La Veuve

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 Jean-Baptiste Troppmann -1870

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piotr
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MessageSujet: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Dim 12 Avr 2009 - 23:04

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109272f.r=troppmann.langEN
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Lun 13 Avr 2009 - 13:53

« Ouvrier mécanicien, d'origine alsacienne à dix-neuf ans, assassine huit personnes (!a famille Kinck, le père d'abord, en Alsace, puis le fils aîné et enfin la mère et les cinq autres enfants, à Pantin, à coups de couteau, de hachette et de pioche (1869); visage régulier, à l'expression douce de jeune fille ou de séminariste, mais avec un regard faux; apparence chétive et efféminée, goûts antiphysiques.
Il avait le front large, découvert, un peu fuyant. Ses cheveux châtains, souples et abondants, étaient l'objet de soins particuliers,il les caressait avec une coquetterie un peu gauche. Le bon effet du visage supérieur s'annulait par ses oreilles larges et plates, par son nez étroit et rabaissé, par sa bouche ombrée d'une moustache naissante qui ne passait pas la lèvre supérieure, trop grosse, et par ses dents démesurées qui donnaient à la partie inférieure de sa figure, si douce par le haut, une physionomie sauvage. Son regard fuyant ne s'animait que sous le coup d'une forte émotion, alors il relevait ses paupières, qu'il tenait ordinairement fermées; ses regards devenaient vifs, très brillants, sans cesser d'être astucieux. Son parler alsacien donnait à sa diction une sorte de bonhomie qui contrastait étrangement avec l'odieux des actes. Comme tous les meurtriers que j'ai connus, comme pour Lacenaire, comme pour La Pommerais, c'était par les mains que le caractère de ce monstre se révélait tout entier. Quoique tout jeune, il avait la main sèche et rugueuse de Dumollard, c'était une main forte, décharnée, large, dont le pouce montait jusqu'à la phalange supérieure des autres doigts. L'écartement considérable qui existait entre le pouce et le doigt indicateur donnait à sa main scélérate quelque chose d'atrocement difforme; elle ressemblait à la serre d'un vautour, elle faisait aussi songer à la pieuvre. » Remarquable sang-froid pendant les débats, mais lachetée soutenue après la condamnation. »


Corre Armand Les criminels : caractères physiques et psychologiques, éditions O.Doin, Paris, 1889.
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benjamin
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 29 Jan 2010 - 16:56

http://www.alsapresse.com/jdj/00/09/26/MA/1/article_1.html
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MessageSujet: Photos de 6 des victimes de Jean-Baptiste TROPPMANN (1869)   Lun 18 Oct 2010 - 15:36

La photo des six victimes de Troppmann est hélas effacée. Je n'ai pu retrouver que trois d'entre elles sur le Net.



Dernière édition par Adelayde le Ven 4 Fév 2011 - 17:26, édité 1 fois
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hdesmorest
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Lun 18 Oct 2010 - 16:32

Voici les trois autres :

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MessageSujet: La Veuve :: Les condamnés à mort :: Photos de 6 des vic   Lun 18 Oct 2010 - 16:55

Merci Hdesmorest ! I love you sunny I love you sunny
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Dim 5 Déc 2010 - 11:20

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Dim 2 Jan 2011 - 14:13



Jean-Baptiste Troppmann, assassin de la famille Kinck,
marchant vers l'échafaud (18 janvier 1870)
Mémoires de M. Claude, Éditions Rouff, 1883
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Dim 2 Jan 2011 - 15:27

Pas terrible de mettre sur le forum, à pleine vue, des clichés d'enfants assassinés.
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Adelayde
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MessageSujet: Photos de 6 des victimes de Jean-Baptiste TROPPMANN (1869)   Lun 3 Jan 2011 - 17:54


Bonjour Mercattore,

Voici quelques éléments de réponse à votre message d’hier : photos des victimes de Troppmann, initialement mises en ligne il y a près de deux ans (Dimanche 12 avril 2009)

Sachant que nos échanges sur le forum de la guillotine se rapportent à la peine de mort, ils concernent également la machine judiciaire, les crimes, les criminels (les tueurs) et leurs victimes (les tués). Il est donc logique que nos posts contiennent des photos de criminels - vivants ou morts - et des photos de victimes - vivantes ou mortes - dans la mesure où ces clichés n’ont pas un caractère malsain.
Si les photos des victimes de Troppmann impressionnent, c’est parce qu’elles font apparaître, en l’absence de tout commentaire, l’horreur du crime. Et ce, sans complaisance malsaine, sans perversité : pas de mise en scène douteuse, pas de gros plans sur les blessures etc.
La photo de trois des six victimes se trouve par ailleurs sur Wikipedia, qui ne semble pas a priori être un site réservé aux pervers :

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b5/Troppmann_victimes-2_MMC_GM.jpg&imgrefurl=http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Troppmann_victimes-2_MMC_GM.jpg&usg=__gf05dRgOhAM0QfOu3E6axR8u5xA=&h=525&w=600&sz=79&hl=fr&start=2&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=zkWEW3dVvJ6A1M:&tbnh=118&tbnw=135&prev=/images%3Fq%3Dvictimes%2Btroppmann%26um%3D1%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26sa%3DN%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26channel%3Ds%26tbs%3Disch:1

Bien cordialement

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Sam 8 Jan 2011 - 21:28

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MessageSujet: once again   Mar 16 Aoû 2011 - 18:42


the night before execution

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MessageSujet: Jean-Baptiste Troppmann (1869)   Mar 16 Aoû 2011 - 21:36


Jean-Baptiste Troppmann

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Auteur : Marc-Antoine-Claude Monnin, graveur
Note : Jean-Baptiste Troppmann était mécanicien, il a été jugé coupable du meurtre des huit membres d’une famille.

Bibliothèque d'origine : Service des collections de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°



Moulage de sa main et signature (1890)
Source : « Mon musée criminel » de Gustave Macé. L'original est exposé au musée de la Préfecture de police




Moulage de sa main



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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Mer 17 Aoû 2011 - 19:37

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Lun 21 Nov 2011 - 19:37

Extrait des Mémoires de Monsieur Claude, chef de la police de sûreté sous le Second Empire, présentés par Sylvain Goudemare, Paris, Arléa, 1999, chap. XXXI. La dernière heure de Troppmann, p. 311-313.

Jean-Baptiste Troppmann (1849-1870) est condamné à mort par la cour d’assises de la Seine le 31 décembre 1869 pour l’assassinat de Mme Kinck et ses six enfants à Pantin.
Le crime, le procès et l’exécution de Troppmann sont généralement considérés comme le premier exemple d’exploitation par la grande presse d’un fait-divers criminel : le Petit journal, créé en 1863, atteint alors des tirages considérables. On rapporte qu’un de ses journalistes aurait pris la place d’un aide du bourreau pour être au plus près de l’évènement ! L’Illustration évoque une « exécution triomphale ». Le récit de M. Claude, chef de la sûreté témoigne bien de cet aspect en insistant sur l’importante présence de la « populace », dans le contexte du déclin du régime impérial et du scandale de l’assassinat du journaliste républicain Victor Noir. Mais la « fête » est aussi du côté officiel puisque le directeur de la prison donne réception à cette occasion…





Aux côtés du chef de la sûreté, M. Claude, qui remplit lors de cette exécution une de ses fonctions habituelles, se trouvait l'écrivain Ivan Tourguéniev qui nous a laissé de superbes pages sur cette exécution. En voici le texte intégral :

L’exécution de Troppmann :
cliquer ici pour lire le texte (idem pour refermer la fenetre):
 

(Source - Site Criminocorpus)
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Lun 21 Nov 2011 - 20:38

Un article passionnant ! Très astucieux le clic qui ouvre et referme la fenêtre.
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pmoy
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 9 Mar 2012 - 11:41

L’exécution de Troppmann vue par Tourgueniev


Troppmann est guillotiné le 19 janvier 1870 à 7 heures du matin devant la prison de la Roquette.
À cette époque, si les exécutions sont publique, la date n'est pas annoncée. La rumeur y pourvoit et la patience : chaque soir, des milliers de badauds se rassemblent autour de la Roquette pour voir si on ne monte pas la guillotine.
L’écrivain russe Tourgueniev fait partie des quelques privilégiés qui, non seulement sont prévenus de la date, mais « invités » à assister à l'événement, y compris à ses préparatifs, à l'intérieur de la prison.


Les invités, parmi lesquels Tourgueniev, doivent passer la nuit sans sommeil dans l'appartement du Commandant Directeur de la prison. Car il faut être là avant minuit.
Après, on ne pourrait plus fendre la foule...
Il y a là des haut fonctionnaires, comme M. Claude, le chef de la Sûreté, mais aussi des ecrivains comme Maxime Du Camp ( c'est lui qui a fait venir Tourgueniev) et victorien Sardou. Tourgueniev a laissé de cet événement un récit hallucinant, qui est comme le prélude à « l'année terrible ».
Il décrit la foule massée à extérieur, patientant des heures durant dans le froid, et rapporte ce détail :

Sur les arbres clairsemés qui se dressaient comme des fantômes, l'on voyait de petite masses. C’étaient des gamins qui les avaient escaladés. Ils sifflaient et piaillaient comme des oiseaux perchés entre les rameaux. Un d'eux dégringola à terre et se tua en se cassant la colonne vertébrale.
Mais la chute ne provoqua qu'un rire qui ne dura pas longtemps.

L’atmosphère n'est pas moins irréelle chez le Commandant de la prison, qui offre à ses hôtes du punch américain puis l'attente se prolongeant, une collation.
À partir de 6h 20, Tourgueniev assiste au réveil de Troppmann, à la toilette du condamné et aux derniers préparatifs.
Enfin le cortège se met en marche.

Il est 7 heures moins une minute, mais le ciel était à peine éclairci et la même vapeur sombre enveloppait tout et effaçait les contours des objets.
Le mugissement de la foule nous parvient en flot incessant et terriblement houleux, à peine eumes-nous franchi le seuil.(...) Trappmann trottait à pas pressés et menus. Les liens l’empêchaient de marcher. Comme il ne paraissait maintenant petit, presque un enfant !
Tout d'un coup, lentement, comme une gueule, s'ouvrirent les deux battants des portes, accompagnés en même temps d'un grand rugissement de la foule réjouie, satisfaite. Soudain, le monstre de la guillotine nous regarda avec ses deux poteaux noirs et le couperet suspendu. J’eus un frisson qui me glaça jusqu'au cœur. Il me sembla que le froid envahissait la cour par les portes.(..)
Sur les pas ( de Troppmann), ceux de nous qui voulaient voir comment sa tête tomberait se jetèrent dans la rue...
Moi, je n'eus pas assez empire sue moi-même. Le cœur serré, je n’arrêtai devant la porte.

J'ai vu le bourreau se dresser brusquement comme une tour noire, sur le coté gauche de la plate-forme. J'ai vu Troppmann séparer du groupe resté en bas et commencer à gravir les marches .
Il y avait dix, dix marches entières ! (…) Puis, comme il apparaissait en haut, des hommes de la droite et de la gauche se précipitèrent sur lui, comme une araignée sur une mouche. Ensuite je l'ai vu tomber en avant et j'ai vu ses semelles battre l'air. Mais alors je me détournai et j'attendis. La terre paraissait se dérober sous mes pieds.
Il me sembla que j'attendis terriblement longtemps. J'eus le temps dr remarquer qu'a l'apparition de Tropmann, le bruit de la foule se tu comme un monstre qui s'endort. Un silence sans respiration.(...)

Enfin retentit un léger bruit de bois qui se heurte. C’était la chute de la lunette supérieure avec la découpure transversale pour laisser passer le tranchant, la lunette qui prend le cou du criminel et rend sa tête immobile ; puis quelque chose gronda sourdement, roula et éructa comme si un grand animal eut craché.(...)

Je retournai dans la cour qui m'apparut, à ce moment, comme la terreur qui sévissait hors des portes.

Notre société se réunissait au poste (…) pour prendre congé du Commandant et laisser à la foule le temps de se disperser.
Je m'y rendis et j'appris qu’étant déjà sur la planche, Troppmann, détourna soudain la tête, si bien qu'elle n'entra pas dans la lunette et que les bourreaux furent obligés de l'y traîner par les cheveux.
À ce moment, il mordit l'un d'eux, le bourreau chef, au doigt. Mais j'entendais toutes les conversations comme dans un rêve. Je me sentais très fatigué et je n'étais pas le seul. Tous paraissaient épuisés, quoique tous, apparemment, se sentissent mieux, comme si leurs épaules fussent débarrassée d'un grand poids.

Mais personnes de nous, absolument personnes, n'avait l'air d'un homme qui a assisté à l’exécution d'un acte de justice sociale . Chacun tachait de se détourner de cette idée et de rejeter la responsabilité de cet assassinat(...)

Un océan entier d’être humains, hommes, femmes, enfants, roulait devant nous ses flot disgracieux et malpropre. Presque tous se taisaient. Seuls [quelques-uns] s'apostrophait ça et là . ET des gamins saluaient de sifflets les cocottes qui passaient en voiture .
Quelle figures normes, haves et somnolentes ! Quelle expression de fatigue, de déception, de dépit flasque, sans motif aucun !(...) La vie de tous les jours emportait encore a ces gens-là.
Pourquoi, pour quel sensation étaient-il sortis des rails de leurs existence?(...)

Moi-même, quel profit en ai-je tiré ? Un sentiment d'admiration involontaire pour l'assassin, le monstre moral qui a su faire preuve de mépris pour la mort. Est-ce que le législateur peut désirer
des impressions pareilles?(...)

Je serais content et je me pardonnerais à moi-meme une curiosité mal placée si mon récit donnait quelques arguments aux défenseurs de l'abolition de la peine de mort, ou du moins à l’abolition de sa publicité.


Ivan Tourgueniev,
L’exécution de Troppmann et autres récits,
Traduit du russe par Alexandre Zviguilsky,
Stock, 1990
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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   Ven 9 Mar 2012 - 16:30

piotr a écrit:

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MessageSujet: Les tourments de Jean-Baptiste Troppmann   Dim 25 Mar 2012 - 18:08



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MessageSujet: L'exécution de Jean-Baptiste Troppmann   Dim 25 Mar 2012 - 18:09



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MessageSujet: L'exécution de Jean-Baptiste Troppmann   Dim 25 Mar 2012 - 18:12



Une image déjà postée mais celle-ci est plus lisible. queen

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MessageSujet: Troppmann assassine Mme Kinck et ses 5 enfants   Dim 25 Mar 2012 - 18:23



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MessageSujet: Troppmann empoisonne Jean Kinck   Dim 25 Mar 2012 - 18:24



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MessageSujet: La découverte des corps   Dim 25 Mar 2012 - 18:52


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Dernière édition par Adelayde le Jeu 12 Juin 2014 - 16:20, édité 1 fois
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MessageSujet: L'affaire Troppman - la tragédie de Pantin   Ven 20 Avr 2012 - 21:05


"L'heure du crime" - 20 avril 2012

Jacques Pradel revient sur le fait divers qui ensanglanta la fin du Second Empire. Invité : Nemo - Sylvain Larue !!! sunny

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-heure-du-crime-vendredi-20-avril-vous-nous-avez-soumis-cette-affaire-l-affaire-troppman-ou-la-tragedie-de-pantin-7771231118

Bonne écoute !
 queen

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MessageSujet: Re: Jean-Baptiste Troppmann -1870   

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