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 Peine de mort en Grande-Bretagne

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MessageSujet: Peine de mort en Grande-Bretagne   Jeu 29 Jan 2009 - 13:48

L'auteur relate une pendaison dans l'île de Jersey, située prés des côtes Françaises, mais dépendant de l'Angleterre (Iles Anglo-Normande).  Il est abolitionniste.
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« Je ne raconte pas l'exécution, ça s'est passé à peu près comme toujours. On a craint un moment qu'elle ne se fît pas. Il n'y a pas de bourreau à Jersey ; il a fallu faire venir « l'homme de Londres », Marwood. Mais Marwood avait d'abord écrit qu'il était trop occupé pour faire le voyage. On pend beaucoup en Angleterre. Et ici je ne puis retenir une reflexion. On pend beaucoup en Angleterre, et ça n'y empêche pas les meurtres.

                                                          On avait pendu beaucoup avant de pendre Philippe Lebrun, et ces nombreuses pendaisons n'avaient pas empêché Philippe Lebrun d'assassiner ? Alors comment croire que la pendaison de Philippe Lebrun empêchera d'assassiner plus que les autres ? Donc, Marwood était en train de pendre à Durham. Trois condamnés d'un coup. Et il devait aller pendre à Liverpool. Deux. Mais, entre ses trois pendaisons de Durham et ses deux pendaisons de Liverpool, ne pouvait-il pas prendre un instant pour venir pendre à Jersey ? Il répondit que ça dépendrait du prix qu'on voudrait y mettre. On ajouta dix livres sterling aux dix que rapporte au bourreau chacun de ses meurtres, et lundi, le packet de Southampton débarquait sur la jetée de Saint-Hëlier l'assassin légal.

Marwood se promena deux jours dans l'île, qui est charmante, et jeudi matin il vint à la prison, se présenta à Philippe Lebrun, lui attacha les bras derrière le dos, lui mit autour des jambes une courroie qu'il ne serra pas assez pour l'empêcher de marcher, lui passa au cou le noeud coulant d'une corde terminée par un crochet, et, ce crochet à la main, emmena le condamné de sa cellule à l'échafaud. Au pied de l'échafaud, le condamné vit un tonneau plein de chaux vive et entendit la lecture de sa sentence. Puis, il eut deux escaliers à monter, un qui le mit sur la plate-forme, l'autre qui l'exhaussa au-dessus d'une trappe. Marwood ajusta le crochet à un noeud d'une corde fixée au gibet, tira de sa poche un bonnet de toile blanche dont il coiffa la tête et la figure du misérable, serra la courroie qui attachait les jambes, fit jouer la trappe, et un homme fut lancé dans l'éternité. La chute doit casser la colonne vertébrale, mais, comme il y a des colonnes qui ne se cassent pas du coup, autrefois le bourreau sautait sur les épaules du patient et l'achevait à coups de talon. On a fini par trouver que ce spectacle n'était pas de nature à inspirer un respect immense de la loi, et maintenant on fait le contraire. Au lieu de peser sur les épaules, le bourreau se pend lui-même aux pieds.


                                                              Des gens malveillants seraient capables de trouver que ça se ressemble, mais il y a cette différence qu'autrefois la chose se passait en l'air et aux yeux des assistants, tandis qu'à présent elle se passe dans la trappe et il n'y a que le pendu qui s'en aperçoive. Et il faudrait être de bien mauvaise composition pour prétendre qu'une chose qui est horrible en public ne cesse pas d'être horrible parce qu'on la fait en secret.

                                                           La veille, pendant qu'on dressait l'échafaud sous les murs de la prison où le condamné vivait ses dernières heures, une affiche de théâtre annonçait pour le soir « Risette »,«  Le Mariage aux lanternes » et les « Pantins de Violette ». Lebrun a pu voir cette afifiche en allant à l'échafaud, et se dire qu'il allait en être, lui, un « pantin ». Et, le soir même de l'exécution, le même théâtre jouait les « Chevaliers du Pince-Nez ». Et les spectateurs de l'exécution ont pu finir leur journée gaiement. Tout cela, c'est l'ordinaire des exécutions, mais voici. Jusqu'au dernier moment, le condamné a protesté de son innocence. Au pied de l'échafaud, quand le député-vicomte lui a demandé s'il n'avait rien à dire, il lui a répondu : « Je suis innocent ! » Au moment où il allait finir, il a dit: « Jésus, sauvez mon âme! ».
                       
                                                                  Donc, voilà un homme qui va mourir, qui croit à l'immortalité et à Dieu, qui dit : Je suis innocent ! et qu'on tue. Un journal rappelle que le précédent pendu de Jersey avait aussi protesté de son innocence jusqu'au dernier moment. « Il y mettait une énergie sauvage; il labourait de ses ongles les murs de sa cellule, et, en montant le funèbre escalier, il criait de toute la force de ses poumons : « Assassins ! assassins ! »

Mais quand la société a condamné quelqu'un, tant pis pour lui ! Elle répond comme le caporal qui, après une bataille, enterrait les blessés avec les morts. — « Mais en voici un qui crie ! — Bah ! si on les écoutait, ils seraient tous vivants ! « Il y a des gens que cela fait rire. Il y en a d'autres que cela fait frémir. On n'est pas forcé de croire le patient. Mais, pour Philippe Lebrun, je cite encore le journal de tout à l'heure, « il n'y avait pas de preuves ». Il y en avait si peu que les jurés, tout en le condamnant, avaient signé une demande en grâce.

Et j'admire ces gens qui demandent une chose qu'ils n'auraient qu'à s'accorder eux-mêmes. Eh ! bonnes gens, si vous ne voulez pas qu'il meure, ne le tuez pas ! Ce n'est pas tout. A l'instant où la trappe s'est ouverte sous les pieds de Lebrun, un des deux pasteurs qui l'assistaient, le révérend M. Beaumont, s'est élancé, tout éperdu, de la plate-forme en criant: « Vous venez de mettre à mort un innocent! ».

                                                                     Et le surlendemain il a tenu une grande assemblée religieuse où il a parlé énergiquement contre la peine de mort. Ce n'est pas tout encore. Le jour même de l'exécution et devant l'échafaud, un colporteur vendait et criait une feuille intitulée : Non! je n'ai pas assassiné ma soeur ! et la police le laissait la crier et la vendre. Et quelqu'un m'écrit de Guernesey qu'on croit connaître maintenant le vrai meurtrier. Cela serait suffisant pour faire condamner la peine de mort. Tuer un coupable est monstrueux pour nous; tuer un innocent est monstrueux pour tout le monde. Du moment que la justice peut se tromper, comment ose-t-elle tuer ? La première condition d'un jugement irréparable, c'est un juge infaillible.


Vacquerie Auguste Aujourd'hui et demain, Paris, Michel Lévy frères, éditeurs. 1875.
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Bill
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MessageSujet: Peine de mort en Grande-Bretagne   Mer 22 Avr 2009 - 20:34

Bonsoir à toute et tous

Je me demande si des Français ont été pendus en Grande -Bretagne au 19 ème et 20ème siècles . Question posée à nos experts dont mon ami Pierrepoint.
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Jourdan coupe tête
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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Jeu 23 Avr 2009 - 16:14

J'ai une exécution d'un français en Grande Bretagne mais elle remonte au XVIIe siècle.
Après le gigantesque incendie de Londres, qui dura du 2 au 5 septembre 1666, une rumeur s'éleva disant que des français avaient volontairement provoqué ce sinistre.
On trouva un certain Robert Hubert, horloger français habitant Rouen, simple d'esprit, qu'on poussa à avouer.
Il fut pendu à Tyburn le 28 septembre 1666.
Après sa mort, on découvrit qu'il n'était arrivé à Londres que deux jours après le début de l'incendie. Il fut innocenté en 1667.
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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Ven 24 Avr 2009 - 16:05

Bill a écrit:
Bonsoir à toute et tous

Je me demande si des Français ont été pendus en Grande -Bretagne au 19 ème et 20ème siècles . Question posée à nos experts dont mon ami Pierrepoint.
Bonsoir à toute l'équipe !
En ce qui concerne le XX° siècle, la réponse est négative...Vais farfouiller plus avant, mais je crois que Jourdan a raison study
Amitiés
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Pibrac
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MessageSujet: Peine de mort au royaume uni   Mer 23 Déc 2009 - 10:46

Au sujet des éxécutions au Royaume Uni:

http://www.capitalpunishmentuk.org/contents.html
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MessageSujet: Réussite exceptionnelle par portrait-robot   Sam 16 Jan 2010 - 15:25

PREMIÈRE identification par Scotland-Yard d'un meurtrier par portrait-robot.

Londres.

Au n° 23 de Cecil Court, se trouvait un magasin d’antiquités appartenant à Louis Meier. Il avait une employée, nommée Elsie Batten, âgé de 59 ans. Le vendredi 3 mars 1961, elle fut trouvé poignardée à mort dans le magasin. Elle était la femme du président de la Société Royale des sculpteurs britanniques.

Raymond Frédéric Dagg, alors sergent détective à Bow Street, interrogea Louis Meier. Celui-ci lui indiqua qu'il avait vu un jeune indien, peut-être un peu louche, dans son magasin, le jeudi 2 mars. Dagg interrogea également Paul Roberts, le fils d'un marchand d'armes, qui avait également eu la visite de cet homme désirant lui vendre une épée (en fait, une épée volée chez M. Meier).
Mais comment les témoins pourraient-il décrire le suspect ?

Raymond Dagg se tourna alors vers les États Unis et utilisa le portrait-robot, qui était alors une technique nouvelle en provenance des USA et dressa un portrait du suspect selon L. Mayer, puis, de manière indépendante, un autre, selon Paul Roberts. Les deux images présentaient une grande ressemblance et il fut décidé par le surentendant Pollard de les diffusées dans les médias.

Le mercredi suivant, 8 mars, Arthur John Hilton Cole, un policier du West End Central, aperçut Edwin Bush dans Old Compton Street, à Soho, tout près de Shaftesbury Avenue. Il reconnut en lui les traits des portraits-robots et l'arrêta comme étant soupçonné de meurtre.

On découvrit que les chaussures du suspect correspondaient aux traces laissées sur la scène du crime. Le papier dans lequel l'épée avait été enveloppée fut réemployé pour envelopper des marchandises achetées par un client du magasin d’armes et la marque de la paume de la main de Bush fut trouvée sur ce papier quand il fut récupéré par la police.

Paul Roberts le reconnut lors d'une présentation d'identification, et Edwin Busch avoua alors le meurtre. Il déclara « je ne sais pas ce qui m'a pris », puis ajouta « le monde est mieux sans moi ».

Il fut condamné à la peine de mort le 12 mai, et pendu le 6 juillet 1961,dans la prison de Pentonville, à Londres. Ce fut la dernière exécution capitale dans cette prison.



Edwin Bush.
21ans.





Portrait-robot
diffusé dans la presse.

Source : METROPOLITAN POLICE.

Par Archange - 03/12/2011
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Bill
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MessageSujet: peine de mort au Royaume Uni   Mer 19 Déc 2012 - 20:59

http://www.britishexecutions.co.uk/index.php?time=1355945561

ce site me semble intéressant n'est il pas ? Le connais-tu JN?
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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Jeu 20 Déc 2012 - 19:06

Bill a écrit:
http://www.britishexecutions.co.uk/index.php?time=1355945561

ce site me semble intéressant n'est il pas ? Le connais-tu JN?
Il est ! Il est ! En fait, c'est un peu une exégèse du chapitre UK du site général capitalpunishment...auquel il rend d'ailleurs hommage.Quelques erreurs et lacunes, en particulier sur les successeurs du grand Albert P.,car on continua à pendre un petit peu pendant 8 ans après la retraite de ce géant...
Par contre, l'anglais langage est un devoir pour son utilisation study
Bonne soirée !
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MessageSujet: Une pendaison ratée....   Ven 5 Avr 2013 - 10:02

Survenu le 23 février 1885 en Angleterre :

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/23-fevrier-1885-par-trois-fois-la-trappe-refuse-de-s-ouvrir-sous-les-pieds-du-condamne-sauve-22-02-2013-1631300_494.php

(Source : le Point.fr du 23/02/2013)
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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Ven 5 Avr 2013 - 13:22

Lu l'article. Visiblement l'auteur avait la moquette puisqu'on y lit ceci:

Citation :
Le prince Harry, qui a fait spécialement le déplacement depuis l'Afghanistan, a hâte d'assister au show. Il a enfilé son costume de nazi.

et ceci:

Citation :
Appelé en consultation, l'expert en Trappes, Jamel Debbouze, est lui-même perdu...


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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Ven 5 Avr 2013 - 13:36

C'est, comment dire ? ....le charme de la rubrique "c'est arrivé aujourd'hui" du Point.fr qui se veut "décalée" et manie à la fois le paradoxe et l'humour noir. affraid

Je peux comprendre que cela repousse certaines personnes. Moi j'adore lorsque l'on bouscule légèrement, tout en la respectant fondamentalement, l'Histoire
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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Sam 6 Avr 2013 - 12:03

Dans ce cas, si c'est une tradition pour cette rubrique...

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MessageSujet: Exécution de Louise Masset   Sam 16 Nov 2013 - 14:17







Publication du 28 janvier 1900

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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Sam 16 Nov 2013 - 16:07

Le 2 mars 1918, à la prison de Pentonville, on pendait le boucher français Louis Voisin, 42 ans.

http://www.stephen-stratford.co.uk/louis_voisin.htm

Le 2 novembre 1917, à Regent Square, un vagabond trouve un baluchon contenant le tronc décapité et les bras - sans mains - d'une femme : il prévient un agent de police. A quelque distance de là, dans un sac en papier, l'agent trouve les jambes. Le baluchon avait servi d'emballage à de la viande dans un entrepôt frigorifique, et dans le sac, on retrouve un drap auquel est accroché un ticket de blanchisserie ainsi qu'un morceau de papier sur lequel il est gribouillé "Blodie Belgiam".

Le ticket de blanchisserie permet à la police de remonter jusqu'au 50, Munster Square, non loin de Regent Square, où demeurait Emilienne Gérard, 32 ans, dont le mari est alors au front. Personne ne l'a vue depuis le 31 octobre, durant un raid aérien allemand. Un peu de sang dans la cuisine et la chambre, ainsi qu'une reconnaissance de dette de 50 livres signée par un certain Louis Voisin. La photo de ce dernier est posée sur la cheminée... Or, le sac contenant une partie de la dépouille a servi à emballer de la viande ; la découpe du corps est professionnelle ; et Voisin exerce la profession de boucher.

Au 101, Charlotte Street, à un mile de Regent Square, Voisin et une amie, Berthe Roche, sont appréhendés et conduits au poste. Berthe ne parle presque pas anglais, Voisin à peine mieux : l'inspecteur en chef Wensley demande alors au boucher d'écrire ces deux mots : "Putain de Belgique". En anglais, cela s'écrit "Bloody Belgium". Voisin, sur une feuille de papier, écrit cinq fois : "Blodie Belgiam". Phonétiquement correct. Orthographiquement identique au message retrouvé avec le cadavre.

D'autres preuves seront trouvées par la suite, dont en particulier un tonneau, conservé dans la cave à charbon de Voisin et qui contient la tête et les mains.

Le déroulement du crime sera bientôt connu : Emilienne était la maîtresse de Voisin, et le 31 octobre, elle était allée se réfugier durant le raid dans sa cave... où elle l'avait surpris en compagnie de Berthe Roche, son autre maîtresse. Furieuse d'être évincée, elle menace de les dénoncer. Berthe s'empare d'un pique-feu et frappe sa rivale huit fois à la tête, sans pour autant la tuer - Voisin, très fort, n'aurait eu besoin que d'un seul coup pour causer la mort. Voisin l'achève en l'étranglant avec une serviette par derrière. Après cela, il dépèce le corps, conservant tête et mains trop reconnaissables, et va transporter les restes chez la victime, s'introduisant à son domicile en prétextant à la concierge une livraison de pommes de terre. Il enveloppe le corps dans un drap, puis va déposer le tout à Regent Square avec l'intention de brouiller les pistes... s'il n'avait fait ces déplorables fautes d'orthographe.

Voisin, reconnu coupable et condamné à mort, est pendu par John Ellis le 2 mars 1918.

Jugée plus tard et reconnue coupable de complicité atténuée, Berthe est condamnée à sept ans de prison, mais devenue folle depuis son incarcération, elle doit être internée, et meurt à l'asile le 22 mars 1919.



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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Mar 19 Nov 2013 - 9:07

Adelayde a écrit:






Publication du 28 janvier 1900

Cette illustration est totalement inexacte

Les Rosbifs utilisant la technique du "long drop", la chute était bien plus longue (elle pouvait atteindre deux mètres), la longueur de la corde étant calculée selon la masse du condamné, sa hauteur et un "coefficient" établi selon sa charpente osseuse (cervicales frêles ou épaisses)
Ainsi à presque tous les coups, on obtenait une inconscience instantanée et indolore par rupture de la moelle épinière (même si le cour pouvait battre encore quelques minutes)
En cas de mauvaise appréciation, risque soit de décapitation, soit d'étranglement
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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Mar 19 Nov 2013 - 17:06

Bonjour à toute l'équipe !
Le film " Pierrepoint, the last executioner", disponible en DVD, montre clairement le "long drop", d'une part, et la détermination de la longueur de corde en fonction des paramètres cités par Benjamin, d'autre part, en particulier pour les condamné(e) à mort pour crimes de guerre de Belsen.
Pierrepoint utilisait une abaque spéciale pour peaufiner ses réglages...Idea 
Plus de détails disponibles sur le site "capital punishment in UK ", une vraie mine d'or, mais uniquement pour anglophones.J'y ai découvert une illustration de l'exécution de Louise Masset beaucoup plus vraisemblable que celle découverte par Adelayde, qui est d'ailleurs d'origine française - l'illustration, Adelayde aussi, du reste  - et vous engage à la découvrir  
Bonne soirée!
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MessageSujet: Exécution de Louise Masset   Mar 19 Nov 2013 - 18:32




Cette gravure de l'exécution de Louise Masset est nettement
plus vraisemblable que celle que j'ai postée récemment.

Merci Pierrepoint !

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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Mar 19 Nov 2013 - 19:58

Négatif. La condamnée ne voyait pas la trappe ouverte. on l'y plaçait une fois qu'elle avait la cagoule, puis la corde, on plaçait une sangle autour des jambes pour "éviter les mouvements indécents" (et que dans un réflexe compréhensible elle tente d'échapper à la trappe puisque la corde était longue) et ensuite on déclenchait la trappe.
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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Mar 6 Mai 2014 - 14:11

benjamin a écrit:
Négatif. La condamnée ne voyait pas la trappe ouverte. on l'y plaçait une fois qu'elle avait la cagoule, puis la corde, on plaçait une sangle autour des jambes pour "éviter les mouvements indécents" (et que dans un réflexe compréhensible elle tente d'échapper à la trappe puisque la corde était longue) et ensuite on déclenchait la trappe.

Au cas particulier, la condamnée ne voit pas la trappe ouverte : la trappe est fermée...

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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Mar 6 Mai 2014 - 14:28

Merci Adelayde, vous avez toujours l'oeil...  
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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Jeu 19 Mar 2015 - 22:27

La pendaison d’enfants en Angleterre.

D’après un blog de Michel Armelin, un enfant de 8 ans fut pendu en 1808 pour avoir mis le feu à une maison : http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=1716
A rapprocher d’un article de Stéphane Bourgoin qui reprenant une source de Martin Monestier signale la pendaison d’un enfant, incendiaire, de 7ans, en 1808, à Chelmsford. Probablement le même.
De la même source la pendaison en 1800 d’un enfant de 10 ans, à Londres, pour escroquerie et celle d’Andrew Brenning (âge non spécifié) en 1801, pour le vol d’une cuiller.
D’autres cas d’enfants pendus sont cités. Voir : http://www.au-troisieme-oeil.com/index.php?page=actu&type=skr&news=31984[
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MessageSujet: Re: Peine de mort en Grande-Bretagne   Ven 20 Mar 2015 - 15:15

Pendre un enfant Evil or Very Mad et en plus pour le vol d'une cuiller. Sad

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