La Veuve

Forum consacré à l'étude historique et culturelle de la guillotine et des sujets connexes
 
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 Ratages - les incidents lors d'une exécution

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ROBERT13
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MessageSujet: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Lun 27 Mar 2006 - 18:36

J'ai entendu parler (mais je pense que c'est du pipeau) , au cours d'une exécution, lors du déclenchement de la lame, au cas ou celle ci ne venait pas à tomber, le condamné etait gracié!!!
Quelqu'un à des infos... et au cas ou cela serait vrais, quels sont les exécutions ou cela s'est produit...

Robert de Marseille
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Nemo
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Lun 27 Mar 2006 - 19:08

J'ai entendu la même histoire, mais ce n'est pas vrai. Ainsi, en 1874, lors de la double exécution toulousaine de Le Vaineur et Lasserre, lors de la seconde décapitation, la lame s'est bloquée à un mètre au-dessus du cou du condamné ! On a promptement remonté la lame et cette fois, l'exécution s'est déroulée sans problème...

Par contre, sous l'Ancien Régime, il est arrivé que des condamnés à mort aient été graciés par le roi après des exécutions particulièrement ratées. Voici deux exemples.

Violée par un homme auquel elle se refusait, Hélène Gillet, 22 ans, fille de juge (donc noble), fut accusée d'avoir assassiné l'enfant qui en était né. Le 12 mai 1625, sur une place de Dijon, le bourreau Simon Grandjean devait la décapiter. Mais gravement malade, profondément croyant et ému par la beauté, la jeunesse et l'âme de la condamnée, il remplit son office fort mal. Si je ne me trompe, au bout de sept coups d'épée, portés d'abord par Grandjean, puis par son épouse, Hélène n'était toujours pas morte. Le peuple horrifié finit par massacrer le bourreau et sa femme, et
confia la malheureuse Hélène aux mains des soeurs d'un hôtel-dieu. Les blessures n'étaient pas mortelles, pas même graves. Ce miracle incita Louis XIII à gracier l'infanticide quinze jours après l'exécution ratée, et Hélène, après sa guérison miraculeuse, entra au couvent !

Plus d'un siècle auparavant, le 10 février 1487, à Tours, Loys Secrétain, orfèvre et faux-monnayeur de Loches, fut le seul condamné à mort en France à être bouilli vif. C'était la peine prévue pour les faux-monnayeurs au XVe siècle, mais par charité, le bourreau étranglait toujours le patient avant de le jeter dans la marmite. Cette fois, pour l'exemple, on décida de cuire l'homme vivant. Mais Secrétain fut extirpé de l'eau bouillante par la foule qui assistait à l'exécution après avoir sorti à deux reprises la tête hors de l'eau pour hurler de douleur. Là aussi, le peuple révolté tua le bourreau et confia Secrétain atrocement brûlé à un hôpital. Pendant sa convalescence, le roi lui accorda sa clémence. Il faut croire que Secrétain avait une envie de vivre incroyable, car à force de soins, il guérit complètement, et ce garçon de 26 ans, père de deux enfants, retrouva sa femme à qui il fit cinq autres rejetons !

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"Je suggère qu'on lui coupe la tête sans ménagement dès dimanche prochain, mais si possible après 17 heures, afin que j'aie le temps d'aller aux vêpres. (Pierre Desproges)"
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Sam 13 Mai 2006 - 19:49

Bonsoir,

Je relance ce sujet intéressant, a propos des "ratés" d'execution que vous connaissez, pas seulement concernant la guillotine, mais en général.
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foudurail
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Lun 16 Avr 2007 - 13:42

A ce que je sache les exécutoins par chaise éléctrique, injection ou chambre a gaz ne sont pas vraiment une référence.
Au Etats unis le nombre d'executions a problemes est loin d'être négligeable...

Serge.
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bernard weis
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Ven 8 Juin 2007 - 23:37

Cher Robert...
-C'est en effet du "pipeau"...
-Si on se réfère au Code Penal,(DALLOZ, avant 1981) l'article 12 est formel -"tout condamné à mort aura la tête tranchée"....
-Cela signifie que quelque puisse être l'incident survenu au cours de l'execution, le condamné DOIT avoir la tête tranchée... donc, on va s'y prendre le nombre de fois necessaires, mais on va la lui couper!!!...
-La preuve: Avec tous les autres incidents d'executions "ratées", survenus spécialement avec les guillotines 1793 et dérivées, ou l'executeur dut s'y prendre a plusieurs fois, ou même, de "finir au couteau de decolletage"du condamné!!!... C'est pas très ragoûtant, mais la LOI avait été appliquée...
-- plus recemment en 1916, le condamné (je ne me souviens plus son nom, mais le fait est connu!), qui eut la calotte crâniene tranchée au premier coup...(Apparement, il s'était débattu durant le procédé d'execution, -où il mourut instantanément-), les exécuteurs le guillotinèrent une seconde fois... La LOI fut appliquée!...
- A moins d'une décision légale (qui peut survenir jusqu'à la dernière minute), -Gràce presidencielle-l'article 12 sera appliqué dans son intégralité....
- En esperant que ma modeste contribution apportera une petite aide....
-Toutes mes amitiés...
-Bernard.
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Sam 9 Juin 2007 - 9:48

Bonjour à tous !
Le cas rapporté par Bernard Weis est celui de Louis Lefèvre, exécuté par A.Deibler à Tours le 10/06/1916.Il y a une page spéciale sur le site, avec 2 photos assez impressionantes.Pour y accéder, passer par la rubrique "Crimes et Châtiments",palmarès A.Deibler, 1899-1939.
Bon week-end !
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Sam 9 Juin 2007 - 11:52

Re-Bonjour !
Ai trouvé un deuxième cas dans "Carnets d'Exécutions -1885/1939-Anatole Deibler" pages 258-259, relatant l'exécution à Lyon le 24/01/1939 de Rakida Abdelkader :"Arrivé au pied de la guillotine, il se raidit et se plia en deux en se jetant sur le côté droit, la tête mal engagée dans la lunette.L'aide n'ayant pu le redresser, il eut la tête tranchée de travers, le menton fortement entamé, à ras du palais.Comme il faisant encore nuit, cet incident passa inaperçu.
(Incapacité de l'aide)
Cette dernière remarque est de la main de Deibler, avec une graphie différente que celle du reste du texte.A noter que l'aide en question devait être Desfourneaux, 1° Adjoint et, à ce titre "photographe"
Bonne journée.
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piotr
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MessageSujet: Aix-en-Provence 1934   Sam 9 Juin 2007 - 18:23

In sunny Aix-en-Provence, the morbid were up at dawn one day last week, hurrying to the square in front of the ancient Hotel de Ville. Squads of blue-clad soldiers were already there, keeping the crowds as far as possible from an open space in the square's centre. Soon a rattling wagon drove up, loaded with red-painted timbers, ropes, boards. Trained like circus roustabouts, a crew of workmen sprang into action. In three-quarters of an hour uprights and braces were screwed together, the pulley strung, platform, trip lever and block slipped into place. A bale of fresh dry straw was ripped open, a zinc-lined wicker casket was unloaded, and Mme Guillotine raised high her thin red arms in the pale Provençal light.All this time a busy little old man in a derby hat was rushing officiously about. Craning their necks behind rows of police, onlookers whispered that it was "Monsieur de Paris," traditional name for France's executioner, otherwise Anatole Joseph Deibler, 76.* Immediately another closed van rattled into the square and out jumped the assistant executioners, a priest, and a scowling, square-jawed man in shirtsleeves. Again the whisper went round: "C'est lui! C'est Sarret!" Georges Alexander Sarrejani, alias Sarret, was a Trieste-born Greek who three years ago succeeded the late infamous Henri Desire Landru as France's most spectacular murderer when a M. Poncel returned from a vacation in Italy to his villa near Marseilles. M. Poncel found the dining room floor ruined by strange stains, a heap of acid-eaten rags near the garden hedge, and a horrid stinking mess in a corner of the garden. Georges Sarret had prepared carefully for his chosen profession of insurance murderer by studying medicine, chemistry and law at Marseilles. He also needed confederates. These he found in the persons of the Bavarian sisters Philomena and Catherine Schmidt who had been unofficially accused as German agents during the War. Methodical M. Sarret found the Schmidt sisters elderly, invalid husbands and insured them. The husbands promptly died and Georges Sarret pocketed most of the insurance money on threat of turning the Schmidt sisters over to the police as poisoners and War spies. From then on the business prospered. Sarret, Schmidt & Cie. made its first mistake when healthy Catherine Schmidt insured herself for a million francs as Mageli Herbin, and the real Mageli Herbin promptly died of pneumonia. Insurance companies became suspicious. Detectives investigated and found a series of mysterious facts but no direct evidence of crime. Sarret. Schmidt & Cie. were in the habit of renting various small villas as "nursing homes." Under a boulder in the garden of Sarret's house in Marseilles, detectives found a great mass of bones—rat bones, cat bones, assorted dog bones up to the skeleton of a St. Bernard, all more or less decomposed by acid. Soon thereafter Georges Sarret rented M. Poncel's villa L'Hermitage and got into difficulties with another of his underlings, an unfrocked priest named Louis Chambon and the latter's mistress, a Mile Ballandreaux. When M. Poncel returned, found the horrid mess in his garden and the stains on the floor, French detectives at once remembered M. Sarret's garden and its pile of acid-eaten animal bones. The Schmidt sisters were questioned for hours. Finally Catherine Schmidt confessed. Louis Chambon, the unfrocked priest, had threatened to peach on Georges Sarret. Chambon was lured with his mistress to the house, and while Catherine Schmidt kept a motorcycle engine roaring in the cypress shaded courtyard to drown all noise, Georges Sarret shot priest & mistress from behind a screen. They drove into Marseilles where Murderer Sarret purchased a bathtub, then sent the terrified Schmidt sisters back to wander for three nights about the house with its two reeking corpses. On the fourth day Georges Sarret returned with 26 gallons of sulphuric acid in the back of his car. The bodies were crushed in the bubbling vat until even the bones and teeth had dissolved, then the thick sludge that had once been Louis Chambon & friend was dumped by pailfulls in the garden. Next morning Georges Sarret poked about with a stick and carefully picked out a few gold fillings, one gold crown, six flattened bullets. Thanks to Georges Sarret's legal knowledge, the trial dragged on month after month. Finally last October he was condemned to death, the Schmidt sisters to ten years at hard labor. And so last week he went to meet Mme Guillotine before the Town Hall of Aix-en-Provence. The end of drama was not yet. Strapped quickly to the board, he was pushed beneath the knife. The executioner tripped the lever, the triangular blade crashed down—and jammed, half way down. "Imbeciles!" bellowed Murderer Sarret. "Be quick can't you!" For ten minutes he lay with his head on the block while perspiring, embarrassed workmen argued and tinkered. Executioner Deibler clutched at his weak heart. Then up went the knife to crash down again, successfully this time. Guillotine and crowds were gone and the square hosed and washed before breakfast.
"Time" April 1934
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bernard weis
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Sam 9 Juin 2007 - 20:42

-Bonjour a tous!...
-Howdee my friends!!...

-Un grand merci à Mr. pierrepoint pour m'avoir raffrîchi la mémoire... Il s'agissait bien de LEFEVRE....
-And many thanks to Mr Piotr, about the George Sarret's story and his execution....(1934)....
-Vraiement quel site interessant!!!!...
Merci à tous!...
-Amitiés...
-Bernard.
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bernard weis
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Lun 11 Juin 2007 - 21:51

--Merci beaucoup, Cher Sylvain....

-Il s'agit en effet de l'exception qui "infirme" la règle....
-Je ne possède pas de details sur l'affaire, mais il est bien evident que ce "cas de force majeure" a été provoqué :
-1º par une machine 1793, qui est une machine bien plus "délicate" a utiliser qu'une machine BERGER, beaucoup plus simple d'emploi....(1873) ---Il semblait, avec ces modèles SCHMIDT originaux que la moindre erreur de manipulation ou d'assemblage -(ou d'entretien pour une machine fixe)--ou des 3 réunis- ...en resultait une "catastrophe"- (plusieurs cas connus ou la decollation se terminait au couteau!!)---
-2º Comme le précise Sylvain, c'est surtout l'hostilité de l'assistance, qui provoqua "l'accelération" de la mort de HEBRARD...
-je pense personellement que si le bourreau et ses aides auraient pris le temps de "decolleter" le condamné, l'affaire aurait tourné à l'emeute!!!...
-Le service d'ordre devait aussi être insuffisant, La France sortait des évenements de 1830, ce qui ne fut point pour calmer les esprits...
-pour résumer, l'article 12 n'a pu être applique "au pied de la lettre"...

--Encore merci, Sylvain, pour ces précisions....

-Toutes mes amitiés...
Bernard.
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Jeu 20 Sep 2007 - 17:23

Re-Bonjour à toute l'équipe !
Le livre de F.Meyssonier, que je viens de finir, apporte énormément de détails sur les incidents rencontrés lors des exécutions en Algérie.
Causes techniques ( Matériel obsolète et usagé) et causes humaines (Rotation trop rapide des équipes, voire "Chef" devenant gâteux et mis à la retraite d'office ), voilà un exposé exhaustif qui ne manque pas d'intérêt !
A noter que l'envoi en 1956 d'une des machines utilisées par Obrecht réduisit à néant les problèmes techniques.
Bonne soirée. sunny
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CHANTAL
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Ven 21 Sep 2007 - 9:23

pierrepoint a écrit:
Re-Bonjour à toute l'équipe !
Le livre de F.Meyssonier, que je viens de finir, apporte énormément de détails sur les incidents rencontrés lors des exécutions en Algérie.
Causes techniques ( Matériel obsolète et usagé) et causes humaines (Rotation trop rapide des équipes, voire "Chef" devenant gâteux et mis à la retraite d'office ), voilà un exposé exhaustif qui ne manque pas d'intérêt !
A noter que l'envoi en 1956 d'une des machines utilisées par Obrecht réduisit à néant les problèmes techniques.
Bonne soirée. sunny

J'ai également lu ce livre et en effet, les détails des ratages sont des plus réalistes... affraid Entre autres, quand il se retrouve lui-même couvert de sang des pieds à la tête lors d'une exécution multiple car le "client" avait dans une réaction de panique fini par glisser dans le panier où il y avait déjà plusieurs cadavres sans têtes...
J'ai bien aimé ce livre qui est écrit de manière assez terre-à-terre et sans fioritures. study
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Boisdejustice
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MessageSujet: Execution de Lefevre   Ven 21 Sep 2007 - 15:06

I think the botched execution of Louis Lefevre is a fairy tale. The story comes from a "scandal newspaper" called "Le Crapouillot" whose specialty is to print gory photos with horrible stories.
The photos are real but I believe what you see is the head of Lefevre at the morgue after decapitation and after the autopsy during which it was common practice to examine the brain. The skull cut in the photos is a clean surgical cut, not a "torn" cut as the guillotine makes.
The article even states that he was guillotined THREE times once in the forehead, once right under the chin and the third time in the neck (Why they would have guillotined him again after his head was gone just to remove a piece of the neck is beyond me...)
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Hobbi
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Mer 17 Oct 2007 - 22:46

pierrepoint a écrit:
Bonjour à tous !
Le cas rapporté par Bernard Weis est celui de Louis Lefèvre, exécuté par A.Deibler à Tours le 10/06/1916.Il y a une page spéciale sur le site, avec 2 photos assez impressionantes.Pour y accéder, passer par la rubrique "Crimes et Châtiments",palmarès A.Deibler, 1899-1939.
Bon week-end !

Je ne trouves pas la rubrique "crimes et chatiments" sur ce forum scratch
Pourais tu éclairer ma lanterne stp ?
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Jeu 18 Oct 2007 - 8:06

Hobbi a écrit:
pierrepoint a écrit:
Bonjour à tous !
Le cas rapporté par Bernard Weis est celui de Louis Lefèvre, exécuté par A.Deibler à Tours le 10/06/1916.Il y a une page spéciale sur le site, avec 2 photos assez impressionantes.Pour y accéder, passer par la rubrique "Crimes et Châtiments",palmarès A.Deibler, 1899-1939.
Bon week-end !

Je ne trouves pas la rubrique "crimes et chatiments" sur ce forum scratch
Pourais tu éclairer ma lanterne stp ?

Non, je dois dire que je m'associe à cette demande... Embarassed où se trouve cette rubrique ? confused
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Nemo
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Jeu 18 Oct 2007 - 11:18

Ce n'est pas sur le forum qu'il faut chercher, mais sur le site... lequel a été modifié depuis. Cliquez sur "Palmarès" et descendez jusqu'à l'exécution du 10 juin 1916. Il faut que je re-crée le lien, cependant.

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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Jeu 18 Oct 2007 - 11:22

Bon, ce sera un poil plus simple ainsi...

http://site.voila.fr/guillotine/LEFEVREbefore.jpg

http://site.voila.fr/guillotine/LEFEVREafter.jpg

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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Jeu 18 Oct 2007 - 12:12

Merci au "Patron", mais il faut reconnaître que c'est un peu gore...Sait-on qui était "photographe" lors de cette exécution ? En tout cas, Deibler n'a pas dû se faire féliciter Mad affraid
Mettrai un message à la rubrique qui va bien sur les "photographes", car je n'ai pas tout bien saisi, malgré une démonstration en vraie grandeur le dernier WE Laughing Laughing
Bonne journée !
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Hobbi
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Sam 20 Oct 2007 - 14:42

Merci Sywan pour ces liens Wink
Heureusement que la photo est en noir et blanc ( on va dire que pour l époque c est logique) Laughing
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MessageSujet: Ratages et mutilations inutiles - aurait-on pu les éviter ?    Mar 3 Mar 2009 - 18:47

pour faire frissonner les amateurs , je ne résiste pas au plaisir de vous transcrire une partie d'un texte (paru dans "le canard tahitien de février 1967) , et confirmée par un témoin W.Puget qui relate l'exécution de KANADRA (ou Kénadra selon certaines versions) qui eut lieu le 6 Décembre 1905 à Nouméa.

Ce dernier , détenu (pour meutre de sa belle-mère) au penitencier de l'ile des Pins avait assasssiné un soir de février pour le voler, le meilleur de ses camarades.

Condamné à mort le 21 juin , KANADRA plus de cinq mois son recours en grace qui fût rejeté.

Le célèbre bourreau MASSE , décédé , personne n'avait songé à le remplacer, et en désespoir de cause ce fut un certain RIOSSET , chtimi de son état qui fut chargé de l'exécution...

on passe les détails... pour arriver directement à la fin de l'exécution :

... un bruit;sec , c'est le couperet qui descend et la mort avec. Est-ce fini? Non point. La place s'emplit alors d'un immense cri d'horreur.
Dans un dernier sursursaut d'énergie, le condamné s'est violemment débattu, si bien que le couperet l'a seulement scalpé du sommet du crane à la naissance du nez. Le malheureux hurle de douleur faisant aller sa tête de droite à gauche et implore pitié. Le docteur BLANDEAU , medecin requis pour la circonstance s'approche et recule épouvanté
Les membres crispés sous les liens,l'homme hurle toujours tandis que les auxiliaires de justice restent figés ne sachant que faire.
Enfin, monte le couperet, mais à mi-course des montants, la poulie se brise et retient coincé le couperet.
"Vite , une échelle" crie quelqu'un affolé.
Mais , où trouver une échelle à 4h45 du matin, quand tous les commerces ont portes closes.
....on attendra au total vingt minutes avant que l'on puisse remettre la machine en état.
Mais , maintenant , c'est le bourreau qui est défaillant, il ne sait plus quels gestes il doit accomplir jusqu'au moment où le Procureur Général lui crie: "Mais remettez donc la lunette". Encore quelques minutes . Enfin la tête tombe.
Dans la foule, personne ne dit que Justice vient d'être faite.


...Et W. Puget présent sur place, témoigne: Telle a été la première exécution capitale dont Nouméa a été le théatre;c'est un bien vilain début! Qu'on laisse donc la guillotine à l'ile Nou, et si on doit couper des têtes, qu'on les coupe loin des yeux de la foule; - Ce sera plus exécutif, plus humain et plus propre......

il est vraisemblable que ce genre de souvenir et de"ratages" a pas mal contribué également à la suppression de la peine de mort...

,
...[i]
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CARNIFEX
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Mer 4 Mar 2009 - 13:08

Quelle horreur! affraid

_________________
Potius mori quam foedari
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foudurail
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Jeu 9 Juil 2009 - 10:24

Le pauvre pale
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Dim 26 Juil 2009 - 16:50

Le récit est tout simplement bluffant.

J'en viens quand même à me questionner sur l'intégrité de celui-ci. On sait tous bien que l'information criminelle de début de siècle rejoignait le besoin de l'évenementiel et de l'excitation publique. Un homme peut t'il réellement survivre 20min à une décapitation partielle de la moitié du visage? L'hémorragie massive qui en résulte peut, tout au plus, le faire agoniser 3min.

En tous les cas, témoignage historique très intéressant!
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MessageSujet: Re: Ratages - les incidents lors d'une exécution   Dim 26 Juil 2009 - 21:15

La guillotine de Noumea etait probablement la guillotine Berger qu'on voit aujourd'hui au Musee de Bourail car cette machine "voyageait" dans toute la region (entre autre, une sextuple execution a Port Vila en 1931). Je crois qu'elle fut construite en meme temps que la guillotine de Stockholm (en 1903?) car elle comporte les memes jambes de force, tres caracteristiques, avec double-boulons sur le cadre.

Deux details techniques du recit me font penser qu'il n'est pas veridique:

D'une part la poulie brisee qui coince le mouton. La corde ne reste pas attachee au mouton durant la chute sur la guillotine Berger, de plus la poulie en bronze sur cadre en fer forge n'est pas apte a se briser dans une operation aussi ordinaire que la levee du mouton.

D'autre part une echelle speciale fait partie des outils indispensables au montage et au demontage de la guillotine Berger et etait livree avec chaque guillotine. La guillotine ayant ete montee durant la nuit il y avait forcement une echelle sur place. Cette partie du recit est completement invraisemblable.

Je crois que recit sent le "journalisme politique" avec saveur "abolitioniste" qu'on trouve dans beaucoup de faux reportages sur les executions manquees. On fabrique une histoire abominable afin de descrediter la peine de mort et la faire apparaitre cruelle et injuste.
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MessageSujet: Ratages et mutilations inutiles aurait-on pu les éviter ?   Jeu 13 Aoû 2009 - 17:46

Une chose me choque quant à l’efficacité des guillotines et notamment celles des modèles français que ce soit celui de schimdt ou de Berger, la considération pourrait n’être que purement technique mais je me permets d’y ajouter une dimension esthétique… vous allez me dire ce que vous en pensez…

Cette question me trotte dans la tête depuis un moment et est ravivée par la récente publication sur le site des photos « post-racourcicem » des chauffeurs de Douai.

Je constate à cette occasion que la ligne de coupe s’effectue à chaque fois par une ligne transversale allant de la base supérieure de la nuque, au raz de la mâchoire… Je trouve ce choix peu judicieux… et finalement peu pratique avec un résultat souvent très-très inesthétique (si cela peut encore avoir une importance…) qui rajoute un caractère cruel à cette mise à mort qui n’en avait déjà pas besoin…

Car au-delà de la section plus ou moins franche du cou, on assiste à une véritable mutilation de la tête du condamné avec le plus souvent une coupe qui suit de si près la mâchoire que, si le couperet ne se fiche pas directement dans la base du crane ou dans la partie postérieure de la mâchoire comme cela à pu arriver, celui-ci engendre une mutilation supplémentaire et fort inesthétique de la tête en mettant l’os de la mâchoire à nue. On comprend mieux l’utilité du couteau de boucher « planqué » dans une poche du panier car le niveau de coupe ne peut qu’induire le risque de voir un lambeau de peau ou de chair rattachant la tête au corps subsister…
Les exemples d’exécution ratées ou pour le moins grand-guignolesque sont là pour démontrer ce que je crois être une erreur flagrante de conception.

On remarquera de fait, sur la feilbeil germanique l’ajout d’une sorte de bandeau en cuir pardevant le pertuis de la lunette, lequel selon toute permettait d’y appuyer le front (ou le menton ?) du patient afin que l’angle formé par la tête et le cou du patient ainsi doublement immobilisée puisse offrir au couperet un angle de coupe optimum ou le couperet tranche le cou sans frôler la mâchoire au point de « l’éplucher »…
Cet ajout en outre devait assurer sans conteste un appui plus ferme à la lame, la tête immobilisée n’étant plus « bringuebalante » et la tête susceptible d’être rentrée dans les épaules, ce qui fût la cause de nombre d’exécutions peu ragoutantes…

La première question que je me pose est donc la suivante…
Pourquoi, ne pas avoir exploré une option ou le couperet ne tomberais pas devant mais derrière la lunette ?
On aurait pu imaginer une lunette amincie maintenant la tête et protégeant la mâchoire et empêchant aussi le condamné de rentrer la tête dans les épaules, et un rasoir tombant au raz de celle-ci comme dans le modèle courant, mais coté corps… il suffisait alors, pour rendre l’option pleinement efficace, de tirer légèrement vers l’arrière, soit manuellement les pieds du patient attaché soit encore, par un moyen de levier ou tout autre moyen, la bascule sur laquelle se trouve allongée le corps. Le cou ainsi disposé en extension offre une meilleurs rigidité (tant du fait de l’extension que de la complexion naturelle de la colonne vertébrale, laquelle est conçue pour fléchir essentiellement vers l’avant et non pas vers l’arrière… et un angle de coupe optimal.

Je ne sais pas si vous en avez déjà fait l’expérience de couper de l’herbe à la faux, mais vous aurez dans ce cas remarqué qu’il est plus facile de couper net un brin d’herbe sec et raide plutôt qu’une tige verte et souple, quand bien même son diamètre serait nettement inférieur tout ne tient au fait que plus la rigidité est grande plus la coupe est nette et aisée quand bien même la force à exercer devrait-elle un peu plus grande.

Sachant en outre que le cou est une compilation de partie molles (muscles, veines, trachée…) et de partie offrant une plus grande résistance (Colonne vertébrale)… il paraît évident que l’immobilisation et la « mise sous tension » (ou traction) du cou aurait ajouté à la propreté de l’opération.

Pour en revenir au fameux bandeau de cuir… la feilbeil ne fait que reprendre se principe en permettant à la lame de tomber sur une nuque naturellement rigidifiée du fait d’une légère flexion vers l’arrière et d’un appui double à ses deux extrémités (épaules / tête).

Toutefois, et pour faire moins compliqué toute en gardant la disposition et le sens commun de chute du couperet…
Pourquoi n’a-t-on pas adjoint (à ma connaissance) une seconde demi-lunette (en laiton par exemple) en partie avant inférieure des montants, laquelle aurait laissé un espace entre la lunette principale et par lequel serait passé le couperet ? (un peu à la manière de l’échancrure pratiquée sur les billots ou vient s’appuyer le menton)
On y gagnerait sur les deux tableaux… une mâchoire définitivement protégée et un cou mis en extension donc moins mobile et un risque de voir les parties molles moins déchirées… une sorte d’effet ciseau si vous préférez…

NB : Bon ok… je sais que ce genre de discussion autour d’une possible amélioration de la machine tant dans ses performances mécaniques qu’esthétiques, comporte de morbidité, mais je n’ai pu m’empêcher de lancer le débat d’autant qu’il nous ramène aux source de la conception de « la machine »…

NB bis : Veuillez pardonnez mes apparitions plus qu’anecdotiques en ces lieux… sachez tout de même qu’à défaut d’être acteur de ce forum, je n’en suis pas moins lecteur assidu. Wink


Hurlemort.
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