pas ailleurs ( peut etre au musée de la police ou aux archives ???)





en plus vous aurez le torticolis

j'ai pas pu tourner les clichés , mince !!
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Gaëtane
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Jeu 12 Jan 2012 - 21:22


La voici... dans le bon sens Very Happy sunny


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Adelayde
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Jeu 12 Jan 2012 - 21:27

Une magnifique découverte, Testou ! sunny


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MessageSujet: Delaunay, assassin de M. Blot et de l'inspecteur Mugat   Ven 13 Jan 2012 - 14:09

D'autres documents sur cette affaire


Les obsèques des victimes du devoir






Les Faits Divers illustrés, n° 197 du 29 juillet 1909
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testou
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Ven 13 Jan 2012 - 20:23

merci

j'adore les illustrations des unes de l'époque !
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Adelayde
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Mer 11 Avr 2012 - 16:08


En grand format, la petite image déjà postée par Benny.


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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Mer 11 Juil 2012 - 19:53

Mercattore a écrit :
Pour cette affaire Delaunay, il reste à déterminer l'identité réelle de ce dernier, la police de l'époque
pensant qu'il pouvait être un bagnard évadé de la Guyane.

Recherches à poursuivre.
___________________

Identification de Delaunay, qui abattit le sous-chef de la sûreté M. Blot et l'inspecteur Mugat, le 17 juillet 1909.



Cadavres de L'inspecteur Mugat et d'Émile Delaunay, de son véritable patronyme Jean-Baptiste Detollenaere.

Quotidien Le Petit Parisien, du 6 août 1909.
Source : gallica.bnf.fr

Transcription.

_________________________

Au pays natal de "Delaunay"

L'ASSASSIN DE M. BLOT N'EST REGRETTÉ DE PERSONNE


Dès son plus jeune âge il désespéra les siens, qui n'en purent jamais rien en faire.

Clermont (Oise), 5 août.

La nouvelle apportée ce matin par le Petit Parisien que Delaunay, le meurtrier de MM, Blot et Mugat, n'était autre que Jean-Baptiste Detollenaere, l'assassin du facteur Pillon, de Saint-Just-en-Chaussée, vainement recherché depuis cinq ans, a suscité parmi les populations de notre région un vif mouvement de curiosité. D'abord, parce que Detollenaere y était connu, ensuite parce qu'on a conservé vivace le souvenir du crime impuni du bois de Valescourt.

Cette découverte a donc été, aujourd'hui, l'objet de toutes les conversations un peu partout, on s'arrachait les journaux. J'ai voulu recueillir les impressions des membres de la famille de Detollenaere, mais ils sont aujourd'hui fort éparpillés. Aucun d'eux n'habite plus Fournival. Le père du bandit est mort sa mère, depuis longtemps partie, a habité quelques années Clermont, mais actuellement on ne sait pas où elle demeure. On croit cependant qu'elle s'est retirée chez une de ses filles, fort honorablement mariée à un commerçant du canton de Maignelay.

Cultivateurs qui jouissaient de l'estime et de la considération de leurs concitoyens, les parents du bandit étaient de fort braves gens. On est unanime à déclarer qu'ils ont donné à leurs enfants une bonne éducation, réprimant leurs écarts avec sévérité, s'efforçant de leur inculquer de bons sentiments. Mais leurs observations demeurèrent impuissantes devant les mauvais instincts de leur fils. Dès son jeune âge, m'ont dit les anciens camarades de classe de Detollenaere, celui-ci se montrait paresseux et méchant. On sait d'ailleurs qu'avant de commettre son crime il encourut une demi- douzaine de condamnations prononcées par les tribunaux de Clermont et de Compiègne. Un oncle du bandit qui habitait jadis Agnetz, près Clermont, a également quitté cette localité. Je n'ai pu rencontrer que ses oncle et tante, les époux Picoux-Debyterie, demeurant rue de la Ravée, à Clermont. Tout le monde autour d'eux connaissait déjà la nouvelle, excepté ces braves gens qui ne lisent aucun journal et pour cause.

C'est donc par moi qu'ils ont appris la fin misérable de leur neveu. Leur surprise ne pas grande, non plus qu'amers leurs regrets. « On se passe facilement de ces individus là dans une famille », m'ont-ils dit simplement. Cependant, ils m'ont confirmé ce que les habitants de Fonrnival m'avaient dit, à savoir que les parents de Detollenaere ne lui avaient donné que de bons exemples et de bonnes leçons, mais n'avaient jamais pu rien en faire. Le père en éprouvait un gros chagrin. La dernière fois que nous vîmes notre neveu, me déclarent les époux Picoux, ce fut quelques jours avant le crime de Valescourt. Il était venu nous dire bonjour en passant à Clermont, accompagné d'une femme que nous ne connaissions pas. Jamais, depuis, il ne donna signe de vie. Jamais nous n'avons entendu dire qu'il soit revenu dans ce pays-ci. Il avait d'ailleurs d'excellentes raisons de n'y plus mettre les pieds, car nous aurions été les premiers à le dénoncer.

J'ai montré aux parents de Detollenaere sa photographie, prise après sa mort quoique vieilli, ils n'ont pas hésité à le reconnaître. La calvitie dont il était atteint en dernier lieu se manifestait déjà il y a cinq ans. Du reste, la ressemblance avec la photographie remise à cette époque au parquet est trop frappante pour qu'un doute puisse subsister. C'est nous, me disait en terminant M. Pichoux, qui avons communiqué à la justice le portrait qui fut envoyé dans toute la France lors du crime de Valescourt. Des gens comme ça, voyez-vous, conclut-il, ça ne mérite pas de vivre.

__________________________________

DE TOUT TEMPS IL PILLA LES ÉGLISES

Amiens, 5 août.

J'ai rencontré l'adjudant de gendarmerie Bacquet qui était en 1904 maréchal des logis à Saint-Just-en-Chaussée. Il eut à s'occuper de l'assassinat du facteur Pillon, et c'est lui qui découvrit la piste du fameux Detollenaere, alias Delaunay, le meurtrier de MM. Blot et Mugat.

— Cet homme, m'a-t-il raconté, volait déjà dans les églises. A cette époque, en l'espace de quelques mois, il cambriola environ quinze églises des cantons de Saint-Just, Maignelay et Clermont. On aurait pu à ce moment l'arrêter, et d'accord avec son lieutenant, le maréchal des logis avait demandé aux maires de faire monter la garde pendant quelques nuits, dans les églises, de façon à le surprendre. Cette surveillance ne fut pas faite et le bandit continua ses exploits. A Lieuvillers, il fut reçu, une nuit, à coups de fusil, mais il ne fut pas blessé.

A Saint-Rémy-en-l'Eau, il fut, un jour, sur le point d'être pris, au moment où il venait de voler dans un champ le déjeuner de plusieurs ouvriers. En s'enfuyant, il laissa tomber un petit mouchoir blanc, qui fut ensuite reconnu pour être un purificatoire, volé quelques jours auparavant dans l'église de Brunvillers-Lamotte.

Le voleur, qui habitait Beauvais à ce moment, mais qui venait presque chaque jour dans l'arrondissement de Clermont, qu'il connaissait particulièrement, cherchait depuis longtemps l'occasion de commettre un crime qui pût lui rapporter. Il avait déjà guetté plusieurs personnes.Il rencontra un jour le facteur Pillon dans un café de Saint-Remy-en-l'Eau et le vit recevoir de l'argent. C'est alors qu'il alla l'attendre dans le bois de Valescourt et lui coupa la gorge, puis lui enleva le contenu de sa bourse 400 francs. Il ne pensa pas à fouiller les poches du malheureux, qui contenaient 800 francs.

Le crime ne fut connu que le lendemain, mais Detollenaere avait déjà quitté la chambre qu'il occupait avec sa maîtresse, à Beauvais. On trouva chez lui une photographie que le maréchal des logis Bacquet montra à différentes personnes, au cours de son enquête, et grâce à laquelle il put relever exactement le passage de Detollenaere et établir sa culpabilité de façon précise.


L'IDENTITÉ DE DELAUNAY

On sait que l'identité de Detollenaere, alias Delaunay, le bandit qui a assassiné MM. Blot et Mugat, a été établie par M. Bertillon, à l'aide des fiches du service anthropométrique. Mais, au point de vue légal, cette opération est insuffisante pour établir l'acte de décès, bien que les résultats n'en soient nullement douteux.








Dernière édition par mercattore le Mar 28 Mai 2013 - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Mar 28 Mai 2013 - 17:57


6 août 1909.

Selon le quotidien Le Petit Journal, le cadavre de "Delaunay" va être inhumé au cimetière de Bagneux-Parisien. Après son suicide, son corps avait été déposé à la morgue de Paris et conservé, sur ordre du Parquet, pour permettre une identification dans le cas où sa véritable identité serait établie un jour.
M. Bertillon, directeur du service anthropométrique, a définitivement reconnu le cadavre comme étant celui de l'assassin Detollenaère Jean-Baptiste-Octave qui était signalé comme portant des cicatrices de forme particulière et un gros grain de beauté au coté gauche.
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Adelayde
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Dim 29 Déc 2013 - 15:53








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tsasapala
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MessageSujet: Re: M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909   Mer 1 Jan 2014 - 18:08

Citation :
Les policiers étaient armés mais ne pouvaient brandir leur arme qu'en cas express de légitime défense


Ca c'est encroyable!!!!
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M. Blot Sous-directeur de la Sûrété est abattu - 1909
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