La Veuve

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 Jean-Baptiste Troppmann -1870

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 20 Avr 2012 - 21:16

Dites moi pour la petite histoire, Jean-François Heidenreich as t il eu un arrêt de travail pour cause d'accident professionnel après la morsure deTroppmann? lol! geek
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 20 Avr 2012 - 21:54

La notion "d'accident du travail" n'existait pas à l'époque. Dommage, ça aurait été rigolo ! Very Happy

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Sam 21 Avr 2012 - 5:37

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MessageSujet: Jugement et condamnation à mort de Troppmann   Sam 21 Avr 2012 - 14:21


Jugement et condamnation à mort de Jean-Baptiste Troppmann




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MessageSujet: Le sauvetage de Jean-Baptiste Troppmann   Dim 13 Mai 2012 - 17:16



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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 13 Juil 2012 - 17:03


1869 - L’AFFAIRE TROPPMANN

À la veille de la guerre de 1870, l'affaire bouleverse la France. La famille Kinck décimée par un meurtrier cupide, reçoit des obsèques nationales. Jean-Baptiste Troppmann, un Cernéen de 21 ans, est condamné à mort et exécuté.

Tout commence le 20 septembre 1869, au petit matin. Un cultivateur découvre par hasard dans un carré de luzerne, entre le fort d'Aubervilliers et la gare de Pantin (à 2 km de Paris), le corps d'un enfant. Bouleversé, il court avertir les autorités. On va creuser et découvrir les corps atrocement mutilés de trois enfants, âgés de 2, 6 et 10 ans. Puis c'est celui d'une femme d'une quarantaine d'années qui apparaît, enceinte de 6 mois, un gamin de 8 ans et un autre de 13 ans. Tous frappés à coups de couteau ou de pioche, voire étranglés.


EN ALSACE POUR AFFAIRES

La justice découvre rapidement, grâce à divers recoupements, l'identité des cadavres. Il s'agit d'Alfred, Henri, Marie, Achille et Émile Kinck ainsi que leur mère, Hortense Kinck née Rouselle. Ils étaient arrivés la veille à Pantin par le train de Roubaix et avaient réservé deux chambres dans un hôtel de la ville. Après avoir demandé à l'hôtelier un certain Jean Kinck, alors absent, la famille disparaîtra... à tout jamais. Selon l'enquête diligentée à Roubaix, il apparaît que Jean Kinck, né à Guebwiller en 1826, avait épousé Hortense Rouselle en 1852 et que de cette union étaient nés six enfants. La famille était aisée et la situation de Jean Kinck enviable. De simple mécano, il avait réussi à monter son propre établissement à Roubaix et y possédait trois maisons ; en outre, il était propriétaire d'un terrain bâti à Buhl où il souhaitait se retirer à ses vieux jours. On sait que le 25 août, Jean Kinck s'était rendu en Alsace pour affaire, suivi début septembre par son fils aîné Gustave, 22 ans. N'ayant depuis plus aucune nouvelle d'eux, les enquêteurs en viennent à soupçonner les deux hommes.


ARRESTATION

Le 22 septembre l'affaire rebondit au Havre, avec l'arrestation rocambolesque d'un jeune homme arrêté pour défaut de papier. Lorsqu'un gendarme, tout à fait par hasard, évoque le drame de Pantin, le prévenu tente de mettre fin à ses jours en se jetant dans le bassin du port. Il est sauvé de justesse par un calfat. On trouve sur lui tous les papiers de Gustave Kinck. Ce n'est que le lendemain qu'il décline sa vraie identité: Jean-Baptiste Troppmann, né le 5 octobre 1849 à Cernay. Mécanicien, il s'était lié d'amitié avec son compatriote, Jean Kinck, Alsacien et mécano comme lui. Troppmann reconnaît avoir participé indirectement au sextuple meurtre mais accuse Gustave et Jean d'avoir porté les coups. Les trois hommes auraient ensuite dû partir pour l'Amérique... Jean-Baptiste Troppmann avait fait connaissance avec la famille Kinck à Roubaix, où il était chargé de monter la machine à fabriquer des "busettes" pour filature que son père avait inventée. Ce dernier était associé avec Jean Gaspard Kambly, fils d'un fabricant d'allumettes chimiques de Cernay. Auparavant, il avait été associé dans l'entreprise Hatterer et Cie de Cernay, fabricant de tubes pour filature. Jean-Baptiste Troppmann semble avoir été un jeune homme introverti et ambitieux, attristé par les déboires économiques de sa famille. Il avait deux frères et une sœur qui changèrent de patronyme après l'affaire. Du Havre, Troppmann est transféré dans une prison parisienne. Le 26 septembre, nouveaux développements de l'affaire. On découvre à 30 mètres du lieu du massacre le cadavre de Gustave Kinck, un couteau planté dans le cou. Troppmann rejette ce nouveau meurtre sur Jean Kinck, toujours introuvable. Début octobre, à Tourcoing, ce sont les obsèques quasi nationales des Kinck, devant des dizaines de milliers de personnes. Pendant ce temps, l'enquête continue, notamment en Alsace, pour retrouver Jean Kinck. On apprend que Troppmann s'est lui aussi rendu en Alsace pour le rencontrer le 25 août, à sa sortie du train à Bollwiller. Ils ont pris ensemble l'omnibus pour Soultz et se sont dirigés vers Wattwiller. C'est là que l'on perd la trace de Kinck, mais pas celle de Troppmann. On va chercher Jean Kinck, sans succès, tout le mois d'octobre.


TROPPMANN EN ACTION

Le 12 novembre, nouveau coup de théâtre. Troppmann fait des aveux et confirme s'être rendu le 25 août avec Jean Kinck au Herrenfluh (ruine dominant Uffholtz) pour lui faire découvrir un atelier de fausse monnaie (imaginaire) caché dans un des souterrains du château. « J'avais dans une poche un flacon d'acide prussique (cyanure)... Profitant d'un moment où Jean Kinck ne me voyait pas, je vidais le contenu du flacon dans une bouteille de vin et, arrivé au haut de la côte, j'engageais Jean Kinck à boire. Il le fit et tomba aussitôt foudroyé ». Troppmann reconnaît aussi s'être emparé de ses papiers dont deux chèques et de son argent, puis de l'avoir enterré. Il raconte comment il a demandé à Mme Kinck de lui envoyer de l'argent à la poste de Guebwiller. Par trois fois, il essayera de la toucher, mais le receveur méfiant s'y refusera. Il raconte à son retour à Paris comment Gustave, qu'il a attiré, le rejoindra le 17 septembre après un crochet infructueux à Guebwiller (la fausse procuration rédigée par Troppmann n'ayant pas de signature légalisée, l'argent ne lui fut pas remis. Troppmann continue ses aveux: « Je menais Gustave à l'hôtel d'où il a écrit à sa mère pour lui dire de venir à Paris avec ses enfants. Je lui dis alors que j'allais le conduire chez son père... Lorsque nous fûmes dans un endroit isolé, au milieu des champs, je portais à mon compagnon un coup dans le dos. Si je lui en ai porté d'autres, je ne m'en souviens point... Je plaçais Gustave dans une fosse après l'avoir dépouillé... La dame Kinck débarque dans la soirée du 19 septembre. J'allais la rejoindre à la gare et la prévins que j'allais la conduire à son mari... »
Il continue son récit morbide en contant comment, après avoir pris un fiacre jusqu'en pleins champs, il invite la femme et les deux plus jeunes bambins à le suivre à pied, en laissant les trois autres enfants dans le fiacre. Elle ne se méfie pas, Jean-Baptiste est un ami... Le récit des meurtres est effrayant.


IL MORD LE POUCE DU BOURREAU

«J'ai tué Kinck pour m'emparer de l'argent qu'il m'avait dit avoir chez son banquier. C'était une nécessité pour moi de tuer les autres membres de la famille afin de supprimer tous les témoins», raconte Troppmann aux enquêteurs. Le 29 novembre, Troppmann revient sur ses aveux et tente de se disculper en s'inventant trois complices dont il ne révélera jamais l'identité. Il déclare avoir enterré dans les environs de Steinbach un mystérieux portefeuille contenant toutes les preuves contre ses complices. On ne retrouvera jamais l'étui et la justice ne retiendront pas ces derniers aveux, sans doute inventés de toutes pièces... Le 9 décembre, Troppmann est transféré à la prison de la Conciergerie à Paris. Le 31, après cinq jours de procès en assises, il sera reconnu coupable et condamné à mort. L'Empereur refusera au meurtrier sa demande de recours en grâce. L'exécution a lieu le 19 janvier 1870 devant une foule nombreuse, place de la Roquette, face à la prison. À 7 h précises, Jean-Baptiste Troppmann est basculé sur la planche de la guillotine. Au moment où le couperet s'abat, ce curieux personnage mord le pouce du bourreau. La dépouille du meurtrier, l'un des plus atroces criminels du siècle dernier, sera inhumée au cimetière d'Ivry.

Source : maelko.typepad.com/AffaireTroppmann.doc

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Dim 4 Nov 2012 - 22:23

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MessageSujet: L'arrestation de Troppmann   Ven 16 Nov 2012 - 15:58


Arrestation de Troppmann par le gendarme Ferrand et l'héroïque marin Hauguel

C'est, en plus grand, l'image que j'avais postée le 13 juillet dernier (message supprimé)



Lithographie réalisée par l’imprimerie Pellegrin & Cie à Épinal, 1869

Source : ‘’Les Grandes affaires criminelles’’ - Éditions Larousse. Un livre magnifique.

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 16 Nov 2012 - 16:20


L'assassinat de la famille Kinck de Roubaix




Lithographie réalisée par l’imprimerie Pellegrin & Cie à Épinal, 1869

Source : ‘’Les Grandes affaires criminelles’’ - Éditions Larousse. Un livre magnifique.

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MessageSujet: Ivan Tourgueniev – L’ Exécution de Troppmann   Mar 16 Avr 2013 - 14:41


Ivan Tourgueniev – L’ Exécution de Troppmann

Le livre audio téléchargeable :


http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/tourgueniev-ivan-lexecution-de-troppmann.html

Bonne écoute ! queen

La version texte :


http://bibliotheque-russe-et-slave.com/Livres/Tourgueniev%20-%20L%27Execution%20de%20Troppmann.htm#_Toc344326959

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MessageSujet: Le corps de Troppmann   Lun 13 Mai 2013 - 13:23


JEUDI 20 JANVIER 1870 - LE CORPS DE TROPPMANN
-----=-----
Je vous ai raconté hier dans les plus grands détails le terrible dénouement du drame de Pantin.
Nous avons vu tomber la tête du meurtrier de la famille Kinck.
Mais tout n'est pas fini au pied de l'échafaud ; la justice n'abandonne pas le cadavre pantelant de l'exécuté ; nous allons suivre ce qui reste de Troppmann jusqu'à son dernier asile.

Aussitôt qu'avec la rapidité de l'éclair le fatal couperet a fait sauter la tête de Troppmann, et que l'aide de l'exécuteur l'a jetée dans le panier, plein de son, où s'agitent les derniers tressaillements ; aussitôt que le corps a été poussé dans la manne, on a placé le tout dans le fourgon qui attendait au pied de l'échafaud.
L'aumônier de la prison, le vénérable abbé Crozes revêtu du surplis, est monté dans une voiture.
Deux .gendarmes à cheval sont partis au galop le long des murs de la Roquette.
La foule qui encombrait la rue s'est écartée et a laissé passer le lugubre cortège, composé du fourgon, du fiacre, de quatre autres gendarmes.
Le cortège a poursuivi sa course grand train. Un enterrement est d'habitude calme et lent ; mais, dans ces tristes circonstances, il semble que l'on veuille soustraire au plus vite aux regards de la foule curieuse les derniers vestiges du drame sanglant auquel elle est venue assister.

Jusqu'à la place de la Bastille, une double haie s'est formée sur le passage de ce convoi du supplicié.
Les chevaux sont toujours lancés au galop et le bruit de leurs sabots sur le pavé, le roulement des voitures produisent une impression étrange au milieu de ce Paris qui s'éveille et qui, à cette heure, est ordinairement silencieux.
A partir de la Bastille, sur le boulevard Mazas, la curiosité était déjà moins ardente.
Les ouvriers qui vont à leur travail, voyant passer le cortège, se rappellent que Troppmann a dû payer le matin sa dette à la société et donnent un dernier souvenir de pitié à la famille Kinck.

Les chevaux ont ralenti leur course, et c'est au trot qu'on a traversé le pont d'Austerlitz.
Le boulevard de l'Hôpital était presque désert.
Place d'Italie, la curiosité s'est manifestée de nouveau ; moins ardente, il est vrai, que place de la Roquette ; mais les habitants de ce quartier connaissent la lugubre signification de ce cortège, et les passants le suivent dans l'espoir qu'ils verront le cadavre.
A mesure que l'on approche du cimetière d'Ivry, les attroupements se forment ; sur la route de Choisy, devant une boutique qui, par un triste contraste, a pour enseigne : Ici on loue des voiles pour mariage et pour communion, une femme a fait le signe de la croix et s'est agenouillée…

Nous voici à la porte du cimetière ; les gendarmes, le corbillard et le fiacre y sont entrés rapidement, et aussitôt les portes ont été fermées.
Il y avait une heure que l'on était parti de la place de la Roquette.
Le cortège a traversé au pas le champ du repos ; parvenu à l'extrémité, il a franchi une palissade en planches qui sépare le terrain réservé aux morts des hôpitaux, aux cadavres recueillis à la morgue et aux suppliciés.
Cet espace reçu la dénomination de Champ-des-navets.
Là, point de tombe que l’on vienne visiter ; point de fleurs que l'on entretienne ; ni parents ni amis qui se souviennent de ceux qui ne sont plus.
Les herbes et les broussailles ont tout envahi.
De loin en loin, de larges tranchées ont été creusées et attendent les tristes épaves humaines qui leur sont destinées.

Un endroit spécial y est attribué aux décapités : on l'appelle le coin maudit.
C'est la que le cortège s'est arrêté, devant une fosse béante.
Les aides de l'exécuteur sont aussitôt descendus et ont retiré du fourgon la manne qui contenait le cadavre de Troppmann. On l'a mise par terre et ouverte.
La tète du décapité était livide ; les traits violemment altérés, conservaient les traces du suprême effort que le criminel a fait sur l'échafaud pour se cramponner à la vie.
Les veux étaient grand ouverts.

On a débarrassé le cadavre des entraves qui retenaient les pieds, les poignets et les bras ; tout habitués qu'ils sont à manier les cadavres, les hommes qui remplissent cette pénible mission n'ont pu s'empêcher de contempler la main de Troppmann, cette main terrible qui a précipité dans la tombe tant de victimes et sur laquelle les hommes spéciaux ont reconnu tous les indices de la cruauté.
Cette main osseuse et tourmentée présente ce phénomène que le pouce est aussi long que les autres doigts.
Cependant ils ne se sont pas arrêtés longtemps à cet examen ; la manne ayant été traînée au bord de la fosse, on l'a soulevée obliquement, et le cadavre est tombé en rebondissant, il n'avait pas encore la rigidité de la mort.
Le fossoyeur a sauté dans le trou, a placé le corps dans une position régulière ; puis il a mis la tête entre les jambes.
Pendant tout le temps qu'ont duré ces préparatifs, l'abbé Crozes, à genoux sur la terre, a récité des prières et continué jusqu'à, la dernière minute son œuvre de miséricorde.

Enfin, tout étant disposé, le fossoyeur a tendu à l'aumônier la pelletée de terre, que celui-ci a laissé tomber ; il a béni le cadavre et s'est retiré ému jusqu'aux larmes ; il avait eu la satisfaction de ramener Troppmann à des sentiments chrétiens, et ce n'est pas sans une vive douleur qu'il l'a abandonné pour toujours.

Mais le cadavre de Troppmann ne sera pas délaissé dans ce champ lugubre, ou tous les grands criminels ont été jetés.
Ordinairement les cadavres des suppliciés sont livrés aux professeurs de l'école de médecine qui en font l'autopsie et qui recherchent dans l'organisme des grands criminels des indications physiologiques.
Mais le corps de Troppmann a été réclamé, au nom de sa famille, par l'abbé Crozes, et ce corps qui vient d'être enseveli lui sera livre dans quelques jours.

Avant de quitter pour toujours ce triste sujet, il importe de dégager le caractère distinctif de cet homme dont les forfaits ont tenu pendant si longtemps et avec une persistance extraordinaire la France entière sous l'émotion la plus vive.
Je trouve dans le Droit de ce matin un portrait de Troppmann qui peut être considéré comme définitif. En voici les traits principaux :
Troppmann n'a été ni un criminel de la grande espèce comme Lacenaire, ni un idiot sanguinaire, ainsi qu'on l'a dit; mais il serait difficile de dire exactement ce qu'il était, car plus on l'étudie, cet être étrange, au physique, au moral et au point de vue intellectuel, plus on voit se produire les plus étranges contradictions.
La figure était régulière, l'expression était la douceur et une sorte de candeur ingénue ;il avait les épaules étroites et chétives ; les mains étaient larges, épaisses, les doigts longs et gros, le pouce avait une étendue extraordinaire et atteignait la jointure de la première phalange de l'index.
On ne peut comprendre comment ces mains de colosse appartenaient un corps si débile. Cette débilité n'était qu'apparente, car l'énergie, la force musculaire étaient considérables et les reins d'une merveilleuse souplesse. Dans diverses circonstances, Troppmann a donné des preuves d'une agilité extraordinaire. Il ne sautait pas, il bondissait, sa démarche était étrange. Le corps, au lieu de se maintenir droit, oscillait de droite à gauche et de gauche à droite, selon que la jambe droite ou la jambe gauche était portée en avant. La tête et les bras oscillaient dans les mêmes directions.
Il existait dans cette organisation des contradictions telles que l'on pouvait croire qu’il y avait dans cet être de l'homme et de la panthère.
Les résultats que Troppmann avait obtenus par suite de l'usage qu'il avait fait, dans diverses circonstances, de sa force et de son agilité, lui avaient donné l'espoir d'échapper par la fuite à la peine qui le menaçait. Ses demandes réitérées de transfèrement en Alsace pour y signaler le lieu où Jean Kinck avait été enterré, et, dans les derniers temps, pour indiquer la place où il avait enfoui le portefeuille contenant le nom de ses complices, n'avaient d'autre but que la réalisation de ses projets d'évasion. Malgré les refus qui lui ont été opposés, il n'en a pas moins conservé ses espérances même pendant les derniers jours.

Lorsqu'on examine Troppmann au point de vue moral, on rencontre des contradictions non moins inexplicables. Le portrait, que Maître Lachaud en a tracé dans sa plaidoirie, nous paraît exact. Il a dit :
« Il a été envoyé jusqu'à quatorze ans à peine dans une petite école, et il a traversé ces premières années de la vie, sombre, soucieux.
» A quatorze ans, à cet âge où l’enfant s’amuse, il rêvait de fortune, alors que d’autres se livrent aux dissipations de son âge, lui se perdait dans sa chimère favorite.
» Il a quitté cette petite école de village Il a travaillé et vous savez ce que vous ont dlit dit les témoins : des plaisirs ? Non, pas un dans sa vie ! Des distractions du cœur, des épanchements, des amourettes de village ? Jamais ! Le cabaret, les relations avec des camarades ? Pas davantage : il semblait vivre avec son idée fixe, la fortune, il s’est laissé appeler par ce mirage trompeur qui devait l’égarer.
» Il se perdait dans des lectures fâcheuses, dangereuses pour lui ; les romans lugubres, ceux qui entassent le plus de misères et d’horreurs, il les préférait à d'autres. Il disait à un témoins qu'il affectionnait la lecture du Juif-Errant ; plus tard, il disait à un autre, à Dourson, dont vous avez entendu hier l'intéressante déposition lue par M. le président, il lui tenait ce propos caractéristique :
» - Celui qui lit beaucoup de romans et les a dans sa tête, s'endort avec ; mais celui qui n'en lit qu'un seul a une idée fixe.
» Voilà l'homme, l'enfant, l'adolescent, comme vous voudrez l'appeler, sombre, taciturne, perdu dans ses rêves d'opulence et se nourrissant de ses lectures. Et, dans cette vie si triste, si solitaire et en même temps si remplie son cœur est resté pur, il a gardé l'amour de sa famille... Ah si vous voulez des larmes dans ses yeux secs, si vous voulez qu'il fonde en eau à l'instant, vous n'avez qu'à lui parler de sa mère ! sa mère, oui, sa mère, pour lui, c'est le pôle de son existence ».
A ces paroles, Troppmann a pleuré abondamment, et lui qui, pendant les débats, avait tenu la tête haute et impassible, s'est courbé sous le poids de sa douleur, qui était sincère, car elle était la confirmation des explications données par les témoins que attestaient que Troppmann avait une vive affection pour sa mère.
Mais si Troppmann se rattachait à l'humanité par l'amour filial, il s'en éloignait par son incroyable impassibilité alors qu'il s'agissait de l'empoisonnement de Jean Kinck, de regorgeaient de Gustave Kinck, l’égorgement de Gustave Kinck, du massacre de Mme Kinck et de ses cinq derniers enfants ; lors de sa confrontation avec les corps de ses victimes, pendant l’instruction, aux débats, il a fait preuve d’un calme, d'une impassibilité qui stupéfiaient tous ceux qui en étaient les témoins.

Suivant nous, Troppmann appartient à l'humanité par certains côtés et à la bête fauve par d'autres ; ses instincts féroces ont été surexcités par le spectacle du bien-être et de la prospérité de la famille Kinck ; il a voulu conquérir par le crime cette fortune paisiblement amassée par le travail.
Cette convoitise a grandi dans la solitude. Au lien de comprimer les instincts mauvais qui le poussaient au crime, il s'y est abandonné tout entier, et a trouvé un satanique plaisir dans l'exécution de crimes qui, par leur énormité et les difficultés d'exécution, étonneraient le monde, ainsi qu'il l'avait à l'avance annoncé.

Il a été le grand criminel dont le souvenir laissera des traces profondes dans toutes les mémoires.
Depuis quatre mois tout juste que ses crimes ont été découverts - ce fut le 20 septembre au matin que la fosse de Pantin fut déblayée - tous les jours Troppmann a tenu la curiosité publique en éveil.
Aujourd'hui, il a expié -ses horribles forfaits et si son nom est à juste titre exécré, il ne faut pas oublier que de malheureux parents pleurent sur ce misérable qui les a couverts de honte, et qu'ils ont droit tout au moins à l'oubli.

Thomas Grimm - Le Petit Journal, n° 2 577 du 21 janvier 1870

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MessageSujet: Le secret de Troppmann   Jeu 8 Aoû 2013 - 14:42




Pour lire ce roman, clic ici :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56080517.r=Le+secret+de+Tropmann.langFR

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 2 Mai 2014 - 22:13

Quotidien Le Radical, du 13-09-1882.
(source : gallica.bnf.fr)

CAUSERIE PARISIENNE
____________________

Le dernier Kinck

Hier est mort, à Paris, rue Lepic, le dernier membre d'une famille que Tropmann a rendue célèbre. — M. Hermann Kinck, frère de la principal victime du crime des Quatre-Chemins. » M. Hermann Kinck était un bon petit rentier alsacien, bien ignoré et bien tranquille, et sa personnalité n'a rien d'intéressant pour le public. Mais quels souvenirs terribles et curieux évoque son nom.
En le lisant, dans le bulletin des décès, je me suis souvenu de la très émotionnante nuit que j'ai — ma quatorzième — passée à la Roquette, en attendant l'exécution de l'assassin. Pour la dernière fois, à cette occasion, les journalistes furent autorisés à assister au réveil et à la toilette du condamné.

A onze heures, nous étions tous réunis, buvant du punch que nous avait offert le directeur de la prison et attendant — très nerveusement — que l'aube parût.
A trois heures du matin, un personnage inconnu se présente dans la salle qui avait été mise à notre disposition. Ce n'était pas un confrère. C'était l'exécuteur des hautes œuvres, M. Heindreich, un Alsacien, comme le condamné et ses victimes. Grand, bel homme, avec un regard étrangement clair, il avait, — peut-être empruntait-il au rôle terrible qu'il allait jouer cette nuit-là, — un aspect singulièrement imposant.

Sans paraître embarrassé le moins du monde, il nous salua à la ronde après nous avoir été présenté par le directeur, accepta un verre de punch et se mit à causer. Bien entendu, la conversation tomba presque aussitôt sur la guillotine. M. Heindreich nous fit, à ce sujet, un cours d'échafaud très intéressant et nous entretint des diverses manières de mettre à mort son semblable usitées dans les différents pays d'Europe.

Chaque peuple a ses usages, nous dit-il, un peu avec le ton de M. Prud'homme. J’ai beaucoup étudié la question des supplices, et amour-propre national à part, je vous déclare que la guillotine est préférable à tous les autres. En Angleterre et en Russie, on pend, et le condamné souffre au moins trois minutes, En Prusse, en Danemark, en Suède, on tranche la tête avec une hache, ce qui produit do fâcheux résultats, pour peu que la main de l'opérateur vienne à trembler. Le garrot des Espagnols se détraque continuellement.
Avec la guillotine, rien à craindre.

— Mais, lui fit observer un des assistants, — un des maitres du théâtre contemporain, aujourd'hui académicien, — on cite des exécutions mal faites, qui ont eu lieu dans des circonstances horribles.
Jamais à Paris ! répartit vivement M. Heindreich. C’étaient des bourreaux de province.
Depuis quelques instants, cette conversation impressionnait vivement un de nos confrères le pauvre Hippolyte Nazet, mort depuis. Il était devenu tout pâle et il fallut lui donner un verre d'eau. M. Heindrich — artiste en son genre, mais peu homme du monde — le regarda
avec mépris, et, avec un accent intraduisible :
Petit fouinard, dit-il.

A trois heures du matin, tout le monde sortit pour aller visiter l'échafaud. Il faisait une nuit glacée, funèbre, noire. On ne distinguait la guillotine qu'à la lueur des lanternes des aides.
— Il faut que je voie comment cela se passe, dit en riant un chroniqueur bien connu.
M. Heindrich, sur sa demande le colla contre la planche, la bascula et lui prit le cou dans la lunette. Cela ne dura pas dix secondes : mais, quand il sortit de là, le journaliste était livide et avait de grosses gouttes de sueur sur le front. Il nous expliqua ensuite que pendant ces quelques secondes, il avait malgré lui, bêtement, instinctivement, ressenti la plus grande terreur animale de sa vie.

Le condamné fut réveillé à quatre heures et demie. De ses énormes mains, il frotta ses yeux d'un air affolé, il murmura :
Allons ! allons ! Ça n'est pas possible ! Tout ça, c’est pour me faire peur.
Les comptes rendus de l'exécution furent, à l'époque, lus avec tant de passion qu'il serait inutile d'en rappeler les détails. En voici un, cependant, qui n'a, je crois, paru dans aucun journal.
Dans la poche de son gilet de tricot brun, Troppmann avait une douzaine de sous. Lorsqu'il eut les bras liés :
J’ai des sous dans mon gilet, dit-il de sa voix rauque. Qu'est-ce qu'on va en faire ?
On ne lui répondit pas.
C’est le gouvernement qui va les voler, reprit-il avec fureur. Il faut qu'ils me prennent tout ces gens-là, ma tête et mon argent.
L'abbé Croze le calma en lui promettant d'employer ses sous à lui faire dire une messe.
Jusqu'au pied de l'échafaud, il se montra très agité, répétant à chaque instant que si on avait voulu, il aurait fait des révélations, et il donna avant de courir un bon coup de dent dans le pouce du bourreau.

La presse raconte qu'à cette exécution avait assisté l'un des membres de la famille Kinck. C'était celui qui est mort hier, rue Lepic. Il était, — dit la Cloche du lendemain, dont j'ai encore la compte rendu, — en grand deuil et pleurait beaucoup au milieu de l'émotion générale.
Par un singulier hasard, sur la même tribune que lui, — car des tribunes en planches avaient été élevées partout, aux abords de la place de la Roquette, — se trouvait le frère de Troppmann, un très honnête homme, aujourd'hui établi à Reims. M. Kinck, heureusement, ne le connaissait pas de vue.
S'il n'y a plus de Kinck, il reste, en revanche, beaucoup de Troppmann. Outre le frère dont nous venons de parler, il existe encore en Alsace, plus de vingt de ses parents. Aucun n'a changé de nom.

G.P.V
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MessageSujet: Arrestation de Troppmann au havre   Jeu 12 Juin 2014 - 16:01







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MessageSujet: Jugement et condamnation de Troppmann   Ven 4 Juil 2014 - 15:02



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MessageSujet: "Les crimes de Pantin : quand Troppmann défrayait la chronique"   Ven 25 Juil 2014 - 13:44

"Les crimes de Pantin : quand Troppmann défrayait la chronique"

Par Véronique Gramfort (pages 17 à 30)

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/roman_0048-8593_1997_num_27_97_3234

Bonne lecture  queen 

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MessageSujet: Assassinat commis à Pantin   Mar 14 Oct 2014 - 15:04





Dernière ligne : "Confrontation des victimes de Troppmann par les parents de Kinck"

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Mar 16 Déc 2014 - 14:13

Lettre de Troppmann au directeur de la prison


"[...]8 Novembre 1869
Monsieur le Directeur,
Je vous prie de passer dans ma cellule car j'ai
de très importantes révélations à vous faire.
Recevez M. mes salutations. JB Troppmann"

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Mar 30 Déc 2014 - 17:29

Jacques Pradel revient aujourd'hui sur le faits-divers qui a "créé le faits-divers" ! Une tuerie historique qui a marqué le début du journalisme criminel...

Son invité : Maître Emmanuel Pierrat du barreau de Paris. Il est le conservateur du musée du barreau de Paris qui est le seul musée de l’histoire de la justice en Europe. Il est situé non loin de l'église Saint-Eustache, dans les caves voûtées de l'Hôtel de la Porte. Toutes les grandes affaires criminelles sont présentées dans des vitrines...

Pour réécouter et podcaster l'émission :

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/la-tuerie-de-pantin-7775954006
Bonne écoute santa

A la Une de l’heure du crime, « le massacre de Pantin », l’une des affaires criminelles parmi les plus sensationnelles du second Empire… Tous les ingrédients d’un fait divers hors norme : le nombre des victimes, 8 membres de la même famille, dont cinq étaient des enfants , âgés de 2 à 14 ans !
L’horreur des faits, et les multiples rebondissements de l’enquête allaient faire la fortune de journaux comme le « Petit Journal », qui a triplé le nombre de ses lecteurs en quelques semaines.

L’assassin, Jean-Baptiste Troppmann, était originaire du Haut Rhin, il avait 20 ans.  Ses victimes, la famille Kinck, venaient de Guebwiller en Alsace. Jean-Baptiste Troppmann a été guillotiné à Paris le 19 janvier 1870. Il n’a jamais dénoncé de complices. Pourtant les enquêteurs de la Sûreté ont toujours été persuadés que Troppmann était un tueur à la solde des Allemands.

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MessageSujet: Troppmann et Thiers   Mar 24 Fév 2015 - 17:14



Jean-Baptiste Troppmann et Adolphe Thiers

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ory26
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Mar 15 Sep 2015 - 16:25

Photos trouvées sur Delcampe.net:  je poste les deux qui ne sont pas encore sur le forum.


La famille Kinck....vivante:




Gustave:



Dernière édition par ory26 le Lun 12 Oct 2015 - 23:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Mar 15 Sep 2015 - 17:38

Superbes découvertes, ory26 !

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christophe69
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 11 Mar 2016 - 19:50

Bonsoir,
voici une photographie CDV des trois héros.
Photo par Appert à Paris.
De gauche à droite: HAUGUEL, LANGLOIS et le gendarme FERRAND.
Bonne vision.
Christophe

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 11 Mar 2016 - 21:58

Une belle découverte, christophe69 !  
- Hauguel est l'ouvrier qui a repêché Troppmann du bassin du Commerce (Le Havre),
- Langlois est le cultivateur qui a découvert le champ où étaient inhumés les corps de Mme Kinck et cinq de ses enfants,
- Le gendarme Ferrand a arrêté Troppmann au Havre.

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 18 Mar 2016 - 19:10




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